Grill Courtepaille

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Courtepaille à Cherbourg.

Le grill Courtepaille, plus couramment désigné comme Courtepaille, est une chaîne de restaurants française, spécialisée dans les grillades de viande.

Créée en avec l'ouverture d'un unique restaurant au bord de la route nationale 6, à Rouvray (Côte-d'Or) en Bourgogne, elle appartient longtemps au groupe Accor.

Historique[modifier | modifier le code]

Intérieur.

En 1961, Jean Loisier a ouvert un restaurant à Rouvray (Côte-d'Or) au sud d'Avallon, peu après la fin de l’autoroute du Sud[1],[Note 1]..

Le concept est de proposer aux clients un repas simple mais bon, plaisant et aussi bien aux parents qu'aux enfants et servi rapidement : des grillades de bonne qualité ne nécessitant pas de cuisinier et réalisées sous les yeux du client. En outre, le client doit immédiatement identifier Courtepaille, d'où une architecture particulière avec un bâtiment rond et un toit en chaume.

Selon l'entreprise, les plats sont préparés à partir de produits du terroir local, livrés chaque matin par les artisans du village, les frites sont faites sur place, de même que les tartes aux pommes. Jean Loisier ouvre un second restaurant à Cussy (au sud d'Avallon) [1].

Avec sa femme Arlette, Jean Loisier a développé la chaîne de Courtepaille et a ouvert 17 unités. Il a vendu l'affaire en 1975.

En 2015, on comptait 266 restaurants de ce même type en France. Ils sont tous décorés de la même façon : matériaux naturels, chaleur dégagée par la cheminée centrale. les clients sont accueillis par le « maître de maison »[3].

Développement du groupe[modifier | modifier le code]

Le groupe est filiale du groupe Accor en 1983. Il accueille en 2000 le fonds Barclays Private Equity (en) dans son capital, dans le cadre d’un Leveraged buyout (LBO) au terme duquel le management détient 20 % des parts. Cet actionnaire se retire en 2005, et la gestion voit sa participation passer à 35 %, contre 35 % pour ING Parcom et 30 % pour Banque de Vizille.

Le groupe est ensuite dirigé par Philippe Labbé, ancien employé de l'entreprise McDonald’s France. L’enseigne mène une politique d’expansion « en propre » et « en franchise », selon les opportunités. L'objectif est alors de trois ouvertures sous cette forme, sur un total de quinze nouvelles implantations par an, soit un ensemble de 250 établissements en France en 2011, dont 20 % en franchise[4], objectif réalisé depuis.

Historiquement très implanté sur les grands axes routiers, le réseau expérimente de nouvelles conceptions, notamment dans des centres commerciaux. Courtepaille est également présent sur les autoroutes en partenariat avec le groupe Elior.

Courtepaille fait ses premiers pas à l'étranger en  : la chaîne ouvre alors un restaurant en Pologne, au cœur de Varsovie. Situé dans un centre commercial, l'établissement dispose de 140 places assises et d’une terrasse[5].

Courtepaille est également implanté en Outre-Mer avec deux restaurants à La Réunion : Courtepaille Sainte Marie dans le Nord et Courtepaille Saint Pierre dans le Sud.

Le groupe Courtepaille a été acquis par le fonds d’investissement Fondations Capital pour 245 millions d’euros début 2011[6]. Depuis l'été 2015, Courtepaille appartient au fonds Britannique Intermediate Capital Group (ICG). L'acquisition de Courtepaille par le mécanisme d'achat à effet de levier a permis dans un premier temps aux actionnaires de réaliser des plus-values, mais en a cependant accru la dette et pèse sur son développement[7].

Controverses[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la ministre du travail Myriam El Khomri annonce transmettre au Défenseur des droits un rapport datant de , pointant le « risque élevé de discrimination dans le traitement des candidatures » à l'embauche par le groupe Courtepaille. L'enquête de testing menée en amont par la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques a révélé des dysfonctionnements, et les réponses proposées ensuite par le groupe Courtepaille n'ont pas été jugées satisfaisantes par le cabinet Vigeo Eiris[8]. Le groupe fait part de sa surprise « d’être cité de cette manière dans ce rapport car ils ont été présentés en novembre comme « bon élève » pour le très bon travail de recrutements et de non-discrimination, notamment au sein du siège »[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le guide des restaurants Courtepaille, édition 2015, on lit qu'en 1961, l'ouverture s'est mal passée, le cuisinier n'étant pas là. Jean Loisier proposa alors aux clients de préparer quelques grillages sous leurs yeux[2], mais cette version des faits est infirmée par la famille.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guide des restaurants Courtepaille, édition 2015, page 3.
  2. Guide des restaurants Courtepaille, édition 2015, page 2.
  3. Guide des restaurants Courtepaille, édition 2015, page 4.
  4. http://www.franchise-magazine.com/actualite/breves/1726.html.
  5. « Courtepaille se lance en Pologne », sur le site www.observatoiredelafranchise.fr, (consulté le 18 août 2015).
  6. http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2010-12/Fondation-Capital-rachete-Courtepaille.htm.
  7. Christophe David, « Paix armée chez Courtepaille...gérée à courte vue », sur Capital.fr, (consulté le 22 mars 2017)
  8. Sarah Belouezzane, « Discriminations à l’embauche : Courtepaille et AccorHotels désignés mauvais élèves par Myriam El Khomri », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « El Khomri épingle AccorHotels et Courtepaille sur la discrimination à l'embauche », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne)