Course de l'espoir

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Course de l'espoir
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Course en 2016
Généralités
Sport AthlétismeVoir et modifier les données sur Wikidata
Création 1973
Organisateur(s) Fédération camerounaise d'athlétisme
Édition 26e (Course de l'espoir, en 2021)
Catégorie Course en montagne
Périodicité Annuelle (février)
Statut des participants Amateur et professionnel

Palmarès
Tenant du titre masculin Ali Mohammadou
féminin Kitang Mildred Ntumeku

L'ascension du Mont Cameroun, connue sous le nom de Course de l'espoir depuis 1996, est une course de montagne effectuant l'ascension, puis la descente du Mont Cameroun dans la région du Sud-Ouest au Cameroun.

Description[modifier | modifier le code]

Course de l'espoir 2017.

C'est une course mixte qui propose aux concurrents de parcourir une distance approximative de 42 km avec notamment l'ascension du « char des dieux », du nom donné par le navigateur carthaginois Hannon lorsque celui-ci découvrit le mont Cameroun lors de son périple.

En marge de cette ascension, nombre d'activités sportives et culturelles sont organisées pour divertir les spectateurs qui attendent l'arrivée des coureurs.

Les prix récompensants les premiers de chaque catégorie (Hommes, dames, groupe) vont de 10 millions de FCFA à 2 millions de FCFA[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L’ascension du mont Cameroun est en cours depuis 1973 à l'initiative de la société Guinness sous le nom de « Guinness Mount Cameroon Race ». Les trois premières éditions sont remportées par des coureurs bakweris. Ces victoires ont pour conséquence de créer une rumeur selon laquelle le dieu de la montagne Efas'a Moto ne laisserait jamais un coureur étranger remporter la course. Cependant, en 1976, la course est remportée par le révérend Walter Stifter, un Sud-Tyrolien établi à Banyo qui bat le précédent record d'une demi-heure. Les Bakweri expliquent alors cet exploit par les forces surnaturelles qui lui confèrent sa religion catholique. Walter Stifter remporte trois victoires d'affilée, puis la course est suspendue en 1979[2].

La première course féminine a lieu en 1983. C'est la Camerounaise Emilia Mojoko Ngondja qui s'impose en h 38 min 0 s. En 1984, c'est le Britannique Mike Short, double champion national de fell running qui s'impose en établissant un nouveau record, qu'il améliore l'année suivante. L'édition 1989 est celle qui a vu le plus de controverse. Le vainqueur 1974, David Ngou Njombe, effectue l'ascension jusqu'au premier refuge en 23 minutes, soit 20 de moins que le temps mis par Mike Short lors de son dernier record. Un temps impossible à réaliser selon la plupart des athlètes. Les locaux expliquent cette performance par le fait que Njombe a utilisé de la magie pour se téléporter. Le Britannique Jack Maitland parvient toutefois à le doubler dans les derniers 500 mètres pour remporter la victoire. Dans l'incapacité de prouver qu'il a triché, les organisateurs laissent à Njombe sa deuxième place mais offrent un prix spécial au quatrième. Cette même année, la Suissesse Fabiola Rueda améliore le record féminin de 27 minutes pour le porter à h 42 min 32 s[3]. Dès l'année 1990, le point de départ est déplacé au stade de Moliko. Les kilomètres supplémentaires se déroulent à plat dans les rues de Buéa afin de limiter les risques de tricherie[2]. La course n'a pas lieu en 1991 et Guinness organise la course une dernière fois en 1992[4].

Ce n’est qu’en 1996 qu’elle est rebaptisée « Course de l'espoir » (Mont Cameroun Race of Hope) à l’initiative du Colonel Kalkaba Malboum, alors président du Comité National Olympique[4].

La fréquentation de la course baisse à partir de 2017 en raisons des conflits liés à la crise anglophone au Cameroun[5],[6].

Le chronométrage est effectué de manière électronique pour la première fois en 2018[7].

Parcours[modifier | modifier le code]

Entre 1973 et 1989, le parcours part depuis l'ancien stade de Buéa au pied du mont Cameroun. Le parcours suit le chemin jusqu'au sommet et y redescend. Il mesure 27 km pour 3 000 m de dénivelé positif et négatif. Entre 1990 et 1992, le départ et l'arrivée sont déplacés au stade de Moliko. Le parcours mesure 38 km. À partir de 1996, le parcours est légèrement rallongé à 42 km pour atteindre celle d'un marathon[4].

En 2012, de fortes pluies contraignent les organisateurs à raccourcir le parcours. Les coureurs montent jusqu'au troisième refuge avant de redescendre[8].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Hommes Temps Femmes Temps
1973 John Ekema h 47 min 0 s
1974 David Ngou Njombe h 9 min 0 s
1975 Amos Ndumbe Evambe h 7 min 0 s
1976 Walter Stifter h 37 min 0 s
1977 Walter Stifter h 19 min 0 s
1978 Walter Stifter h 19 min 16 s
1982 Simon Ndive Yonde h 21 min 30 s
1983 Gobina Monyonge h 33 min 0 s Emilia Mojoko Ngondja h 38 min 0 s
1984 Mike Short h 6 min 32 s Sarah Njie Ewelisane h 44 min 57 s
1985 Mike Short h 56 min 17 s Emilia Mojoko Ngondja h 38 min 0 s
1986 Timoty Lekunze Leku h 47 min 59 s Emilia Mojoko Ngondja h 20 min 2 s
1987 Timoty Lekunze Leku h 46 min 34 s Christina Embelle Efonge h 45 min 15 s
1988 Reginald Esuka h 51 min 47 s Helene Diamantides h 9 min 17 s
1989 Jack Maitland h 47 min 34 s Fabiola Rueda h 42 min 32 s
1990 Pierre-André Gobet h 44 min 13 s Sally Goldsmith h 50 min 0 s
1992 Thomas Tata Dzever h 22 min 13 s Christina Embelle Efonge h 23 min 21 s
1996 Thomas Tata Dzever h 29 min 13 s Sarah Etonge h 25 min 21 s
1997 Linus Tanwo Tawe h 46 min 27 s Sarah Etonge h 25 min 25 s
1998 Thomas Tata Dzever h 32 min 7 s Sarah Etonge h 48 min 25 s
1999 Joseph Shey Kongnyuy h 31 min 57 s Sarah Etonge h 24 min 12 s
2000 Joseph Shey Kongnyuy h 37 min 51 s Catherine Ngwang h 44 min 39 s
2001 Dominique Tedjiozem h 34 min 19 s Sarah Etonge h 21 min 42 s
2002 Joseph Shey Kongnyuy h 41 min 50 s Catherine Ngwang h 20 min 3 s
2003 Charles Tafie Pongha h 31 min 50 s Sarah Etonge h 26 min 14 s
2004 Charles Ngonga Pongha h 30 min 39 s Catherine Ngwang h 29 min 5 s
2005 Dominique Tedjiozem h 20 min 58 s Sarah Etonge h 38 min 6 s
2006 Janarius Bongkiyong h 23 min 38 s Immaculate Tari Wirngo h 32 min 4 s
2007 Janarius Bongkiyong h 30 min 18 s Catherine Ngwang h 29 min 48 s
2008 Charles Ngonga Pongha h 35 min 50 s Catherine Ngwang h 39 min 22 s
2009 Ernest Voffo Momo h 36 min 16 s Yvonne Ngwaya h 22 min 25 s
2010 Diven Joseph Wirba h 36 min 9 s Yvonne Ngwaya h 28 min 7 s
2011 Eric Mbacha h 29 min 9 s Yvonne Ngwaya h 33 min 54 s
2012 Godlove Gabsibuin h 2 min 22 s[9] Yvonne Ngwaya h 59 min 2 s[9]
2013 Godlove Gabsibuin h 31 min 54 s Yvonne Ngwaya h 32 min 23 s
2014 Eric Mbacha h 26 min 0 s Lisette Ngalim h 22 min 0 s
2015 Godlove Gabsibuin h 32 min 12 s Yvonne Ngwaya h 32 min 10 s
2016 Symplice Ndungeh h 30 min 16 s Yvonne Ngwaya h 21 min 31 s
2017 Elvis Faï h 25 min 8 s Lisette Ngalim h 9 min 45 s
2018 Godlove Gabsibuin h 30 min 46 s Tatah Carine h 32 min 10 s
2019 Eric Mbacha h 40 min 9 s Tatah Carine h 33 min 46 s
2020 Godlove Gabsibuin h 35 min 50 s Tatah Carine h 24 min 14 s
2021 Ali Mohammadou h 30 min 46 s Kitang Mildred Ntumeku h 21 min 44 s

Record de l'épreuve (42 km)

Figures de légendes[modifier | modifier le code]

  • Timothy Lekunze (Double vainqueur 1984 & 1985)
  • Reginald Esuka
  • Sarah Etonge (septuple vainqueur chez les dames)
  • Amos Evambe (vainqueur 1975)

Liens externes[modifier | modifier le code]

http://www.volcanicsprint.com

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. référence : http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_depeche.asp?art_cle=PAN60026lamedreirvf0
  2. a et b (en) Dibussi Tande, « Guinness Mount Cameroon Race: Revisiting the Era of Foreign Domination », sur Dibussi Tande: Scribbles from the Den, (consulté le )
  3. « Fabiola Rueda conduit l'équipe suisse à la victoire », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. a b et c Emmanuel Batamag, « Ascension du Mont Cameroun : "la fête était belle" », sur Afrik.com, (consulté le )
  5. Pierre Arnaud Ntchapda, « Athlétisme : Elvis Faï, au sommet du Mont Cameroun pour la première fois », sur Africa Top Sports, (consulté le )
  6. (en) « Winner of Cameroon Mountain Race calls for "compassion and understanding" in troubled Anglophone regions », sur xinhuanet.com, (consulté le )
  7. « Course de l’Espoir : Un chronomètre électronique pour l'édition 2018. », sur Cameroon Radio Television, (consulté le )
  8. (en) Moki S. Mokondo, « Mount Cameroon Race 2012: Heavy Rain Causes Athletes To Run To Hut 3 and Back, Instead of Running to The Summit and Back », sur FAKO NEWS CENTRE, (consulté le )
  9. a et b Parcours raccourci