Courrier d'Avignon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Une du premier numéro du Courrier d'Avignon, édité par François Morénas

Le Courrier d'Avignon est un journal qui a occupé une place importante dans la presse internationale de langue française du XVIIIe siècle.

Publié dans une enclave pontificale du royaume de France, puis à Monaco, le journal échappait au système de contrôle de la presse en France (privilège avec autorisation préalable) tout en subissant le contrôle des autorités pontificales. Le Courrier d'Avignon parut de 1733 à 1793 avec deux interruptions, l'une entre juillet 1768 et août 1769 à cause de l'annexion d'Avignon à la France et l'autre entre le et le .

Historique[modifier | modifier le code]

Le journal est fondé le par François Morénas qui le rédige jusqu'à la fin 1742[1].

Le , lors de l'occupation d'Avignon par les Français, il est supprimé. Réfugié à Monaco, il réapparaît à partir du sous le titre Courrier[1].

Courrier d'Avignon devenu Courrier de Monaco

Le , il prend le nom de Courrier de Monaco[1].

Le journal revient à Avignon le sous le titre de Courrier[1].

Le , il prend le nom de Courrier d'Avignon[1].

Le , il change à nouveau son nom pour Journal politique d'Avignon, sous la direction de Mlle Leblanc, directrice des postes. Le 28 février, dès le numéro 50, il quitte à nouveau son nom pour reprendre celui de Courrier d'Avignon[1].

Sabin Tournal prend la direction du Courrier d'Avignon

Le , le journal est à nouveau interrompu. C'est un arrêté municipal qui retire le journal à Mlle Leblanc pour le confier à Sabin Tournal, son rédacteur. Le journal paraît alors de manière irrégulière. Mlle Leblanc, privée de son bien, continua toutefois d'éditer des journaux tout en essayant de le récupérer[1].

Le , une délibération rend à Mlle Leblanc sa propriété. Le journal reprend son édition officielle le pour finalement être supprimé et brûlé publiquement le [1].

Sabin Tournal, quant à lui, continua d'éditer un journal, toujours de manière très irrégulière, jusqu'au 15 ventôse de l'an 2[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Eugène Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française, p. 306.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française, Publié par Firmin Didot, 1866.
  • R. Moulinas, L'imprimerie, la librairie et la presse à Avignon au XVIIIe siècle, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1974.
  • R. Moulinas, Du rôle de la poste royale comme moyen de contrôle financier sur la diffusion des gazettes en France au XVIIIe siècle in Modèles et moyens de la réflexion politique au XVIIIe siècle, Actes du Colloque organisé par l'Université lilloise des Lettres, Sciences humaines et Arts, du 16 au 19 octobre 1973, Villeneuve-d'Ascq, Publications de l'Université de Lille III, 1977.
  • R. Moulinas, Dictionnaire des journaux : 1600-1789, Universitas, 1991, notices no 261 (Courrier d'Avignon 1, 1733-1768), 262 (Courrier d'Avignon 2, 1769-1775), 263 (Courrier d'Avignon 3, 1775-1793).
  • R. Moulinas, Les avatars du Courrier d'Avignon dans les premières années de la Révolution in Les gazettes européennes de langue française : XVIIe – XVIIIe siècles, Table ronde internationale, Saint-Étienne, 21-23 mai 1992, Centre d'étude du XVIIIe, Saint-Étienne, Centre d'étude des sensibilités, Université Stendhal, Grenoble, Saint-Étienne, Publications de l'université de Saint-Étienne, 1992.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]