Conscience contre violence

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Conscience contre violence est un essai polémique de Stefan Zweig (1936) mettant en scène le combat de Sébastien Castellion contre Jean Calvin. Le livre, rédigé en pleine montée du fascisme et de l'extrême-droite en Europe, a été et reste d'une forte actualité, dans la mesure où il se présente comme un coup de boutoir contre toutes les formes de totalitarisme et d'intolérance.

Le titre exact en allemand est Ein Gewissen gegen die Gewalt, c'est-à-dire Une conscience contre la violence, ce qui rend mieux compte de la révolte d'un individu contre la puissance du pouvoir.


Au XVIe siècle, époque de la Réforme protestante, Genève est contrôlée par Calvin qui établit une sorte de régime théocratique cohabitant avec un État soumis à la volonté de la nouvelle Église. Les Genevois se voient alors interdire les chapelets, les crucifix, et toutes sortes de règles d'austérité leur sont imposées. Le penseur Michel Servet, qui a le malheur de tomber en désaccord avec le pouvoir de Calvin, se voit attaqué en justice et rapidement condamné à mort. Il est brûlé vif en place publique. Un autre savant, Castellion, se décide alors à réhabiliter Servet : une longue et difficile lutte attend ce protestant modéré, entre l'austérité calviniste et le pouvoir de l'Inquisition catholique.

Editeur, traducteur[modifier | modifier le code]

Republié en 1997 par Le Castor Astral, dans une traduction de Alzir Hella, préface d'Hervé Le Tellier, postface de Silvain Reiner, Livre de Poche, 2010, ISBN 2253153710