Coulanges (Allier)

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Coulanges
Coulanges (Allier)
Église Saint-Révérien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Dompierre-sur-Besbre
Intercommunalité Communauté de communes Le Grand Charolais
Maire
Mandat
Daniel Melin
2014-2020
Code postal 03470
Code commune 03086
Démographie
Gentilé Coulangeois
Population
municipale
349 hab. (2016 en augmentation de 14,43 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 29′ 09″ nord, 3° 51′ 38″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 278 m
Superficie 23,96 km2
Localisation

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Coulanges est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur la rive gauche (côté sud) de la Loire, à la limite de la Saône-et-Loire. Elle se trouve dans les Basses Marches du Bourbonnais.

Digoin est à 10 km à l'est[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses sept communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Coulanges
Pierrefitte-sur-Loire Perrigny-sur-Loire (S.-et-L.)
Saint-Agnan (S.-et-L.)
Saligny-sur-Roudon Coulanges Molinet
Monétay-sur-Loire Le Pin

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route nationale 79 (portion de la route Centre-Europe Atlantique, RCEA, et de la route européenne 62), ainsi que par la route départementale 779 passant par le bourg (rue Nationale)[2].

La route départementale 59 (route de Monétay) relie la D 779 à deux kilomètres à l'est du bourg et Monétay-sur-Loire. La route départementale 595 relie le bourg au Bois des Forges, au sud, de l'autre côté de la RCEA[2].

Le canal latéral à la Loire traverse la commune. L'écluse de Talenne est à xxx m en amont du bourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin colonica.

Le paysan libre obtenait le droit de s'établir dans une colonica dont il était le colon.
Des colonicæ sont apparues dès le VIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mortillon est l'un des sites préhistoriques les plus importants de la rive gauche de la Loire. Il inclut des vestiges du Paléolithique, du Néolithique, de l'âge du bronze, de l'âge du fer et de l'époque gallo-romaine[3].

Néolithique[modifier | modifier le code]

Une sépulture néolithique découverte en 1885 au lieu-dit la Michodière[3] contenait, outre les vestiges humains abrités sous de grosses pierres plates, cinq fragments de meules dormantes fortement creusées par un long usage ; deux broyeurs de 264 g chacun, l'un en grès fin compact et l'autre en silex blanc stratifié ; un grattoir finement retouché à l'une de ses extrémités ; une lampe en terre cuite de forme allongée, façonnée entièrement à la main, d'une pâte très rugueuse.
Autour de la sépulture étaient placés plusieurs vases en terre brune de tailles différentes[4], sans pied, aux parois fines, lissés à l'extérieur à l'aide d'un ébauchoir, et dont les parois intérieures portent les empreintes de l'« âme » de paille ou foin utilisée dans le processus de façonnage ; ces vases sont tous entièrement brisés par le poids des pierres et de la terre. Plusieurs fragments portaient des anses mamelonnées et perforées transversalement. Plusieurs cols montrent une large ouverture[5] ; et plusieurs sont ornés d'un ruban en saillie, marqués par des pincements saillants obtenus en serrant l'argile entre deux doigts[6].

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Pendant l'hiver 1956-1957 les crues de la Loire ont rongé son talus en rive gauche entre Mortillon et Talenne[2] ; pendant l'étiage de l'été 1957, les docteurs Chigot et J. Michel ont trouvé dans le talus des débris de poteries. Ils ont mis au jour des tessons de sigillée[7] ; et de nombreuses terrines en poterie commune, à lèvre pendante et déversoir, à fond plat, dont certaines portaient une estampille sur la lèvre[8].

Atelier de poterie antique de Mortillon[modifier | modifier le code]

Un important Atelier de poterie antique a été découvert à la fin des années 1950 ou en 1960-1961[8] près de Mortillon et près du pont de la D779 sur le canal[2],[9].

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Talenne, sur les bords de la Loire, a lieu depuis le XIVe siècle la foire de Talenne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Daniel Melin[10] DVG Professeur des écoles

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 349 habitants[Note 1], en augmentation de 14,43 % par rapport à 2011 (Allier : -0,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
612564651707801803723738754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
769814822795812840788774789
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
789761762606593593592504502
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
512460419329339308305305340
2016 - - - - - - - -
349--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Coulanges », sur le site de l'Institut géographique national (archive), sur wikiwix.com.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Notes sur la démographie
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Coulanges », sur google.fr/maps (consulté en /11/2019).
  2. a b c d et e « Coulanges et Mortillon, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  3. a et b [Pérot 1916] Francis Pérot, « Sépulture Néolithique de Mortillon, à Coulanges (Allier) », Bulletin de la Société préhistorique de France, t. 13, no 5,‎ , p. 257-260 (lire en ligne [sur persee]), p. 257.
  4. Pérot 1916, p. 258.
  5. Pérot 1916, p. 259.
  6. Pérot 1916, p. 260.
  7. [Fournier et al. 1961] Pierre-François Fournier (chef d'équipe de chercheurs) et al., « Circonscription de Clermont-Ferrand », Gallia, vol. 19, no 2,‎ , p. 355-367 (lire en ligne [sur persee]), p. 355.
  8. a et b Fournier et al. 1961, p. 356.
  9. [Poursat et al. 1965] J.-Cl. Poursat (chef d'équipe de chercheurs) et al., « Circonscription d'Auvergne », Gallia, vol. 31, no 2,‎ , p. 439-450 (lire en ligne [sur persee]), p. 449.
  10. Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.