Couronne obsidionale

La couronne obsidionale (en latin corona obsidionalis, « couronne de siège ») ou germinale (corona graminea) est la plus haute distinction militaire de la Rome antique. Son nom vient du substantif obsidio, qui désigne un siège en temps de guerre. Elle était décernée à l'officier dont l'action avait permis de sauver tout ou partie de l'armée romaine, notamment en forçant un blocus ou en repoussant des assiégeants.
La couronne obsidionale se composait de végétaux issus du champ de bataille : de l'herbe, des fleurs et des céréales, en particulier du blé[1],[2],[3].
La distinction est rare : après le IIIe siècle av. J.-C., il faut attendre pour que le centurion Marcus Petreius l'obtienne pour avoir permis l'évacuation de ses troupes face aux Cimbres. Sylla en est distingué en pour sa victoire contre les Marses[4].
Lucius Siccius Dentatus, soldat et tribun militaire du Ve siècle av. J.-C., l'aurait reçue pour avoir sauvé un camp romain assiégé par les Èques (selon Pline l'Ancien)[5].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Mireille Cébeillac-Gervasoni, Alain Chauvot et Jean-Pierre Martin, Histoire romaine, Paris, Armand Colin, , 471 p. (ISBN 2-200-26587-5).
- Jean-Michel David, La Romanisation de l'Italie, Paris, Flammarion, coll. « Champs » (no 381), (1re éd. 1994), 260 p. (ISBN 978-2-08-081381-7)
- Élisabeth Deniaux, Rome, de la Cité-État à l'Empire, Institutions et vie politique, Paris, Hachette, , 256 p. (ISBN 2-01-017028-8)
- Paul Veyne, L'Empire gréco-romain, Points, 2005 (ISBN 978-2-7578-5155-5)
- Au temps des légionnaires romains, collection La Vie privée des hommes, Hachette, 1978, collectif, textes de Pierre Miquel (ISBN 2-01-003352-3)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « The Grass Crown », sur perseus.tufts.edu (consulté le ).
- ↑ (en) Carlin A. Barton, « Roman Honor: The Fire in the Bones », sur Google.books, (consulté le ).
- ↑ (en) « Roman crowns and wreaths. », sur tribunesandtriumphs (consulté le ).
- ↑ François Hinard, Sylla, Paris, Fayard, , 326 p. (ISBN 2213016720), p. 55
- ↑ Pline l'Ancien, Histoire naturelle, VII, 28 ou 101-102 lire en ligne.