Coulée verte de Colombes

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Coulée verte de Colombes
Image illustrative de l'article Coulée verte de Colombes
La coulée verte près de son entrée nord. On voit sous le pont les restes de la voie ferrée
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Colombes
Caractéristiques
Type Coulée verte
Localisation
Coordonnées 48° 55′ 04″ nord, 2° 15′ 35″ est

Géolocalisation sur la carte : France

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Coulée verte de Colombes

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Coulée verte de Colombes

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Coulée verte de Colombes

La Coulée verte de Colombes, en France, est une promenade aménagée à l'emplacement d'une voie ferrée désaffectée entre la gare de Colombes au nord et la gare de les Vallées à la Garenne-Colombes au sud, sur une longueur de 1 km environ.

Création de la voie ferrée[modifier | modifier le code]

Une enquête publique est lancée en juillet-août 1874 pour la création d'une voie de raccordement entre la ligne d'Argenteuil d'une part et les lignes de l'ouest vers Saint-Germain, Versailles et Rouen d'autre part. Sans avoir à passer par Paris, ni même traverser la Seine au pont d'Asnières. L'enquête remporte l'adhésion des communes et du conseil général de la Seine [1].

La loi du 21 décembre 1875 autorise cette création. Mais le projet avance lentement, à cause des réticences des propriétaires. Le conseil municipal essaye de s'y opposer, car la voie allait couper de nombreux chemins et rues par des passages à niveau. Cependant quelques franchissements sont prévus avec des ponts routiers [2].

Ce n'est qu'en octobre 1879 qu'un tribunal civil approuve les expropriations nécessaires. La voie ouvre en 1881 pour le seul trafic de marchandises [1]. En raison des contraintes des locomotives à vapeur, elle est quasiment horizontale, en remblai sur la partie nord et en tranchée sur la partie sud. C'est le passage à niveau des Monts-Clairs qui fait l'objet du plus de plaintes, avec même le dépôt d'une pétition à la mairie en 1892 [2].

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, cette voie ferrée voit passer des convois militaires, transportant notamment des troupes allemandes et des batteries anti-aériennes [2],[1].

En 1966, les locomotives à vapeur laissent la place aux locomotives diesel, la voie ferrée n'ayant jamais été électrifiée [2]. Des trains complets de 750 m chargés de voitures neuves en provenance des usines de Poissy l'empruntent, entrainant de longues attentes au passage à niveau [2].

Elle est désaffectée en 1979 [2],[1].

La transformation[modifier | modifier le code]

Pendant seize ans, la nature a repris ses droits. La double voie ferrée a été conservée (même si elle est partiellement enterrée).

En 1995, l'emplacement a été aménagé en site de sensibilisation à l’environnement dans sa partie nord (celle vers Colombes). Il est géré de façon écologique afin de favoriser la biodiversité de la faune et de la flore, d’où son aspect sauvage. Des leviers d'aiguillages (levier à serrure Bourré, levier en I) sont conservés et entretenus à des fins pédagogiques.

Deux wagons servent à la fois de bureaux et de salle d’accueil des scolaires tout au long de l'année.

La partie sud (celle vers les Vallées) a été aménagée et ouverte au public en 2006.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d http://www.colombes.fr/documents/Publications/Guides/voies_des_chemins_de_fer.pdf
  2. a, b, c, d, e et f Mosaique, le journal de la ville de Colombes, n° 43, décembre 2012-janvier 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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