Corixidae

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Corixidae, les corixidés ou Corises, forment une famille de punaises strictement aquatiques. Elles sont proches cousines des notonectes et des nèpes avec lesquels il ne faut pas les confondre. On les rencontre dans les pièces d'eau claire et les ruisseaux parmi la végétation aquatique des rives. Elles possèdent un appareil stridulatoire qui leur vaut le surnom de cigales d'eau[1].

La France en compte près de 50 espèces, en particulier en Normandie et en Bretagne[1].

État, pressions, menaces[modifier | modifier le code]

Ces espèces ne semblent pas menacées. On[Qui ?] a récemment montré qu'elles sont néanmoins très vulnérables à la pollution par la lumière polarisée qui peut pour elles constituer un piège écologique. Quand elles sont en vol à la recherche de nouveaux habitats, elles sont notamment attirées par les bâches plastiques noires disposées dans leur environnement, au coucher du soleil. Elles se jettent sur les bâches semblant les confondre avec de l'eau, et y montrent des comportements natatoires, de reproduction, de ponte avant de mourir en quelques heures, ainsi que leurs pontes (sauf s'il y a des poches d'eau durables). On trouve aussi parfois des cadavres de Corixidae loin des plans d'eau au pied de façades vitrées couvertes de vitres teintées. C'est alors probablement la lumière polarisée qui les a attiré, qu'elles ont confondu avec la lumière polarisée émise par les surfaces en eau [réf. nécessaire].

Article détaillé : Piège écologique.

Liste des sous-familles et genres[modifier | modifier le code]

Selon Fauna Europaea (18 oct 2013)[2] :


Selon ITIS (18 oct 2013)[3] :

Particularités[modifier | modifier le code]

Par sa stridulation qui consiste dans le frottement du pénis contre son abdomen, le mâle de l'espèce Micronecta scholtzi, insecte de deux millimètres qui appartient à la famille des Corixidae[4], détient le record de volume sonore émis par un insecte (99,2 décibels, soit l'équivalent d'un orchestre au grand complet que l'on écouterait assis au premier rang, pour une moyenne de 79 décibels à 1 mètre de distance)[5],[6],[7]. Cette performance en fait l'animal le plus bruyant sur Terre proportionnellement à sa taille[6]. Si 99 % du son émis disparaît hors de l'eau, il demeure audible par l'homme à l'extérieur[6]. Le biologiste Jérôme Sueur explique que « les mâles sont en compétition pour accéder aux femelles et ils essayent de chanter le plus fort possible pour masquer les concurrents[5] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Corise sur le site de l'OPIE.
  2. Fauna Europaea, consulté le 18 oct 2013
  3. ITIS, consulté le 18 oct 2013
  4. (en) Jérôme Sueur, David Mackie et James F. C. Windmill, « So Small, So Loud: Extremely High Sound Pressure Level from a Pygmy Aquatic Insect (Corixidae, Micronectinae) », PLOS ONE,‎ (lire en ligne).
  5. a et b « La punaise d'eau, insecte le plus bruyant du monde à cause de son pénis », sur 20 Minutes.fr,‎ (consulté le 22 février 2016).
  6. a, b et c « PÉNIS CHANTANT – La punaise d’eau, 2 mm, animal le plus bruyant de la Création (BBC) », sur http://bigbrowser.blog.lemonde.fr,‎ (consulté le 22 février 2016).
  7. Cécile Dumas, « [INSOLITE] Punaise, que de bruit! », sur http://www.sciencesetavenir.fr,‎ (consulté le 22 février 2016).

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