Corps de police régional Kativik

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Corps de police régional Kativik
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Servir et protéger Devise : « Servir et protéger »
Informations
Nom Corps de police régional Kativik
Abréviation CPRK
Création 1995
Type d'agence Police régionale
Affiliation Région Kativik
Directeur Jean-Pierre Larose[1]
Effectifs
  • Postes de policiers: 81 (2016)
  • Postes de civils: 11 (2015)
Quartier général Kuujjuaq, Québec (Canada)
Site Internet www.krpf.ca
Moyens

Le Corps de police régional Kativik (CPRK) est un service de police couvrant les 14 communautés de la région Kativik, au Québec (Canada), situées au nord du 55e parallèle. Son siège social est à Kuujjuaq, mais chaque communauté a son propre poste de police.

Mission[modifier | modifier le code]

Selon le site Web du CPRK, sa mission est de « maintenir la paix, l'ordre et la sécurité publique dans le territoire, de prévenir le crime et les infractions aux règlements des municipalités, aux ordonnances de l'ARK et aux lois du Québec et du Canada, et d'en rechercher les auteurs »[2].

Historique[modifier | modifier le code]

C’est d’abord la Gendarmerie royale du Canada qui couvre le territoire actuellement desservi par le CPRK, de 1936 jusqu’en 1961. À cette date, la Sûreté du Québec prend le relai à la suite d’une décision du gouvernement provincial, dont la juridiction du territoire lui revient dorénavant.

En 1975 a lieu la signature de la convention de la Baie-James, qui entend mettre en collaboration avec la SQ des programmes de police autochtone. Par la suite, en 1995, le Corps de police régional Kativik est créé et obtiendra sa pleine autonomie en 1996[2].

En 2017, sur les 70 policiers que compte le corps de police, trois sont inuits et 20% sont des femmes[3].

Territoire desservi[modifier | modifier le code]

Kativik

Le Corps de police régional Kativik couvre 14 communautés : Akulivik, Aupaluk, Inukjuak, Ivujivik, Kangiqsujuaq, Kangiqsualujjuaq, Kangirsuk, Kuujjuaq, Kuujjuarapik, Puvirnituq, Quaqtaq, Salluit, Tasiujaq et Umiujaq. En 2017, la population, à 90% inuit, compte environ 13 000 habitants, et se répartit sur plus de 500 000 km2 de superficie[4].

Chaque communauté dispose de son propre poste de police ; par contre, le Nunavik ne disposant pas d'établissement de détention, les incarcérés sont déplacés entre les quartiers cellulaire des postes de polices, surchargés, et l'un des vingt établissements au sud du Québec, à plus de 1 000 km du lieu de l'infraction[5].



Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Assermentation du directeur du Corps de police régional Kativik », sur fil-information.gouv.qc.ca, (consulté le 13 mars 2018).
  2. a et b « Information générale », sur krpf.ca, (consulté le 13 juin 2017).
  3. La Presse Canadienne, « Une femme inuite embauchée par la police du nord du Québec », La Presse,‎ (lire en ligne).
  4. « Renseignements généraux », sur krg.ca, (consulté le 13 juin 2017).
  5. Rapport spécial du Protecteur du citoyen : Les conditions de détention, l’administration de la justice et la prévention de la criminalité au Nunavik, Québec, Protecteur du citoyen, (lire en ligne).