Corvée de bois

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« Corvée de bois » était l’expression utilisée par les soldats français entre eux pour désigner les exécutions sommaires des prisonniers algériens durant la guerre d'Algérie, le plus souvent des civils, qui devaient creuser leurs propres tombes.

Éléments[modifier | modifier le code]

Selon l'historien Gilbert Meynier, « pour la totalité de la guerre », les documents français recensent officiellement 21 132 « fuyards abattus » (selon la terminologie consacrée à l'époque) entre 1955 et la fin février 1962, soit 14,55 % des 145 195 présumés rebelles abattus[1]. Les corvées de bois, assez fréquentes en milieu rural et en zone de guerre (zones interdites), ont profondément marqué de nombreux appelés du contingent français engagés lors de ce conflit[2].

En Kabylie et dans les Aurès, la Légion étrangère ainsi que les parachutistes ne faisaient soit-disant pas de prisonniers[réf. nécessaire]. La corvée de bois aurait été la règle. Selon Gilbert Meynier, historien militant anti guerre d'Algérie, la plupart des victimes de ces exécutions sommaires auraient été des civils algériens soupçonnés à tort ou à raison de sympathie envers les indépendantistes du FLN[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Meynier 2002.
  2. Ainsi, c'est la menace d'une corvée de bois pour son prisonnier qui pousse le sous-officier de parachutiste, Noël Favrelière, à déserter en 1956 : Noël Favrelière, Le Désert à l'aube, Les Éditions de Minuit, 1960, réédition 2000. (ISBN 9782707317247)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]