Couvent des Annonciades

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Couvent des Annonciades
Le portail d'entrée, datant de 1774
Le portail d'entrée, datant de 1774
Présentation
Culte Catholique romain
Type Couvent
Rattachement Archidiocèse de Bordeaux
Début de la construction 1520
Fin des travaux vers 1535
Style dominant Renaissance
Protection Logo monument historique Classé MH (1974)
 Inscrit MH (1974, 2001)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Ville Bordeaux
Coordonnées 44° 49′ 59″ nord, 0° 34′ 33″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Bordeaux

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Couvent des Annonciades

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Couvent des Annonciades

L'ancien couvent des Annonciades, un des seuls cloîtres de la Renaissance encore conservés en Aquitaine, est situé 54 rue Magendie à Bordeaux. Il a été fondé en 1520[1] par Jacquette Andron de Lansac, suivant la règle fixée par Jeanne de France (1464-1505), pour des religieuses du couvent d'Albi.

La chapelle du couvent a été classée au titre des monuments historiques le  ; le portail d'entrée et le cloître sont inscrits également le et divers murs ont été inscrits le [1].

À partir de 1995, les services de la Direction régionale des Affaires culturelles (D.R.A.C.) d'Aquitaine s'installent dans le bâtiment, 54 rue Magendie, Bordeaux.

Historique[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Couvent des Annonciades, Bordeaux (1520-1792)[2] et Les blasons du couvent des Annonciades de Bordeaux de P. Coudroy de Lille[3].
  • En 1519 la troisième maison de l'Ordre est fondée à Bordeaux par Jacquette de Lansac[Note 1]. Elle fit venir, à cet effet, sept religieuses du couvent de l'Annonciade de la ville d'Albi en Languedoc, accompagnées d'un homme d'affaires, Marc-Antoine de Serris, faisant ainsi la liaison entre les moniales et l’extérieur, négociant avec les maçons et les charpentiers lors de la construction du couvent.
La fondatrice a dû donner des fonds importants pour diligenter le chantier. Elle a été aidée par une donation[4] de Pierre Eyquem de Montaigne, père de Michel de Montaigne.
Le 26 novembre 1519 elle établit un contrat[5] avec le maître-maçon Mathurin Galoppin[Note 2] pour la construction de la chapelle. Le contrat avec le charpentier pour la couverture de la chapelle date du 19 novembre 1520.
La bénédiction a eu lieu le 30 juillet 1521[6].
Devenue veuve en 1522, Madame de Lansac se remarie avec Jacques de Pons[Note 3], seigneur de Mirambeau, et fait construire à ses frais la chapelle. Elle manifeste dans son testament son désir d'y être enterrée et demande à ses héritiers d'achever la construction de l'édifice.
  • La deuxième campagne de travaux commence avec le contrat[7] du 8 février 1525 ou le maître-maçon Guillaume Médion promettait de voûter l'abside, les deux chapelles, d'établir des autels et de munir les fenêtres de meneaux.
  • Après le décès de Jacquette en 1532, son mari et le prieur du couvent passent un contrat avec Mathurin Galoppin pour : tailler neuf écussons en pierre de Tailleborg pour former une litre funéraire à l'extérieur de la chapelle ; édifier un tombeau et blanchir et enduire les murailles de la chapelle. Malheureusement, les Guerres de Religion troublent la mise en œuvre de ce contrat et la vie du couvent.
Plusieurs sœurs se sont converties au protestantisme et quittent le couvent ; Jacques de Pons et deux de ses fils se sont également convertis. Les héritiers de Jacquette de Lansac ne paient pas les rentes dues aux religieuses du couvent que Jacquette s'est engagée à faire en 1520. Après plusieurs recours au parlement de Bordeaux en 1546, 1547 et 1549 le problème est réglé en 1559. Donc, il n'est pas certain que ni le litre, ni que la Mise en tombeau étaient terminées en 1559. Le tombeau de Jacquette de Lansac n'a jamais été installé dans la chapelle.
  • En 1575, les religieuses de l'Ordre des Pauvres Dames (Les Clarisses), exilées à l’hôpital Saint-André depuis la démolition de leur monastère, rejoignent les Annonciades, car c'est le seul couvent de femmes dans la ville de Bordeaux.
  • En 1604, après un relâchement notoire de la règle et divers scandales, la clôture du couvent de l'Annonciade est imposée par le cardinal de Sourdis. Il sera définitivement supprimé en 1792.
  • En 1792, suite à la Révolution, les Annonciades sont chassées de leur couvent et les biens ecclésiastiques sont mis à la disposition de la Nation. Les bâtiments seront utilisés comme salpêtrière.
  • En 1808 le bâtiment est racheté par la communauté de la Miséricorde, fondée par Marie-Thérèse-Charlotte de Lamourous (1754-1836) et devient la Maison de la Miséricorde, qui accueillait les « pécheresses repentantes » c'est-à-dire d'anciennes prostituées ou « filles-mères ». On y héberge jusqu'à plus de quatre-cents pensionnaires.
  • Vendus en 1971, les bâtiments sont utilisés par le ministère de la Justice, soit comme dépôt d'archives, soit pour abriter le siège de diverses juridictions.
  • Depuis 1974, la chapelle, le cloître et le mur d'enceinte de l'ancien couvent sont protégés au titre de monuments historiques.

Le couvent de l'Annonciade[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Le couvent de l'Annonciade de M.H. Maffre et C. Laroche[8].

Le couvent de l'Annonciade a été édifié et décoré dans le style de la Renaissance, il présente une unité que les restaurations contemporaines ont conservée.

On accède au bâtiment, 54 rue Magendie, par un portail monumental de plan en demi-lune, qui date de 1774. Ce portail est couronné d'un fronton cintré dans lequel s'inscrit une niche abritant une Vierge à l'Enfant, sculptée par Aymon Estensan.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Une fois le mur d'enceinte franchi, l'accès à la chapelle se faisait par une porte à l'ouest qui s'ouvrait à la manière d'un arc de triomphe dans la partie de la chapelle construite en 1613 ; elle est murée en 1673 par le maître maçon Jacques Roumillac, qui ouvre, plus à l'est, une nouvelle porte à fronton triangulaire surhaussé.

La construction de la chapelle, entreprise en 1520, s'achève par l'abside ; le gros œuvre est sûrement terminé à la mort de Jeanne de Lansac en 1532. Le chœur des religieuses a été agrandi vers l'ouest en 1613, puis vers l'est en 1680.

  • Les chapelles latérales s'ouvrent par des arcs gauchis. Les consoles sculptées soutenant les nervures représentent les symboles des évangélistes (Tétramorphe).
  • En 1547 des barreaux de bois clôturaient ces chapelles ainsi que le chœur des religieuses.
  • Dans la chapelle on trouve des clés de voûte portant les armoiries de la famille de Lansac, Gelais et Pons. En 1532, Jacques de Pons, second mari de Jacquette de Lansac, commande à Mathurin Galoppin une série de neuf blasons, dont cinq sont visibles sur l'extérieur de la chapelle, pour former une litre funéraire[3].
  • L'ancien autel de la chapelle se trouve, depuis 1867, dans l'église de Saint-Rémy de Saint-Rémy-sur-Lidoire en Dordogne.

L'abside de la chapelle[modifier | modifier le code]

Au chevet, les baies occupent la plus grande surface des murs dégagés par les ogives. Des talus sobres constituent les contreforts qui montent jusqu'au niveau du sommet des fenêtres. Un larmier écarte les eaux de pluie du bas des fenêtres et sur les contreforts.

Trois grandes fenêtres éclairent l'abside à trois pans. Les vitraux actuels datent du XIXe siècle. Ils évoquent la parabole du Bon Pasteur, une vue de Jérusalem et la figure de Jeanne de France en habit religieux.

Le chœur des religieuses[modifier | modifier le code]

Par la galerie haute du cloître ou par un escalier à vis situé au nord de la nef, on atteint le chœur des religieuses, bâti sur une voûte, qui était couverte à l'origine par une toiture pentue d'ardoises.

La mise au tombeau du Christ[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Les mises au tombeau de Bordeaux de P. Roudié[9].

Aujourd'hui à Bordeaux, il y a seulement trois sculptures représentant la Mise au tombeau du Christ :

  • La mise au tombeau du couvent des Annonciades date de 1526-1530 et a été donnée, très probablement, par la fondatrice du couvent. Il s'agit d'une représentation classique à sept personnages.
On peut faire un rapprochement avec la sculpture du couvent et celle qui se trouvait, autrefois, au château de Biron en Dordogne et qui se trouve actuellement au Metropolitan Museum of Art, New-York. La sculpture de Biron a été commandée par Pons de Gontaut, seigneur de Biron, vers 1515. Sauf pour la position de Saint-Jean, la composition est identique dans les deux Mises au tombeau ; certains gestes des personnages sont reproduits sans changement. Il y avait des relations de famille entre les Gontaud et le bordelais, ce qui peut expliquer que Pons de Gontaud ait fait exécuter la Mise au tombeau par un sculpteur bordelais, qui, quelques années plus tard, a sculpté le même thème pour le couvent des Annonciades.

Les culs-de-lampe, consoles et clés de voûte[modifier | modifier le code]

Chérubins et anges

Les cul-de-lampe de l'abside sont tous décorés, soient avec des chérubins ou anges, soit un décor végétal.

Le Tétramorphe

Les consoles qui supportent les arcs des deux chapelles latérales sont décorées avec les symboles du Tétramorphe : Le lion de saint Marc et le taureau de saint Luc au nord et, au sud, l'aigle de saint Jean et l'homme de saint Mathieu.

Clés de voûte

La plus ancienne clé de voûte date de 1520 et se trouve au chœur des religieuses. Elle porte un blason qui mélange les armoiries de la famille de Lansac et de la famille Saint Gelais. La clé de voûte qui se trouve dans l'abside date de 1526 et porte un blason qui mélange les armoiries de la famille de Lansac et de la famille de Pons[3].

Les galeries hautes[modifier | modifier le code]

Dès l'origine, ces quatre galeries étaient adossées à des bâtiments à étages datant de l'époque des premiers travaux. Cet ensemble architectural a donc été cloisonné au cours des quatre derniers siècles. Au nord et à l'est, des fenêtres couvertes d'arcs en anse de panier éclairent les galeries hautes. Au sud et à l'ouest, les galeries furent sans doute remaniées au XIXe siècle, les murs en pierre de taille remplaçant des pans de bois. Les toitures ont été refaites afin de conférer aux parties hautes de l'ensemble une unité qu'elles n'avaient sans doute jamais connue.

Le cloître[modifier | modifier le code]

Le cloître

Le cloître est un rectangle dont les longs côtés comptent huit arcades, tandis que les petits côtés n'en comptent que six.

L'ouverture de chacune de ces arcades est formée d'un carré surmonté d'un demi-cercle. À l'exception de ceux des piliers d'angle, les trente-deux chapiteaux du cloître sont décorés sur leurs quatre faces. Malheureusement les pierres sont assez érodées, mais on peut toujours distinguer les représentations originales. Les sculpteurs se sont inspirés du style roman des églises de la région bordelaise, notamment l'Entre-deux-Mers, mais elles sont des pâles copies.

On trouve :

  • Décorations végétales,
  • Animaux fantastiques tels que dragons et lions bi-corporés,
  • Diables tentateurs.

Au centre du préau du cloître on voit un socle hexagonal, retrouvé lors des fouilles en 1991, qui correspond au support d'une croix, aujourd'hui disparue, placée au centre du cloître en 1522.

Le préau abrite également une œuvre qui a été produite en 1995 par le sculpteur britannique Julian Opie. Elle se compose de cinq petits bâtiments en pierre calcaire inspirés par l'architecture collective des banlieues d'une grande ville des années soixante, rappelant aussi, par leur forme, les sépulcres et tombeaux que l’on trouvait au Moyen Âge à l’intérieur des cloîtres.

La Maison de la Miséricorde[modifier | modifier le code]

Le couvent de l'Annonciade est racheté en 1808 par la Communauté de la Miséricorde, fondée par Marie-Thérèse de Lamourous[10],[11], qui y consacre sa fortune et sa vie. L'Empereur Napoléon Ier, de passage à Bordeaux, est sollicité par Mlle de Lamourous et le R.P. Chaminade pour aider à l’aménagement du couvent. Il accepte et le projet démarre.

Cette Maison de la Miséricorde est destinée à accueillir et à servir de refuge aux femmes repenties, appelées aussi les pécheresses repentantes. La Maison de la Miséricorde reçoit gratuitement toutes les prostituées et jeunes femmes-mères repenties qui reviennent à la vertu, et y héberge au XIXe siècle jusqu'à plus de trois-cents pensionnaires. Celles-ci entrent volontairement dans l'établissement et elles peuvent toutes le quitter librement.

La communauté s'établit au couvent avec quatre-vingts filles. Elles sont partagées en huit divisions dans des ateliers séparés, où du matin jusqu'au soir, elles s’occupent à différents travaux : la couture, le blanchissage, le repassage… Ces travaux ne sont interrompus que par quelques exercices de piété, des chants, les repas et par de courts instants de récréation. Pénitentes, si leur repentir est sincère, elles doivent se soumettre au régime de la maison, qui est adouci par la bonté maternelle des religieuses. L'administration est exercée par les dames directrices et tout le service est réalisé par les pénitentes. Les ressources de la Maison proviennent du produit du travail des pensionnaires et des dons de la charité.

La Maison de la Miséricorde continue cet accueil jusqu'en 1965. Les religieuses quittent le couvent et les pensionnaires sont prises en charge par les services sociaux appropriés. Depuis, certaines religieuses de la Miséricorde ont installé une maison d'accueil au Pian-Médoc (en Gironde), l'Ermitage, dans une ancienne propriété de Lamourous, et d'autres continuent leur mission en milieu carcéral. Les bâtiments sont ensuite fermés et, à partir de 1971, utilisés comme dépôt des archives judiciaires

La reconversion en siège de la D.R.A.C.[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1970, le Ministère des Affaires culturelles, cherchant à regrouper l'ensemble de ses services régionaux à Bordeaux, estime que l'Ancien couvent de l'Annonciade, situé en plein centre ville et offrant 3 000 m2 de bureaux, pourrait parfaitement convenir à cet usage.

Avant la transformation de l'ancien couvent de l'Annonciade en siège de la Direction régionale des affaires culturelles d'Aquitaine, une fouille archéologique de sauvetage, financée par la ville de Bordeaux, est organisée en mai et juin 1991, dirigée par Marie-Agnès Gaidon-Bunuel, archéologue municipale[12].

Cette intervention a porté sur trois espaces : le cloître (tranchées), les terrains situés au sud du cloître (fouille en aire ouverte) et la chapelle (sondages).

Dans les deux tranchées les éléments de toitures recueillis témoignent de trois campagnes de construction, des ardoises vers 1520, des tuiles à crochets un siècle plus tard et des tuiles canal vers 1673.
Dans le terrain sud, ont été retrouvés quelques vestiges des cuisines, du réfectoire et des commodités, que l'on ne connaissait que par les archives. Des traces de placards permettent d'identifier une zone ayant servi au stockage des denrées ; au sud étaient aménagés une grande cheminée et un évier bas, dont les eaux étaient évacuées par une rigole en pierre le long du mur sud extérieur.
Les fosses-dépotoirs fouillées dans le jardin du cloître ont fourni une riche vaisselle (poteries, faïences et porcelaine).

De 1989 à 1995 la rénovation et la transformation de l'ancien couvent ainsi que la création architecturale contemporaine sont dues au cabinet bordelais Brochet-Lajus-Pueyo.

Les nouvelles constructions présentent des matériaux de métal, de verre et de bois qui s'harmonisent avec les matériaux anciens. L'ancienne chapelle a été transformée en salle de conférence. De l'extérieur, seule la toiture contemporaine émerge.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Processionnal à l'usage des dames religieuses de l'Annonciade à Bordeaux, Bordeaux, (lire en ligne)
  • Patrick Faucher, « Le couvent des Annonciades de Bordeaux : du Tribunal pour enfants à la Direction régionale des affaires culturelles », Le Festin, vol. 16,‎ , p. 74-79 (ISSN 1143-676X).
  • Marie-Hélène Maffre et Claude Laroche, Le Couvent de l'Annonciade à Bordeaux, Le Festin, coll. « Itinéraires du Patrimoine », , 16 p. (ISBN 978-2915262070).
  • M. Bernadau, Le Viographe bordelais : Revue historique de monuments de Bordeaux, Bordeaux, Gazay, , 400 p. (lire en ligne) (pages 330-336).
  • Paul Roudié, L'activité artistique à Bordeaux, en Bordelais et en Bazadais de 1453 à 1550, vol. I et II, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, , vol. I 608 p. et vol. II 128 p. (ISBN 978-2867811128).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jacquette Andron de Lansac, née vers 1490 d'une famille propriétaire du château de Lansac près de Bourg, mariée deux fois, mère de 5 enfants, décédée le 27 avril 1532.
    Jacquette avait une ascendance illustre, quoique bâtarde. Fille de Thomas de Lansac, propriétaire de la maison Beguey à Bordeaux, et de Françoise de Pérusse des Cars, elle était petite fille de Raymond Amanieu Andron de Lansac, chevalier, dit « Mandot de Lansac », qui avait épousé le 2 août 1450, Jeanne de Béarn, fille naturelle de Gaston IV de Foix-Béarn, Captal de Buch et Vicomte de Benauge. Jacquette était cousine des Comtes de Foix, et par Marguerite de Foix épouse du Duc de Bretagne était également cousine d'Anne de Bretagne.
    Vers 1510, Jacquette, seule héritière de sa branche, baronne de Lansac et du Bec d'Ambès, propriétaire de la maison Beguey, épousait Alexandre de Saint Gelais, seigneur de Cornefou près de Cognac. Celui-ci joua un rôle important de son temps, fut garde-sceau de la Chancellerie à Bordeaux, ambassadeur pour le Roi. Il était également frère d'Octavien de Saint-Gelais, évêque d'Angoulême. Des historiens prétendent qu'elle était la maitresse de François de Valois-Angoulême, devenu François 1er, dont elle aurait eu un fils, Louis de Saint-Gelais, né en 1513 et une fille (Mémoires de la Société d'Antiquaires de l'Ouest, 1940, pp. 1-16).
    Devenue veuve en 1522, Jacquette épouse Jacques de Pons, baron de Mirenbeau, Plassac, le fondateur de Brouage, cadet d'une grande famille de Saintonge, qui lui assurait une situation sociale du premier plan. Elle a eu trois fils avec son deuxième mari. Elle fit son testament en 1525 et mourut en 1532.
  2. Mathurin Galoppin est connu pour avoir été le maître d’œuvre de la cathédrale Saint-André lors de la reconstruction des quatre voûtes de la basse-nef entre 1515 et 1520. On y trouve aux clés de voûtes les armoiries de l'archevêque de l'époque, Jean Foix-Candale, très semblables aux clés de voûtes dans la chapelle du couvent des Annonciades
  3. Jacques de Pons avait une ascendance aussi illustre que Jacquette. Sa mère était Marguerite de Coetivy, épouse de François de Pons, fille d'Olivier de Coetivy, seigneur de Taillebourg et de Didone, Lieutenant général au Guyenne et de Marguerite de Valois, qui était la fille naturelle du Roi Charles VII et d'Agnès Sorel.
    Après le séjour de Calvin à Angoulême entre 1534 et 1537, Jacques de Pons devient huguenot. Parmi les trois fils du couple, un devient Chevalier de Malte et les deux autres capitaines protestants fortement impliqués dans les Guerres de Religion.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00083165, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Couvent de l'Annonciade, Bordeaux (1520-1792) », sur Annonciade : Ordre de la Vierge Marie (consulté le 8 décembre 2017).
  3. a b et c Pierre Coudroy de Lille, « Les blasons du couvent des Annonciades de Bordeaux », Revue archéologique de Bordeaux,‎ , p. 82 (ISSN 1154-1342).
  4. « Donation faite par l'archevêque de Bordeaux aux religieuses de l'Annonciade, 7 avril 1520 », Archives historiques du département de la Gironde, vol. 23,‎ , p. 83-93 (lire en ligne).
  5. « Contrat passé entre les religieuses de l'Annonciade et Mathurin Galoppin, maître maçon, pour la construction de l'église de ce couvent, 26 novembre 1519 », Archives historiques du département de la Gironde, vol. 23,‎ , p. 79-83 (lire en ligne).
  6. « Procès-verbal de la bénédiction du couvent de l'Annonciade de Bordeaux, 30 juillet 1521 », Archives historiques du département de la Gironde, vol. 48,‎ , p. 487-489 (lire en ligne).
  7. « Devis de construction pour le couvent de l'Annonciade de Bordeaux, 8 février 1525 », Archives historiques du département de la Gironde, vol. 48,‎ , p. 489-495 (lire en ligne).
  8. Marie-Hélène Maffre et Claude Laroche, Le couvent de l'Annonciade : Histoire d'un monument et de sa réutilisation, D.R.A.C. Aquitaine, plaquette d'information disponible sur place.
  9. Paul Roudié, « Les mises au tombeau de Bordeaux », Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde, no 2,‎ , p. 307-324 (présentation en ligne).
  10. « Marie-Thérèse-Charlotte de Lamourous », sur Sœurs de Marie Joseph et de la Miséricorde (consulté le 8 décembre 2017).
  11. Auguste Giraudin, Marie-Thérèse-Charlotte de Lamourous, Bordeaux, Delbrel, , 183 p..
  12. Charlène Toma, « Archéologie : les fouilles du couvent de l'Annonciade », sur D.R.A.C. d'Aquitaine (consulté le 8 décembre 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]