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Coquelourde des jardins

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Silene coronaria

La Coquelourde des jardins (Silene coronaria, anciennement Lychnis coronaria) est une plante herbacée vivace appartenant au genre Silene de la famille des Caryophyllacées.

D'origine plutôt méditerranéenne et montagnarde, elle est très cultivée, formant des massifs spectaculaires au feuillage argenté et aux fleurs d'un pourpre ou d'un grenat intense. À noter l'existence d'une variété horticole à fleurs blanches.

Nomenclature

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En 1753, Carl Linné est le premier à donner une description botanique de l’espèce sous le nom d’Agrostemma coronaria dans Species Plantarum 1: 436[1].

En 1792, un industriel et botaniste Joseph-Auguste Desrousseaux reclasse l’espèce dans le genre Lychnis dans un article publié de l’Encyclopédie méthodique. Botanique, de Lamarck[2].

La distinction entre Silene et Lychnis a longtemps été fluctuante. Mais des études morphologiques puis phylogénétiques (depuis les années 1990) ont montré que le genre Lychnis est enclavé dans Silene (qui alors ne serait pas monophylétique) et donc on regroupe aujourd’hui ces espèces sous le genre élargi Silene.

C’est le botaniste et entomologiste franco-suisse Joseph Philippe de Clairville qui est l’auteur du nom Silene coronaria (L.) Clairv., publié dans Manuel d'Herborisation en Suisse et en Valais 145, en 1811.

Étymologie

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Le nom de genre Silene vient du latin Silenus, « Silène » demi-dieu ventru, fils de Pan, père nourricier et compagnon de Bacchus, parce que la fleur de Silene vulgaris (Moench) Garck a un calice gonflé comme le ventre de Silène. Grec Σειληνός – Seilênos ou Σιληνός – Silênos. Le nom est introuvable chez Théophraste[3].

L’épithète spécifique coronaria vient du latin coronarius, -a, -um, participe passé de corono, « couronner ».

Le nom Silene coronaria (L.) Clairv. a 3 synonymes homotypiques :

  • Agrostemma coronaria L. dans Sp. Pl. : 436 (1753)
  • Coronaria coronaria (L.) Huth in Helios 11 : 134 (1893), non validement publié.
  • Lychnis coronaria (L.) Desr. dans J.B.A.M.de Lamarck, Encycl. 3 : 643 (1792)

Dénominations vulgaires

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En Suisse on l'appelle Silène coronaire, en italien Crotonella coronaria et en allemand Kron-Lichtnelke[4].

Caractéristiques

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Feuilles
Vue du calice
Capsules

Il s'agit d'une plante grisâtre très velue, à poils argentés et soyeux, à souche ligneuse, vivace pouvant vivre quelques années[5]. Elle s’élève à 40–80 cm de hauteur et forme rapidement une touffe de 45 cm de diamètre[6].

Les feuilles sont opposées, ovales-oblongues à lancéolées.

Inflorescence en cymes bipares, fleurs à longs pédicelles. Le calice est oblong, tomenteux blanchâtre à 10 nervures inégales, à dents linéaires en alêne, tordues, plus courtes que les pétales. La corolle comporte cinq pétales légèrement échancrés, formés chacun d’un onglet muni de dents et d’un limbe perpendiculaire rouge-pourpre, formant une surface circulaire continue, formant comme une couronne, à l’origine du nom de l'espèce. La floraison va de juin à septembre.

Le fruit est une capsule, à 5 dents.

Organes reproducteurs :

  • Type d'inflorescence : cyme bipare
  • Répartition des sexes : hermaphrodite
  • Type de pollinisation : entomogame
  • Période de floraison : mai à juillet (jusqu'en septembre dans les jardins)

Graine :

Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Selon POWO[7], l’aire de répartition naturelle de cette espèce s’étend de l’Europe centrale et du Sud-Est (Albanie Bulgarie Tchéquie-Slovaquie, ex-Yougoslavie, Grèce Hongrie Italie, Roumanie) à la Turquie, l’Iran du Nord et de l’Ukraine à l’Asie centrale à l’Himalaya occidental.

Elle a été introduite en Europe (Espagne, Portugal, France, Allemagne, Suisse, Grande Bretagne, Pays scandinaves), États-Unis, Argentine du NE, Chili central, Maroc, Algérie où elle s’est naturalisée.

La Coquelourde des jardins peut se rencontrer dans plusieurs régions françaises[8] mais également, à une plus grande échelle, en Asie mineure et jusqu'au Turkestan.

En France, elle se rencontre dans les lieux incultes et rocailleux, dans le Sud-Ouest, le Sud-Est et le Centre, jusqu’à la Saône-et-Loire, l’Indre et la Sarthe ; absente de la région méditerranéenne[5].

En Suisse, elle est peu fréquente en Valais et subspontanée dispersée ailleurs. Elle est protégée sur tout le territoire[4].

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Utilisations

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La coquelourde des jardins est très cultivée. Elle est très rustique et peut supporter des températures allant jusqu'à −15° C. Elle résiste également assez bien à des sécheresses modérées.

Elle se ressème spontanément en sol léger et situation ensoleillée, en formant des parterres denses de plantes au feuillage gris-clair et duveteux accompagné de nombreuses fleurs d’un rouge carminé, tout au long de l’été (de mai à aout-septembre). C'est une habituée des terres rocailleuses et des conditions difficiles. Elle est idéale dans les jardins sauvages ou pierreux[6] mais n'apprécie pas les environnements à la fois chauds et arides.

Liens externes

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Notes et références

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  1. Carl Linné, Species plantarum, Holmiae, Impensis Laurentii Salvii, (lire en ligne)
  2. Lamarck, Jean-Baptiste-Pierre-Antoine de Monet de, & Poiret, Jean-Louis-Marie, 1755-1834, Encyclopédie méthodique. Botanique, Paris,Liège, Panckoucke;Plomteux, 1789-1791 (lire en ligne)
  3. Michel Chauvet, Etymologia botanica Dictionnaire des noms latins des plantes, Biotope Éditions, , 792 p.
  4. a et b Konrad Lauber, Ernest Gfeller et Andreas Gygax, Flora Helvetica : flore illustrée de Suisse, P. Haupt, (ISBN 978-3-258-07206-7 et 3-258-07206-X, OCLC 717930974, lire en ligne)
  5. a et b Tela Botanica, « Lychnis coronaria » (consulté le )
  6. a et b Promesse de fleurs, « Lychnis coronaria » (consulté le )
  7. (en) POWO : Silene coronaria (L.) Clairv.
  8. « Lychnis coronaria (L.) Desr. - Préservons la Nature », sur www.preservons-la-nature.fr (consulté le )