Courcelles (Loiret)

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Courcelles
Chœur inachevé de l'église Saint-Jacques-le-Majeur.
Chœur inachevé de l'église Saint-Jacques-le-Majeur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Malesherbes
Intercommunalité CC du Pithiverais-Gâtinais
Maire
Mandat
Denis Thion
2014-2020
Code postal 45300
Code commune 45110
Démographie
Gentilé Courcellois
Population
municipale
289 hab. (2014 en augmentation de 3,21 % par rapport à 2009)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 46″ nord, 2° 19′ 08″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 118 m
Superficie 6,3 km2
Localisation

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Courcelles est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : signification de Courcelles.

Au fil des siècles, le nom de la commune évolue de Curceles au XIe siècle, Curcellis en 1123, Corceles en 1233, Corselis Regis vers 1350, Courcelles-le-Roy en 1736, puis, à la Révolution, Courcelles-la-Rivière, et en 1918 au nom actuel Courcelles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Courcelles (Loiret) et des communes limitrophes.

La commune de Courcelles se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais riche[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 37,4 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 9,9 km de Pithiviers[4], sous-préfecture, et à 8,7 km de Beaune-la-Rolande, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Beaune-la-Rolande[2].

Les communes les plus proches sont : Bouilly-en-Gâtinais (2,6 km), Nancray-sur-Rimarde (3,3 km), Boynes (4 km), Chambon-la-Forêt (4,8 km), Batilly-en-Gâtinais (5,2 km), Saint-Michel (5,5 km), Yèvre-la-Ville (5,5 km), Vrigny (5,8 km), Ascoux (6,1 km) et Bouzonville-aux-Bois (6,2 km)[5].

Communes limitrophes de Courcelles
Bouilly-en-Gâtinais Yèvre-la-Ville Boynes
Bouilly-en-Gâtinais Courcelles Batilly-en-Gâtinais
Nancray-sur-Rimarde


La commune est la 151e commune située sur la Méridienne Verte matérialisant le méridien de Paris.

Sa superficie est de 6,3 km2.

Il y eut un remembrement [Quand ?] de 495 hectares avec 386 propriétaires. Avant le remembrement, la commune comptait 2 917 parcelles en 1858 îlots de propriétés, elle comptait alors 10,5 kilomètres de chemin. Puis, après le remembrement, 568 parcelles la composaient et elle comptait 27 kilomètres de chemin. Soit une réduction de 74 %.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière qui passe à Courcelles, appelée Rimarde, est formée de trois ruisseaux (la Rimarde, la petite Rimarde et le Gournet) qui se réunissent au Fort des Eaux à 1 kilomètre du château. Son cours est modifié en 1951 en raison des inondations. Une population importante d'écrevisses peuple la rivière jusqu'au début des années 1950. En 1952, deux ponts sont construits : le pont rompu et le pont de la rue Creuse (actuellement rue du Moulin). La commune adhère au syndicat de la Rimarde, créé en 1949, traitant des affaires concernant la rivière et réunissant les différentes communes traversées par celle-ci.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Courcelles (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A19, mise en service en 2009[6], traverse la commune dans sa partie nord, mais n'a aucun échange avec son territoire. La route départementale 44 franchit en effet l'autoroute par un passage supérieur. L'accès le plus proche à cette autoroute est le diffuseur d'Escrennes, situé à 14 km[7] sur la commune d'Escrennes et constituant la sortie no 7[8].

La commune est par ailleurs traversée par quatre routes départementales : la RD 44 (1 583 véhicules/jour en 2014), une route à grande circulation[9] qui relie Gien à Yèvre-la-Ville[10], la RD 113 (326 véhicules/jour), qui relie la commune à Boynes[10], la RD 138 (199 véhicules/jour), qui la relie à Chambon-la-Forêt[10], et la RD 144 (515 véhicules/jour), qui la relie à Vrigny[11].

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Aucune ligne régulière du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret, ne dessert la commune. Par contre la commune bénéficie du service Ulys Proximité qui emmène les usagers vers un arrêt desservi par la ligne régulière la plus proche, la ligne 11 qui relie Pithiviers à Montargis[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Courcelles est cité au début du IXe siècle (Curceles), comme appartenant au douaire d'une certaine Gile (Gisla), veuve d'un certain Roin (Rothing). Elle en fait don à l'abbaye de Gembloux que venait de fonder son petit-fils Saint Guibert, donation entérinée en 946 par une charte de l'empereur Othon Ier[13].

Le plus ancien document connu à ce jour qui fasse mention de Courcelles est daté de 1123 : Bozon, abbé de l'abbaye de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire), accorde aux religieux de la Cour-Dieu, un droit de dîme sur les biens que possède son monastère à Courcelles. L'abbé Thibault achète en 1262 à Guillaume de Cottainville les terres qu'il possède dans les paroisses de Bouilly et de Courcelles pour 50 livres parisis. Ces terres portent encore le nom de « terres du couvent ». La paroisse de Courcelles appartient alors au diocèse de Sens, dédiée à saint Jacques le Majeur. On y honore également saint Hubert et sainte Appoline. Le curé a longtemps été choisi par l'abbé de Saint-Benoît-sur-Loire puis après 1709, par l'archevêque de Sens.

Âge du bronze[modifier | modifier le code]

Lors des fouilles archéologiques précédant la construction de l'autoroute A19, une nécropole tumulaire est découverte à Courcelles. Ces tumulus, datés du début du Bronze (-1350 à -1250 avant notre ère), ont été implantés dans une petite vallée près d'un cours d'eau, ici la Rimarde. Les sépultures à incinération (les restes du défunt étaient placés dans un vase ou un contenant périssable) sont localisées au centre de remarquables monuments délimités par une couronne de pierres. Chaque cercle constitue la base du tumulus qui recouvre la sépulture. Toutes les sépultures présentent des caractéristiques similaires et seule la taille des cercles est différente : six petits cercles sont répartis autour d'un grand cercle qui, avec un diamètre de 9,60 mètres, constituait certainement le monument funéraire d'un personnage d'un rang social supérieur, mais aucun mobilier prestigieux n'a été découvert[14].

Plusieurs sépultures à incinération mais sans monument ostentatoire ont également été découvertes dans la surface fouillée, à proximité des cercles.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Lors de ces mêmes fouilles, le cimetière médiéval de Courcelles a été découvert entre la zone marécageuse de la Rimarde et un bois, dans un périmètre planté de feuillus comme des noisetiers. Il y a été découvert de nombreuses sépultures d'enfants, ainsi que celle d'une jeune femme enceinte.

Le roi Louis VII accorda, en 1175 par un diplôme signé à Étampes, les privilèges de la charte de Lorris aux habitants de Courcelles, ainsi qu'un droit d'usage en forêt. Droit confirmé par Philippe, duc d'Orléans, en 1357. Un arrêt du Parlement de Paris de la Pentecôte 1281, constate que le village est régi par les coutumes de Lorris. Par la suite, les bourgeois de Courcelles perdent leurs privilèges. Le château de Courcelles est l'un des plus importants de la région, par ses dimensions, puisqu'il s'étendait jusqu'à la rivière. Les origines du château ne sont pas connues. Nicolas de Bracque, fils d'un bourgeois de Paris, anobli en août 1339, reçut de Philippe de Valois le château de Courcelles pour prix de ses services. Élevé aux plus hautes charges du royaume, administrateur de la Monnaie, membre de la Chambre des comptes, trésorier général du roi, Nicolas de Bracque acquit une très grande fortune. Fait prisonnier à la bataille de Poitiers durant la guerre de Cent Ans, il recouvre sa liberté en 1357 ; puis, lors des États généraux, il est condamné à être déchu de tous ses offices et ses biens sont confisqués en 1358. La même année, le château est pillé par les bandes anglaises. Réintégré dans ses biens par le duc de Normandie, il négocie la paix avec Édouard III et meurt en 1388. Jean de Bracque, son fils, est l'un des principaux conseillers de Charles V, Grand Chambellan, ambassadeur et plénipotentiaire en plusieurs circonstances. Il fait réparer le château de Courcelles, augmente sa fortune par son mariage avec Jeanne de Courcy et meurt en 1406. Blanchet, son fils, lui succède et a l'idée de construire une nouvelle église paroissiale, jamais achevée, dont on voit encore les murs. Blessé et fait prisonnier à la bataille d'Azincourt durant la guerre de Cent Ans ; il meurt peu après sa libération. En 1425, Charles VII fait installer une garnison dans le château, ce qui n'empêche pas les Anglais de s'en emparer lors de leur dernier passage dans la région en 1432. Saisi féodalement en 1441, le château est donné à Georges de Brilhac, frère de l'évêque d'Orléans. Reconstruit après 1450, ce château avait un peu de ressemblance avec celui qui le précéda : c'était encore un imposant manoir, dont on devine l'importance à travers les ruines actuelles. Charles VII y séjourne plusieurs jours, en août et septembre 1493. Par mariage, la seigneurie de Courcelles passa à la famille de Lucas. Puis Henri II en fait don à Georges de Birague et à ses descendants.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un acte de foi et hommage, rendu par Charles de Birague en 1687, nous aide à comprendre comment pouvait être Courcelles à cette époque. Le château comprenait des logements d'habitations tournés du côté de Bouilly ; un donjon central, avec le pont-levis, faisait également face à Bouilly. Du côté de Courcelles se trouvaient les écuries voûtées, les granges et la basse-cour. Le tout était entouré de fossés ; les murs de pierre ne cernaient qu'en partie le château et étaient flanqués de tours d'angles. Une avant-cour, bordée de murailles, allait jusqu'à la rivière, que l'on franchissait par un pont de pierre. Le bourg entier de Courcelles, composé de cent maisons et autres demeures, presque toutes couvertes de tuiles, était possédé par plusieurs particuliers, qui y demeuraient. Sur la place étaient construits les fours et pressoirs banaux, mais, à cette époque, aucune redevance n'était perçue pour leur utilisation. Le bourg et les jardins en dépendant ont été autrefois entourés de murailles, à présent tombées et démolies. La première école de Courcelles fut fondée en 1605 par Anne Rémy. La chapelle Saint-Hubert, qui avait été construite en 1271, fut rebâtie et bénie solennellement par l'archevêque de Sens en mai 1656. C'est probablement à cette époque que fut réparée l'église paroissiale telle que nous la connaissons aujourd'hui. Le château passa, par mariage, à la famille Le Maingre de Boucicaut, puis fut vendu peu avant la Révolution française. Par la suite, de nombreux propriétaires s'y succédèrent.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La mairie

Durant la guerre franco-allemande de 1870, Courcelles est occupé par les troupes prussiennes, après un combat dans les rues du village. Le duc de Mecklembourg aurait dormi au château et y aurait fait mettre le feu.

Durant la Première Guerre mondiale, Courcelles constate le décès de 18 mobilisés sur une population de 388 habitants.

Durant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, nouvelle occupation du château par les Allemands et nouvel incendie.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Courcelles (Loiret).svg

Les armoiries de Courcelles se blasonnent ainsi :

D'or au château donjonné de gueules maçonné et ouvert de trois portes de sable, surmonté de deux fleurs de lys aussi de gueules, et posé sur une champagne d'azur chargée à dextre d'une gerbe de blé et à senestre d'un cor contourné, le tout d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Bloc communal : Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La paroisse de Courcelles acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[15] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[16]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[17].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[18].

La commune est membre de la Communauté de communes du Beaunois depuis sa création le jusqu'en 2016, un établissement public de coopération intercommunale issu de la transformation du S.I.Vo.M de Beaune-la-Rolande, créée en mai 1959, en communauté de communes[19]. Depuis le , la commune est membre de la Communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais, issue de la fusion de la communauté de communes du Beaunois, de la communauté de communes des Terres puiseautines étendue à la commune nouvelle Le Malesherbois[20].

Circonscriptions de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Courcelles était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse de Sens[21] et sur le plan judiciaire au bailliage royal de Boiscommun[22].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Courcelles est alors incluse dans le canton de Boynes, le district de Pithiviers et le département du Loiret[23].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[24]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[25]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[26]. L'acte II intervient en 2003-2006[27], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Courcelles aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Pithiviers 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Pithiviers de 1790 à 1795[18],[23]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[28].
Canton Boynes 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Courcelles est rattachée au canton de Boynes[29]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Beaune 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[30]. Courcelles est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Beaune[31],[18].
Malesherbes 2015- Électorale La loi du [32] et ses décrets d'application publiés en février et [33] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Malesherbes[33]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[34].
Arrondissement Pithiviers 1801-1926 Administrative Courcelles est rattachée à l'arrondissement de Pithiviers par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[18],[31].
Orléans 1926-1942 Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du 10 septembre 1926[35]. Courcelles est ainsi transférée de l'arrondissement de Pithiviers à celui d'Orléans[36],[37].
Pithiviers 1942- La loi du 1er juin 1942 rétablit l'arrondissement de Pithiviers[37]. Courcelles est alors à nouveau rattachée à l'arrondissement de Pithiviers[38].
Circonscription législative 5e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[39],[40]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[41]. La réforme n'affecte pas Courcelles qui reste rattachée à la cinquième circonscription[42].

Collectivités de rattachement[modifier | modifier le code]

La commune de Courcelles est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[38], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Courcelles, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[43], pour un mandat de six ans renouvelable[44]. Il est composé de 11 membres [45]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1907 Maximilien Perichon    
1907 1908 Désiré Buchette    
1908 1912 Jean Dupuy    
1912 1919 Henri Guillot    
1919 1925 Albert Cartier    
1925 1929 Arsène Balancon    
1929 1935 Paul Guillet    
1935 1945 Henri Monceau    
1947 1970 Arthur Parot    
1970 1983 Désiré Chaumette    
1983 2008 Maurice Archenault    
2008 en cours Denis Thion    
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du SITOMAP de la région Pithiviers, créé en 1968. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 1], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire[46]. Un réseau de huit déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche de la commune est située sur la commune de Beaune-la-Rolande[47]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées dans l'outil de traitement appelé BEGEVAL[48], installé à Pithiviers et géré par le syndicat de traitement Beauce Gâtinais Valorisation (BGV) qui regroupe le territoire des trois syndicats de collecte : SMETOM, SITOMAP et SIRTOMRA. Cet outil est composé d’un centre de valorisation matière qui trie les emballages issus de la collecte sélective, les journaux-magazines et les cartons de déchèteries, et d’un centre de valorisation énergétique qui incinère les ordures ménagères résiduelles et le tout-venant incinérable des déchèteries ainsi que les refus du centre de tri[49].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais en application de la loi NOTRe du [50].

Production et distribution d'eau[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[51]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par la commune elle-même[52]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[53],[54].

Assainissement[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[55], est assurée par la commune[56]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 490 EH, soit 75 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration de type lagunage naturel. Son exploitation est assurée en 2017 par Courcelles[57],[58].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[59]. Depuis le , la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais, issue de la fusion de la communauté de communes du Beaunois, de la communauté de communes des Terres puiseautines étendue à la commune nouvelle Le Malesherbois, assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC). Celui-ci a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[60],[61].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[62]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[63]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[64].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Courcelles NC[65] NC[66] NC[67] 1,85[68] 1,85[69] [70]
Loiret 1,76[71] 1,7[72] 1,66[73] 1,69[74]
France 1,93[71] 1,96[72] 2[73] 2,03[74]
Assainissement Courcelles NC[65] NC[66] NC[67] 2,87[68]
Loiret 2,07[71] 2,19[72] 2,25[73] 2,38[74]
France 1,73[71] 1,82[72] 1,85[73] 1,89[74]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Courcelles.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[75]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[76].

En 2014, la commune comptait 289 habitants[Note 2], en augmentation de 3,21 % par rapport à 2009 (Loiret : +2,48 %). De 1655 à 1789, le nombre d'habitants était de 212 âmes. Il augmenta jusqu'à 590 habitants en 1866 puis il y eut un dépeuplement jusqu'en 1975 (195 habitants). En 1982, 1990 et 1999, le nombre d'habitants augmenta de nouveau.

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477 480 494 513 480 509 505 508 525
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
518 578 590 508 510 480 481 473 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
420 416 388 357 404 376 336 303 293
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
255 213 195 230 248 251 274 289 289
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[77].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jacques est bâtie au XIIIe siècle et agrandie au XVe siècle. En 1911, une demande de classement de l'église et du chœur inachevé, datant du XVe siècle, aux Monuments historiques est refusée. Elle est restaurée entre 1994 et 1995. En 1996, les façades de l'église, du clocher et du chœur sont rénovées.

La chapelle Saint-Hubert est construite en 1650 et est décorée de peintures du XVIIe siècle. Le répertoire des Monuments Historiques y prête attention en 1969. En 2000, sa restauration est envisagée, puis entreprise.

Le château, désormais privé, datant du XIIe siècle fut la résidence de quelques jours de plusieurs rois et reines de France parmi lesquels figure Saint Louis (qui y aurait séjourné en 1247) et Charles VIII. Anne de Bretagne, reine de France y accoucha d'un enfant mort-né. On dit que celui-ci est, peut-être, enterré sous le chœur de l'église Saint-Jacques.

Un pont du XVe siècle enjambe la Rimarde.

L'église Saint-Jacques-le-Majeur[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jacques-le-Majeur, chœur inachevé et chapelle Saint-Hubert.

Le visiteur croit se trouver devant une église plutôt banale, mais, lorsqu'il en fait le tour, il découvre un vaste chœur en ruine et une chapelle derrière le clocher : trois éléments bien distincts. Située dans le diocèse de Sens, doyenné du Gâtinais jusqu'au Concordat de 1801, elle relevait de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire qui en nomma le curé jusqu'en 1709, bien qu'ayant cédé un droit de dîmes aux moines de la Cour Dieu en 1123. L'abbé Bernois, dans son étude sur la seigneurie de Courcelles-le-Roi (1886), nous apprend qu'une église existait à la fin du XIIe siècle, dédiée à saint Jacques-le-Majeur, sainte Anne et sainte Apolline. Cette dédicace à saint Jacques pourrait indiquer, comme quelques autres indices le suggèrent, que Courcelles se trouvait sur un itinéraire secondaire des routes du pèlerinage de Compostelle. Cette église a été agrandie en 1406 par Blanchet de Bracque, seigneur de Courcelles. Son projet grandiose de chapelle royale fut interrompu, Blanchet ayant été fait prisonnier à la bataille d'Azincourt. On a conservé le souvenir de travaux achevés en 1604. La chapelle Saint-Hubert avait été élevée en 1271 mais était en ruine. Le monument actuel fut inauguré par l'archevêque de Sens en 1656. La municipalité a fait effectuer une restauration de l'église vers 1994 et obtenu son inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Il s'agit donc d'une église gigogne : un édifice commencé fin XIIe qui a bien failli disparaître pour laisser place à une immense construction du XVe siècle. L'abandon de ce projet grandiose entraîna la nécessité d'agrandir l'église en lui ajoutant au XVIe un bas-côté. La nef fut reprise à cette occasion. Ce pourrait être ces travaux, qui s'achevèrent en 1604. La nef ne fut voûtée qu'au XIXe siècle. D'autre part, l'église possède un mobilier limité mais de grande valeur : des fonts baptismaux XVIIe placés devant un petit retable de la même époque et un bénitier d'une qualité exceptionnelle de la même époque, avec toute la grandeur et la dignité sévère du style Louis XIV. Signalons également une curiosité historique locale : l'orgue de chœur provient de la chapelle de l'Institut Jeanne de France à Pithiviers.

La chapelle Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Hubert.

Il s'agit d'une petite chapelle située derrière l'église Saint-Jacques-le-Majeur. Deux ouvertures, aujourd'hui murées, permettent de la dater du XVIe ou XVIIe siècle. Les ouvertures actuelles, en brique, sont XIXe. Elle a été refaite en 1656 selon l'abbé Bernois. Elle est couverte de fresques (exécutées à sec), présentant un grand intérêt et ayant beaucoup de charme, datant du XVIIe siècle, sur lesquelles figurent entre autres saint Hubert, sainte Apolline, sainte Geneviève, saint Antoine... Elle possède également un autel baroque et des vitraux (XVIIe ?) d'un modèle exceptionnel et remarquable. Elle a fait l'objet d'une très belle restauration au début des années 2000.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1931, daterait du XIIe siècle, il fut sans doute un château fort à cette époque, car on sait qu'il y avait à cet endroit un château dépendant de la châtellenie de Boiscommun, que cette terre était du domaine royal et un lieu de plaisir et de détente pour les rois lorsqu'ils séjournaient à Boiscommun. Quelques fragments de manuscrits parlent du séjour de Louis IX en 1247.
Charles VIII, en 1493, y reçut les ambassadeurs florentins et, au mois d'août de la même année, son épouse, Anne de Bretagne, y accoucha d'un fils qui ne vécut pas, et qui serait enterré dans l'église du village.

Courcelles faisait partie du domaine royal. À diverses reprises, ce fief fut compris dans l'apanage des ducs d'Orléans puis revint à la couronne. Donné à Nicolas de Braque qui fut ministre de Philippe VI et de Jean II, il appartint plus tard au chancelier de Birague.

Au moment de la Révolution, le marquis de Barbançois qui possédait ce château de Courcelles Le Roy, s'est acquis une certaine célébrité comme agronome et écrivain politique. Plus tard, Maurice Dupin, père de George Sand y séjourna chez ses cousins Vallet de Villeneuve.

À la fin du XIXe siècle, il fut restauré par M. Casati de Casatis, conseiller honoraire à la cour de Paris. Après bien des vicissitudes au XXe siècle, les propriétaires actuels, Pierre et Marie-Christine Capitaine ont entrepris la restauration de ce manoir historique pour le sauver d'une destruction totale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lubin Baugin (v. 1610-1663), peintre né à Pithiviers (ou peut-être à Courcelles) dont une partie importante de l'œuvre est au musée de cette ville et mort à Paris.

Les seigneurs de Courcelles[modifier | modifier le code]

Les rois de France séjournaient à Courcelles. Ils s'y firent représenter par des gouverneurs particuliers : les prévôts. Le premier connu était Pierre de Corselles en 1357. La première famille seigneuriale que nous rencontrons est celle des de Bracque.

Nicolas de Bracque, anobli en 1339 fut fait chevalier. Il devint successivement clerc du roi, procureur général, conseiller au Parlement, maître des requêtes, puis il entra au Grand Conseil. Il fut l'objet de libéralités de la part de Philippe IV de Valois et de son fils. Il choisit de préférence Courcelles pour maison d'habitation. Il conserva la même puissance à la cour de Jean II. Il obtient en mai 1356 une gratification de 4 000 florins. Fait prisonnier aux côtés de Jean II le à la bataille de Poitiers, il recouvre sa liberté en 1357. Il partit en Angleterre pour traiter de la paix et de la rançon de Jean II en 1360. Il avait épousé en premières noces Jeanne de Tremblay qui mourut en 1342 et en secondes noces Jeanne Le Bouteiller de Senlis, dont il eut deux fils, Jean et Michel. Certains lui en accordent un troisième qui aurait été évêque de Troyes. Jeanne Le Bouteiller mourut en 1376 et Nicolas de Bracque en 1388. Parmi les monuments conservés au musée du Louvres ou à l'école des Beaux-Arts, figure le tombeau de Nicolas de Bracque, ou plus exactement la figure principale qui surmontait ce tombeau, ainsi que le buste de pierre et marbre de l'une de ses deux épouses sans que l'on puisse savoir exactement laquelle.

Jean de Bracque, filleul de Jean II, il fut élevé auprès de Charles V. Conseiller du duc de Berry, il se marie à Jeanne de Courcy dont il eut deux enfants : Marie et Blanchet. Il se trouvait en 1364 au siège du fort de Moulineaux, près de Rouen ; peu de temps après, il devint écuyer tranchant du duc d'Anjou en 1370, avant d'être élevé à la dignité de maître et enquêteur des eaux et forêts du pays de Normandie en 1376. C'est lui qui a sans doute commencé la première reconstruction du château. Il meurt en 1406. Marie qui sera Dame de Laas, d'Escrennes et de Courcy se marie en premières noces avec Jean de Salezart et en secondes noces avec Raymond de Mascaron.

Blanchet de Bracque, seigneur de Courcelles, se marie avec Jeanne, fille de Gaucher, seigneur de Châtillon-sur-Marne en 1396. Il rend hommage en 1406 au duc d'Orléans pour la châtellenie de Boiscommun et devient en 1406, maître de toutes les possessions de son père et d'Yèvre-le-Châtel. Il serait l'auteur de la reconstruction de l'église en 1406. Blanchet se battit à Azincourt en 1415, fut blessé et fait prisonnier. Il n'eut qu'une fille, Jeanne, qui lui succéda dans ses biens et sa fortune.

Jeanne de Bracque, c'est avec elle que commence la décadence de la famille. Elle fut trois fois mariée, la première fois avec Jean de L'Hôpital, chambellan de Charles VI avec qui elle eut cinq enfants. Puis avec Pierre de Courtenay en 1408. Un de leurs fils, Jean revendiquera Courcelles en héritage. Enfin avec Jean d'Autruy en 1418. Elle meurt en 1440.

Les armes des de Bracque sont « de fond d'azur à gerbe d'or liée de gueules ».

En 1441, les officiers du duc d'Orléans se saisissent des terres qui furent exploitées par les gens du roi qui commet à la garde de château un gentilhomme : Pierre Pallier, prévôt. La seigneurie passe alors dans la famille des de Brilhac, originaire de Bourges.

Les armes des de Brilhac sont « écartelé au 1 et 4 d'azur, à 3 fleurs de lys d'argent 2 et 1, au 2 et 3 aussi d'azur, au chevron d'argent, chargé de 5 roses de gueules et accompagné de 3 molettes d'éperon d'or, 2 en chef et 1 en pointe ».

Les de Brilhac étaient en faveur auprès du roi et du duc d'Orléans.

Guy de Brilhac part en 1462 pour la Lombardie, accompagné d'un troubadour. Son fils, Jean de Brilhac, eut trois enfants : Pierre, François et Georges.

Georges I de Brilhac, marié à Marguerite de Husson, n'eut pas d'enfant. Il reconstruit pour la seconde fois le château. Il meurt vers 1500. C'est Georges, fils de Pierre de Brilhac marié à Anne de Tranchelion, qui lui succédera.

Georges II de Brilhac se marie à Marie de Pompadour et a trois enfants : Catherine, Guillaume et Jeannot. Catherine se marie à Girard de Lucas, faisant passer dans une nouvelle maison, la seigneurie de Courcelles avec ses dépendances : le Tertre, la Caponnerie, Viévy, Armeville et la Grand-Cour de Dadonville. Ils eurent deux enfants : François et Gatien. Louis, fils de François épousera Marie d'Augerville. Ils auront également deux enfants : Jacques et Jeanne. Jeanne épousera Jean de Longueau.

Jacques de Lucas, seigneur de Courcelles en partie, épouse le Madeleine de L'Hospital, fille de Charles de L'Hospital, chevalier et seigneur de Vitry-aux-Loges, Nogent, Coubert et du Hallier. De leur union naquirent trois enfants : Regent qui mourra en 1575 sans enfant, Catherine et Hélène. Celles-ci se partagent les droits dur Courcelles. Hélène épouse vers 1580 Jean de Beauxoncle, seigneur d'Aulnay-sous-Boësses, qui devient propriétaire de Courcelles à la mort de Jean Coquelin, mari de Catherine.

Les armes des de Beauxoncles étaient « de gueules à 3 coquilles, 2 et 1, au chef d'argent ». Puis, on arrive à la famille des de Birague dont les armes sont "d'argent à 3 faces bretécées et contre bretécées de gueules, chaque bande chargée dans le milieu d'un trèfle d'or". De cette famille, les seigneurs de Courcelles seront :

Georges de Birague sera par la faveur du roi, seigneur de Chise de l'Isledon (près de Montargis), de Courcelles et de Coudray. Il meurt en 1622 en laissant trois fils.

Henri de Birague, 1er valet de la garde-robe du roi, marié à Marie Rouault, aura quatre enfants. Il meurt en 1647.

Charles de Birague, seigneur de Courcelles, épouse Marie de Bouchaut. Ils auront deux enfants, Louis qui meurt jeune et Marie-Marguerite qui hérite de Courcelles. Celle-ci sera connue comme « la Bonne Dame de Courcelles ». Elle épousera Michel Le Maingre de Boucicaut. Trois enfants sont issus de leur union.

Marie-Geneviève de Birague termine la lignée à sa mort en 1781 à l'âge de 84 ans. Elle avait épousé en 1719 Louis de Marcay, écuyer, seigneur de Blaise et Sury-aux-Bois et en secondes noces, messire Charles de Vidal, seigneur des Grands-Chateliers. Elle fut enterrée près de la grande croix dans le cimetière de la paroisse, une ordonnance royale datant de quelques années ayant proscrit les inhumations dans les églises.

Le marquis de Barbancois vend en 1788 à la famille Jacob tout ce qu'il possède à Courcelles et prend avec les émigrés le chemin de l'exil.

En 1806, une descendante des derniers châtelains vint à Courcelles pour racheter ce qui restait de son patrimoine. Les conditions imposées étaient telles qu'elle recula et abandonna, n'emportant qu'une pierre en souvenir de son héritage.

En 1820, le château devint la propriété de la famille Demadières-Biron.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité agricole est dominante (céréales, betterave à sucre, tournesol). En 1964, la surface des terres labourables était de 570 hectares en céréales (blé, orge, avoine), 40 hectares pour les betteraves à sucre et 30 hectares pour les plantes fourragères. Avant la Première Guerre mondiale, il y avait 45 hectares de vignes et 30 hectares de safran.

Avant 1939, on comptait en population active travaillant dans la commune 133 « agricoles » et 33 artisans et ouvriers artisans. Les 133 « agricoles » représentaient 42 exploitations. Après 1983, on comptait en population active 119 habitants (dont 55 personnes travaillant dans la commune, 54 personnes travaillant hors de la commune, 10 femmes au foyer et 52 retraités). En 1995, le nombre d'exploitations était de 7 avec 10 exploitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école fut créée à Courcelles en 1605. Mais faute de ne pas avoir assez d'élèves, elle due fermer définitivement en 1972. C'est à cette date que fut créé le regroupement scolaire concernant les élèves des communes de Batilly-en-Gâtinais, Chambon-la-Forêt, Courcelles, Nancray-sur-Rimarde, Nibelle et Saint-Michel. Chacune de ces communes possédant une école, à l'exception de Courcelles et de Saint-Michel, et accueillant les élèves selon le cycle scolaire auquel ils appartiennent. Un ramassage scolaire est organisé.

Le collège de secteur est celui de Beaune-la-Rolande et le lycée de secteur celui de Pithiviers.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le comité des fêtes propose entre autres : un repas des voisins (début de l'été), une galette des rois, une randonnée pédestre (début du printemps), une brocante-vide grenier (le premier dimanche après le 15 août, reprenant ainsi la date à laquelle se faisait la fête du village autrefois), des visites de la chapelle Saint-Hubert les dimanches du mois d'août et le 15 août, ainsi que lors des Journées du patrimoine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Le Courrier du Loiret du jeudi 21 décembre 2006
  • Courcelles-le-Roi in Forteresse médiévale : siège de la Justice royale de l'abbé Michel Gand
  • La République du Centre du vendredi 22 février 2008
  • Le Courrier du Loiret du jeudi 28 février 2008
  • Courcelles-le-Roi, un siècle d'histoire de l'amicale des anciens de Courcelles
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  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore, , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).

Article connexe[modifier | modifier le code]

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