Cordulie à taches jaunes

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Somatochlora flavomaculata

Somatochlora flavomaculata
Description de cette image, également commentée ci-après
Somatochlora flavomaculata - Mâle adulte
Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Hexapoda
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Ordre Odonata
Famille Corduliidae
Genre Somatochlora

Espèce

Somatochlora flavomaculata
Vander Linden, 1825

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Cordulie à taches jaunes (aussi appelée Chlorocordulie à taches jaunes), ou Somatochlora flavomaculata (Vander Linden, 1825) est un odonate appartenant au sous-ordre Anisoptera, plus précisément à la famille des Corduliidae et au genre Somatochlora ou Chlorocordulies.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Critères de détermination de l'individu mature[modifier | modifier le code]

La Cordulie à taches jaunes se reconnaît principalement grâce à :

Face de Somatochlora flavomaculata - Mâle adulte
  • Ses yeux verts (caractéristiques du genre Somatochlora) ;
  • Son thorax vert métallique ;
  • La présence d’un chapelet de taches jaunes latérales sur l’abdomen pour les femelles. Cependant, ces taches d’assombrissent chez les individus matures [1].

Somatochlora flavomaculata est un odonate de taille moyenne, plus petit que Somatochlora metallica. Sa taille est comparable à celle de Cordulia aenea, soit environ de 45 à 54 mm.

Critères de détermination de l'exuvie[modifier | modifier le code]

L'exuvie de l'espèce se présente comme celle des Anisoptères :

  • Présence d’une pyramide anale,
  • Le masque en forme de cuillère dents plutôt régulières,

Puis, il y a présence d'un sillon à la base du masque (typique chez les Corduliidae) et d'épines dorsales et latérales sur les segments 5 à 9 (au segment 9, les épines dorsales et latérales sont bien développées)[2].

Comportement[modifier | modifier le code]

Les mâles ont souvent un vol rapide et furtif. Ils défendent leur territoire au-dessus de zones sèches telles que les chemins, les lisières, les clairières ou roselières, mais aussi sur les plans d’eau. Les femelles sont généralement plus discrètes [3].

Sa période de vol va de mai jusqu’à mi-août. Elle est abondante en juin et juillet.

Habitat[modifier | modifier le code]

On la retrouve dans les marais, les prairies inondées, les franges de tourbières et de roselières. Elle y sillonne les trous d’eau riches en végétation (mares ou fossés par exemple). On peut la trouver parfois dans les rivières lentes et bordures de lacs.

Elle chasse plutôt le long des lisières forestières, loin des points d’eau.

Répartition et statut[modifier | modifier le code]

La Cordulie à taches jaunes occupe une vaste aire de répartition qui s’étend des rivages atlantiques à la Sibérie orientale. Totalement absente des Iles Britanniques et de la Péninsule Ibérique, elle atteint la Méditerranée plus à l’est, avec des populations disséminées de l’Italie à la Turquie.

Cette espèce est généralement rare, mais peut être localement commune dans les vastes zones palustres. Elle est cependant en déclin dans de nombreuses régions. Dans le Nord Pas-de-Calais elle est considérée comme Très rare, et aucune preuve de sa reproduction n’a été confirmée [4].  

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dijkstra, K.-D. B., & Lewington, R. (2007). Guide des libellules de France et d'Europe (éd. Les guides du naturaliste). (P. Jourde, Trad.) Delachaux et Niestlé
  2. « Plan régional d'action en faveur des odonates », sur http://www.conservatoirelimousin.com/ (consulté le 2 décembre 2014)
  3. Grand, D., & Boudot, J.-P. (2006). Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Mèze: Collection Parthénope
  4. Vanappelghem, C. (2012). État d'avancement du nouvel atlas régional des odonates 59/62, actualisation au 22/04/2013 période 1989-2012. GON.

Liens externes[modifier | modifier le code]