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Conrad Veidt

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Conrad Veidt
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Conrad Veidt en 1941.
Nom de naissance Hans Walter Conrad Weidt
Naissance
Berlin (Empire allemand)
Nationalité Allemande
Britannique
Décès (à 50 ans)
Hollywood (Californie, États-Unis)
Films notables Le Cabinet du docteur Caligari
L'Homme qui rit
Le Voleur de Bagdad
Casablanca
Signature de la personnalité

Conrad Veidt est un acteur allemand, né le à Berlin (Empire allemand) et mort le à Hollywood en Californie (États-Unis).

Dans les années 1920, il est l'un des principaux acteurs du cinéma expressionniste allemand, mais il a également réalisé des films au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis. Farouche opposant aux nationaux-socialistes, il quitte le pays après leur prise de pouvoir pour la Grande-Bretagne puis, plus tard, pour Hollywood.

Hans Walter Conrad Weidt naît est le à Berlin de Philipp Heinrich Veidt, un ancien militaire devenu fonctionnaire, et Amalie Marie Gohtz[1],[2],[3]. Il a un frère aîné, Karl, né en 1891 et qui meurt en 1900 de la scarlatine[4].

Il quitte le lycée sans le bac car déjà le théâtre l'accapare. Formé à l'école du grand metteur en scène Max Reinhardt, il débute au cinéma en 1916. Après la Première Guerre mondiale, Veidt se fait une spécialité de jouer dans les films dits « d'éducation sexuelle » qui sont très populaires dans la république de Weimar.

Figure emblématique du mouvement expressionniste allemand, il en incarne les tendances morbides à travers une impressionnante galerie de pervers et de fous meurtriers. Un des éléments les plus importants de l'expressionnisme est sans conteste le jeu des acteurs et Conrad Veidt excelle. Un de ses rôles les plus célèbres demeure celui de Cesare dans Le Cabinet du docteur Caligari (1920). Juste par ses cils, ses sourcils, les muscles visibles du visage, un mouvement léger des ailes du nez et de la commissure des lèvres, l'acteur indique d'une manière très suggestive l'éveil contrôlé du médium somnambule, mais aussi un désir d'érotomane sadique. Une autre astuce de son jeu artificiel et intense est le ralentissement évident des mouvements du corps et des détails d'expression, et les contorsions d'un corps dirigé par les mouvements d'épaules. Dans Caligari, Conrad Veidt se meut avec des gestes félins, se faufilant tel un animal.

Photo en noir et blanc d'un acteur fortement maquillé.
Photo en noir et blanc d'un acteur fortement maquillé.
Dans Le Cabinet du docteur Caligari en 1919, l'acteur incarne une création fantastique inédite.

Entre 1916 et 1924, Conrad Veidt tourne dans une soixantaine de films, dirigé par, entre autres : Paul Leni, Robert Wiene, Ewald André Dupont, Reinhold Schünzel et Friedrich Wilhelm Murnau. En 1928 Conrad est invité à Hollywood et tourne dans quatre films, dont L'Homme qui rit (1928) mis en scène par son compatriote Paul Leni et également interprété par Mary Philbin. Avec l’arrivée du cinéma parlant, Conrad Veidt revient en Allemagne et reprend les rôles qui ont fait de lui une célébrité. En 1930, il campe Raspoutine, le « moine » démoniaque (faux moine) dans le film homonyme, puis il incarne l’extraordinaire prince Metternich dans Le Congrès s'amuse (1931) d'Erik Charell.

Après l'arrivée au pouvoir d'Hitler, son mariage avec une actrice juive l'oblige à quitter l'Allemagne dès 1933. Il poursuit sa carrière d'acteur au Royaume-Uni, où il tourne plusieurs films sous la direction entre autres, de Maurice Elvey, Victor Saville et Michael Powell. Il travaille également en France, notamment avec Jean Dréville pour Le Joueur d’échecs (1938) aux côtés de Françoise Rosay. En 1939, il devient officiellement citoyen britannique. En 1940, Conrad Veidt revient aux États-Unis pour finir les prises de vue du film Le Voleur de Bagdad, où il joue Jaffar, le cruel vizir. Il s’installe alors définitivement en Californie. Cependant, les cinéastes, peu imaginatifs, le cantonnent dans des rôles de nazi. Il travaille notamment avec George Cukor pour Il était une fois (1940), Vincent Sherman pour Échec à la Gestapo (1941). Il se spécialise alors dans les personnages germaniques, puis dans les rôles de nazi pendant la Guerre comme dans Casablanca.

De 1916 à 1943, il aura joué dans plus de cent films, dont plusieurs sont devenus de grands classiques.

Conrad Weidt meurt subitement d'un infarctus du myocarde le à Hollywood, à l'âge de 50 ans, peu après la fin du tournage de Un espion a disparu (Above suspicion).

Filmographie

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Conradt Veidt en 1939.

Années 1910

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Années 1920

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Années 1930

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Années 1940

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Dans la culture populaire

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Notes et références

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  1. (en) Rolf Giesen, The Nosferatu Story: The Seminal Horror Film, Its Predecessors and Its Enduring Legacy, Jefferson, McFarland & Company, (ISBN 9781476672984, lire en ligne), p. 29.
  2. (en) « Conrad Veidt (1893-1943) - Major Strasser in Casablanca » [archive du ], sur The German Way & More.
  3. (en) « Veidt, Conrad (1893–1943) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press (lire en ligne Inscription nécessaire)
  4. (en) John T. Soister, Conrad Veidt on Screen: A Comprehensive Illustrated Filmography, McFarland, (ISBN 9781476611228, lire en ligne).

Bibliographie

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Liens externes

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