Corrie ten Boom

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Corrie ten Boom
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
PlacentiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Fairhaven Memorial Park (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Cornelia (Corrie) ten BoomVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Écrivaine, résistanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Casper ten Boom (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Betsie ten Boom (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Lieux de détention
Site web
Distinction

Corrie ten Boom (Cornelia Johanna Arnalda ten Boom), née le à Amsterdam et morte le à Placentia (Californie), est une écrivaine chrétienne néerlandaise qui aida de nombreux Juifs à échapper aux nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant guerre[modifier | modifier le code]

Corrie ten Boom est issue d'une famille de Réformés. Née à Amsterdam, elle grandit à Haarlem. Son père, Casper ten Boom (1859-1944), est horloger, Corrie et sa sœur Betsie ten Boom exercent la même profession. Les deux sœurs célibataires habitent dans la maison de leur père à Haarlem.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles avaient installé une chambre secrète, où elles cachaient des Juifs et d'autres clandestins. Dans son livre Hiding Place est décrite une cachette aménagée pour un long séjour avec entre autres des provisions, de l'eau et des vitamines, mais en réalité, la cachette dans leur maison n'était que pour les moments d'alerte, qui ne duraient rarement plus de quelques heures.

Le , la famille est dénoncée à la Gestapo, qui opère une descente dans la maison à l'occasion d'une assemblée religieuse dans l'espoir d'y trouver le maximum de résistants. Les clandestins réussissent à se cacher, mais les soldats de la Gestapo, qui se doutent de l'existence d'une cachette, isolent la famille ten Boom dans la prison voisine et procèdent à une fouille minutieuse du bâtiment. La Gestapo organise en vain une surveillance de la maison en pensant que la faim finirait bien par faire sortir les clandestins.

Un père déclare la disparition de son fils à la police. Le policier, qui est secrètement anti-allemand, soupçonne que le jeune homme est réfugié dans la cachette de la maison et se porte volontaire pour assurer la garde. Le 1er mars, ce policier peut s'y rendre. En appelant par son nom une personne qui n'était connue de tous que par un pseudonyme, il gagne la confiance des clandestins et les fait sortir.

La famille reste emprisonnée. Le père meurt après un mois en prison à l'âge de 85 ans. Les deux sœurs sont emprisonnées à l'Oranjehotel, puis dans le camp de concentration néerlandais Vught et enfin, le , sont déportées au camp de concentration allemand de Ravensbrück. Betsie y meurt en . Quelques jours plus tard, Corrie est libérée à la suite de ce qui se révélera plus tard une faute administrative.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Corrie se donne complètement à des activités d'évangélisation. Elle prêche le pardon évangélique du Christ et, dans sa continuité, le pardon des gens, d'abord en 1946 en Allemagne et plus tard dans plus de 60 pays à travers le monde. Elle met ce pardon en pratique en 1947 quand elle se trouve face à face avec un des pires gardiens du camp.

Corrie écrit une série de livres chrétiens qui trouvent un assez large public.

Elle a raconté sa vie à John et Elizabeth Sherrill, qui en ont fait le roman The Hiding-Place (1971) (en néerlandais : De schuilplaats ; en français : Dieu en enfer) sur les périples de la famille ten Boom avant et pendant la guerre. Ce livre est souvent présenté comme une autobiographie. En 1975, le livre est adapté à l'écran sous le même nom.

À l'âge de 85 ans, Corrie se retire aux États-Unis à Placentia, en Californie.

Peu après, elle subit plusieurs attaques cérébrales, dont elle sort infirme et aphasique. Elle meurt le , le jour de son 91e anniversaire.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Corrie ten Boom a reçu la décoration Yad Vashem, Juste parmi les nations, pour son aide aux Juifs pendant la guerre[1].

Musée[modifier | modifier le code]

Dans l'ancienne maison de la famille ten Boom à Haarlem, le musée Corrie ten Boom entretient le souvenir de Corrie et ses activités d'évangélisation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Corrie ten Boom sur le site Yad Vashem.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dieu en enfer, Guideposts Associates, 1971.
  • Victoire à Ravensbrück, Édition L'Eau Vive, 1965.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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