Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi

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Le comte Richard Nikolaus von Coudenhove-Kalergi
Image illustrative de l'article Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi

Titre Le comte von Coudenhove-Kalergi
Biographie
Dynastie Drapeau de l'Autriche Autriche
Nom de naissance Aoyama Eijirou
Naissance
Tokyo
Décès
Schruns
Père Heinrich Johann Maria von Coudenhove
Mère Aoyama Mitsu
Conjoint
  • Ida Roland
  • La comtesse Alexandra de Tiele-Winkler
  • Melanie Benatzky-Hoffmann
Enfants
  • Erika (fille adoptive)
  • Alexander (fils adoptif)

Le comte Richard Nikolaus Eijiro von Coudenhove-Kalergi (en allemand : Richard Nikolaus Eijiro Graf Coudenhove-Kalergi[1] ; en japonais : リヒャルト・ニコラウス・栄次郎・クーデンホーフ=カレルギー Rihiyăruto-Nikorausu 栄次郎 (= Eijiro) Kūdenhōfu-Karerugī) né le 16 novembre 1894 à Tōkyō au Japon et mort le 27 juillet 1972 à Schruns en Autriche, est un homme politique, essayiste, historien et philosophe d'origine austro-hongroise par son père et japonaise par sa mère. De nationalité tchèque dès 1919 (après la chute de l’Empire d’Autriche-Hongrie) puis française en 1939. C'est l'un des premiers à avoir proposé un projet moderne d'Europe unie. Il peut être considéré, au sens large, comme l'un des pères de l'Europe dont il est un initiateur et un militant important.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un diplomate austro-hongrois polyglotte (il connaît seize langues) et de la japonaise Mitsuko Aoyama, il passe son enfance au château familial de Ronsberg en Bohême puis entre au Thérésanium de Vienne, collège le plus réputé et le plus cosmopolite de l'Empire. Passionné par la philosophie, il poursuit ses études à l'université de Vienne et en devient docteur en philosophie en 1917. À la fin de la guerre et le démantèlement de l'Empire austro-hongrois, Il devient de nationalité tchécoslovaque (en 1919) et se détourne finalement de la philosophie pour commencer à publier des articles sur la nécessité d'un nouvel ordre européen.

Il est très tôt convaincu de la nécessité de promouvoir l'esprit européen davantage que la convergence d'intérêts matériels pour obtenir la paix en Europe. Il cherche le soutien du président tchécoslovaque Tomáš Masaryk, qui se dérobe sur l’essentiel. Coudenhove-Kalergi entreprend donc de lancer le mouvement lui-même. Ainsi, il lance son premier appel à l'unité du Vieux continent dès 1922, qui est peu entendu. Fasciné par le personnage malgré son nationalisme affiché, il se tourne alors vers Benito Mussolini, croyant y voir un nouveau Mazzini qui pourrait faire triompher la cause européenne. Il se heurte à un silence évocateur et plein de mépris.

En octobre 1923, il propose le premier projet moderne d'une Europe unie dans son livre Paneuropa, ouvrage prophétique et mobilisateur (édité en français en 1927, 2e édition, 1988 et 3e en 1977). Pour Nicklaus Richard de Coudenhove-Kalergi, face au risque d’autodestruction que ferait courir une nouvelle guerre mondiale nécessairement plus destructrice que celle de 14-18, face à la concurrence américaine, et surtout au danger russe, l’Europe n’a d’autre choix que de s’unir.

Pour diffuser ses idées, il fonde le Mouvement paneuropéen, dont le premier congrès, qui réunit plus de 2 000 participants, a lieu à la Konzerthaus de Vienne du 3 au 6 octobre 1926. Il choisit comme symbole du mouvement la croix rouge des croisades, symbole le plus ancien d’une union européenne supranationale face à un ennemi commun, sur un soleil d’or, le soleil d’Apollon, qui figure l’esprit européen dont le rayonnement a éclairé le monde entier. Ainsi sont réunies les sources grecques et chrétiennes de l’Europe.

Son message est perçu dès l'Entre-deux-guerres par de nombreux intellectuels (A. Einstein, S. Freud, Thomas Mann, Ortega y Gasset, D. de Rougemont, etc.) ainsi que par un bon nombre de personnalités politiques comme Édouard Herriot, Konrad Adenauer, Robert Schuman, Alcide De Gasperi, Winston Churchill et surtout Aristide Briand, dont le projet d'Union européenne qu'il présente en 1929 devant la Société des Nations à Genève doit en effet beaucoup à Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi. C'est également Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi qui a lancé l'idée, en 1923, de réunir le charbon allemand et le minerai français, projet qui se concrétise en 1951 sous le nom de Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).

En 1938, du fait de l'Anschluss, il doit se réfugier en Suisse, d'autant que sa femme est juive et qu'il est haï par Adolf Hitler. De là, il part pour les États-Unis, où il enseigne à l'université de New York. Il y dirige un séminaire de recherches pour la création d’une fédération des États européens qui devient le centre de l’Union Paneuropéenne en exil. Il prend cependant la nationalité française en 1939. La fin de la guerre l'amène à revenir en Suisse, dans un premier temps à Gstaad. Après avoir suggéré en 1947 la création du premier timbre-poste européen, c'est dans cette petite station de sports d'hiver qu'il fonde en 1947 l'Union parlementaire européenne, qui débouche après la tenue du Congrès de l'Europe à La Haye en 1948 sur la création du Conseil de l'Europe, et inspire celle du Parlement européen.

Lors de la fondation de la CECA et de la CEE, Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi et Paneurope craignent la naissance d’une Europe des hommes d’affaires plutôt qu’une Europe de compatriotes. Il se rapproche du Général de Gaulle après le 13 mai 1958, afin de faire triompher une conception plus politique de l’Europe unie et Il apportera son soutien au Plan Fouchet (1961-1962). Ce rapprochement lui vaudra de nombreuses critiques dont celle de "gaullisme" au sein des divers mouvements européens avec lesquels il sera parfois en conflit directs. Ce sera le cas avec le Mouvement européen dont il est président d'honneur depuis 1952. Il démissionnera de ce mouvement en 1969.

Notons que dans l'Entre-deux guerre et jusqu'à la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier, l'influence de Nicklaus Richard de Coudenhove-Kalergi est grande en Europe. Mais peu à peu, ses idées européennes à visées fédéralistes le font passer au second plan. Et, bien qu'il luttera toute sa vie afin de diffuser ses idées, l'Europe qui se construit sous ces yeux n'est pas celle pour laquelle il milite. Il est aussi important de souligner que malgré toutes les difficultés rencontrées (manque de soutiens politiques, difficultés financières, tensions à l'interne de l'Union paneuropéenne international et avec les sections nationales, particulièrement avec la section allemande), Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi continuera à rédiger des articles, donner des cours et des conférence, correspondre avec de nombreux hommes politiques d'Europe et de la communauté européenne ainsi qu'avec des intellectuels. Jusqu'à sa mort en 1972, il ne cessera pas, depuis la Suisse, de voyager, de défendre et diffuser ses idées.

Son travail acharné, fera de lui, le 18 mai 1950, le premier lauréat du Prix International Charlemagne. Plusieurs fois proposé au Prix Nobel de la Paix, il recevra aussi d'autres prix dont le Prix Sonning en 1965, le Prix Charles IV empereur du Saint Empire romain (1966) et, en 1967, le premier Prix de la Paix de la La Fondation Kajima de Tokyo ainsi que le Konrad Adenauer Preis 1972 für Politik. À cela, il faut ajouter de nombreuses reconnaissances nationales comme l'obtention de la première classe de l'Ordre du trésors sacrés du Japon (1945), decla médaille du Mérite de la République autrichienne (1962), du grade de Commandeur de l'Ordre du mérite de la République italienne (1969), de la Légion d'honneur de la République française (dernière grande en 1971), de l'Ordre du mérite de la République fédérale d'Allemagne (1972)[2].

Si son œuvre en faveur de la fédération de l'Europe est grande, c'est aussi Coudenhove-Kalergi qui le premier propose en 1929 d'adopter comme hymne européen l’Ode à la joie de Schiller sur la musique de la Neuvième symphonie de Beethoven. Il est par ailleurs l'auteur en 1930 de la première proposition de célébrer une journée de l'Europe en mai.Il désirera aussi la création d'un drapeau européen et d'un timbre européen.

Dates de sa vie, de sa pensée et du développement de l'idée européenne[modifier | modifier le code]

Naissance et études[modifier | modifier le code]

1894, 17 novembre : Naissance à Tokyo au Japon (sa mère est japonaise). Son père est diplomate dans l'Empire austro-hongrois[3].

1906, 14 mai : Mort de Heinrich Coudenhove-Kalergi, père de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi[3].

1908 : Début de ses études à Vienne. Internat du Theresianum[3].

1913 : Début de ses études de philosophie à l'Université de Vienne[3].

1914 : La Première guerre mondiale éclate, mais Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi est réformé. Il n'ira donc jamais au front[3].

1915 : mariage avec Ida Roland (née le 18 février 1881 et décédée le 27 mars 1951, comédienne austro-allemande de religion juive), née Klausner, le 31 août 1916 (divorcée de NN. Bastien). Avec elle, il adoptera sa fille Erika (1881-1951)[3].

1917 : il devient docteur en philosophie[3].

1919 : à la suite du traité de Versailles qui clôt la Première Guerre mondiale, il devient tchécoslovaque. Il s'engage dans la pensée du mouvement européen[3].

1921 : son premier ouvrage : Ethik und Hyperethik. Jusqu'en 1922, Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi s'occupe de considérations d'esthétiques et de morale avant de traiter de sujets européens[3].

Naissance de sa vision de l'Europe durant l'Entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

1922, 21 juillet : Premier appel de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi à l'unité de l'Europe dans la Neue Freie Presse de Vienne et la Vossiche Zeitung de Berlin, tire : « La Question européenne ». Naissance du Mouvement pour les États-Unis d'Europe ou Mouvement Paneuropéen.

1923 : Sortie à Vienne de son livre : Paneuropa (traduction française en 1926). Création des éditions paneuropéennes et du mouvement paneuropéen.

Autres parutions : Revolution durch Technik/ADEL/Mutterlan Europa/Die Europäische Mission der Frau/Der Gentleman.

Naissance de son idée de réunir le charbon allemand et l'acier français. Il faudra attendre 1951 pour voir naître la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).

1924 : Début de la publication de la revue mensuelle Paneuropa. Autres publications : Manifeste européen/Krise der Weltanschauung.

Le Secrétariat général du Mouvement Paneuropéen s'installe à Vienne (Hofburg).

1925 : Tournées de conférences. Fondation de : American Cooperative Committee of the Paneuropan Union. Publications : Kampf um Paneuropa/Praktischer Idealismus.

1926, 3-6 octobre : Ier Congrès Paneuropéen, Vienne.

1927 : Publications de : Held und Heiliger/Kampf um Paneuropa II.

1929 : Présentation de l'idée européenne à Société des Nations (Genève) par Aristide Brian : « Entre des peuples qui sont géographiquement groupés comme les peuples d'Europe, il doit exister une sorte de lien fédéral ».

Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi propose la création de l'hymne national européen (une musique de Beethoven – Ode à la joie).

1930 : IIe Congrès Paneuropéen, Berlin.

Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi propose de célébrer une journée de l'Europe au mois de mai.

Publications : Kampf um Paneuropa III/Los vom Materialismus.

1931 : Publications : Staline & Co/Gebote des Lebens.

1932 : IIIe Congrès Paneuropéen, Bâle.

1933, 30 janvier : Hitler prend le pouvoir en Allemagne.

1933, 2 décembre : Inauguration du Centre économique Paneuropéen, Vienne.

1933 : Parution : Judenhass von heute.

1934, 17 mai : Le gouvernement autrichien dit son adhésion à la politique paneuropéenne.

1935 : IVe Congrès Paneuropéen, Vienne.

Parutions : Europa ohne Elend/Europa erwacht.

1936, mai : Congrès agraire paneuropéen, Vienne.

1937 : Parution de : Total Mensch, Totaler Staat. Traduction française en 1939.

Dans la tourmente de la Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1938 : À l'Anschluss, Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi doit fuir l'Autriche pour la Suisse (avec l'aide de M. Jaeger, ambassadeur de Suisse). À Vienne, le secrétariat général de l'Union Paneuropéenne est perquisitionné. Ses archives sont saisies et étudiées par la Gestapo. À la fin de la Seconde guerre mondiale, elles seront emportées en URSS, à Moscou, où elles demeurent toujours (mais des photocopies d'une partie de ces archives se trouvent dans le fonds privé PP 1000 aux Archives cantonales vaudoises). Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi croira toutefois toutes sa vie à la perte totale de ses archives personnelles antérieures à son exil.

En transitant par la France (dont il obtient la nationalité en 1939), il part pour les États-Unis d'Amérique. C'est de là qu'il organise l'Union Paneuropéenne en exil.

Parution : Kommen die Vereinigten Staaten von Europa (traduction française en 1939).

1939 : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi obtient la nationalité française puis fuit aux États-Unis.

Mai, à Paris, grande manifestation paneuropéenne.

1940 : Occupation de la Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Danemark, Norvège. Défaite de la France et appel du Général de Gaulle le 18 juin. L'Italie entre en guerre aux côtés de l'Allemagne.

1940, mi-août : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi part pour les États-Unis d'Amérique en s'embarquant de Lisbonne dans un avion pour New York.

1942 : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi dirige (professeur à l'Université de New York) le séminaire : « L’Europe fédérale de l'après-guerre ».

Constitution du Comité américain pour une Europe unie et libre.

1943 : Ve Congrès Paneuropéen, New York. W. Churchill communique par écrit son désir de voir se créer le Conseil de l'Europe. Il affirme : « Il existe un remède qui, s'il était généralement et spontanément adopté par la grande majorité des peuples dans de nombreux pays pourrait, comme par miracle, rendre l'Europe aussi libre et heureuse que la Suisse de nos jours. […] Nous devons construire une sorte d'États-Unis d'Europe. […] La première étape consiste à former un Conseil de l'Europe. Et de ce travail urgent, la France et l'Allemagne doivent ensemble prendre la direction. […] Je vous dis donc : « Debout, l'Europe ! » ».

Premiers contacts épistolaires avec le Général de Gaulle qu'il rencontrera en 1946.

Chute de Benito Mussolini et occupation par les Alliés (Angleterre, États-Unis, URSS et France) du Nord de l'Italie.

Publications : Post-war European federation/Crusade for Europe.

1944, 6 juin : Débarquement Allié en Normandie.

1945 : Signature à San Francisco de la Charte des Nations Unies, charte fondatrice de l'ONU, dont l'article 52 autorise la potentielle fondation d'une organisation européenne unie.

1945, 8 mai : Capitulation de l'Allemagne.

L'après la guerre et les mouvements européens[modifier | modifier le code]

1946 : Retour en Europe. En Suisse d'abord (Gstaad).

À Zürich, grand discours de Winston Churchill : Ressuscitez l'Europe.

Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi envoie, à 4256 parlementaires des pays libres d'Europe, un questionnaire sur la question européenne.

1947, septembre : Ier Congrès Parlementaire européen.

Suggestion par Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi de la création du premier timbre poste européen.

1947 : Il fonde à Gstaad l'Union parlementaire européenne ou Union Paneuropéenne.

1947, 7 septembre : Ier Congrès Parlementaire européen, Gstaad.

1948, 7 mai : Congrès de l'Europe de La Haye (président : W. Churchill) qui permet la création du Conseil de l'Europe qui inspire la création du Parlement européen.

1948, 1er septembre : IIe Congrès Parlementaire européen, Interlaken (présence d'une grande délégation allemande)

Publication : Europe Seeks Unity.

1949, 2 juillet : IIIe Congrès Parlementaire européen, Strasbourg.

Publication : Kampf um Europa.

1949, 8 août : Création du Conseil de l'Europe, Strasbourg.

1950, 9 mai : Robert Schuman communique en faveur de la constitution de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA).

1950,18 mai : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi est lauréat du Prix Charlemagne qui est attribué pour la première fois, Aix-la-Chapelle (diplôme et médaille aux Archives cantonales vaudoises).

1951 : Création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) : France, Allemagne, Italie et Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). Elle entre en vigueur – pour 50 ans - entre 1952-1953. Elle sera officiellement dissoute en 2002.

Depuis la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA)[modifier | modifier le code]

1952 : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi est élu président d'honneur du Mouvement Européen (avec W. Churchill, K. Adenauer, R. Schumann, de Gasperi et Spaak).

Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi épouse la Suissesse Alexandra Karolina Gräfin von Tiele (8 septembre 1896-21 janvier 1968), divorcée en 1935 de Claus-Hubert Wilhelm Adam Graf Tiele-Winckler), née Bally. Il l'épouse en 1952. Avec elle, il adoptera son fils Alexandre.

1952-1953 : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi est contacté par l'organisation du Prix Nobel pour une nomination potentielle.

1953 : Publication : Die Europäische Nation.

1957 : Traité de Rome signé par : France, Allemagne, Italie et Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). Ce traité institue le Marché commun européen et Euratom (soit Communauté européenne de l'énergie atomique).

1960 : Parution : L'Évolution de l'idée européenne.

1962, 15 mai : Signature à l’Élisée du pacte d'amitié franco-allemand.

1965 : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi reçoit le Prix Sonning de l'Université de Copenhague. Il démissionne du Mouvement européen.

Dès cette année, Vittorio Pons devient secrétaire général de l'Union Paneuropéenne. Il sera aussi l'exécuteur testamentaire de l’œuvre écrite de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi. Mario Pons, fils de Vittorio Pons, poursuivra son travail.

1966 : Xème Congrès Paneuropéen, Vienne. Valéry Giscard d'Estaing y demande l'instauration d'une monnaie européenne unique.

Publications : Paneuropa 1962-1966/Ein Leben für Europa.

1967 : La Fondation Kajima décerne à Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi, à Tokyo, le premier Prix de la Paix. L'influence de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi est forte au Japon et ses écrits y ont été traduits et publiés.

1969 : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi épouse l'autrichienne Melanie (née le 21 juillet 1909 et décédée le 19 janvier 1983), née Hoffmann et veuve du compositeur autrichien Ralph Benatzky.

1970, 11 juillet : Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi est invité par Pro Europa Una à allumer la Lampe de la Paix à Subiaco (en Italie), grotte où Saint Benoît a vécu. Saint Benoît a été proclamé saint protecteur de toute l'Europe par le pape Paul VI.

1972, 27 juillet : Décès à Schruns en Autriche. Il est enterré en Suisse, dans l'Oberland bernois.

Noms des mouvements paneuropéens fondés par Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi[modifier | modifier le code]

- Mouvement pour les États-Unis d'Europe ou Mouvement paneuropéen (dès 1922).

- Union Paneuropéenne internationale ou Pan-Europe.

- Union Paneuropéenne (1938).

- Union Paneuropéenne en exil (en 1939).

- Union parlementaire européenne ou Union Paneuropéenne (dès 1947).

- A cela, il faut ajouter les noms des diverses sections nationales.

Le paneuropéanisme de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi, conférence de 1939 (idée d'un patriotisme européen)[modifier | modifier le code]

Idées contenues dans cette conférence :

  • Préserver la paix, éviter la guerre[4]
  • Face à la guerre en cours, reconstruire, après la guerre, une Europe unie, une Europe égale où les peuples et les races seraient égales et non humiliées comme dans le Traité de Versailles[4].
  • Pour atteindre cette unité : Mettre fin à la souveraineté illimitée des États (éviter cette anarchie européenne à 30 États). Se calquer sur le modèle des États-Unis d'Amérique, de l'URSS. Dans d'autres textes, il parle de livrer concurrence aux empires panbritanique, panaméricain, panrusse et panmongol[4].
  • Une Europe qui ne soit pas uniquement basée sur une coopération économique et une unité monétaire[4].
  • Une Europe possédant une force armée commune dont le socle premier serait l'aviation[4].
  • Une fédération européenne qui remplacerait la Société des Nations[4].
  • Une Europe qui serait à la tête de l'humanité[4].
  • Dans une Europe ou la science et les techniques réduisent les instances entre les peuples et les hommes, avancer vers une union pan-européenne avec une base d'égalité nationale, de respect de la liberté humaine. Rejet des modèles de domination du matérialisme du XIXe siècle (capitalisme à outrance), de la domination allemande (raciste et totalitaire) ou bolchevique (communiste et dictatorial)[4].
  • Modèle par excellence, la Suisse qui respecte : a) les droits de l'homme, b) les libertés individuelles, c) l'égalité entre les grands et les petits États et l'intégrité des minorités ethniques et religieuses. Un État qui est axé sur la solidarité en politique étrangère, militaire, monétaire et économique. Le tout en garantissant l'indépendance et l'intégrité de tous les États fédérés. Cette idée de modèle suisse se retrouve dans d'autres écrits de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi. Pour Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi, la Suisse propose un modèle partant d'un subsidiarité qui part du bas et va vers le haut. Les Suisses peuvent aussi élire et voter (comme les initiatives). Le modèles de la double majorité dans les votations suisses[4].
  • Développement d'une mystique européenne : « De même que dans tous être vivant le corps est façonné par l'âme, de même le corps de l'Europe ne naîtra que sous l'impulsion d'un esprit européen » (p. 19). Ces racines mystiques sont à chercher dans : a) la culture classique européenne, b) la foi chrétienne, c) la conception de l'honneur des chevaliers médiévaux[4].
  • L’Europe est une Europe chrétienne : tendance sociale et humanitaire chrétienne. Foi chrétienne[4].
  • C'est une Europe portée par un esprit héroïque et chevaleresque[4].
  • Assurer la paix, mais aussi la renaissance de l'Europe afin qu'elle reprenne son rôle à la tête de la planète[4].
  • Il termine sa conférence par une exhortation à la jeunesse[4].

Le paneuropéanisme de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi en 1966[modifier | modifier le code]

A) Xe Congrès paneuropéen, Vienne (7-10 octobre 1966)[5] : Organisé et voulu par son mouvement pour une union fédéraliste européenne (célébration du 40e anniversaire du Ier Congrès Européen), ce Xe congrès a pour thème central : « pour un patriotisme européen ».

1) Il y établit le constat d'un immobilisme européen, avec une Europe qui attend en vain et avec impatience son union depuis 20 ans.

2) Selon lui, les espoirs de l'Europe ont été déçu par le développement du Conseil de l'Europe et du Parlement européen car il n'a pas été possible de préparer une confédération européenne.

3) Il y a des progrès comme avec le Marché commun qui a permis une solidarité européenne et un développement économique européen donc une prospérité pour des nombreux pays d'Europe, mais pas de confédération européenne.

4) Il faut alors une « nouvelle initiative pour unir 330 millions d'Européens – sans compter les neutres – entre l'Atlantique et le Rideau de fer en une Confédération ».

Ainsi, le congrès demande aux gouvernements responsables :

1) Une approche européenne entre les États qui puisse aussi se construire sur un niveau de politique étrangère, politique de défense et sécurité commune afin de collaborer sur le plan international au même niveau que les États-Unis et l'URSS.

2) Un développement des relations concrètes entre les divers peuples européens et dépasser les strictes accords militaires (OTAN par exemple ou conférences de Yalta) et tenter de surmonter la scission de l'Allemagne en deux états (RDA et RFA).

3) Demande est faite à l'Angleterre et à d'autres pays européens d'accepter les règles communes et de s'intégrer à brève échéance dans les Communautés européennes.

4) La mise sur pied de la création de la monnaie européenne unique.

5) Une accentuation et un développement dans le domaine de la coopération dans le domaine des technologies.

6) La concertation concrète et continue de toutes les forces travaillant à l'union de l'Europe.

B) Le 10 mars 1966, Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi se demande :

1) Si l'Europe a la force de s'unir un jour pour rivaliser par rapport à la Chine, URSS, États-Unis d'Amérique, et autres puissances mondiales montantes. Il désire aussi que l'Europe s'affranchisse peu à peu de la tutelle américaine.

2) Si pour lui, l'Europe économique est effective, une communauté européenne de la défense est un échec. Il regrette aussi l'immobilisme de l'Union Européenne depuis ces 5 dernières années sans initiatives et progrès pour le mouvent. Avant, depuis le traité de Rome de 1957, il y avait pourtant eu des avancées (politique agricole commune,libre circulation des travailleurs union douanière, fonds de développement européen, recherche commune pour le nucléaire et les avances technologiques). Pour lui, le développement européen est trop lent et mou.

3) Il se demande si les Six de l'Europe (dont les 4 grandes puissances) sont conscients de leurs responsabilités dans ce piétinement et s'ils ne vont pas reprendre l'initiative dans les domaines de la politique étrangère dans des domaines comme tenir un équilibre fragile entre amitié avec l'URSS sans perdre celle des États-Unis, de négocier avec ces deux derniers états des traités de paix afin de dépasser la situation héritée de la Seconde guerre mondiale fin du rideau de fer, question allemande par l'autodétermination de cette nation, sur le renforcement et la restructuration de l'OTAN, sur le fait d'assurer la solidarité européenne et de l'étendre à toutes les régions du monde.

4) Il affirme : « L'heure à sonné pour les gouvernements de l'Europe de franchir le Rubicon qui sépare l'Europe d'hier – faible et désunie – de l'Europe de demain – forte et unie, prospère, libre et pacifique ».

Famille et épouses[modifier | modifier le code]

Ses parents sont :

 - Heinrich Coudenhove-Kalergi (12 octobre 1856-14 mai 1906). [6]

- Mitsuko (Mitsu) Coudenhove-Kalergi (1874-1941)[6].

Ses frères et sœurs sont :

- Johann Nicklaus Coudenhove-Kalergi (1893-1965)[6].

- Gerolf Joseph Benedikt Maria Valentin Franz Coudenhove-Kalergi (1896-1978)[6].

- Elisabeth Maria Anna Coudenhove-Kalergi (1898-1936)[6].

- Olga Marieta Henriette Maria Coudenhove-Kalergi (1900-1976)[6].

- Ida Friedrike Maria Anna Gëres, nées Coudenhove-Kalergi (1901-1971)[6].

- Karl Heinrich Franz Maria Coudenhove-Kalergi (1903-1987)[6].

Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi se mariera trois fois et adoptera deux enfants :

- 1916 : l'actrice germano-autrichienne Ida Roland (née le 18 février 1881 et décédée le 27 mars 1951), née Klausner (divorcée de NN. Bastien). Une fille adoptive : Erika[6].

- 1952 : la Suissesse Alexandra Karolina Gräfin von Tiele (8 septembre 1896-21 janvier 1968), divorcée en 1935 de Claus-Hubert Wilhelm Adam Graf Tiele-Winckler, née Bally. Un fils adoptif : Alexandre[6].

- 1969 : l'autrichienne Melanie (née le 21 juillet 1909 et décédée le 19 janvier 1983), née Hoffmann et veuve du compositeur autrichien Ralph Benatzky[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie : Monographies de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi [modifier | modifier le code]

En plus de l'allemand, le français, l'anglais, Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi a été traduit en : japonais (l'entier de ses œuvres), en italien, en espagnol, en grec et d'autres langues encore. Notons encore qu'en plus de sa production de monographies, Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi a écrit un très grand nombre d'articles dans la presse européenne ainsi que des lettres ouvertes, mémorandum, propositions, discours[7], ...

a) Monographies allemandes[8] :

  • Ethik und Hyperethik, Leipzig, 1921.
  • Revolution durch Technik, Leipzig, 1923.
  • ADEL, Leipzig, 1923.
  • Mutterlan Europa, Zurich, 1923.
  • Die Europäische Mission der Frau, Zurich, 1923.
  • Der Gentleman, Zurich, 1923.
  • Paneuropa, Vienne, 1923.
  • Krise der Weltschauung, Vienne, 1924.
  • Kampf um Paneuropa, Vienne, 1925.
  • Praktischer Idealismus, Vienne, 1925.
  • Held und Heiliger, Vienne, 1927.
  • Kampf um Paneuropa II, Vienne, 1927.
  • Kampf um Paneuropa III, Vienne, 1930.
  • Los vom Materialismus, Vienne, 1930.
  • Staline & Co, Zurich, 1931.
  • Gebote des Lebens, Zurich, 1931.
  • Judenhass von heute, Zurich, 1933.
  • Europa ohne Elend, Zurich, 1935.
  • Europa erwacht, Zurich, 1935.
  • Total Mensch, Totaler Staat, Zurich, 1937.
  • Kommen die Vereinigten Staaten von Europa, Glarus, 1939.
  • Kampf um Europa, Zurich, 1949.
  • Die Europäische Nation, Stuttgart, 1953.
  • Paneuropa 1962-1966, Munich, 1966
  • Ein Leben für Europa, Cologne, 1966.

b) Monographies françaises[8] :

Manifeste européen, Vienne, 1924.

Pan-Europe, Éditions Paneuropéennes, Paris, 1927 (2e édition, 1988 - 3e,1997).

Héros ou Saint, Éditions Rieder, Paris, 1929.

L'homme et l'État totalitaire, Plon, Paris, 1939.

L'Europe Unie, Éditions Paneuropéennes, Glaris, 1939.

J'ai choisi l'Europe, Plon, Paris, 1952.

L'Évolution de l'idée européenne, Paris, 1960.

Europe, puissance mondiale, Stock, Paris, 1972.

c) Monographies anglaises[8] :

Post-war European federation, New York, 1943.

Crusade for Europ, New York, 1943.

Europe Seeks Unity, New York, 1948.

d) Articles-conférences[8] :

COOPER DUFF, COUDENHOVE-KALERGI R.N., L'Europe de demain. Conférences du 17 mai 1939 aux Ambassadeurs, 1939.

Bibliographie : à propos de l'Europe, l'Union paneuropéenne et Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi[modifier | modifier le code]

De manière générale, voir également "Sources et moyens d'information sur Pan-Europe", soit Sources d'archives, sources publiées, Travaux", dans Richard N. Coudenhove-Kalergi, "Pan-Europe". Avant-propos d'Otto de Habsbourg. Introduction d'Alain Peyrefitte, Gstaad, 1997, pp. XVII-XXXV (PP 1000/199)[9].

- BERTELLA FARNETTE Paolo, Coudenhove-Kalergi, Fulbright e la lotta per gli Stati Uniti d'Europa, Modena : Università degli studi di Modena e Reggio Emilia, 2002. - CONZE Vanessa, Richard Coudenhove-Kalergi. Umstrittener Visionär Europas, Geichen/Zürich, 2004, 108 p[9].

- "Coudenhove-Kalergi, Inauguration du buste", Strasbourg, Pan-Europe, 1989, 11 p[9].

- DEZSY Hanne, Gentleman Europas : Erinnerungen an Richard Graf Coudenhove-Kalergi, Wien, cop. 2001[9]

- FLEURY Antoine, "Permanence de l'espace européen chez Coudenhove-Kalergi. Nations, grandes puissances", in : "Cahiers de la Fondation Charles de Gaulle" no 6 (1999), Paris, p. 49-62[9]

- IANNO Matteo, Paneuropa, una proposta : il Conte Coudenhove-Kalergi, [Cordoba], [s.d.], 482 p. [dact.][9]

- ITALIAANDER Rolf, Richard N. Coudenhove-Kalergi : Begründer der Paneuropa-Bewegung, Freudenstadt , 1969, 125 p[9].

- KAROUSSOS Dimitri, La pensée politique de Coudenhove-Kalergi (1894-1972) des origines à 1939, Aix-en-Provence, s.n., [1995], 212 p. []dact[9].

- KRIEGER Erhard, Grosse Europäer heute : Erasmus von Rotterdam, Carl J. Burckhardt, Richard Graf Coudenhove-Kalergi, Albert Camus, Frankfurt-am-Main, 1964, 162 p[9].

- LARCAN Alain (textes rassemblés par), Richard Coudenhove-Kalergi-Charles de Gaulle : colloque organisé à Nancy le 14 novembre 1998 par la Fondation Coudenhove-Kalergi, la Fondation Charles de Gaulle et l'Université de Nancy-II, in : "Cahiers de la Fondation Charles de Gaulle" no 9 (1999), Paris/Fondation Charles de Gaulle et Genève/Fondation Coudenhove-Kalergi, 1999, 279 p[9].

- LISMONT Edith, Graaf R.N. Coudenhove-Kalergi : evolutie van de Paneuropa-Idee 1922-1967, [Louvain], 1968, 145 f[9]

- JILEK Lubor, Pan-Europe de Coudenhove-Kalergi, l'homme, le projet et le Mouvement européen, s.d., s.l., 4 p[9]

- JILEK, Lubor] Fondation Archives Européennes. Pan-Europe (1923) et le mouvement paneuropéen. Guide de recherche, Genève, 1994, 52 p[9].

- JILEK Lubor, "Is a continental vision still relevant ? : Coudenhove-Kalergi's blueprint for Europe ?", in : "Human security", 2004/2005, no. 9, p. 199-203[9]

- JILEK Lubor, "Coudenhove-Kalergi Richard N. (de) (1894-1972)", in : "Dictionnaire critique de l'Union européenne", Paris, 2008, p. 92-93[9].

- JILEK Lubor, "Esquisse biographique de Richard N. Coudenhove-Kalergi. L'homme et le mouvement", in : "Cahiers de la Fondation Charles de Gaulle" no 6 (1999), Paris, p. 205-209[9]

- LUKASZEWSKI Jerzy, "Coudenhove-Kalergi (1894-1972) et Paneurope", p. 52-80[9]

- LUKASZEWSKI Jerzy, "Coudenhove-Kalergi", Lausanne, Centre de recherches européennes, 1977, 18 p[9].

- Penser l'Europe. Quarante ans d'études européennes à Genève, sous la direction de Stella Chervas et Silvio Guindani, Genève : Institut européenne de l'Université de Genève, 2003, 138 p[9].

- PONS, Marco, "Les archives d'un grand européen : Richard de Coudenhove-Kalergi", dans Cadmos, 30, été 1985, p. 75-81[9]

- PONS Marco, La pensée et l'action de Coudenhove-Kalergi. L'idée pacifiste source première de l'œuvre du fondateur de l'Union paneuropéenne 1914-1926, Lausanne, 1979, 158 p. [dact.][9].

- PONS Vittorio et DE LAUNAY Jacques, "Coudenhove-Kalergi, Le Pionnier de l'Europe Unie", Lausanne, Centre de recherches européennes, 1971, 105 p[9].

- POSSELT Martin, La pensée et l'action de Richard Coudenhove-Kalergi (1950-1957), Genève, 1991, 138 p. [dact.][9]

- POSSELT Martin, Richard Coudenhove-Kalergi und die europäische Parlamentarier-Union. Die parlamentarische Bewegung für eine "Europäische Konstituante" 1946-1952, Graz, 1987, 615 p. [dact.][9].

- SAINT-GILLE Anne-Marie, La "Paneurope". Un débat d'idées dans l'entre-deux-guerres, Paris : Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, 2003, 389 p[9].

- "The Record of the First Kajima Peance Award. Recipeint : Count Coudenhove-Kalergi", Tokyo, 1968[9]

- WIEDEMER Patricia, "Graf R.N. Coudenhove-Kalergi und die Paneuropa-Union 1922-1940", Ontario, 125 p[9].

- ZIEGERHOFER-PRETTENTHALER Anita, Botschafter Europas : Richard Nikolaus Coudenhove-Kalergi und die Paneuropa-Bewegung in den zwanziger und dreissiger Jahren, Wien, cop. 2004, 587 p[9].

  • Concernant Ida Roland
    • - COUDENHOVE-KALERGI Richard, Ida Roland in memoriam, London, 1951[9]
    • - KOLL U., I. Roland, Dissertation, Wien, 1970[9].
    • - ULLMANN L., Die Roland, Wien/Leipzig, 1922[9].

En plus :

- Une liste chronologique des articles, brochures et livres publiés par Richard Niklaus de Coudenhove-Kalergi, a été établie par Antoine FLEURY et Lubor JILEK, dans "Pan-Europe" et le mouvement paneuropéen. Guide de recherches", Genève : Fondation Archives Européennes, 1994, pp. 35-41, ainsi qu'une liste alphabétique des versions d'origine des différentes œuvres[9]

- Un historique succinct du fonds d'archives de l'Union paneuropéenne (1917-1938), déposé depuis 1945 à Moscou, a été dressé dans «L'Union paneuropéenne : la traversée du siècle d'un fonds d'archives», et publié dans Penser l'Europe: quarante ans d'études européennes à Genève, Stella GHERVAS et Silvio GIUNDANI (éds.), Genève, Institut européen, 2003, p. 97-107[9].

Sources et archives[modifier | modifier le code]

Depuis l'automne 1914, les archives privées de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi (fonds privés Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi, PP 1000), ainsi que celles de l'Union parneuropéenne internationale (fonds privé Vittorio Pons, PP 1001) sont localisées aux Archives cantonales vaudoises en Suisse. Elles comportent une importante correspondance privée et professionnelle, des manuscrits de Richard Nicklaus de Coudenhove-Kalergi, sa bibliothèque, la documentation liée aux congrès et rencontres officielles (dont un certain nombre liées aux sections locales du mouvement), de nombreuses photographies, des médailles, des diplômes, de la documentation financière[10].

Sources d'archives en dehors des Archives cantonales vaudoises[10] :

"De manière générale, consulter également "Sources et moyens d'information sur Pan-Europe", soit Sources d'archives, sources publiées, Travaux", dans Richard N. Coudenhove-Kalergi, "Pan-Europe". Avant-propos d'Otto de Habsbourg. Introduction d'Alain Peyrefitte, Gstaad, 1997, pp. XVII-XXXV (PP 1000/199).

- Moscou, Archives militaires d'État de Russie, fonds 554: "Paneuropäische Union, 1923-1938"; fonds 771: Paneuropa-Deutschland (1925-1934), voir PP 1000/89-94 et PP 1001/305;

- Genève, Archives de la Société des Nations (1925-1932);

- Université de Genève, Division de l'information scientifique: fonds Orio Giarini (1958-1970); fonds Raymond M. Jung d'Arsac (1945-1991); fonds Félix Reichlen (1942-1986);

- Genève, fonds d'archives Centre européen de la culture (1947-2001);

- Neuchâtel, Archives d'État, fonds Gérard F. Bauer (1945-2000);

- Berne, Archives fédérales suisses, fonds J.II.110 (Europa Union-Schweiz, 1934-1965) ; fonds personnel Hans Bauer Andersen (1901-1995);

- Staatsbibliothek zu Berlin, Digitalisierte Sammlungen der Staatsbibliothek zu Berlin (voir : Coudenhove-Kalergi, Richard Nicolaus von/Coudenhove-Kalergi, Ida von/Coudenhove-Kalergi, Erika von/Hauptmann, Gerart).

Autres[10] :

- Florence, European University Institute. Historical Archives on the European Union, fonds "PAN/EU. International Paneuropan Union, 1923-1938" (Photocopies des Archives militaires d'État de Russie de Moscou", établies en 1998-99);

- Strasbourg, Archives de la ville et de la communauté urbaine, Fonds (Des documents relatifs au mouvement paneuropéen sont entrés aux Archives parce qu'une secrétaire, employée de la Ville, avait assuré le secrétariat de M. Coudenhove-Kalergi à l'occasion de la réunion strasbourgeoise et du congrès vénitien de l'Union européenne et rapporté les documents à la mairie. Il s'agit essentiellement d'imprimés, du drapeau du mouvement, de timbres : tiré du site strasbourgeois).

- Strasbourg, Conseil de l'Europe, Material in Central Archives, 1947-1954 (quelques documents et de la correspondance)."[11]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Graf signifie comte
  2. Voir aux Archives cantonales vaudoises, les cotes PP 1000/244-256.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Tout le texte de ce paragraphe est tiré du fonds privés PP 1000 localisé aux Archives cantonales vaudoises.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n COOPER DUFF, COUDENHOVE-KALERGI R.N., L'Europe de demain. Conférences du 17 mai 1939 aux Ambassadeurs,‎
  5. voir PP 1000/108 aux Archives cantonales vaudoises.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Ces informations se trouvent aux Archives cantonales vaudoises, dans le fonds privés Coudenhove-Kalergi, Richard Nicklaus de, PP 1000/36-51.
  7. Pour cela, voir aux Archives cantonales, PP 1000/70-88.
  8. a, b, c et d Tout le texte de ce paragraphe est tiré du fonds privés PP 1000 localisé aux Archives cantonales vaudoises. En ce qui concerne ses monographies voir PP 1000/118-165 (manuscrits) et pour ce qui est des imprimés : PP 1000/198-205.
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af et ag Tout le texte de ce paragraphe est tiré de l'introduction du fonds privés PP 1000 localisé aux Archives cantonales vaudoises.
  10. a, b et c Voir Archives cantonales, fonds privés PP 1000 et PP 1001.
  11. tiré de l'introduction du fonds PP 1000 aux Archives cantonales vaudoises.

Documents d'archives[modifier | modifier le code]

Les documents d'archives du Mouvement européen, de l'Union Paneuropéenne et de l'Union parlementaire européenne fondée par Richard Nikolaus de Coudenhove-Kalergi sont déposés et consultables aux Archives historiques de l'Union européenne à Florence

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Pan-Europe
  • Place Richard-de-Coudenhove-Kalergi
  • Il est intéressant de lire les article sur Richard Niklaus de Coudenhove-Kalergi en allemand, anglais mais aussi en japonais (l'article en japonais est très complet et bien documenté).
  • Même remarque concernant les membres de sa famille comme son père, sa mère et ses frères et sœurs, cf. Coudenhove-Kalergi dans wikipédia.

Liens externes[modifier | modifier le code]