Coordination rurale

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Coordination Rurale (CR)
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Forme juridique Syndicat
But La Coordination rurale revendique une maîtrise des productions et des marchés, pour garantir des prix rémunérateurs et un revenu équitable pour tous les agriculteurs.
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1992
Fondateur Jacques Laigneau
Origine Réaction à la réforme de la Politique agricole commune (PAC)
Identité
Siège 1 impasse Marc-Chagall
32000 Auch
Membres 15 000[1]
Représentativité 21,12 % aux élections de chambre de 2013
Slogan « Nourrir les hommes mérite un digne revenu », entre autres
Site web www.coordinationrurale.fr

La Coordination rurale (CR) est un syndicat agricole français. Il se veut indépendant de toute organisation économique et politique, et défenseur de tous les agriculteurs.

Naissance[modifier | modifier le code]

La Coordination rurale (CR) est un syndicat agricole apolitique qui a été créé en 1992, en réaction à la réforme de la Politique agricole commune (PAC), avec un mot d’ordre : « Tous unis », d’où le nom de « Coordination rurale ». Elle s’est transformée en syndicat deux ans plus tard. Un des slogans de la CR est « des prix, pas des primes »

Sa ligne de combat est depuis sa naissance la reconnaissance à son juste prix du travail des agriculteurs.

Représentation électorale[modifier | modifier le code]

La Coordination rurale avait présenté des listes aux élections chambres d’agriculture de 2001 dans 57 départements. Elle avait obtenu en moyenne 20 % des voix et remporté 2 chambres d’agriculture (Calvados, Lot-et-Garonne). Au niveau national, la Coordination rurale avait obtenu 12,48 % des voix.

En 2007, la Coordination rurale est présente dans 81 départements et obtient 18,7 % des voix aux élections chambres d'agriculture. Elle conserve ses deux chambres d'agriculture. Elle est le second syndicat français en métropole (hors DOM TOM) et le troisième syndicat pour l'ensemble du territoire français (DOM-TOM compris).

En 2013, alors que le taux de participation (54,34 %) a encore baissé, la Coordination rurale voit depuis sa création, à chaque échéance électorale, ses résultats nettement progresser. Avec 21,12 % des suffrages (83 listes CR et 50 % des 3 listes d’union CR-CP), la Coordination rurale s’impose clairement comme le deuxième syndicat agricole de France (métropole + DOM). Elle obtient 4 chambres d’agriculture, le Puy-de-Dôme (liste d’union Coordination rurale-Confédération paysanne) et la Charente rejoignent le Lot-et-Garonne et le Calvados dans la liste des Chambres acquises par la CR. Le nombre de ses élus en Chambre progresse passant de 177 à 228 (+ 28 %).

Propositions de la Coordination rurale[modifier | modifier le code]

La Coordination rurale milite pour une PAC 2014 qui retrouve ses missions fondamentales et notamment pour que l’Union européenne rééquilibre les productions excédentaires et déficitaires, dans un souci de sécurité alimentaire.

Cette organisation lutte également pour la diminution des contraintes administratives et des cotisations sociales. Elle défend les droits fondamentaux des agriculteurs à ressemer leurs récoltes semences fermières et milite pour que la norme nitrate soit réévaluée sur des fondements objectifs et scientifiques.

Afin de redonner une marge de compétitivité aux agriculteurs français et garantir la pérennité de leur protection sociale, elle propose de supprimer les cotisations sociales en agriculture en les remplaçant par une TVA sociale.

La CR est contre la culture des OGM en plein champ, vu la controverse existant sur leurs effets sur le plan sanitaire et environnemental. La Coordination rurale est pour la recherche, à condition qu'elle soit strictement encadrée.

La Coordination rurale défend :

  • Le droit de propriété (terre et eau)
  • La simplification de la réglementation
  • Liberté de vente des céréales entre producteurs et éleveurs (suppression de l’agrément ONIC),
  • La liberté de vente pour les huiles végétales brutes et les tourteaux et céréales destinés au chauffage,
  • La liberté de l’insémination artificielle en élevage,
  • L'allègement des cotisations TVA sociale,
  • La redéfinition des missions des chambres d’agriculture vers le service public et la limitation du rôle des SAFER aux seules opérations foncières d’utilité publique, contre le copinage local
  • La charte des bonnes pratiques lors d’un contrôle.

Organisation des productions et des marchés / OMC

  • Exception agriculturelle à l’OMC et organisation mondiale spécifique à l’agriculture,
  • Rétablissement d’une vraie préférence communautaire,
  • Mise en place d’OCPM (organisations communes de la production et des marchés) pour toutes les productions susceptibles d’être excédentaires,
  • Prix rémunérateurs supérieurs aux prix de revient, donc suppression des primes (exception : régions avec handicaps naturels),
  • Rééquilibrage des productions, avec des prix incitatifs, par le développement des oléagineux et la réduction des importations de PSC (produits de substitution des céréales) et de soja,
  • Contrôle des marges de la grande distribution et des intermédiaires,
  • Défense des petits marchés et des produits fermiers, par des normes locales, au lieu des normes européennes,
  • Maintien des quotas lait et betteraves.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1992 : premier blocus de la Coordination rurale à Paris contre la PAC. La Coordination rurale demande des prix rémunérateurs : « Des prix pas des primes ».
  • 1993 : deuxième blocus de la Coordination rurale à Paris, pour dénoncer l’entrée de l’agriculture dans le GATT. Publication d’Une Révolution en vert et pour tous, qui révèle le « mensonge » de la surproduction européenne et énumère les propositions de la Coordination rurale pour une bonne PAC.
  • 1994 : la Coordination rurale devient un syndicat. Elle publie L’exception agriculturelle et organise son 1er Congrès : « Tous unis pour le changement ».
  • 1995 : le 31 janvier, la Coordination rurale se présente aux élections dans 55 départements, où elle obtient en moyenne 22,6 % des voix. Elle est la première à signaler les dangers de la maladie de la vache folle.
  • 1996 : création de différentes sections : jeunes, viandes, lait, fruits et légumes et d’un syndicat grandes cultures : l’Organisation des producteurs de grains (OPG).
  • 1997 : la Coordination Rurale mène des actions contre les OGM (organismes génétiquement modifiés) et porte plainte contre les scandale de la Mutualité sociale agricole (MSA) nationale. Elle organise le blocus de Caen : «Éleveurs, tous unis, fixons nos prix». Proposition au ministère de la mise en place d’une TVA sociale en agriculture.
  • 1998 : la caravane du «village qui déménage» traverse tous les départements et parcourt 10 000 km en tracteur pour dénoncer la PAC qui élimine les agriculteurs.
  • 1999 : la Coordination rurale s’élève contre la PAC 2000 par de nombreuses manifestations et s’oppose à la modulation.
  • 2000 : le 26 juin, la Coordination rurale nationale obtient la représentativité après neuf ans de combat pour la défense des paysans. Publication de La Guerre des semences fermières.
  • 2001 : en janvier, la Coordination rurale participe pour la 2e fois aux élections ; une quarantaine de départements obtiennent la représentativité. Elle publie L’eau et l’agriculture pour réhabiliter l’image des agriculteurs souvent traités de pollueurs.
  • 2002 : quatre ans après la plainte de la Coordination rurale, le directeur et le sous directeur de la MSA sont jugés devant le tribunal correctionnel.
  • 2003 : la Coordination rurale accuse le ministre de l’Agriculture de l'époque, Hervé Gaymard, de trahison pour avoir signé la réforme 2003 de la PAC proposée par Joseph Daul (vice-président de la FNSEA de 1993 à 1999).
  • 2004 : l’Organisation des producteurs de grains (OPG) porte plainte contre X dans l’affaire Unigrains/ITCF pour détournement de fonds prélevés sur les agriculteurs. La Coordination rurale exige le maintien du lien avec la terre pour les DPU. Elle s’oppose au découplage partiel.
  • 2005 : création de l’Organisation des producteurs de lait (OPL). Prise en compte de deux des propositions de la Coordination rurale : la charte des contrôles et le coefficient multiplicateur.
  • 2006 : propositions pour une PAC du XXIe siècle.
  • 2007 : les élections professionnelles de janvier 2007 marquent une forte progression de la Coordination rurale.
  • 2008 : l'OPL (Organisation des producteurs de lait) rejoint l'EMB (European Milk Board), fédération d’éleveurs de 14 pays et plus de 100 000 producteurs de lait (syndicat agricole européen).
  • 2009 : l'OPL avec l'EMB et l'APLI (Association des producteurs de lait indépendants) mènent des actions comme la grève du lait pour dénoncer l'accord du 3 juin sur le prix du lait et demandent une rémunération de 400 €/1 000 L de lait ainsi que le maintien des quotas laitiers pour vivre dignement de leur travail.
  • 2010 : la CR organise un marché militant Place de la République à Paris « Stop aux marges abusives » ; la CR manifeste avec l'OPL et l'EMB (European Milk Board) : au Salon de l'agriculture, au SPACE de Rennes et à Bruxelles « Pour une régulation européenne du lait »  ; à l'Assemblée Nationale « Contre la contractualisation obligatoire » qui asservit les agriculteurs ; à Strasbourg avec « Pour des prix agricoles européens ».
  • 2011 : la Coordination rurale (CR) est la 1re à alerter les pouvoirs publics sur les suicides des agriculteurs et à proposer la réquisition des céréales destinées aux biocarburants, pour aider les éleveurs face à la sécheresse ; la CR organise des opérations de solidarité paille-fourrage pour les éleveurs ; la CR s'oppose au GNR (gazole non routier) et au travail forcé des agriculteurs bénéficiaires du RSA ; la Coordination rurale (CR) organise des marchés militants dans plusieurs grandes villes ; la CR s'oppose au projet de PAC 2014 et au projet de loi COV (Certificats d'obtention végétale) contre les semences fermières ; la CR reçoit le ministre de l'Agriculture (B. Le Maire) à son congrès annuel : une première depuis 1992 !
  • 2012 : la Coordination rurale (CR) envoie son programme agricole pour les élections présidentielles à tous les candidats ; la CR dénonce la mention « sans OGM » qui va tromper le consommateur ; la CR milite pour le maintien des droits de plantation viticoles ; la CR présente ses propositions pour l'agriculture biologique à l'AG de la FNAB (Fédération nationale d'agriculture biologique) ; la CR lance un sondage aux parlementaires pour abroger la Loi COV contre les semences fermières..
  • 2013 : la Coordination rurale (CR) voit depuis sa création, à chaque échéance électorale, ses résultats progresser. Avec 21,12 % des suffrages (83 listes CR et 50 % des 3 listes d’union CR-CP), la Coordination rurale s’impose clairement comme le deuxième syndicat agricole de France (métropole + DOM). La CR vient d’asseoir sa notoriété et confirme sa force syndicale incontournable. Elle remporte 4 Chambres d’agriculture, le Puy-de-Dôme (liste d’union CR-Conf), la Charente et conserve le Lot-et-Garonne et le Calvados, Chambres déjà acquises par la CR. Le nombre des élus en Chambre progresse passant de 177 à 228 soit une augmentation de + 28 %.

Présidents[modifier | modifier le code]

Les présidents successifs de la Coordination rurale depuis sa création sont :

La Coordination rurale édite un journal mensuel qui se nomme 100% agriculteur (anciennement CR infos).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Qu'est-ce que la Coordination rurale ?, éd. L'Archipel, (2006)
  • Élections 2013 chambres agriculture, Résultats par Département - Site du ministère [1]