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Cornelis Floris de Vriendt

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Cornelis Floris de Vriendt
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Père
Cornelis Floris Ier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Margaretha Goos (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Frans Floris I
Jan Floris I (d)
Jacob Floris (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Cornelis Floris III (d)
Suzanna Floris (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Cornelis Floris de Vriendt (ou Cornelis II de Vriendt ou encore Corneille de Vriendt), né vers 1514 à Anvers et mort le dans cette même ville, est un architecte et sculpteur majeur de la Renaissance flamande originaire des Pays-Bas espagnols. Il a joué un rôle important dans l'introduction du style de la Renaissance italienne dans l'architecture et la sculpture flamande.

Cornelis Floris de Vriendt, né vers 1514, est le fils de Cornelis Floris de Vriendt, tailleur de pierre, et de Marguerite Goos. Il est le frère de Frans Floris, artiste peintre et de Jacob de Vriendt, artiste peintre sur verre. Cornelis a épousé Elisabeth Machiels qui appartenait à une famille honorable d'Anvers et qui lui a donné trois enfants dont Corneille III, artiste peintre et sculpteur, Suzanne, qui a épousé le peintre François Pourbus, fils de Pierre Pourbus et Esther[1].

En 1539, il est reçu franc-maître de la Guilde de Saint-Luc d'Anvers. Pour compléter sa formation artistique, il fait le voyage en Italie pour étudier les modèles sculpturaux antiques et de la Renaissance italienne[1]. À son retour à Anvers, il est le premier à introduire les grotesques dans la sculpture flamande.

En 1547 et 1559, il est nommé doyen de la Guilde de Saint-Luc.

Son premier travail d'importance est le somptueux tabernacle du Saint-Sacrement de l'église Saint-Léonard de Léau en pierre d'Avesnes, exécuté de 1549 à 1552 à la demande de Martin van Wilre, seigneur d'Oplinter[1]. Cette Tour combine à la mode de la Renaissance italienne statues, colonnes, couronnes de fleurs, éléments de style grotesque, cariatidesetc.[2]

En 1560, le magistrat d'Anvers lui confie la construction de la maison de la corporation des Bateliers. Vers cette époque, il reçoît également la mission d'édifier l'hôtel de ville d'Anvers en style Renaissance et inauguré en 1565. Celui-ci était richement ornementé par Cornelis de Vriendt en statues, cheminées agrémentées de cariatides et bas-reliefs[1]. De même, il a réalisé les plans de l'imposante maison Hanséatique édifiée à Anvers de 1564 à 1568[1]et détruite à la fin du XIXe siècle.

De 1561 à 1564, il réalise à Jever (Basse-Saxe), le monument funéraire d'Edo Wiemke, prévôt du Jeverland. Il a également sculpté le mausolée de la famille de Mérode dans l'église Sainte-Dymphne à Geel.

En 1566, il est témoin de la furie des iconoclastes protestants qui détruisent plusieurs de ses sculptures et qui tarit ses sources de revenu pour un temps[1].

À Tournai, il sculpte en 1566 l'élégant jubé construit en marbre blanc, de Rance (colonnes) et noir ainsi que des bas-reliefs et statues d'albâtre qui remplace l'ancien jubé gothique détruit par les iconoclastes. Pour celui-ci, il s'inspire de la tradition des arcs de triomphe romains à la mode dans la Renaissance italienne[1].

Son dernier travail a été la réalisation du tombeau du roi Christian III de Danemark dans la cathédrale de Roskilde[3].

À la suite de son décès le à Anvers, il est inhumé dans la sépulture familiale du cimetière du couvent des Récollets.

Publications

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  • Veélderley veranderingen can grotessen ende compartementen, gemaekt tot dienste van alle die conste beminnen ende ghebruilen, éd. Hieronimus Cock, 1556.

Références

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  1. a b c d e f et g P. Gérard, Biographie nationale - volume 7, Bruxelles, Bruylant Christophe & Cie, (lire en ligne), p. 125-136
  2. Michael Palmer et Bart Janssen, 500 chefs-d'œuvre de l'art belge du XVe siècle à nos jours, Bruxelles, Racine (lire en ligne), p. 187
  3. De Vlaemsche school : tijdschrift voor kunsten, letteren en wetenschappen (lire en ligne), p. 148

Articles connexes

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Liens externes

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