Coup d'État du 5 juillet 1977 au Pakistan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le coup d'État du Général Zia du 5 juillet 1977, eut lieu au Pakistan. Il a pour origine les élections générales du 7 mars 1977 et le mouvement de contestations qui suivit le scrutin avec des manifestations contestant les résultats donnant largement le parti PPP (Parti du peuple pakistanais) vainqueur.

Chronologie des événements[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Muhammad Zia-ul-Haq en 1982

Anticipant les résultats des élections générales du 7 mars 1977, neuf groupes d’opposition s'unissent afin de créer l'Alliance nationale du Pakistan (PNA). L’instabilité ambiante bien connue au Pakistan dans les années 1970 se manifeste de nouveau à la suite de ces élections de mars 1977 qui sont jugées frauduleuses par de nombreux Pakistanais, à commencer par l’opposition avec parmi elle la PNA. En effet, avec la confirmation de l’écrasante victoire du Parti du peuple pakistanais et de son dirigeant fondateur Bhutto, la PNA dénonce de nombreuses fraudes électorales et lance un mouvement de contestation sans précédent alors que Bhutto mène des politiques socialistes. L’affrontement direct entre les partisans du PPP et les opposants fait plus de 200 victimes malgré l’intervention musclée de l’armée qui tente alors de rétablir la situation et de maintenir le calme dans l’ensemble du pays.

Le coup d'État[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Muhammad Zia-ul-Haq.

Ainsi, après la mise en garde de la part de l'opposition, des manifestations violentes et de nombreuses éclatent à travers l'ensemble du pays. Profitant de l’instabilité politique régnante, le général Muhammad Zia-ul-Haq orchestre un coup d’État le 5 juillet 1977 afin de renverser le gouvernement du premier ministre Zulfikar Alî Bhutto, en place depuis presque quatre ans. Des dirigeants politiques sont alors arrêtés et la loi martiale est instaurée. Après avoir promis de redonner le pouvoir à un gouvernement civil à la suite d'élections prévues en octobre, Zia déclare qu'un nouveau scrutin ne pourra être tenu avant que la justice ne se soit prononcée sur les nombreuses charges criminelles pesant sur Bhutto et ses anciens lieutenants. Le 6 juillet, une proclamation dissout les assemblées législatives, accorde tous les pouvoirs de décision aux administrateurs de la loi martiale et exhorte les organes du pouvoir judiciaire à ne plus questionner les ordres de l'exécutif. Zia procède par la suite à l'islamisation du Pakistan à travers une série de réformes[1].

Les conséquences[modifier | modifier le code]

Bhutto est emprisonné, libéré, puis de nouveau emprisonné. Il sera condamné à mort pour meurtre le 4 avril 1979. Zia-ul-Haq, devenu officiellement président le 16 septembre 1978, refuse d'exercer son droit de grâce, malgré des appels internationaux en ce sens, notamment de la part des États-Unis, de la France et de l'URSS.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]