Cours Cambronne

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Cours Cambronne
Image illustrative de l'article Cours Cambronne
Le cours Cambronne avec, au premier plan, la statue du général, rénovée en 2008
Situation
Coordonnées 47° 12′ 42,98″ nord, 1° 33′ 47,48″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Quartier(s) Centre-ville (Graslin)
Tenant Rue Piron
Aboutissant Rue des Cadeniers
Morphologie
Type Square
Forme Rectangulaire
Longueur 179 m
Largeur 45 m
Superficie 8 762 m2
Histoire
Création 1791
Anciens noms Cours de la République
Cours Impérial
Cours Henri IV
Cours Napoléon
Monuments Immeubles classés

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Cours Cambronne

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Cours Cambronne

Le cours Cambronne est un square du centre-ville de Nantes, en France.

Présentation[modifier | modifier le code]

Long d'environ 180 mètres sur 50 mètres de large représentant une superficie de 8 762 m2[1], ses accès se font par l'intermédiaire de grilles de fer forgé situées à ses deux extrémités rue Piron à l'est et rue des Cadeniers à l'ouest. La grille ouest est de plus encadrée par deux guérites de pierre. Le cours est bordé par une rangée d'immeubles identiques sur les côtés nord (donnant rue Gresset) et sud (donnant rue de l'Héronnière).

Au centre du cours trône une statue de Pierre Cambronne, due au sculpteur nantais, installé à Paris, Jean Debay. L’œuvre repose sur un socle dessiné par Henri-Théodore Driollet. On trouve également sur le cours l'une des cinq fontaines Wallace de Nantes, le sculpteur de ces fontaines, Charles-Auguste Lebourg, étant lui aussi d'origine nantaise.

Le cours est planté de tilleuls argentés, de magnolias à grandes fleurs, orné de boulingrins et de massifs fleuris[1].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Au cours de l'histoire, cette promenade a successivement été baptisée « cours du Peuple » puis « cours de la République » à son ouverture, « cours Impérial » et « cours Napoléon Ier » sous le Premier Empire, « cours Henri IV » après 1815, de nouveau « cours Napoléon » le , « cours de la République » après 1871, et enfin « cours Cambronne » depuis le [2],[3] (cette dernière dénomination entérine un usage en vigueur au sein de la population nantaise depuis l'installation de la statue du général en 1848[4]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque sur le mur de la guérite, à l'entrée ouest du Cours retraçant son histoire

La congrégation religieuse catholique des Capucins arrive à Nantes en 1593, et est installée par le duc de Mercœur dans le faubourg du Marchix (aujourd'hui quartier de la place de Bretagne). En 1629, les religieux fondent, au-dessus du quai de la Fosse, un nouveau couvent, disposant d'un domaine[5]. La chapelle du couvent se situait au niveau de l'actuelle rue Piron ; le cloître se trouvait à peu près au niveau de l'actuel no 4 de la rue de l'Héronnière ; un petit bois s'étendait au niveau des actuelles rue Voltaire et Gresset[6].

L'esplanade actuelle proprement dite était occupée par les jardins et le verger du couvent[6]. Au milieu du XVIIIe siècle, François Bonamy fait appel au « frère Louis » pour planter les plantes exotiques et rares, reçues d'autres villes ou de l'étranger, dans le jardin du couvent des Capucins. En effet, à cette époque, le manque de moyens rend inutilisable le jardin des apothicaires, ouvert à tous vents et sujet au pillage[7].

À partir de 1777, sous l'impulsion de Jean-Joseph-Louis Graslin, un nouveau quartier voit le jour. L'aménagement de la place de la Comédie est rendue difficile par les dure négociation nécessaire avec les Capucins pour obtenir qu'ils cèdent une petite partie de leur terrain[8]. En 1791, le couvent devient bien national, et la mairie de Nantes achète le terrain. Il est aménagé suivant les plans de l'architecte nantais Mathurin Crucy, qui fixe les normes de construction. Les parcelles sont vendues par lot, la première transaction concernant la chapelle de l'ancien couvent, en 1792[6].

L'édification de l'immeuble bordant l'angle avec la rue Piron fut menée à bien grâce un prêt de 20 000 francs consenti au jeune entrepreneur Jean-Pierre Garreau par le célèbre général d'Empire Pierre Cambronne[6].

Le a lieu l'inauguration de la statue de Pierre Cambronne, œuvre de Jean Debay, reposant sur un socle dessiné par Henri-Théodore Driollet.

Architecture[modifier | modifier le code]

Seize immeubles donnant sur le cours Cambronne sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, et dont, l'hôtel Scheult ou hôtel des Cariatides, est classé[9].

Ceux-ci se composent : d'un sous-sol (qui est le seul accès des bâtiments depuis le cours), d'un premier niveau sur terrasse, puis de deux étages à colonnes ioniques, et enfin d'un étage supérieur derrière une balustrade. Les entrées principales de ces immeubles se trouvent respectivement rue Gresset (côté nord) et rue de l'Héronnière (côté sud).

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Immeuble sur cours Cambronne 2 rue des Cadeniers 47° 12′ 40″ nord, 1° 33′ 49″ ouest « PA00108677 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 3 place Graslin
11 rue Piron
47° 12′ 46″ nord, 1° 33′ 45″ ouest « PA00108697 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 1 rue Gresset 47° 12′ 46″ nord, 1° 33′ 46″ ouest « PA00108698 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 3 rue Gresset 47° 12′ 46″ nord, 1° 33′ 46″ ouest « PA00108699 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 5 rue Gresset 47° 12′ 45″ nord, 1° 33′ 47″ ouest « PA00108700 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 7 rue Gresset 47° 12′ 45″ nord, 1° 33′ 48″ ouest « PA00108701 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 9 rue Gresset 47° 12′ 44″ nord, 1° 33′ 49″ ouest « PA00108702 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 11 rue Gresset 47° 12′ 44″ nord, 1° 33′ 50″ ouest « PA00108703 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 13 rue Gresset 47° 12′ 43″ nord, 1° 33′ 51″ ouest « PA00108704 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 15 rue Gresset 47° 12′ 42″ nord, 1° 33′ 52″ ouest « PA00108705 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Hôtel Scheult 8 rue de l'Héronnière
Cours Cambronne
47° 12′ 43″ nord, 1° 33′ 44″ ouest « PA00108671 » Classé 1976
Hôtel Scheult
Immeuble sur cours Cambronne 10 rue de l'Héronnière 47° 12′ 43″ nord, 1° 33′ 45″ ouest « PA00108711 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 12 rue de l'Héronnière 47° 12′ 42″ nord, 1° 33′ 46″ ouest « PA00108712 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 14 rue de l'Héronnière 47° 12′ 41″ nord, 1° 33′ 46″ ouest « PA00108713 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 18 rue de l'Héronnière 47° 12′ 41″ nord, 1° 33′ 47″ ouest « PA00108714 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 20 rue de l'Héronnière 47° 12′ 40″ nord, 1° 33′ 48″ ouest « PA00108715 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 3 rue Piron 47° 12′ 45″ nord, 1° 33′ 43″ ouest « PA00108728 » Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Le cours sert de décor pour une scène du film Cessez-le-feu d'Emmanuel Courcol, sorti en 2017[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Cours Cambronne sur le site des espaces verts de la ville de Nantes.
  2. Heurtin 1994, p. 19.
  3. « Cambronne (cours) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 10 août 2017).
  4. (voir le texte de la plaque retraçant l'historique du cours l'entrée de celui-ci.
  5. de Berranger 1975, p. 197.
  6. a, b, c et d Çà et là par les rues de Nantes, p. 97.
  7. Vadon 2002, p. 65.
  8. Çà et là par les rues de Nantes, p. 70.
  9. « Liste des monuments historiques donnant sur le cours Cambronne », sur base Mérimée (consulté le 12 mars 2013).
  10. « Cessez le feu », sur filmfrance.net, Commission nationale du film France (consulté le 2 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pauline Brost et Hélène Rousteau-Chambon (dir.), Le Cours Cambronne, entre utopie et réalité : mémoire de maîtrise d'histoire de l'art et archéologie, Nantes, Archives municipales, 2002-2003.
  • Claude Cosneau, « Le cours Cambronne : spéculation et urbanisme », Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique, Nantes, Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique, t. 115,‎ , p. 51-78 (ISSN 0240-8260).
  • Georgette Heurtin, « Les Magnolias du cours Cambronne », Les Annales de Nantes et du Pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 252,‎ , p. 18-19 (ISSN 0991-7179, lire en ligne).
  • Claude Kahn, « Le Cours Cambronne et l'hôtel de François-Léonard Seheult », Les Annales de Nantes et du Pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 252,‎ , p. 19-21 (ISSN 0991-7179, lire en ligne).
  • Université de Nantes. Service formation continue dont université permanente, Çà et là par les rues de Nantes, Nantes, Reflets du passé, , 207 p. (ISBN 2-86507-016-6).
  • Catherine Vadon, Aventures botaniques, d'outre mer aux terres atlantiques, Strasbourg, Jean-Pierre Gyss, , 184 p. (ISBN 978-2-914856-01-0).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]