Conseil suprême islamique irakien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Drapeau du Conseil suprême islamique irakien.

Le Conseil suprême islamique irakien (en arabe : المجلس الأعلى الإسلامي العراقي), auparavant nommé Conseil suprême de la révolution islamique en Irak, est un parti politique irakien, qui se réclame de l'islam chiite. Il a été fondé en 1982 à Téhéran, en pleine guerre Iran-Irak, comme parti d'opposition au régime de Saddam Hussein. Le changement de nom date de mai 2007.

Dirigé par Mohammed Baqer al-Hakim, qui meurt en août 2003, puis par son frère Abdul Aziz al-Hakim, mort le , c'était le principal parti de l'Assemblée nationale irakienne formé après l'invasion de l'Irak par les États-Unis et participe à l'Alliance irakienne unifiée, principal groupe parlementaire depuis les élections de décembre 2005[1]. Abdel Abdel-Mehdi, son président est un des deux vice-présidents de l'Irak depuis 2005. Le Conseil suprême islamique irakien est alors l'un des plus proches alliés de l'Iran en Irak[1]. Il dispose d'une branche militaire, les Brigades Badr, formées par l'Iran[2].

Avant les élections provinciales irakiennes (en) du , Bagdad ainsi que les provinces chiites de Babel, Bassora, Al-Muthanna, Najaf, Qadisiya et Wassit étaient sous son contrôle depuis 2003. Il les a toutes perdues à la suite des élections,[3],[4].

En août 2009, le Conseil suprême s'est éloigné du Premier ministre Nouri al-Maliki pour annoncer la création d'une coalition électorale chiite, l'Alliance nationale irakienne[5], qui remplace l'Alliance irakienne unifiée et qu'il présiderait. Celle-ci inclurait le mouvement de Moqtada al-Sadr, le Parti al-Fadhila (en) (ou « Parti islamique de la vertu »), l'ancien allié des Américains Ahmed Chalabi et l'ancien Premier ministre Ibrahim al-Jaafari [1]. Le Conseil suprême islamique cherche par la même occasion à s'éloigner de l'influence iranienne pour adopter une position plus nationaliste irakienne[2]. Les Brigades Badr, qui ne souhaitent pas se couper de l'Iran, font alors scission et deviennent indépendantes[2]. Le Conseil suprême islamique irakien forme alors d'autres milices en 2014 : Saraya Ashura et Saraya Ansar al-Aqeeda[2],[6].

Le 4 mai 2010 deux mois après les élections légisiatives du 7 mars, l'Alliance nationale irakienne et la coalition de l'État de Droit d'Al Maliki se mettent d'accord pour faire alliance et former une seule et même coalition au parlement irakien[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ernesto Londoño et K.I. Ibrahim, Major Shiite Political Parties Exclude Maliki in Forming Coalition, Washington Post, 25 août 2009
  2. a, b, c et d Stéphane Mantoux, Soutien à Bachar al-Assad: la milice chiite irakienne Saraya Ansar al-Aqeeda favorable à l'envoi de troupes en Syrie, France Soir, 7 décembre 2016.
  3. Un parti proche de l'Iran sort affaibli des élections provinciales en Irak, Le Monde, 7 février 2009
  4. Elections en Irak : triomphe du premier ministre, Le Figaro, 5 février 2009
  5. Attentats contre des minibus en Irak, au moins 11 morts, dépêche Reuters sur le site du Monde, 24 août 2009
  6. Stéphane Mantoux, Mourir pour Assad 9/Sayara Ansar al-Aqeeda, Historicoblog, 30 novembre 2016.
  7. Les deux blocs chiites d'Irak font alliance, article publié sur le site de L'Express le 4 mai 2010