Coulon (Deux-Sèvres)

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Coulon
Le quai Louis-Tardy, embarcadère pour la « Venise verte ».
Le quai Louis-Tardy, embarcadère pour la « Venise verte ».
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Niort
Canton Frontenay-Rohan-Rohan
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Niortais
Maire
Mandat
Michel Simon
2014-2020
Code postal 79510
Code commune 79100
Démographie
Population
municipale
2 250 hab. (2014)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 27″ nord, 0° 35′ 02″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 81 m
Superficie 29,79 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-coulon.fr

Coulon est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine. C'est un haut lieu touristique du marais poitevin, la capitale de la « Venise verte », c'est-à-dire sa partie orientale également connue sous le nom de « marais mouillé », par opposition au « marais desséché ».

Géographie[modifier | modifier le code]

L'angélique est à la base de confiseries et pâtisseries régionales.

Au cœur du « marais mouillé », arrosée par la Sèvre niortaise, entourée de conches et de rigoles – plus larges – ainsi que de terres inondables plusieurs mois par an, la localité en partage la flore (peupliers, frênes, iris sauvages, angéliques) et la faune (vaches, moutons, ragondins...). Commune de la communauté d'agglomération du Niortais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Colunus en 869[1],Colonna en 989,Colongia en 944, Colums en 1154, Coluns en 1156[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les recherches archéologiques témoignent de l'ancienneté du peuplement. Elles ont notamment permis de découvrir, successivement, un cimetière et des sarcophages gallo-romains, un important village néolithique, des sarcophages mérovingiens ou un char funéraire datant de l'âge du bronze, et dernièrement (fouilles réalisées par l'INRAP fin 2011) une ferme gauloise au lieu-dit les Grands Champs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Un arrêté préfectoral du 26 février 1973 effectif au 1er mars 1973 associa Sansais à la commune de Coulon qui prit alors le nom de Coulon-Sansais mais un arrêté préfectoral du 1er décembre 1980 effectif le 1er janvier 1981 défit cette association et chacune des deux communes reprit son administration et son nom.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 7 mars 1792 Pierre Grelet   mort en fonction
14 juillet 1792 1794 Gabriel Jamois    
1795 1798 Joseph Guillemot    
1798 1799 Gabriel Jamois    
1799 1810 Pierre Soulisse    
1810 1816 Louis Soulisse    
1806 1826 Jean Soulisse    
1826 1830 Gabriel Jamois    
1830 1848 François Faribaud    
1848 1848 Pierre Thizon    
1849 1865 Louis Hercule Grelet    
1865 1872 Edouard Bernard Chambinière    
1872 1874 Eugène Mesnard    
1874 1875 Alexandre Faribaud    
1876 1878 Eugène Mesnard    
1878 1881 Louis Ravard    
1881 1882 Auguste Roy    
1882 1884 --   interim
1884 1888 Eugène Girard    
1888 1892 François Pignoux    
1892 1892 Ernest Riffaud   mort en fonction
1892 1912 Léandre Roy    
1912 1922 Albert Riffaud    
1922 1942 Gabriel Auchier   notaire ; mort en fonction
1942 1944 Léon Sabourin   maire ad interim
1944 1947 André Chatelet    
1947 1961 Louis Tardy   mort en fonction
1961 1961 Pierre Vallaud   premier adjoint, maire ad interim
1961 1976 André Cramois   gendre de Louis Tardy
1976 1989 Maurice Moinard    
1989 16 avril 1998 Pierre Rousseau   Banquier
1998 2001 Jacques Rousseau    
2001 mars 2008 Michel Grasset DVG  
mars 2008 2010 Albert Cheminet[3]   Décès
2011 En cours Michel Simon[4] DVG Directeur de la Niortaise des Eaux

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Coulon, cela correspond à 2004, 2009, 2014[6], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 392 875 1 418 1 507 1 480 1 601 1 652 1 731 1 755
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 814 1 775 1 810 1 752 1 740 1 777 1 749 1 785 1 753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 648 1 642 1 583 1 406 1 444 1 471 1 470 1 456 1 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 408 1 461 1 975 1 660 1 870 2 074 2 180 2 211 2 250
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Promenade en barque au départ de Coulon.

Coulon a longtemps vécu avant tout de l'élevage et d'une agriculture à cycle court. Aujourd'hui la localité s'appuie principalement sur le tourisme, comme en témoignent hôtels, restaurants et chambres d'hôtes qui accueillent plusieurs mois par an un grand nombre de visiteurs, seuls ou en groupes. C'est le principal point de départ de la région pour les traditionnelles promenades en barques plates – localement dénommées « batais » –, avec ou sans batelier-guide, mais on peut également la découvrir en louant des bicyclettes ou en empruntant un petit train.

Le village a fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France » jusqu'en janvier 2009. Depuis le 14 octobre 2015, Coulon est devenue une « Petite cité de caractère ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Maison du Marais poitevin sur la place de la Coutume.
L'église de la Sainte-Trinité.
  • Place de la Coutume – Maison du Marais poitevin : ancienne résidence des percepteurs du droit coutumier (d'où son nom précédent de « Maison de la Coutume ») qui prélevaient des taxes sur les marchandises transportées sur la Sèvre niortaise par les bateliers, afin d'entretenir les voies d'eau. Cette « Grande Coutume de Sèvres » instaurée dès le XIVe siècle, s'ajoutait au droit de quai, « le rivage » levé dans chacun des nombreux petits ports des différents villages maraîchins. Cette maison accueille aujourd'hui un écomusée.
  • Église de la Sainte-Trinité : fondée en 830 par les moines de Charroux, l'église a été plusieurs fois reconstruite[9], à l'époque carolingienne, puis à l'époque romane. Restaurée au XVe siècle après la guerre de Cent Ans, elle a été incendiée en 1569. Au moment de la révocation de l'Édit de Nantes, 158 protestants y ont abjuré leur foi. Les autres se sont réfugiés dans le marais ou ont choisi l'émigration. Pendant la Révolution elle a été utilisée comme grange à foin, puis partiellement reconstruite au XIXe siècle. La façade sud de l'église (à droite sur la photo ci-contre) est dotée d'une sorte de "tour de guet" dont l'usage n'est pas connu et non pas d'une chaire extérieure comme décrit trop souvent (l'abbé Loth, qui fut curé de Coulon de 1912 à 1929, dans ses bulletins paroissiaux, comme dans ses autres écrits, qui bien sûr connaissait bien son église et son histoire n'a jamais mentionné l'existence d'un "prêchoir extérieur"[10]) D'autres arguments viennent en contradiction de l'utilisation en tant que prêchoir : au pied de cette tour se trouvait avant, l'ancien cimetière et le jardin de la cure.

Cette église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [11].

  • Quai Louis-Tardy.
  • Ruelle du Faisan (faisant partie d'une douzaine de venelles piétonnes).
  • Sites mégalithique : deux sites ont été fouillés à Montigné en 1978 et aux Grands Champs en 2011 (sur un troisième site a été retrouvée une roue de char funéraire en bronze au Champ du Maréchal, maintenant exposée dans le musée du Donjon a Niort[12] et sur un quatrième à Thorigné a été retrouvé un crochet à viande).
  • Centre socioculturel du Marais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Marathon[modifier | modifier le code]

Coulon est le lieu de départ et d'arrivée du "Maraisthon", événement sportif annuel au mois de juin, qui comporte plusieurs courses pédestres, dont un marathon dans le marais Poitevin[13].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Clouzot, Les marais de la Sèvre Niortaise et du Lay du Xe à la fin du XVIe siècle, H. Champion, 1804, 282 p.
  • Louis Perceau, Contes du Marais Poitevin , La Geste, La Crêche, 2017. Récits sur Coulon et ses environs au début du XXème siècle (Ce sont les Contes de la Pigouille).

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Coulon, Venise verte, film documentaire de Cristian Renazeau, 2006 (DVD) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 649, (ISBN 2600028838)
  2. [1]
  3. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  4. [2]
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 26 décembre 2016.
  6. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 3 avril 2012)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no IA79001187, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Recherche réalisée par Messieurs Jacky CARRIO,Jean-Louis GIBAULT et Madame Maryse COURSAUD, auteurs d'un livre paru sur COULON
  11. Notice no PA00101223, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Bulletin de la Société préhistorique française »
  13. [3]