Contrehégémonie

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Contrehégémonie est dérivé du terme anglophone « counterhegemony ». Ce terme tire ses origines des idées d’Antonio Gramsci (« néo-gramscianisme »).

Une contrehégémonie se rapporte à une interprétation normative alternative du fonctionnement des établissements sociaux, économiques et politiques. Si une contrehégémonie se développe pour devenir assez grande, elle peut alors englober et remplacer le bloc historique d'où elle provient. Dans une guerre de position un mouvement de contrehégémonie essaie, par la persuasion ou la propagande, d'augmenter le nombre de personnes qui partagent son opinion en s'appuyant sur l'ordre hégémonique. Lorsque dans une guerre du mouvement les tendances « contrehégémoniques » deviennent assez grandes, elles peuvent alors procéder au renversement, de manière violente ou démocratique, de l'hégémonie courante et s'établir comme nouveau bloc historique.

Voici comment le professeur Hudson Meadwell de l'Université McGill présente la contrehégémonie :

« Il présente le concept de contrehégémonie dans le processus d'identification, qui favorise la création d'une société parallèle qui va créer ses propres institutions pour favoriser son développement et son autosuffisance politique, comme alternative au gouvernement central »[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hudson Meadwell, « The Politics of Nationalism in Québec », p. 215.

Article connexe[modifier | modifier le code]