Conrad Dasypodius

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Conrad Dasypodius
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Conrad Dasypodius, de son vrai nom Konrad Rauchfuss ou Konrad Hasenfratz1531 à Frauenfeld - † à Strasbourg[1]), fils de l'helléniste Pierre Hasenfratz dit Dasypodius, fut professeur de mathématiques à Strasbourg de 1562 jusqu'à sa mort, doyen du chapitre de Saint-Thomas[2] et concepteur de la deuxième horloge astronomique de la cathédrale de cette ville. Il en a rédigé la description dans son Heron mechanicus, 1580[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

En mathématiques, il publia en grec et en latin les deux premiers livres d'Euclide, et les propositions des trois livres suivants (Strasbourg, 1564, in-8°) ; on lui attribue aussi une traduction des Sphériques de Théodose, et de l' Optique catoptrique d'Euclide. Son Analysis geometrica sex libri Euclidis, Strasbourg, 1566, in-fol., est un travail où il a réduit en forme de syllogisme les démonstrations du géomètre grec. Les premier et cinquième livres de cet ouvrage ont été rédigés par Christian Herlin ; Dasypodius est l'auteur des quatre autres, et il se proposait de publier dans un corpus les œuvres des mathématiciens grecs ; mais la mort interrompit ses projets et l'enleva le 26 avril 1600, à l'âge de 68 ans.

Dasypodius contribua surtout à faire connaître la collection d'ouvrages de l'Antiquité regroupés sous le titre de Petite Astronomie (par opposition à l'Almageste, la grande Astronomie), en établissant à partir de différents manuscrits (1572) le texte (grec) de la sphère en mouvement d'Autolycos de Pitane, la Sphère de Théodose de Tripoli, etc.

Aidé des horlogers Habrecht et du peintre Tobias Stimmer, il a conçu en 1571-1574 la seconde horloge de la cathédrale de Strasbourg, qui a longtemps passé pour la plus belle de l'Europe, et dont il a donné la description dans son Heron mathematicus, Strasbourg, 1580, in-4°. (Voir : Blumhof, Essai sur la vie et les ouvrages de Conr. Dasypodius, avec une préface de Kaestner, in-8°, Gottingue, 1798)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Hypotyposes orbium coelestium, 1568
  • Euclidis Catoptrica, 1557 lien 1, lien 2
  • Euclidis quindecim elementorum geometriae secundum, 1564 lien
  • Propositiones reliquorum librorum geometriae Euclidis, 1564 lien 1, lien 2
  • (avec Christoph Herlin) Analysis geometriæ sex librórum Euclidis (1566), impr. J. Richelius, Strasbourg, lien
  • Hypotyposes orbium coelestium, 1568 lien
  • Eukleidu Stoicheiōn to Prōton, 1570 lien
  • Mathematicum, complectens praecepta, 1570 lien
  • Eukleidu Protaseis, 1570 lien
  • Euclidis elementorum liber primus, 1571 lien
  • Sphæricæ doctrinæ propositiones Græcæ et latinæ : Theodosi de sphæra libri III, De habitationibus liber, de Diebus et noctibus libri II. Autolici de sphæra mobili liber. De ortu et occasu stellarum libri II... (1572), impr. Christian Mylius, Strasbourg lien
  • Lexicon seu dictionarium mathematicum (1573) (8 vol. 4).lien
  • Kalender oder Laaßbüchlein sampt der Schreibtafel, Mässen vnd Jarmärckren [!] auff das M.D.LXXIIII. Jar, 1573 lien (vraiment de Dasypodius???)
  • Wahrhafftige Außlegung des astronomischen Uhrwerks zu Straßburg, 1578 lien
  • Brevis doctrina de cometis & cometarum effectibus, 1578 lien
  • In Cl. Ptolemaei de astrorum iudiciis, 1578 lien 1 lien 2
  • Lexicon mathematicum, 1579 lien
  • Isaaci Monachi Scholia In Evclidis Elementorvm Geometriae, 1579 lien
  • Oratio Cunradi Dasypodii de disciplinis mathematicis... (1579), impr. Nicolaus Wyriot, Strasbourg (1 vol. in-8°)
  • Wahrhafftige Außlegung und Beschreybung des astronomischen Uhrwerks zu Straßburg, 1580 lien
  • Heron mechanicus, (1580). lien
  • Protheoria Mathematica, 1593 lien
  • Institvtionvm Mathematicarvm Volvminis Primi, 1593 lien
  • Institvtionvm Mathematicarvm Volvminis Primi Appendix, 1596 lien

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque nationale de France
  2. Louis Schneegans, L'église de Saint-Thomas à Strasbourg et ses monuments, essai historique et descriptif composé d'après les sources originales, Imprimerie de Schuler, 1842, p. 271
  3. Heron mechanicus : seu de mechanicis artibus, atque disciplinis : eiusdem horologii astronomici, Argentorati in summo templo erecti, descriptio : Argentorati 1580. Réimpression du texte latin original conservé dans la collection de Hans Schimank, Institute for the History of Science, Mathematics, and Technology, Hamburg University, traité en latin avec traduction anglaise de Bernard Aratowsky en regard, introduction en anglais de Günther Oestmann, E. Rauner, Augsburg, 2008, 174 p. (ISBN 978-3-936905-32-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Comprendre et maîtriser la nature au Moyen Âge : mélanges d'histoire des sciences offerts à Guy Beaujouan, Droz, Genève ; Champion, Paris, 1994, p. 124-127 (contributions de Dasypodius aux mathématiques de son temps)
  • Jean Roth, Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 7, p. 583

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]