Corinne Narassiguin

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Corinne Narassiguin
Corinne Narassiguin, le 23 avril 2013.
Corinne Narassiguin, le .
Fonctions
Porte-parole du Parti socialiste
En fonction depuis le
(1 an 10 mois et 15 jours)
En tandem avec Olivier Faure
Juliette Méadel[1]
Députée de la 1re circonscription des Français établis hors de France

(7 mois et 26 jours)
Législature XIVe législature
Groupe politique SRC
Prédécesseur Siège créé
Successeur Frédéric Lefebvre
Conseillère consulaire à l'Assemblée des Français de l'étranger
Biographie
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Le Port (La Réunion)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PS (depuis 2000)
Diplômé de Télécom SudParis
Profession Ingénieur en télécommunications

Corinne Narassiguin est une femme politique française, née le au Port, sur l'île de La Réunion. Elle est porte-parole du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de Télécom SudParis (promotion 1997) et titulaire d’un Mastère en télécommunications de l'University College London[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Corinne Narassiguin est membre du Parti socialiste depuis 2000, secrétaire de la section de New York de 2003 à 2010, membre du Conseil fédéral de la fédération socialiste des Français de l'étranger depuis 2005 et membre du Bureau fédéral de 2005 à 2008, chargée des questions internationales. Elle a été membre du bureau de l’association Français du monde – ADFE à New York et est à ce jour membre du conseil d'administration de Français du monde depuis août 2013[3].

À l'Assemblée nationale

Le , elle est élue députée au second tour des élections législatives françaises de 2012 dans la première circonscription des Français établis hors de France (États-Unis et Canada), battant son rival Frédéric Lefebvre (UMP) avec 54,01 % des suffrages, soit 15 782 voix. À l'Assemblée nationale, elle est membre de la Commission des Lois[4], comme elle le fut à l'Assemblée des Français de l'étranger.

Dans la nouvelle assemblée, Corinne Narassiguin est désignée responsable pour le groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC) du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe[5]. Elle s'affirme tout au long de la discussion parlementaire comme « fervente défenseuse »[6] du projet de loi et principale oratrice du groupe SRC.

Elle se distingue par ailleurs, au-delà du texte gouvernemental, comme la première signataire de l'amendement destiné à légaliser la procréation médicalement assistée (PMA). Validé dans un premier temps par le groupe SRC, non sans clivage ni contestations[7], cet amendement est ensuite retiré en échange de la promesse du Gouvernement d'introduire la PMA dans un projet de loi ultérieur[8] ; Corinne Narassiguin se rallie à ce compromis — « pour une plus grande avancée demain » — et déclare : « Que les couples de femmes se rassurent, nous sommes déterminés à tenir nos engagements pour l’égalité des droits ! »[9].

En rupture avec la position formelle du Gouvernement, Corinne Narassiguin demande également l'ouverture d'un débat sur la gestation pour autrui (GPA), soulignant que « plutôt qu'une forme d'exploitation des femmes », la GPA est perçue, dans les pays où elle a été légalisée, « comme l'expression de la liberté individuelle des femmes à disposer de leur corps » ; elle estime toutefois que « la France n'est pas encore prête »[10].

Le , le Conseil constitutionnel annule son élection et, simultanément, sanctionne Corinne Narassiguin d'une peine d'inéligibilité d'un an, ses comptes de campagne ayant été rejetés[11]. Corinne Narassiguin a, en violation des articles L. 52-6[12] et L. 330-7[13] du Code électoral, ouvert deux comptes bancaires dont un à l'étranger, faisant obstacle, selon la décision du Conseil, à la traçabilité de la totalité des opérations financières de la campagne[14]. L'intéressée se défend en « pointant l'inadéquation des règles électorales aux “spécificités” de l'élection des députés des Français de l'étranger »[15]. Elle fait valoir qu'elle ne pouvait régler toutes ses dépenses aux États-Unis « avec un compte bancaire parisien »[16], et que ce dispositif « a permis une traçabilité totale de l'ensemble des flux financiers ». Cette décision, qui marque un frein dans l'ascension politique de celle qui est présentée comme une « valeur montante du PS », suscite indignation et regrets chez de nombreux élus de la majorité[6]. Frédéric Lefebvre lui succède le .

Au sein des instances du Parti socialiste

Corinne Narassiguin a été désignée porte-parole du Parti socialiste lors du conseil national du 15 avril 2014 après l'élection de Jean-Christophe Cambadélis comme premier secrétaire. Au sein de la direction du parti elle est active notamment sur les questions LGBT, d'asile et d'immigration, de laïcité, de gouvernance économique et sur le numérique. À la suite du congrès de Poitiers (2015), elle intègre le conseil national et le bureau national du parti.

Installée à Paris depuis 2013, elle est militante dans la section François Mitterrand (15e arrondissement) et est co-présidente du conseil fédéral de la fédération de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'au 11 février 2016.
  2. Sandrine Bourguer, « Législatives 2012 : Corinne Narassiguin, diplômée Télécom SudParis 1997, élue députée des français d’Amérique du Nord », actu-des-tic.telecom-sudparis.eu, 26 juin 2012.
  3. « Biographie », site de Corinne Narassiguin.
  4. Page de Corinne Narassiguin sur le site du Huffington Post.
  5. « Corinne Narassiguin : responsable du projet de loi “Mariage pour tous” », deputes.lessocialistes.fr, 19 novembre 2012.
  6. a et b « Avec l'éviction de Corinne Narassiguin, la majorité perd une fervente défenseuse du mariage pour tous », France 24, 15 février 2013.
  7. « Exclusif : 27 député-e-s socialistes refusent de signer l’amendement PMA », yagg.com, 19 décembre 2012.
  8. « Corinne Narassiguin (PS) déposera l'amendement pour la procréation médicalement assistée », inforeunion.net, 14 janvier 2013.
  9. « Mariage pour tous : la PMA n’est pas dans le texte, pour une plus grande avancée demain », leplusnouvelobs.com, 11 janvier 2013.
  10. « Corinne Narassiguin, “Un débat sur la GPA est nécessaire” », yagg.com, 14 février 2013.
  11. « Le Conseil constitutionnel annule l'élection de deux députées PS des Français de l'étranger », Les Échos, 14 février 2013 ; Décision n° 2012-4551 AN du 15 février 2013, http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2013/2012-4551-an/decision-n-2012-4551-an-du-15-fevrier-2013.136029.html.
  12. « Article L52-6 », Code électoral, 14 septembre 2012.
  13. « Ordonnance n° 2009-936 relative à l'élection de députés par les Français établis hors de France », Code électoral, 29 juillet 2009.
  14. « Communiqué de presse des décisions AN du 15 février 2013 », Conseil constitutionnel, 15 février 2013.
  15. « Élection invalidée pour la socialiste Corinne Narassiguin : une voix du mariage gay poussée vers la sortie », Le Huffington Post, 15 février 2013.
  16. « C. Narassiguin s’exprime après l’annulation de son élection », linfo.re, 15 février 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site
  • Page sur le site de l'Assemblée nationale
  • Page sur le site de l'Assemblée des Français de l'étranger
  • (en) Interview par Charlie Rose