Conrad Dasypodius

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Conrad Dasypodius
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Conrad Dasypodius, de son vrai nom Konrad Rauchfuss ou Konrad Hasenfratz1531 à Frauenfeld - † à Strasbourg[1]), fils de l'helléniste Pierre Hasenfratz dit Dasypodius, est professeur de mathématiques à Strasbourg de 1562 jusqu'à sa mort, doyen du chapitre de Saint-Thomas[2] et concepteur de la deuxième horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Conrad Dasypodius a réalisé ses études à la Haute Ecole de Strasbourg. Il est le disciple de Chrétien Herlin, professeur de mathématiques dans cet établissement. Il succède son maître en 1562 après le décès de ce dernier et reçoit en 1567 le grade de maîtrise.

Il enseigne à l'université les mathématiques, l'astronomie, la géographie, la géodésie, la musique[3].

Aidé par les frères horlogers Habrecht et du peintre Tobias Stimmer, il a conçu en 1571-1574 la seconde horloge de la cathédrale de Strasbourg, qui a longtemps passé pour la plus belle de l'Europe.

Publication d'ouvrages[modifier | modifier le code]

Certains de ses ouvrages sont à destination de ses élèves, comme certains ouvrages d'Euclide ou bien Institvtionvm Mathematicarvm Volvminis Primi (1593).

En mathématiques, il publie en grec et en latin les deux premiers livres d'Euclide, et les propositions des trois livres suivants (Strasbourg, 1564, in-8°) ; on lui attribue aussi une traduction des Sphériques de Théodose, et de l' Optique catoptrique d'Euclide. Son Analysis geometrica sex libri Euclidis, Strasbourg, 1566, in-fol., est un travail où il réduit en forme de syllogisme les démonstrations du géomètre grec. Les premier et cinquième livres de cet ouvrage sont rédigés par Christian Herlin ; Dasypodius est l'auteur des quatre autres. Il se propose de publier dans un corpus les œuvres des mathématiciens grecs ; mais la mort interrompt ses projets le , à l'âge de 68 ans.

Conrad Dasypodius contribue surtout à faire connaître la collection d'ouvrages de l'Antiquité regroupés sous le titre de Petite Astronomie (par opposition à l'Almageste, la grande Astronomie), en établissant à partir de différents manuscrits (1572) le texte (grec) de la sphère en mouvement d'Autolycos de Pitane, la Sphère de Théodose de Tripoli, etc.

Il décrit l'horloge astronomique de Strasbourg dans Heron Mechanicus (1580)[4]. (Voir : Blumhof, Essai sur la vie et les ouvrages de Conr. Dasypodius, avec une préface de Kaestner, in-8°, Gottingue, 1798).

Astronome de son temps, participe à la publication de pronostics comme Ein Richtiger vnd kurtzer Bericht über den WunderSterne [...] ainsi que sa version latine Brevis et succincta descriptio Corporis luminosi, Quod Nunc Aliqvot Mensibvs Apparvit (Bernhard Jobin, 1573).

Il fait part de ses observations sur la comète de 1577 dans son traité Brevis doctrina de cometis & cometarum effectibus. Une version allemande de cet ouvrage est disponible sous le titre Von Cometen und ihrer würckung[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Hypotyposes orbium coelestium, 1568
  • Euclidis Catoptrica, 1557 lien 1, lien 2
  • Euclidis quindecim elementorum geometriae secundum, 1564 lien
  • Propositiones reliquorum librorum geometriae Euclidis, 1564 lien 1, lien 2
  • (avec Chrétien Herlin) Analysis geometriæ sex librórum Euclidis (1566), impr. J. Richelius, Strasbourg, lien
  • Hypotyposes orbium coelestium, 1568 lien
  • Eukleidu Stoicheiōn to Prōton, 1570 lien
  • Mathematicum, complectens praecepta, 1570 lien
  • Eukleidu Protaseis, 1570 lien
  • Euclidis elementorum liber primus, 1570 lien
  • Sphæricæ doctrinæ propositiones Græcæ et latinæ : Theodosi de sphæra libri III, De habitationibus liber, de Diebus et noctibus libri II. Autolici de sphæra mobili liber. De ortu et occasu stellarum libri II... impr. Christian Mylius, Strasbourg, 1571 lien
  • Lexicon seu dictionarium mathematicum (1573) (8 vol. 4).lien
  • Kalender oder Laaßbüchlein sampt der Schreibtafel, Mässen vnd Jarmärckren [!] auff das M.D.LXXIIII. Jar, 1573 lien (vraiment de Dasypodius?)
  • Brevis et succincta descriptio Corporis luminosi, Quod Nunc Aliqvot Mensibvs Apparvit (1573) [1]
  • Ein Richtiger vnd kurtzer Bericht über den WunderSternen/ oder besondern Cometen/ so nůn manche Monatszeit/ diß 72. vnd 73. Jar zů sonderem Warnungszeichen diser letzsten zeit ist erschienen: sehr fruchtbarlich mit seinem Prognostico zůbetrachten (1573) [2]
  • Wahrhafftige Außlegung des astronomischen Uhrwerks zu Straßburg, 1578 lien
  • Brevis doctrina de cometis & cometarum effectibus, 1578 lien
  • Von Cometen und ihrer würckung, 1578 [3]
  • In Cl. Ptolemaei de astrorum iudiciis, 1578 (ajout de trois chapitres dans une réédition d'un ouvrage de Jérôme Cardan.) lien 1 lien 2
  • Lexicon mathematicum, 1579 lien
  • Isaaci Monachi Scholia In Evclidis Elementorvm Geometriae, 1579 lien
  • Oratio Cunradi Dasypodii de disciplinis mathematicis... (1579), impr. Nicolaus Wyriot, Strasbourg (1 vol. in-8°)
  • Wahrhafftige Außlegung und Beschreybung des astronomischen Uhrwerks zu Straßburg, 1580 lien
  • Heron mechanicus, (1580). lien
  • Protheoria Mathematica, 1593 lien
  • Institvtionvm Mathematicarvm Volvminis Primi, 1593 lien
  • Institvtionvm Mathematicarvm Volvminis Primi Appendix, 1596 lien

Source[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Conrad Dasypodius » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • « Conrad Dasypodius », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition] (cette source comporte des inexactitudes, dont certaines ont été corrigées ici)
  • C. D. Hellmann, The comet of 1577, AMS Press, 1944. p. 236-243. Ce travail présente le travail de C. Dasypodius dans le domaine de l'astronomie, notamment concernant son ouvrage en latin concernant la comète de 1577-1578. De plus, C. D. Hellman a recensé les ouvrages de C. Dasypodius qui ont été publiés.
  • M. Adam, Vitae germanorum philosophorum, Impensis Jonae Rosae librarij Francos. Typis Johannis Lacelloti, acad typograph., 1615. Un chapitre est dédié à C. Dasypodius.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque nationale de France
  2. Louis Schneegans, L'église de Saint-Thomas à Strasbourg et ses monuments, essai historique et descriptif composé d'après les sources originales, Imprimerie de Schuler, 1842, p. 271
  3. texte réunis et publiés par P. Schang, Histoire du Gymnase Jean Sturm, Strasbourg, Oberlin, , p. 94-96
  4. Heron mechanicus : seu de mechanicis artibus, atque disciplinis : eiusdem horologii astronomici, Argentorati in summo templo erecti, descriptio : Argentorati 1580. Réimpression du texte latin original conservé dans la collection de Hans Schimank, Institute for the History of Science, Mathematics, and Technology, Hamburg University, traité en latin avec traduction anglaise de Bernard Aratowsky en regard, introduction en anglais de Günther Oestmann, E. Rauner, Augsburg, 2008, 174 p. (ISBN 978-3-936905-32-8)
  5. (en) C. D. Hellman, The Comet of 1577, New York, AMS Press, , 488 p., p. 236-243

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]