Cordemais

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Cordemais
La centrale électrique de Cordemais.
La centrale électrique de Cordemais.
Blason de Cordemais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Blain
Intercommunalité communauté de communes Estuaire et Sillon
Maire
Mandat
Joël Geffroy
2014-2020
Code postal 44360
Code commune 44045
Démographie
Gentilé Cordemaisiens
Population
municipale
3 567 hab. (2014)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 28″ nord, 1° 52′ 40″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 91 m
Superficie 37,15 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.cordemais.fr/

Cordemais est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Ses habitants s'appellent les Cordemaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Cordemais dans le département de la Loire-Atlantique

La commune de Cordemais est située sur la rive nord de l'estuaire de la Loire, à 34 km à l'ouest de Nantes et 36 km à l'est de Saint-Nazaire.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Cordemais est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Bouée, Malville, Le Temple-de-Bretagne, Vigneux-de-Bretagne et Saint-Étienne-de-Montluc au nord de la Loire. Au sud, sur le fleuve, Cordemais a une limite commune avec Le Pellerin qui se situe pourtant très en amont. Cela s'explique par la présence dans cette dernière commune des domaines immenses de l'abbaye de Buzay, démembrés et partagés avant et après la Révolution. De cette période dite des afféagements, au XVIIIe siècle, Cordemais conserve néanmoins l'île Bernard et une partie de l'île de la motte Binet, du côté de Saint-Étienne-de-Montluc[1].

Accès et transport[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans le sens est-ouest par la route départementale 17. Le centre de Cordemais est traversé dans le sens est-ouest par la route départementale 93 et dans le sens nord-sud par la route départementale 49.

Une ligne du Réseau Lila (service départemental d'autocars) dessert Cordemais.

La gare de Cordemais située à environ 2,5 km au nord-est du bourg au lieu-dit La Croix-Morzel et se trouve sur la Ligne Tours - Saint-Nazaire.

Relief[modifier | modifier le code]

L'origine de Cordemais se trouve dans trois îlots de roche dure dans le lit de la Loire. Ces trois îles sont: la Bazillais (la basse île des îles de Pullan ou des retraits de Pullan [2]), Cordemais et la Peille [3]. L'étymologie de la Peille serait pré-romaine (JC Chassagne) et voudrait dire, comme Venez en breton, éminence. Pullan est un nom de lieu[4] fréquent sur tout le rivage de la pointe atlantique et signifie trous d'eau. Deux îlots plus petits complètent l'île de Cordemais : la Haie des Bouillons (Launay des Bouillons sur la carte Cassini) et l'Audiais. La hauteur significative quoique modeste de ces îlots par rapport au fil de l'eau leur a permis de ne pas être submergés lors des variations du niveau des eaux atlantiques. Lors des 3 transgressions dunkerquiennes, du IIIe au XIIe siècle environ, le niveau des eaux a monté en effet de manière importante, puis est revenu à son niveau actuel. Plus tard après le XIIe siècle, le colmatage, les alluvionnements du fleuve ainsi que les assèchements agricoles ont fini de modifier cet environnement initial. La Bazillais a été rattachée à Bouée. Les îles de Pullan ont été transformées par leur raccordement à Cordemais (le pont au-dessus de l'écluse de la Chaussée). Il ne reste que peu de choses sur Cordemais de cette île qui était au Moyen Âge la limite territoriale entre la puissante abbaye de Buzay et la petite abbaye de Blanche Couronne. Le paysage cordemaisien est varié :

  • un terrain en légère pente, petit plateau bocager « les hauts de Cordemais » en piémont du Sillon de Bretagne ;
  • le « coteau du Sillon », portion du Sillon de Bretagne comprend une falaise abrupte coupée de valleuses très encaissées d'où dévalent des « coulées » ; le point culminant en est le mont Tiéber en crête de falaise[5] ;
  • des prairies humides sont bordées ou traversées par des cours d’eau qui sont de deux natures: les coulées dévalant du sillon et les étiers, en fait des canaux conduisant les eaux à la Loire. Ces étiers subissent les marées et drainent des marais par leurs douves. Les prairies humides correspondent à la plaine alluviale, le lit majeur du fleuve. Auprès de l'étier de Cordemais, on trouve un ancien manoir de Loire[6], le Goût ou Goust, ruiné, au piedroit de la falaise. Une autre de ces coulées ne débouche plus après la Haimeriais[7], trace d'un remblaiement ancien correspondant à la création de la Forgerie[8]. Cette coulée débouchait au Moyen Âge, puisqu'il y avait un port (d'échouage) avec tonlieu à la Girarderie qui faisait sens avec l'étymologie scandinave avérée du village de la Herguenais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cordemais se situe sur rive nord de l’estuaire de La Loire. Des cours d’eau provenant du Sillon parcourent la commune. Le « plan d'eau de la Côte » a été créé en 2001 pour recréer les conditions d’une zone humide propice à l’essor de la faune et la flore.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le climat de Cordemais est semblable à celui du reste de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[9]. Les hivers sont doux (min −5 °C / max 10 °C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[10] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cordemensis en 1051[11], Cordemes Plebs[12], de Cordimense en 1060, Cordemes au XIe siècle[11].

Il s'agit d'un type toponymique roman, dont le second élément pourrait représenter le latin mansus « ferme »[11], dans ce cas le premier élément Corde- est sans doute un nom de personne, peut-être Cordius[11].

Cordemais possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Cordemaè (écriture ELG)[13].

Kordevez en breton[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Cordemais, situé sur l'estuaire de la Loire, est un des sites envisagés pour l’ancien port gaulois de Corbilo, datant du IIe siècle.

Par ailleurs, une église dédiée à Saint-Jean, aurait été édifiée sur le territoire de Cordemais en 370, par l'évêque de Nantes Eumélius.

À une époque plus proche de nous, vers 905, Cordemais a connu une histoire singulière. Fernand Guérif[15] a écrit que Cordemais a du être la capitale du fameux royaume normand de la basse Loire. Ce royaume apparait à la fin du règne du duc de Bretagne Alain-le-grand qui tenait encore en main la situation. Il ne faut pas refaire l'histoire, de nombreuses collaborations existaient entre Bretons et Vikings et les Scandinaves étaient installés le long de la Vilaine et sur les îles. Les Francs, dépassés préféraient partout traiter, payer ou abandonner des territoires. Ils laissent donc les vikings s'installer là où ils étaient déjà présents. Fernand Guérif faisait sans doute allusion au début du Xe siècle où les Normands de la Loire et de la Seine étaient sous commandement unifié de Rollon, futur ou déjà earl[16] de la Normandie de Seine. Les lieutenants de Rollon Basset[17] (Bathet) et Erik mirent en coupe réglée la Loire moyenne, territoires francs et aquitains, riches domaines et abbayes. Ohtor et Hroald, des scandinaves de la mer d'Irlande vont leur succéder, puis ils repartiront d'où ils étaient venus. Après leur départ Reginald, un viking qui avait fait des expéditions avec Rollon se verra confier la basse Loire en titre, avec la ville de Nantes. Les derniers chefs[18] établis à Nantes et dans le Morbihan seront battus par Alain barbetorte, le premier duc de la nouvelle époque. Il est possible que l'établissement viking capitale de la Normandie de Loire était situé au Migron qui devait être à cette époque une des îles de Cordemais.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'agglomération actuelle peut remonter au XIe siècle, peut-être aux années 1040-1051. Cordemais est un des cinq premiers bourgs du Nantais avec Frossay, Prigny, Rouans & Savenay (études archives Zadora-Rio). Une église nommée « Saint-Jean-Baptiste de Cordemais » est mentionnée en 1051 dans la donation de Matz à l'abbaye de Redon ; elle se trouvait à l'emplacement de l'église actuelle. L'importance de Cordemais à cette époque est liée à la route stratégique du « sel de la Baie » qui passe par le Tenu et l'Acheneau. Il s'agit bien sûr de petites cargaisons, mais de grandes valeur, même taxées par les abbayes locales. Cordemais est, d'ailleurs, le seul bourg du Nantais qui ne s'abrite pas derrière une forteresse féodale. On trouve toutefois cette forteresse de l'autre côté de la Loire, au Migron sur la commune de Frossay.

Le seigneur du lieu est alors Tutual de Cordemais. Vers 1050, sont mentionnées des rivalités entre Tutual, Escomar de Lavau et les moines de Savenay pour la possession de terres. La famille bretonne des de Cordemais semble avoir partie liée avec les seigneurs du Migron, qu'on soupçonne d'une origine scandinave. On les retrouve en présence conjointe sur de nombreux actes de propriété établis par les moines.

Les moines de Redon obtiennent un fief au nord de l'église. Sur ce terrain, ils bâtissent le prieuré de Saint-Samson qui subsistera jusqu'à la Révolution française. À présent, seule une croix demeure sur le site ainsi que les murs appelés « murs aux moines » qui entouraient autrefois la chapelle et le cimetière. Les moines fondent le port Saint-Nicolas dès le XIe siècle, par où le commerce du sel va se développer.

Le château de Tutual devait se trouver sur la hauteur, à l'entrée de Cordemais, où l'on voit maintenant un calvaire. Le bâtiment existait encore au XVIe siècle et appartenait à la famille d'Acigné. Un autre château appartenait à la famille de Rohan, c'était celui de « Guémené-Guingamp » sur le sillon de Bretagne. Il en restait encore quelques vestiges au XIXe siècle, au village de la Hurette.

Au point de vue féodal, Cordemais dépendait de la Vicomté de Donges et parmi les fiefs il y avait celui du vicomte, ceux d'Acigné pour le bourg, de la Bessardaie et de la Mériais.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, afin de remédier l'envasement du premier port, le port du lieu-dit « La Côte » est construit. On y pratique la pêche (saumons, aloses, civelles, etc.) et le transport des récoltes (blés, roseaux, bois, etc.)

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port subissant lui aussi de l'envasement progressif de la Loire, un nouvel embarcadère baptisé « quai neuf » est aménagé en 1923 sur les rives du fleuve.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à Cordemais comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au ). Ces derniers signeront d'ailleurs leur reddition sur le territoire de la commune dans la maison de Francis Moisan, au lieu-dit « Les Sables », le à 13 h, le jour même de la capitulation de l'Allemagne, celle-ci devenant effective trois jours plus tard.

En 1970, la centrale thermique d'EDF s'implante sur la commune. Elle participe dans l'urgence au refroidissement de la centrale nucléaire de Saint-Laurent lors de l'hiver 1987 du fait que la Loire était gelée. Son refroidissement fut assuré in extremis par le réseau électrique de l'Ouest de la France, qui s'est effondré à cause d'une panne de la centrale thermique de Cordemais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à l'éclair d'or mouvant du chef et soutenu d'une mer d'azur ; au chef d'hermine.
Commentaires : L'éclair d'or évoque la centrale thermique de Cordemais ; le sinople fait référence aux prairies ; la mer d'azur rappelle la Loire ; le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne[19]. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de la commune de Cordemais est composé de 23 membres : le maire, 6 adjoints et 16 conseillers municipaux[20]. La mairie se situe avenue des Quatre-Vents. Le maire de Cordemais est le président de la communauté de communes Cœur d'Estuaire dont Cordemais est un membre fondateur.

Les maires de Cordemais[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1911 Louis Mabilais    
1911 1916 Narcisse Rousseau    
1916 1928 Louis Chevallier    
1928 1939 Pierre Simon    
1939 1945 Francis Champeil    
1945 1971 Louis Fairand    
1971 1989 Jean Doucet    
1989 2003 Jacques Fairand    
2003 en cours Joël Geffroy[Note 1] Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 567 habitants, en augmentation de 22,75 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 346 2 175 2 389 2 511 2 738 2 637 2 576 2 542 2 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 652 2 625 2 684 2 559 2 506 2 511 2 502 2 261 2 164
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 042 2 048 1 909 1 625 1 653 1 614 1 540 1 211 1 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 360 1 439 1 817 2 004 2 374 2 518 2 704 2 906 3 567
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[25], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[26],[27],[28]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine[26],[27],[28].

Pyramide des âges à Cordemais en 2013 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,9 
3,8 
75 à 89 ans
6,4 
10,6 
60 à 74 ans
10,2 
19,9 
45 à 59 ans
18,6 
23,7 
30 à 44 ans
22,8 
15,4 
15 à 29 ans
16,4 
26,1 
0 à 14 ans
23,7 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[29]


Évolution de la fiscalité
Taxe d'habitation 4,36 % 4,86 % 5,36 % 5,86 % 5,86 % 5,86 % 6,36 %
Foncier bâti 5,51 % 6,01 % 6,51 % 7,00 % 7,00 % 7,00 % 7,50 %
Foncier non bâti 11,82 % 11,82 % 11,82 % 11,82 % 11,82 % 11,82 % 12,32 %
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2004, on comptait 45,8 % d'actifs (dont, parmi eux, 6,2 % de chômeurs), 14,1 % de retraités, 29,3 % de jeunes scolarisés et 10,7 % de personnes sans activité.

L'emploi des cordemaisiens en 2004
Type d'emploi Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Langourla 3,9 % 5,7 % 7,1 % 21,9 % 27,6 % 33,9 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[30]

Activités[modifier | modifier le code]

Cordemais dispose de quatre parcs d'activités[31] :

  • zone d'activités de la Croix Morzel ;
  • zone d'activités de la Loire ;
  • zone d'activités des Petites Landes ;
  • zone d'activités de la Folaine.

La dernière zone d'activités construite à la Folaine est particulière : sur les conseils du Cabinet Deloitte missionné pour 3 millions d'euros par la communauté de communes Cœur d'Estuaire[32], 58 hectares de terres agricoles ont été détruites pour y installer un parc d'entreprises écologiques, nécessitant l'investissement public de plus de 9 millions d'euros avant son inauguration en 2011. Le parc est géré par l'entreprise Proudreed qui est notamment associée au groupe Vinci pour d'autres projets immobiliers dans la région nantaise. Le positionnement du parc est pensé pour être proche du futur aéroport de Notre-Dame des Landes[33]. À ce jour, aucune entreprise ne s'y est installée. Il s'agit d'un projet important pour la stratégie de territoire de la commune[34].

La centrale thermique d'EDF fonctionnant au charbon et au fioul est un élément incontournable de l’activité industrielle de Cordemais. L'élevage de bovins constitue la principale activité agricole de la commune[35].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Cordemais dispose d’une médiathèque et de plusieurs salles municipales.

La commune accueille le festival Rock'Estuaire depuis juin 2015 à l'hippodrome.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux médecins, d'un chirurgien dentiste, de deux kinésithérapeutes, de deux infirmières, d'une orthophoniste et d'un pharmacien.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte des ordures ménagères est organisée par la Communauté de communes Cœur d'Estuaire. La commune possède une déchèterie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cordemais est rattachée à l'académie de Nantes.

Écoles maternelles et élémentaires[modifier | modifier le code]

La commune gère deux écoles (à la fois maternelle et élémentaire) :

  • école publique Pierre-et-Marie-Curie ;
  • école privée Sainte-Anne.

Collèges[modifier | modifier le code]

La commune abrite un collège :

  • collège public Paul-Gauguin (ex - La Portrais).

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’un complexe sportif comprenant notamment une salle omnisport, 2 terrains de football dont l'un est en cours de transformation en terrain de football synthétique, 2 cours de tennis (dont des terrains couvert), 1 pas de tir à l'arc un centre aquatique « Aquamaris » et une maison des sports

Cultes[modifier | modifier le code]

Cordemais fait partie de la paroisse catholique Saint Luc de Bretagne qui comporte d'autres communautés : Saint-Étienne-de-Montluc, Le Temple-de-Bretagne, Vigneux-de-Bretagne et La Pâquelais (commune de Vigneux de Bretagne).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châteaux et demeures[modifier | modifier le code]

  • le château de la Haie-Meriais, XVe siècle

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste, XIXe siècle dont la cloche est un objet classé daté de la fin du XVIe siècle qui présente un sarcophage utilisé comme bénitier extérieur. Elle renferme de nombreux objets remarquables dont une croix de procession en argent et émail datée du XVe siècle[36]
  • La croix de Saint-Samson, XIe siècle, vestige du prieuré de Saint-Samson,

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec:

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008 et 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les limites administratives sont visibles sur Géoportail (IGN), leur évolution peut être observée sur les archives numériques départementales à la rubrique plans pour retrouver les cadastres départementaux de 1853, par exemple.
  2. chartes Eudon de Pontchateau, confirmées par la duchesse Ermengarde
  3. terre de Venez sur les cartulaires de Buzay
  4. il s'agit du plus ancien nom de lieu de Cordemais hormis le nom de cette très ancienne paroisse
  5. mention Manébert lue sur la carte Cassini
  6. du type dit « les pieds dans l'eau »
  7. ou la Haie Meuriais
  8. on lit Lorgeril sur la carte de Cassini, ce qui semblerait plus cohérent, les forges étaient sur l'île de la Peille au bord de l'eau
  9. « Climat de la Loire-Atlantique », sur MétéoFrance (consulté le 14 avril 2010)
  10. « Climat et végétation de Nantes et sa région. », sur nantes.fr
  11. a, b, c et d Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Larousse, 1963; Librairie Guénégaud, 1978, p. 211a.
  12. dans le Cartulaire de Redon
  13. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  14. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  15. héritier des historiens archivistes par bien des côtés, il incarne le meilleur de l'histoire locale en recueil de la tradition populaire, musicale en particulier; il est le fondateur, en 1969, de l'APHRN (Association Préhistorique et Historique de la région Nazairienne) et du Bulletin de l'APHRN, devenu, depuis le début des années 2000, la revue HISTOIRE & PATRIMOINE, centrée sur l'histoire de la région nazairienne
  16. earl, en fait chef viking équivalent comte plus tard duc historique
  17. on dit que ces Basset sont les ancêtres des Basset d'Ouilly dans le Calvados qui auront d'immenses domaines dans la conquête de l'Angleterre
  18. ils ont peut-être réussi à survivre en nous laissant les noms de famille Rouaud, Eder, Basset, Redor, etc.
  19. Blason de Cordemais
  20. Conseil municipal sur www.cordemais.fr Consulté le 31 juillet 2009
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. « Cordemais 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  26. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Cordemais - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  27. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  28. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
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  31. Nom des parcs d'activités et zones industrielles sur www.zones-activites.net Consulté le 31 juillet 2009
  32. Compte-rendu du conseil communautaire de Cœur d'Estuaire du 22 juillet 2011.
  33. Deux parcs d'activités dédiés à l'éco-construction, Le Moniteur, 10 juin 2011, page 92.
  34. Comme l'indique le Président de Cœur d'Estuaire au journal Ouest-France, le 20 octobre 2012.
  35. L'agriculture sur www.cordemais.fr Consulté le 31 juillet 2009
  36. Base Palissy
  37. Jules Paressant sur le site de la mairie de Cordemais