Constantin Korovine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Korovine.
Constantin Korovine
Portrait of Konstantin Korovin.jpg

Valentin Serov, Portrait de Constantin Korovine (1891), Moscou, galerie Tretiakov.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Formation
Portrait de Chaliapine (1911), collection publique russe à sourcer.

Constantin Alexeïevitch Korovine (en russe : Константин Алексеевич Коровин), né à Moscou le et mort à Paris le , est un peintre post-impressionniste et décorateur de théâtre russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Constantin Korovine naît dans une famille aisée[1] de négociants vieux-croyants et entre à quatorze ans à l'école de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou d'abord à la section d'architecture et deux ans plus tard à celle de peinture. Il a notamment comme professeur Alexeï Savrassov. Il complète ensuite ses études à l'école de l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, mais la quitte au bout de trois mois déçu par les méthodes d'enseignement.

Il voyage en 1888 et en 1894 dans le nord de la Russie et en Scandinavie avec son ami Valentin Serov d'où sont issus plusieurs paysages intitulés Port de Norvège; Rivages de Mourmansk; Ruisseau de saint Tryphon à Petchenga[2]; Hammerfest à la lumière du nord, etc. Après plusieurs voyages en France en 1886, 1892 et 1893, influencé par l'impressionnisme, il rompt avec le style sévère et réaliste des Ambulants. En 1900, il décore le Pavillon russe de l'Exposition universelle de Paris et à cette occasion reçoit une Médaille d'or. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 28 décembre 1900. Par la suite, il enseigne à Moscou à partir de 1901 à l'école de peinture, de sculpture et d'architecture avec son ami Serov et devient le décorateur attitré des théâtres impériaux et du théâtre Bolchoï (grâce à Alexandre Gorski). Il travaille notamment avec Constantin Stanislavski. Korovine, qui a le goût de la littérature, aime également composer des récits.

Il présente ses toiles en Russie surtout aux expositions des Ambulants, à celles du Monde de l'art de Diaghilev[3], de la Société des Trente-Six, de la Société des artistes russes, etc.

Après la Révolution d'Octobre, il se dévoue activement à la conservation des œuvres d'art du patrimoine menacées par les événements et sauve de la destruction des tableaux de peintres emprisonnés, organise des ventes de toiles et des expositions en faveur de prisonniers politiques, tout en continuant à travailler pour le théâtre.

Son amitié avec Fédor Chaliapine dure plus de trente ans. En 1923, il émigre en France avec l'aide d'Lounatcharski, commissaire du peuple à l'instruction, son activité principale restant le théâtre ; il participe aux expositions d'art russe, mais ne bénéficie d'une exposition personnelle qu'en 1929 à Paris. Mal du pays, difficultés matérielles, maladie de ses proches assombrissent la fin de sa vie. Il est enterré au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Galerie Bernheim-Jeune, Paris, du 2 au 13 mars 1925, La Riviera et Paris (œuvres récentes de la Riviera et de Paris).
  • Galerie Kolbert, Paris, 1929, Impressions de Paris.
  • Salon d'automne de 1938.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Russie

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Sjeng Scheijen (dir.), The Big Change. Revolution in Russian Painting 1895-1917, Maastricht, musée des Bons-Enfants, 2013, 188 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son père Alexeï Mikhaïlovitch a fait des études universitaires et sa mère, née Volkov, est issue d'une famille de petite noblesse
  2. Galerie Tretiakov, 1894
  3. Plus tard, il collabore avec les Ballets Diaghilev pour des décors

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :