Couvent des Minimes de Nigeon

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Couvent des Minimes de Nigeon
Couvent des Bonshommes
Présentation
Culte Catholique romain
Type Couvent
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Nigeon (Paris)

Le couvent des Minimes de Nigeon, également appelé couvent de Nigeon, couvent des Minimes de Chaillot et couvent des Bonshommes, est un ancien couvent, aujourd'hui disparu, qui était situé dans le village de Nigeon, aujourd'hui incorporé à Paris[1],[2].

Emplacement[modifier | modifier le code]

Le couvent des Minimes de Nigeon serait situé, approximativement, dans un quadrilatère délimités par la rue Le Nôtre, l'avenue de New-York, la rue Beethoven et le boulevard Delessert.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1493, Anne de Bretagne donna à l'ordre des Minimes un terrain appelé le manoir de Nigeon, ou hôtel des Ducs de Bretagne, situé au pied de la colline de Chaillot, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle. Louis de Beaumont de la Forêt, évêque de Paris, autorisa l'établissement d'un couvent[3].
Le fondateur de l'ordre des Minimes, François de Paule ayant été appelé en France par Louis XI, il y amena son petit-neveu André d'Alesso, premier protecteur en France de cet ordre. Comme Louis XI appelait toujours François de Paule Bonhomme, de là vint le nom de couvent des Bonhommes donnés depuis aux Minimes, ainsi qu'à leur couvent.

En 1496, la reine Anne fit don à ces religieux d'un second hôtel qui était contigu au premier et qu'elle avait acheté à Jean de Cerisi (ou Jean de Censy), bailli de Montfort l'Amaury. Cet hôtel dépendait de la seigneurie d'Auteuil et contenait sept arpents entourés de murs, avec un vivier au bas et une chapelle appelée Notre-Dame-de-Toutes-Grâces[4],[5]. Les dépendances de ce couvent étaient très étendues.

Il était désigné, sous le règne de François Ier sous le nom de couvent des Minimes de Nigeon ou plus simplement couvent de Nigeon[3].

Devenu propriété nationale à la Révolution, le couvent fut supprimé en 1790, la chapelle fut détruite en 1792, puis ce qu’il restait des bâtiments furent vendus en 1796. Le lieu servit tour à tour de tannerie et de filature de coton qui appartint à Benjamin Delessert avant d'être transformé en raffinerie de sucre de betterave. Pour faire place au Palais du roi de Rome qui resta, finalement, à l'état de projet[6], les bâtiments furent détruits petit à petit jusqu'à ce qu'il n'en reste plus trace en 1867[7].

Personnalités inhumées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Doniol, Histoire du XVIe de Paris

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  • Les ouvrages cités en bibliographie.
  1. Restes du couvent des Bonshommes près Passy
  2. Vue du couvent des Bonshommes à Passy
  3. a et b Auguste Doniol, Histoire du XVIe de Paris
  4. Cette construction se trouvait sur les terrains occupés par nos actuelles rue Le Nôtre et rue Chardin
  5. Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris
  6. a et b Couvent des Minimes de Chaillot ou des Bonshommes (Paris) sur tombes-sepultures.com
  7. Les Bonshommes de Nigeon

Article connexe[modifier | modifier le code]