Corto Maltese en Sibérie

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Corto Maltese en Sibérie
7e album de la série Corto Maltese
Auteur Hugo Pratt
Dessin noir et blanc

Personnages principaux Corto Maltese
Raspoutine
Marina Seminova
Shanghaï Li
Grigori Semenov
Baron Ungern

Éditeur Casterman
Collection Les romans (À SUIVRE)
Première publication Drapeau de la France France : avril 1979
ISBN 978-2-2033-3226-3
Nb. de pages 128

Prépublication Drapeau de l'Italie Italie : Corte sconta detta Arcana,
mensuel Linus,
à
Albums de la série Corto Maltese

Corto Maltese en Sibérie, est la 24e aventure de Corto Maltese. Écrite et dessinée par Hugo Pratt, elle se déroule en 6 chapitres : Les Lanternes rouges – Le Prisonnier de Tchang – La Duchesse romantique – La Division sauvage – Ungern de Mongolie – La Fin du Dragon noir.

L'action s'étend du mois de au mois d', pendant la révolution russe. La piraterie règne en maître mais ici, les trains blindés qui courent sur les voies du Transsibérien et du Transmandchourien se substituent aux bateaux et les terres enneigées de Mandchourie et de Mongolie remplacent les océans.

Liberté retrouvée[modifier | modifier le code]

Libéré des contraintes de la pagination imposées par la rédaction de l’hebdomadaire Pif Gadget, qui limitait ses histoires à une vingtaine de pages, Hugo Pratt revient avec un long récit au contenu historique dense et riche en rebondissements. Trois ans et demi ont été nécessaires pour le réaliser et on peut y déceler l’évolution du dessin, devenant plus maîtrisé, plus dépouillé.

L’importance de la représentation des trains dans cette histoire incite l’auteur à solliciter le concours de son ami, le dessinateur Guido Fuga (it). Celui-ci se charge également du dessin des avions et des armes lourdes. Cette première collaboration, sera suivie de bien d'autres pour les albums suivants.

La porte de l’aventure[modifier | modifier le code]

Tant de mystérieuses cours et placettes échappent au regard à Venise ! Ainsi dans les arcanes des ruelles du vieux Ghetto, Hugo Pratt découvre une cour où « les éléments architecturaux se fondent harmonieusement. […] Pour connaître l’heure, Corto Maltese n’aura qu’à lever la tête et regarder le cadran solaire. »[1] Il la rebaptise : Cour secrète dite de l’Arcane (Corte sconta detta Arcana).

« Quand les Vénitiens sont fatigués des autorités, ils vont dans ces lieux secrets et, ouvrant les portes au fond de ces cours, ils s’en vont pour toujours vers des pays merveilleux et vers d’autres histoires[2]. »

Dans l’album Fable de Venise, il y a une photographie de cette cour. Au-delà de l’imagination de l’auteur, cette preuve de son existence invite à partir à sa recherche. Pour ce faire, Le Guide de Venise de Guido Fuga et Lele Vianello est précieux[3]. Il nous dévoile qu'il s’agit en réalité de la Corte Botera, nichée non loin du Campo Santi Giovanni e Paolo[4].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Après l’abdication () du tsar Nicolas II, Lénine et Trotski ont renversé le gouvernement en place par une révolution du 6 au (24 au 26 octobre, dans le calendrier russe). La dictature du prolétariat a été instaurée. En Europe, la guerre est terminée depuis le . L’amiral Alexandre Koltchak et les fidèles du tsarisme montent une contre-révolution avec l’aide des Alliés et des Japonais. Les tsaristes contre les communistes. Les blancs contre les rouges. Pour s’opposer à ces contre-révolutionnaires, Trotski organise l’Armée rouge. La Russie plonge dans la guerre civile. Elle se déplace vers l’est où 100 000 soldats tchèques (anciens prisonniers de guerre), aux ordres de Koltchak, se sont emparés du chemin de fer transsibérien. Cette armée occupera la Sibérie et l’Oural et sera battue par les Bolcheviques en 1920. La guerre civile s’achèvera fin mars 1921.

Protagonistes[modifier | modifier le code]

Personnages historiques[modifier | modifier le code]

Personnages de fiction[modifier | modifier le code]

  • Corto Maltese.
  • Le capitaine Nino (inspiré de Nino Ferrer), officier russe mélancolique et désabusé, associé aux « Lanternes rouges ».
  • Raspoutine, « ami » de longue date de Corto.
  • La duchesse Marina Seminova, amie de Koltchak.
  • Shanghaï Lil, membre de la société secrète chinoise des « Lanternes rouges ».
  • Wee-Lee Song, ex amour de Corto, prosaïquement appelée « Elle ».
  • Le major Spasetov, cosaque de la région d’Ossouri, dans la Taïga, sous les ordres de Semenov.
  • L'officier Jack Tippit, pilote de l’armée de l’air américaine.

Histoire en six chapitres[modifier | modifier le code]

Les Lanternes rouges[modifier | modifier le code]

Dans la cour de la demeure de Bouche Dorée, Corto Maltese est plongé dans la lecture d’Utopia, de Sir Thomas More. Un livre qu’il ne réussit décidément pas à lire jusqu'au bout. Venise le rend paresseux. Si bien qu'il décide d'aller retrouver sa maison à Hong Kong.

À son arrivée, il s’enquiert des nouvelles du front : la guerre en Europe est finie. Elle continue en Sibérie où l’amiral Koltchak vient d’établir une dictature contre-révolutionnaire, ce mois de novembre 1918. Les blancs et les Alliés se battent à la frontière du nord, les Japonais à l’est, en Mandchourie.

Sa présence à Hong Kong ne passe pas vraiment inaperçue. À peine est-il entré chez lui, qu'une lettre l’attend déjà. C’est une vieille histoire. Il la croyait partie et pourtant « elle » est dans la ville… Mais où ?… Raspoutine, lui aussi, est dans la cité. D’ailleurs, il ne tarde pas à se manifester auprès de Corto pour tenter de faire équipe avec lui car il y a de quoi devenir riche avec le commerce des armes et le transport des mercenaires…

Il y a également de mystérieuses personnes qui surveillent ses faits et gestes. Apparemment, elles ne lui veulent aucun mal ; le protègeraient au contraire car elles le tirent opportunément d’un mauvais pas. C’est l’occasion de se présenter : « les Lanternes rouges te saluent, Corto Maltese. » et de lui proposer une affaire importante, si toutefois il veut bien les aider. Le train de l’amiral Koltchak transporte le trésor impérial. Il s’en est emparé au nom des contre-révolutionnaires à Iekaterinbourg, après le massacre du tsar déchu, Nicolas II et de sa famille, en juillet dernier. Depuis, ce trésor est convoité par beaucoup de monde et exacerbe les tensions : les contre-révolutionnaires qui, pas assez unis, se haïssent ou se méprisent et s’utilisent, les seigneurs de la guerre chinois qui se disputent. Les bandits mandchous, les sectes et autres sociétés secrètes ne sont pas en reste. Les « Lanternes rouges » aussi ont l’ambition de s’en emparer. Si possible avec son aide. L’accord conclu, Raspoutine s’impose d’autorité comme associé auprès de son ami…

Le Prisonnier de Tchang[modifier | modifier le code]

En mer Jaune, tous deux voguent vers Shanghai pour donner des instructions aux « Lanternes rouges » de cette ville. Grâce à un des membres qui se trouve à bord, ils apprennent que l’équipage de la jonque est à la solde d’une société secrète qui leur a donné l’ordre de les liquider avant leur arrivée. Non loin de Shanghai, avec l’aide de leur informatrice, Corto et Ras décident d’attaquer sans tarder. Après un combat acharné, l’équipage est décimé et la jonque incendiée. Corto se retrouve à l’eau et nage vers la terre ferme.

Apparemment, il n'y a pas de survivants. Corto est seul sur le rivage. Alertés par l'incendie, une patrouille chinoise s'est approchée. Repéré, il est conduit devant le seigneur de guerre Tchang Tso-Lin. Ils découvrent qu’ils ont un ami commun, le milliardaire Song de Shanghai. Ou plutôt sa fille, Wee-Lee. Corto lui assure qu’il n’est pas venu en Chine pour la revoir. Si ce n’est pour cette femme, pense le général, c’est certainement pour le train d’or. Certain qu’en le faisant suivre par des hommes de sa secte des « Dragons noirs », il le conduira jusqu’au trésor tsariste, il lui rend la liberté.

La Duchesse romantique[modifier | modifier le code]

Décembre 1918, au port de Shanghai, dans le delta du Yang Tsé Kiang. Corto se rend à l’adresse donnée par les « Lanternes rouges » où quelqu’un devrait l’aider à se rendre dans la ville de Kharbine en Mandchourie. Là, il rencontre le major Jack Tippit de l’United States Army Air Service, qui lui parle d’une fascinante duchesse, amie de l’amiral Koltchak. Marina Séminova, aristocrate russe qui parcourt toute la Sibérie en train en compagnie du cosaque Spatzetov. Le major la connaît bien car les Américains sont chargés de contrôler le Transsibérien. Tippit, qui doit aussi se rendre à Kharbine, invite Corto à faire le voyage dans son avion…

Justement, avant de décoller avec son DH.4 Dayton-Wright, Jack Tippit est averti par son état major que cette aristocrate russe est l'invitée de l'ataman Semenov et se trouve dans l'un de ses trains blindés. Ils le survolent trois jours plus tard. Le train se dirige vers Tchita, la capitale de Transbaïkalie. La présence de l'aéronef n'échappe pas à la vigilance de Spatzetov. Tippit est rapidement identifié. Informée, la duchesse ordonne de l’abattre. Touché, l’appareil se pose en catastrophe. Les rescapés sont recueillis. Marina Séminova feint la surprise et se dit désolée de les avoir pris pour des Bolcheviks

Corto veut rester en dehors de leurs histoires et souhaite s’arrêter à la frontière.

La Division sauvage[modifier | modifier le code]

Transsibérien, la station de Khilok, Oblast de Tchita

L’ataman Grigori Semenov, chef de la « Division sauvage », accueille Marina Séminova dès son arrivée à la frontière. Il sait qu’elle va rencontrer l’amiral Koltchak pour se charger du transport de l’or en Mandchourie. Elle lui présente Corto Maltese et lui demande de l’aider à ce qu'il puisse se rendre à Kharbine pendant qu’elle continue son voyage avec le major Tippit…

Janvier 1920. Corto franchit la frontière Russo-Mandchoue et atteint le village de Mandchouli… Là, il reprend contact avec les « Lanternes rouges » et revoit la jeune femme qui leur avait prêté main-forte sur la jonque. Elle dit s’appeler Shanghaï Li. Le train d’or est à Verkhneudinsk, du côté du lac Baïkal. L’ataman va l’attaquer au nœud ferroviaire de Karymskoï. Il n’y a pas de temps à perdre, il leur faut repasser la frontière pour se rendre à la gare et sauter dans le train de Semenov. Il neige, le temps est avec eux. Ils partent accompagnés d’un officier russe associé aux « Lanternes rouges » : le capitaine Nino. Il sera leur sauf-conduit auprès de l'ataman. Ils sont suivis à la trace par deux hommes des « Dragons noirs », envoyés par le général Tchang. Et voilà qu’en chemin, surgit un revenant : Raspoutine qui s’invite à nouveau dans la ronde.

Dans le train blindé de l'ataman Semenov, nos quatre compères roulent vers Tchita… Arrivé à la jonction ferroviaire de Karymskoï, l’affrontement est proche car voilà déjà la locomotive de l’amiral qui s'engage sur la voie parallèle. Voyant le guet-apens dans lequel elle tombe, Marina Séminova doit faire face à cette traîtrise et regrette amèrement l’absence de son ami Koltchak. Semenov donne l’ordre d’ouvrir le feu. Sous le tir nourri des mitrailleuses et des canons, le train est promptement paralysé. Raspoutine et Corto, se portent volontaires pour détacher les wagons. Ras « s’occupe » ensuite de la duchesse…

Après avoir accroché son chargement, le train s’en retourne à Mandchouli avec son butin. Il faut maintenant éliminer Semenov. Le capitaine Nino est sur le point de s’en charger quand soudain, les « Dragons noirs » surgissent pour supprimer tout ce beau monde. La riposte est rapide. En trop petit nombre, le compte des deux hommes est vite réglé mais le général prend la fuite en tête du convoi. Corto part à sa poursuite avec l’objectif d’arrêter le train. Le fuyard est rattrapé et, au prix d'un corps à corps acharné, Semenov est précipité hors du train.

Pendant ce temps, Shanghaï Li décroche le wagon tant convoité. Dans une pente, la voiture prend de la vitesse et se met à dévaler la voie ferrée. Ne pouvant contrôler ni arrêter sa course folle, elle saute sur le ballast, juste avant qu’il déraille et s’abîme en contrebas dans les eaux gelées du lac des Trois Frontières[6].

Ungern de Mongolie[modifier | modifier le code]

Plus tard, à peine se sont-ils rejoints sur les pentes enneigées, que Corto, Raspoutine et Li sont capturés par une patrouille du « Baron sanglant ».
… Présenté devant lui, Corto révèle ce pourquoi ils sont en Sibérie…
Un peu plus tard, Ungern[7] lui propose alors de se joindre à lui pour conquérir le nouvel empire auquel il aspire. Corto en décline l'offre sans détour. Peu habitué à ce qu’on lui tienne tête, le « non » catégorique de Corto subjugue le baron qui voit en lui un homme digne de respect. Il décide de le laisser repartir avec ses compagnons, sous bonne escorte, jusqu’à la frontière qui sépare la Mandchourie de la Mongolie

La Fin du Dragon noir[modifier | modifier le code]

Transsibérien, locomotive Ab-132 avec chaudière Schmidt

Le général Tchang, quant à lui, roule à bord du « Dragon noir » à la rencontre du train de Semenov, quand un message de ses services secrets de Pékin l’avertit de l’échec de ses 2 agents et de la perte du précieux chargement. Il décide alors de faire une halte à la frontière avant d’entrer en Mongolie. Arrivés à la frontière, Corto, ses compagnons et leur escorte sont arraisonnés par des révolutionnaires mongols. Changaï Li se présente à eux comme l’amie personnelle de leur chef, Soukhé Bator. Les retrouvailles ont lieu au quartier général de Bolkang.
Bardé de canons et de mitrailleuses, le « Dragon noir » du général Tchang, fait son entrée en gare de Bolkang pour l'arrêt prévu. Soukhé Bator veut profiter de l'aubaine pour le stopper à tout prix. Changaï Li et Corto Maltese se proposent de l’aider. Sous de nouveaux uniformes, Ras et Corto s’introduisent dans le train blindé avant qu’il reparte. En route, ils s’emparent d’une tourelle de tir et détruisent méthodiquement les défenses du « Dragon ». À terre, dominant et contrôlant la situation sur un promontoire, Changaï Li attend le moment propice pour déclencher l’opération finale. Dès que le « Dragon noir » s’engage sur le pont bourré de dynamite, elle donne l’ordre de le faire sauter…
Les héros ne meurent jamais. En février 1920, Corto et son ami Raspoutine sont transportés jusqu’à Kharbine. Le major Jack Tippit vient lui rendre visite à l’hôpital militaire où il est soigné. Le 15 mars il est vu à Hong Kong. Il serait aussi passé dans la province de Kiang-Si, un matin d’avril… Après avoir vainement attendu Corto, Wee-Lee Song est retournée en Europe.
Le wagon englouti sera récupéré. L'or servira à la construction d’une importante centrale électrique qui profitera à la Chine, la Mongolie et l’Union soviétique.

Inspirations cinématographiques et autres[modifier | modifier le code]

  • Hugo Pratt fait quelques clins d’œil au film Shanghaï Express (1932), de Josef von Sternberg :
    • le personnage de la duchesse Marina Seminova évoque l’actrice principale, Marlène Dietrich ;
    • l’actrice tient le rôle de Shanghaï Lily, nom qui inspire Pratt pour celui du personnage de Shanghaï Li ;
    • Henry Chang, méchant du film, ramène au général Tchang.
  • Jack Tippit est l’homonyme d’un dessinateur, président de la National Cartoonists Society, rencontré lors d'un congrès sur la bande dessinée à New York, en 1972. C'était un ancien colonel de l'armée de l'air américaine[8].
  • Roy Song, (nièce de Tchang Kaï-chek[9]) une amie que Hugo connut à Paris en 1972, servit de modèle pour le personnage de Shanghaï Li. Pratt a aussi emprunté son nom pour nommer Wee-Lee Song, alias « Elle », l'ex amour qui hante Corto.
  • Le chanteur Nino Ferrer a prêté ses traits pour le personnage de Nino, l’officier russe.

Curiosités au cours de l’histoire[modifier | modifier le code]

  • En chemin, Corto se met à déclamer le poème Sensation d’Arthur Rimbaud. Dans la version italienne, il s’agit d’une poésie d’Eugenio Genero (it), grand-père maternel de Hugo Pratt.
  • Corto Maltese est sans casquette depuis qu’il a perdu la sienne au cours du combat sur la jonque. Lorsque la duchesse le présente à Semenov, il en porte une à nouveau mais avec 2 insignes de forme arrondie. Dans le train blindé partant à l’attaque du train d’or, les deux insignes ont cédé la place à un macaron. Plus tard, le baron Ungern-Sternberg s’étonne qu’il porte cette casquette d’officier d’artillerie de la garde. « C’est un cadeau », répond Corto. C’est seulement à son retour à Hong Kong que l’écusson de la marine marchande anglaise est visible (sauf pour la conclusion finale).
  • Dans Cour des mystères — la novellisation de la BD —, l’aviateur Jack Tippit reçoit la consigne d’aller surveiller le train dans lequel se trouve la duchesse. Cette mission est implicite dans l'album. Il faut initialement deux jours d’avion pour se rendre à Kharbine et nous le voyons, 3 jours après son départ, en dehors de sa route, survoler le train de Semenov.
  • « Que quelqu’un aille détacher les wagons de l’or ! » ordonne Semenov. L’ordre exécuté, Raspoutine annonce : « Commandant Semenov, les wagons sont accrochés ! » Sur une des images suivantes il y a en effet deux wagons, qui se différencient des autres, en queue du train blindé de Semenov. Pourtant, Shanghaï Li ne décroche qu’un seul wagon sur les deux. Dans le roman, il n’est question que d’un wagon contenant l’or.

Prépublications[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Italie Italie : Corte sconta detta Arcana, dans le mensuel italien, Linus, de janvier 1974 à juillet 1977.
  • Drapeau de la France France : Corto Maltese en Sibérie, dans le mensuel (À SUIVRE) du no 1 au no 8 de février à septembre 1978.

Albums édités en France[modifier | modifier le code]

Scénario et dessins de Hugo Pratt avec la collaboration de Guido Fuga (it) pour les dessins représentant les trains blindés.

Première édition[modifier | modifier le code]

Album broché – noir et blanc[modifier | modifier le code]

Rééditions[modifier | modifier le code]

Album broché – noir et blanc[modifier | modifier le code]

  • Corto Maltese en Sibérie (nouvelle couverture), éd. Casterman, 2001.
  • En Sibérie, Casterman 2011, coll. "Corto Maltese en noir et blanc", couverture souple à rabats, format 23,5/29,5 (ISBN 978-2-203-03358-0).

Albums reliés – couleurs[modifier | modifier le code]

  • Corto Maltese en Sibérie (format 27x31, préface de Oreste del Buono, illustrée de documents et aquarelles de Hugo Pratt : La Longue chasse), éd. Casterman, 1982.
  • Corto Maltese en Sibérie (format 23.5x30.5 avec jaquette, documents et aquarelles de Hugo Pratt), éd. Casterman, 2000.
  • Corto Maltese en Sibérie (format 21.5x29, préface de Marco Steiner, photos de Marco d’Anna : La cour secrète, dite de l'Arcane), éd. Casterman, série Corto Maltese, tome 9, paru en septembre 2010 (ISBN 978-2-203-02970-5)

Petit format broché – couleurs[modifier | modifier le code]

Long-métrage d’animation[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hugo Pratt, Cour des mystères (roman adapté du récit dessiné), éd Denoël, 1997 / éd. Gallimard, coll. Folio, 1999.
  • Corto Maltese « La Cour secrète des arcanes ». Le livre du film, éd. Olivier Delcroix, 2002.
  • Géraldine Jeffroy, Lire et comprendre Corto Maltese en Sibérie, éd. Le serpent de mer, 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Guide de Venise – Les balades de Corto Maltese, de Guido Fuga (it) et Lele Vianello (it), Casterman, 2005.
  2. Texte issu de la planche 1, case 1.
  3. Situation : page 21. Autre vue de la cour et itinéraire : page 37.
  4. L’une des places les plus prestigieuses de la ville avec en son centre, la statue équestre de Bartolomeo Colleoni par Le Verrocchio.
  5. Principales sources d'inspiration de "Corto Maltese en Sibérie"
  6. Mongolie, Sibérie, Mandchourie.
  7. Le baron, également épris de poésie, déclame Kubla Khan, un poème de Coleridge.
  8. De l'autre côté de Corto, Dominique Petitfaux, Casterman, 1996.
  9. De l’autre côté de Corto.

Voir aussi[modifier | modifier le code]