Constantin Huygens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Huygens.
Constantin Huygens
Constantijn-Huygens-door-JanLievens-detail.jpg

Portrait de Constantijn Huygens par Jan Lievens

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
La HayeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Christian Huygens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Susanna Hoefnagel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Suzanna van Baerle (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Christian Huygens
Constantijn Huygens (en)
Lodewijk Huygens (en)
Philips Huygens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Mouvement
Instrument

Constantijn Huygens seigneur de Zuylichem, né à La Haye le et mort dans sa ville natale le , est un homme d'État, un poète et un compositeur néerlandais.

Il est le fils de Christian Huygens, secrétaire des commandements de Guillaume le Taciturne, et le père du physicien, géomètre et astronome Christian Huygens (1629—1695).

Biographie[modifier | modifier le code]

Constantijn est secrétaire et conseiller intime de Maurice de Nassau, prince d'Orange, et des stathouders Frédéric-Henri, Guillaume II et Guillaume III.

Il est chargé en 1661 de se rendre auprès de Louis XIV pour négocier la restitution de la ville d'Orange, et obtient d'en reprendre possession ; elle est rendue à Guillaume III en 1665.

Huygens entre en relation avec les savants, les poètes et poétesses les plus distingués de son temps. Il fait partie du Muiderkring, un groupe d'éminents intellectuels qui se réunissent au château de Muiden et dont le chef de file est Hooft. Il a une importante correspondance avec Descartes à partir de 1635, et avec Tesselschade qui lui dédie un poème à la mort de sa femme.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Huygens est considéré comme l'un des quatre auteurs les plus prolifiques du XVIIe siècle, le siècle d'or néerlandais, avec Joost van den Vondel, Pieter Corneliszoon Hooft et Jacob Cats.

Il est l'auteur de poésies latines, françaises, italiennes et hollandaises. Ses poésies latines, réunies sous le titre de Momenta desultoria à Leyde, 1644, in-8°), comprennent un livre de pièces diverses intitulé Farrago, un de Juvenilia et douze livres d'épigrammes ; ses poésies hollandaises ont paru sous le titre de Korenbloemen (Les Bleuets) à Amsterdam 1772, 2 vol., à Leyde (1824, 6 vol. in-8°). On y remarque surtout ses Zedeprinten (Tableaux de mœurs), son Hofwijck, gracieuse description de sa maison de campagne, etc. Ses poésies ont été vantées par les uns, dépréciées par les autres. « Il a souvent de la verve et de l'originalité, dit Paul-Henri Marron ; il pense et il fait penser ; mais il manque aussi quelquefois d'harmonie, tourmente trop sa pensée et court après l'antithèse. »

Huygens et la musique[modifier | modifier le code]

Pathodia sacra et profana occupati de C. Huygens (1647).

Huygens est un musicien et un compositeur amateur. Sa correspondance très abondante contient de nombreuses allusions à la musique, et révèle un réseau de correspondants très élargi, qui citent de nombreuses notabilités musicales. On peut citer notamment Robert III Ballard, l'éditeur de sa Pathodia sacra, Joan Albert Ban, théoricien de la musique, le savant minime Marin Mersenne, la chanteuse Anna Bergerotti, Henri de Berighen, premier écuyer de France, le compositeur Antoine Boësset, le claveciniste Jacques Champion de Chambonnières, la famille Duarte, Johann Jakob Froberger, le compositeur Thomas Gobert, le compositeur Carel Hacquart, le violiste Nicolas Hotman, la luthiste et poétesse Ninon de Lenclos, le luthiste Angelo Michele Bartolotti, le compositeur Henry Du Mont, le chanteur Pierre de Nyert, la chanteuse Utricia Ogle, le jésuite Antoine Parran, le compositeur italien Luigi Rossi.

Ses échanges sont enrichis de pièces manuscrites reçues ou envoyées ; ils concernent des points de théorie et notamment les modes, des appréciations sur telle ou telle pièce, sur la vie musicale du temps, la publication de sa Pathodia sacra (1646-1647).

Huygens était luthiste. Comme compositeur, il donne un recueil intitulé Pathodia sacra et profana[1] publié chez Robert III Ballard en 1647 à Paris, qui contient des psaumes latins, des chansons italiennes des airs de cour français. L'œuvre est dédié à Utrica Ogle, excellente chanteuse d'origine anglaise, grande amie de Huygens.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 1947, le prix Constantijn Huygens a été créé en l'honneur de ses accomplissements littéraires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillo 2003 n° 1647-C, avec dépouillement des pièces. Elles sont publiées à la fin de Jonckbloet 1882. Restitution par Frits Noske et Noelle Barker (Amsterdam, 1957, reprint 1976).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie générale
  • (nl) De Briefwisseling van Constantijn Huygens (1608-1687), uitgegeven door Dr J. A. Worp. Eerste deel, 1608-1634. - s'Gravenhage, 1911.
  • (nl) Édition de la correspondance en ligne sur le site Huygens Ing.
  • (en) Christopher Joby. The multilingualism of Constantijn Huygens, 1596-1687. Amsterdam : Amsterdam university press, 2014.
  • (en) Rudolf Michel Dekker. Family, culture and society in the diary of Constantijn Huygens Jr, secretary to Stadholder-King William of Orange. Leiden : Brill, 2013.
  • (nl) Constantijn Huygens, Lezingen van het tweede Groningse Huygens-Symposium, red. van N.F. Streekstra. Groningen : Passage, 1997.
  • (nl) Hendrik Arie Hofman, Constantijn Huygens, 1596-1687 : een christelijk-humanitisch bourgeois-gentilhomme in dienst van het Oranjehuis = a christian-humanist bourgeois-gentilhomme in service of the House of Orange. Utrecht : HES uitgevers, 1983.
Concernant la musique
  • (fr) Musique et musiciens au XVIIe siècle : correspondance et œuvres musicales de Constantin Huygens publiées par W. J. A. Jonckbloet et J. P. N. Land. - Leyde : E. J. Brill, 1882.
  • (fr) Laurent Guillo, Pierre I Ballard et Robert III Ballard, imprimeurs du roy pour la musique (1599-1673). Sprimont et Versailles : 2003. 2 vol.
  • (nl) S. G. De Vries, « De "Musyck-boecken" in het bezit van Const. Huygens », Tijdschrift der Vereniging voor Noord-Nederlands Muziekgeschiedenis 6/4 (1900), p. 253-260.
  • (en) Frits Noske. « Affectus, figura and modal structure in Constantin Huygens Pathodia (1647) ». Tijdschrift der Vereniging voor Nederlandse Muziekgeschiedenis 32 (1982), p. 51-75.
  • (nl) Rudolf Alexander Rasch. « De muziekbibliotheek van Constantijn Huygens », Veelzijdigheid als levensvorm : facetten van Constantijn Huygens' leven en werk. Een bundel studies ter gelegenheid van zijn driehonderdste sterfdag, ed. A. Th. van Deursen et al. Deventer, 1987, p. 141-162.
  • (nl) Constantijn Huygens, Driehonderd brieven over muziek van, aan en rond Constantijn Huygens, bijeengebracht, ingeleid en vertaald door Rudolf Rasch. Hilversum : Verloren, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]