Corcoué-sur-Logne
| Corcoué-sur-Logne | |||||
Mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Loire-Atlantique | ||||
| Arrondissement | Nantes | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Sud Retz Atlantique | ||||
| Maire Mandat |
Claude Naud 2020-2026 |
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| Code postal | 44650 | ||||
| Code commune | 44156 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Corcouéens | ||||
| Population municipale |
3 265 hab. (2023 |
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| Densité | 65 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 57′ 59″ nord, 1° 34′ 33″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 10 m Max. 69 m |
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| Superficie | 50,39 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Nantes (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu | ||||
| Législatives | Neuvième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.corcoue-sur-logne.fr | ||||
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Corcoué-sur-Logne ([kɔʁ.kwe.syʁ.lɔɲ]) est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Le territoire de la commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais. Avant 1830, la commune était divisée entre trois paroisses : La Benâte, Saint-Étienne-de-Corcoué et Saint-Jean-de-Corcoué. À la veille de la Révolution, toutes trois faisaient partie des Marches communes de Bretagne-Poitou sur le plan temporel et du diocèse de Nantes sur le plan spirituel.
Les habitants de la commune s'appellent les Corcouéens.
Corcoué-sur-Logne comptait 2 767 habitants au recensement de 2014.
Géographie
[modifier | modifier le code]Corcoué-sur-Logne est située à 32 km au sud de Nantes, 39 km au nord de La Roche-sur-Yon, 58 km à l'ouest de Cholet et 64 km au sud de Saint-Nazaire.
Située en plein bocage armoricain, Corcoué-sur-Logne est traversée par la Logne qui coupe en deux bourgs l'agglomération centrale de Corcoué : Saint-Jean-de-Corcoué à l'ouest, Saint-Étienne-de-Corcoué à l'est ; à l'ouest de Saint-Jean-de-Corcoué se trouve le village de La Bénate.

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[3] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 853 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rocheservière à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 831,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Corcoué-sur-Logne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[12],[13].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42 %), zones agricoles hétérogènes (31,8 %), cultures permanentes (10,6 %), forêts (7,2 %), prairies (4,5 %), zones urbanisées (3,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous la forme Corcoiacum en 1059, Corcoue en 1287[15].
Il s'agit d'un type toponymique gallo-romain en -(i)acum, suffixe localisant à l'origine, puis marquant la propriété. Le premier élément Corcoi- représente l'anthroponyme latin Corcuius[15] qui se superpose au gaulois Curcus. La terminaison -é est la forme usuelle prise par -(i)acum dans l'ouest, y compris dans les parties de la Bretagne où le breton n'a jamais été parlé.
Homonymie avec Courcoué (Indre-et-Loire, Curcue vers 1094, Corcoe en 1131)[15].
La localité se trouve dans le domaine linguistique du paydret[réf. nécessaire]. Le nom de la localité en gallo est Corcouë[16], ou Corcóaé (écriture ELG, prononcé [kɔʁ.kwə])[17]. La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est Kerc'haoueg[18].
Histoire
[modifier | modifier le code]La commune de Corcoué-sur-Logne a été créée en 1971 par la fusion des communes de Saint-Jean-de-Corcoué[19] et Saint-Étienne-de-Corcoué[20]. L'ancienne commune de Saint-Jean-de-Corcoué était elle-même composée des communes (de 1790) de Saint-Jean-de-Corcoué et de La Bénate, intégrée en 1830[21].
Les trois paroisses du Moyen Âge à 1789
[modifier | modifier le code]À la veille de la Révolution française, les trois paroisses de Saint-Jean-de-Corcoué, La Bénate et Saint-Étienne-de-Corcoué font partie des basses marches communes entre le Poitou et la Bretagne, territoire à statut particulier aux limites des deux provinces.
Sur le plan ecclésiastique, Saint-Jean et La Bénate font partie du diocèse de Nantes, tandis que Saint-Étienne-de-Corcoué fait partie de celui de Luçon.
Saint-Étienne-de-Corcoué
[modifier | modifier le code]La paroisse de Saint-Étienne-de-Corcoué est citée sous l'appellation Sanctus Stephanus dans des textes du XIIe siècle.
Saint-Jean-de-Corcoué
[modifier | modifier le code]La paroisse de Saint-Jean-de-Corcoué est mentionnée dans des textes de 1059.
La Bénate : siège d'une puissante châtellenie au Moyen Âge
[modifier | modifier le code]La paroisse de La Bénate (anciennement : « La Bénaste », « La Bénâte ») est mentionnée dans des textes du XIIe siècle (la première mention date de 1150).
On sait qu'en 1160, le seigneur Renaud de La Bénate part en Terre sainte (entre la deuxième croisade, 1146-1149, et la troisième, 1189-1192).
La construction du château de La Bénate débute en 1383.
À la fin du Moyen Âge, elle est le siège d'une châtellenie du duché de Bretagne de taille considérable, s'étendant sur trente-trois paroisses, notamment des paroisses des marches Bretagne-Poitou :
- vingt-six placées presque tout entières sous sa juridiction, dont :
- treize paroisses de Bretagne : La Bénate, Saint-Jean-de-Corcoué, Saint-Étienne-de-Corcoué, La Limouzinière, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint-Colomban, Vieillevigne,Saint-André-Treize-Voies, Touvois, Paulx, Bouaye, Saint-Aignan-Grandlieu, et Saint-Étienne-de-Mer-Morte,
- treize paroisses du Poitou : Saint-Philbert-de-Bouaine, Rocheservière, La Grolle, Montaigu,Saint-Sulpice-le-Verdon, Mormaison, Saint-Christophe-de-Chastruce, Remouillé, Legé,Saint-Pierre-du-Luc, Saint-Étienne-du-Bois,Grand'Landes et Saint-Paul-Mont-Penit ;
- quelques fiefs détenus par le seigneur de La Bénate dans sept paroisses plus éloignées : La Garnache, La Marne, La Trinité de Machecoul, Saint-Pierre de Bouguenais, Le Bignon, Haute-Goulaine et Monnières.
Période de la Révolution française (1789-1799)
[modifier | modifier le code]Restructuration administrative
[modifier | modifier le code]Au début de la Révolution française, l'Assemblée nationale constituante crée les départements et les communes (janvier-mars 1790). Cela entraîne la disparition des anciennes provinces de Bretagne et de Poitou, ainsi que des marches communes. Les trois paroisses deviennent des communes de la Loire-Inférieure et du district de Machecoul. La Bénate dépend du canton de Legé, alors que Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué dépendent du canton de La Limouzinière (supprimé au début du XIXe siècle).
En juillet 1790, la constitution civile du clergé place les trois paroisses dans le diocèse de la Loire-Inférieure (aujourd'hui appelé diocèse de Nantes), le territoire des diocèses devant correspondre à celui des départements créés au début de 1790.
La guerre de Vendée dans le pays de Corcoué
[modifier | modifier le code]À partir de 1793, au début de la Première République, le pays est fortement touché par la guerre de Vendée, avec notamment le massacre de la Chapelle Notre-Dame-la-Blanche en 1794.
La même année, l'église de La Bénate est incendiée.
Évolution des communes et des paroisses depuis 1830
[modifier | modifier le code]La commune de La Bénate est rattachée à Saint-Jean-de-Corcoué le sur décret du roi Charles X. La paroisse devient une succursale de celle de Saint-Jean-de-Corcoué en 1839.
Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué sont rattachés au canton de Legé au début du XIXe siècle.
En 1971, Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Étienne-de-Corcoué fusionnent, formant la commune nouvelle de Corcoué-sur-Logne.
En 1985[22], les trois anciennes paroisses (Saint-Jean-de-Corcoué, Saint-Étienne-de-Corcoué et La Bénate) sont fusionnées.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Ancienne châtellenie de La Bénate
[modifier | modifier le code]Jarnigon et Geffroy de La Bénate, vivant au XIIe siècle, sont les premiers seigneurs connus de la châtellenie. La Bénate passe en 1189 à Guillaume de Clisson, époux de la dernière héritière Flavie de La Bénate, puis en 1232 à Olivier de Coché, époux de Pétronille de Clisson, fille de Flavie de La Bénate et de Guillaume de Clisson. Marquise de Coché, fille d'Olivier de Coché, l'apporte ensuite son époux, le capétien Olivier de Machecoul, qualifié de seigneur de La Bénate en 1265. Lui succèdent, de père en fils, Jean de Machecoul en 1285, Gérard de Machecoul, et Louis de Machecoul, qui ne laisse qu'une fille nommée Catherine. Catherine de Machecoul apporte La Bénate à son mari Pierre de Craon, qui la transmet à son fils Jean de Craon. La fille de ce dernier, Marie de Craon, devient baronne de Retz en épousant en 1404 Guy de Montmorency-Laval, dit Guy de Retz, baron de Retz. Leur fils Gilles de Retz hérite donc de la châtellenie de La Bénate à la mort de son grand-père maternel en 1432. À partir de cette époque, La Bénate appartiendra aux barons puis ducs de Retz ; elle sera cependant vendue un temps en 1437 par Gilles de Retz au duc Jean V de Bretagne, qui en fera don à son frère Arthur de Bretagne ; mais après la mort de Gilles de Retz en 1440, La Bénate reviendra à la fille de Gilles de Retz, Marie. Elle passera ensuite à René de Retz, frère cadet de Gilles de Retz, qui en rendra aveu en 1461. La châtellenie sera réunie au duché de Retz en 1581 et appartiendra aux ducs de Retz jusqu'à la Révolution française[23].
- De ???? à ???? :
Jarnigon de La Bénate, seigneur de La Bénate - De ???? à ???? :
Geffroy de La Bénate, seigneur de La Bénate, apparenté au précédent - De ???? à ???? :
Renaud Agnel de La Bénate, seigneur de La Bénate, apparenté au précédent - De ???? à ???? :
?????? de La Bénate, seigneur de La Bénate, fils du précédent - De ???? à 1212 :
Flavie de La Bénate (????-1212), dame de La Bénate, fille du précédent - De 1189 à 1213 :
Guillaume de Clisson « le Vieux » (1180- 1213), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), mari de la précédente - De 1213 à ???? :
Pétronille de Clisson, dame de La Bénate, fille des deux précédents - De 1232 à ???? :
Olivier de Coché, seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), mari de la précédente - De ???? à 1268 :
Marquise de Coché (1235-1268), dame de La Bénate, fille des deux précédents - De 1250 à 1279 :
Olivier de Dreux dit Olivier Ier de Machecoul (1231-1279), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), mari de la précédente - De 1279 à 1308 :
Jean de Machecoul (1255-1308), seigneur de La Bénate, fils des deux précédents - De 1308 à 1343 :
Gérard de Machecoul (1278-1343), seigneur de La Bénate, fils du précédent - De 1343 à 1360 :
Louis de Machecoul (1316-1360), seigneur de La Bénate, fils du précédent - De 1360 à 1410 :
Catherine de Machecoul (1344-1410), dame de La Bénate, fille du précédent - De 1360 à 1376 :
Pierre Ier de Craon (1315-1376), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), mari de la précédente - De 1410 à 1432 :
Jean de Craon (1355-1432), seigneur de La Bénate, fils des deux précédents - De 1432 à 1437 :
Gilles de Montmorency-Laval dit Gilles de Retz (vers 1405-1440), seigneur de La Bénate, petit-fils du précédent - De 1437 à ???? :
Jean de Montfort dit Jean V de Bretagne « le Sage » (1389-1422), seigneur de La Bénate, par achat au précédent - De ???? à 1440 :
Arthur de Montfort dit Arthur de Bretagne (1393- 1458), seigneur de La Bénate, frère du précédent - De 1440 à 1457 :
Marie de Montmorency-Laval dite Marie de Retz (vers 1433 ou 1434-1457), dame de La Bénate, fille de Gilles de Retz (par restitution à la famille) - De 1441 à 1450 :
Prigent VII de Coëtivy (1399-1450), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), premier mari de la précédente - De 1451 à 1457 :
André de Montfort-Laval (1408-1485), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), second mari de Marie de Retz - De 1457 à 1473 :
René de Montmorency-Laval dit René de Retz (vers 1414 ?-1473), seigneur de La Bénate, oncle paternel de Marie de Retz - De 1473 à 1481 :
Jeanne de Montmorency-Laval dite Jeanne de Retz (????-????), dame de La Bénate, fille du précédent - De 1473 à 1481 :
François de Chauvigny (1430-1491), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), mari de la précédente - De 1481 à 1503 :
André III de Chauvigny (????-1503), seigneur de La Bénate, fils des deux précédents - De 1503 à 1524 :
Georges de Tournemine (????-1524), seigneur de La Bénate, cousin éloigné du précédent - De 1524 à ???? :
Françoise de Tournemine (????-????), dame de La Bénate, fille du précédent - De ???? à 1552 :
Claude d'Annebault (1495-1552), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), mari de la précédente - De 1552 à 1562 :
Jean III d'Annebault (????-1562), seigneur de La Bénate, fils des deux précédents - De 1562 à 1603 :
Claude Catherine de Clermont (1543-1603), dame de La Bénate, seconde épouse et héritière douairière du précédent - De 1565 à 1602 :
Albert de Gondi (1522-1602), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), second mari de la précédente - De 1596 à 1634 :
Henri de Gondi (1590-1659), seigneur de La Bénate, petit-fils des deux précédents - De 1634 à 1676 :
Pierre de Gondi (1602-1676), seigneur de La Bénate, cousin germain et gendre du précédent - De 1676 à 1716 :
Paule-Marguerite Françoise de Gondi (1655-1716), dame de La Bénate, fille du précédent - De 1676 à 1681 :
François Emmanuel de Blanchefort-Créquy (1645-1681), seigneur de La Bénate (du chef de sa femme), mari de la précédente - De 1716 à 1734 :
Louis Nicolas VI de Neufville-Villeroy (1663-1734), seigneur de La Bénate, petit-cousin de Paule-Marguerite Françoise de Gondi et arrière-petit-fils d'Henri de Gondi - De 1734 à 1766 :
Louis-François Anne de Neufville-Villeroy (1695-1766), seigneur de La Bénate, fils du précédent - De 1766 à 1778 :
Gabriel Louis François de Neufville-Villeroy (1731-1794), seigneur de La Bénate, neveu du précédent - De 1778 à 1790 :
Clément Alexandre de Brie-Serrant (1748-1814), seigneur de La Bénate, par rachat au précédent - De 1780 à 1790 :
Auguste Thomas des Rotais, Joseph Gazel, Simon de Portnavaleau, Philippe de Biré, seigneurs de La Bénate, par démantèlement de la seigneurie et rachat au précédent
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Gilles de Montmorency-Laval dit « Gilles de Retz » (1404-1440), seigneur de La Bénate de 1432 à 1437.
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Jean de Montfort dit « Jean V de Bretagne le Sage » (1389-1422), seigneur de La Bénate de 1437 à ????.
Jarnigon de La Bénate
Geffroy de La Bénate
Renaud Agnel de La Bénate
?????? de La Bénate
Flavie de La Bénate +
Guillaume de Clisson « le Vieux »
Pétronille de Clisson +
Olivier de Coché
Marquise de Coché +
Olivier Ier de Machecoul
Jean de Machecoul
Gérard de Machecoul
Louis de Machecoul
Catherine de Machecoul +
Pierre Ier de Craon
Jean de Craon
- Marie de Craon
Gilles de Montmorency-Laval dit Gilles de Retz
Marie de Montmorency-Laval dite Marie de Retz +
Prigent de Coëtivy +
André de Montfort-Laval
René de Montmorency-Laval dit René de Retz
Jeanne de Montmorency-Laval dite Jeanne de Retz +
François de Chauvigny
André III de Chauvigny
- Marie de Craon
Jean de Montfort dit « Jean V de Bretagne le Sage »
- Jeanne Chabot dite Jeanne de Retz « la Folle »
- Guy Ier de Montmorency-Laval
- Guy II de Montmorency-Laval dit Guy de Laval-Retz
René de Montmorency-Laval dit René de Retz
Jeanne de Montmorency-Laval dite Jeanne de Retz +
François de Chauvigny
André de Chauvigny
- Guy II de Montmorency-Laval dit Guy de Laval-Retz
- Philippa de Montmorency-Laval
- Alain de Saffré
- Jeanne de Saffré
- Gilles de Tournemine
Georges de Tournemine
Françoise de Tournemine +
Claude d'Annebault
Jean d'Annebault +
Claude Catherine de Clermont
<─── par douaire et remariage ───┘
- Gilles de Tournemine
- Jeanne de Saffré
- Alain de Saffré
- Guy Ier de Montmorency-Laval
Claude Catherine de Clermont +
Albert de Gondi
- Charles de Gondi
Henri de Gondi
Catherine de Gondi +
Pierre de Gondi
Paule-Marguerite Françoise de Gondi +
François Emmanuel de Blanchefort-Créquy
- Marguerite Françoise de Gondi
- Marguerite de Cossé
- Charles de Gondi
Clément Alexandre de Brie-Serrant
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Selon le classement établi par l'Insee, Corcoué-sur-Logne fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Nantes et du bassin de vie de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[11]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 71 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 29 % dans des zones « très peu denses »[28].
Évolution démographique
[modifier | modifier le code]La commune absorbe Saint-Jean-de-Corcoué en 1971.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].
En 2023, la commune comptait 3 265 habitants[Note 5], en évolution de +11,55 % par rapport à 2017 (Loire-Atlantique : +6,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
[modifier | modifier le code]La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,6 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 556 hommes pour 1 426 femmes, soit un taux de 52,18 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,58 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Patrimoine et culture
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Menhir de la Pierre Folle à la Bénate, datant du Néolithique.
- Chapelle Notre-Dame-la-Blanche à Saint-Jean-de-Corcoué, datant du XVe siècle, où une quinzaine de personnes furent massacrées en 1794.
- Le manoir de Bayers, à Saint-Jean-de-Corcoué, construit par la famille de La Rochefoucauld-Bayers.
- Le château de la Grange, à Saint-Jean-de-Corcoué, remanié au XIXe siècle par la famille de Goulaine.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blasonnement :
De sinople aux façades d'argent des trois églises du lieu, posées sur une champagne de sable chargée d'une d'ondée d'or.
Commentaires : Les trois églises représentées sont celles des trois anciennes communes de Saint-Jean-de-Corcoué, Saint-Étienne-de-Corcoué et La Bénate. La plaine de sable à la divise d'or sont aux mêmes couleurs que le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Corcoué-sur-Logne au pays de Retz. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé.
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Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Robert de Goulaine (1933-2010), écrivain.
- Jacques Couturier (1924-2022), acteur, y est né et mort[34].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Yves Don, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions, , 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X)
Il s'agit d'un ouvrage collectif, l'auteur dont le nom est mentionné ne doit être crédité que de la partie concernant le canton de Legé. - G. Brunellière, La Benâte, Lyon, Association culturelle de Legé, , 211 p.
Il s'agit d'un ouvrage ne traitant que du village de La Bénate, un des 3 anciens bourgs de la commune jadis indépendant.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Réélue en 2001.
- ↑ Réélu en 2014 [1]
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
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- ↑ De 1801 à 1905, les paroisses et les diocèses, régies par le Concordat de 1801, dépendent pour le temporel de l'État ; à partir de la loi de séparation de 1905, les paroisses sont régies par les diocèses, sans aucune intervention de l'État.
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- ↑ https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-necrologie-jacques-couturier-comedien-et-ex-directeur-de-la-maison-de-la-culture-3b8560ce-d853-11ec-8904-9cb8c32f5ee6
