Couteau à peindre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Couteau à peindre
Peinture au couteau à peindre

Le couteau à peindre est utilisé en peinture comme outil pictural pour étaler la peinture épaisse sur la toile et/ou travailler l'œuvre par empâtements. On parle de peinture au couteau.

Selon la forme de la lame, il permet de déposer les touches de peinture à un endroit précis. Il peut remplacer la brosse ou le pinceau. La pâte doit être épaisse et dense : huile ou acrylique, pures ou additionnées de médium.

Description[modifier | modifier le code]

La lame émoussée du couteau à peindre est en acier extrêmement flexible dont l'extrémité peut être de différentes formes : courte ou allongée, pointue ou arrondie, rectangulaire, trapèze ou triangulaire. Cette lame peut être symétrique ou asymétrique.

Le couteau à peindre se caractérise par un manche fin « coudé » tel une truelle, ce qui facilite l'étalement de la peinture sur la toile sans que la main vienne frotter contre le support. Il se distingue ainsi du couteau à palette dont la lame plus large est dans le prolongement du manche et est plus adaptée pour mélanger les couleurs sur la palette.

Peintres au couteau[modifier | modifier le code]

On nomme souvent Courbet comme le pionnier de la peinture au couteau. Or il semblerait que cette technique remonte à Titien, comme le rapporte Vasari dans Le Vite[1]. À sa suite, d’autres − souvent en fin de carrière − ont aimé triturer la pâte à l’aide du couteau à peindre : Franz Hals, Rembrandt, Fragonard[Lequel ?], les Impressionnistes, et plus proche de nous, Nicolas de Staël, Paul-Émile Borduas ou Jean-Paul Riopelle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Schipman, L'art de peindre au couteau, Paris, H. Laurent, éditeur, , 63 p.
    Librairie Renouard. Ouvrage accompagné de 3 planches en couleur et 2 planches en noir

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, traduction française et édition commentée sous la direction d'André Chastel, Paris, Berger-Levrault, collection Arts, 12 volumes (1981-1989). Mazenod (2007).