Congrès de la paix et de la liberté

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Le Congrès de la paix et de la liberté est un congrès international organisé à Genève en 1867 par le pacifiste français Charles Lemonnier (1806-1891) et par le juriste français Émile Acollas (1826-1891) avec le soutien de nombreux intellectuels comme John Stuart Mill, Élisée Reclus, Élie Reclus, Victor Hugo, Giuseppe Garibaldi, Louis Blanc, Edgar Quinet, Jules Favre and Alexandre Herzen. Dix mille personnes en Europe signent des pétitions en soutien au congrès[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L’idée de ce congrès remonte à avril 1867, alors que la France et la Prusse étaient au bord de la guerre.

Celui-ci est prévu au départ pour le 5 septembre, puis repoussé au 9 afin de permettre la participation de l'Association internationale des travailleurs dont le congrès se tient à Lausanne du 2 au 8. A Lausanne, Karl Marx déclare que les délégués peuvent participer au Congrès de la paix à titre individuel, mais qu'il n'était pas opportun que l'AIT y soit présente en tant que telle et que ses promoteurs auraient mieux fait de rejoindre l'AIT[2].

La présidence du comité d'organisation du congrès, d'abord confiée à James Fazy, est exercée par Jules Barni assisté du docteur Fauconnet, et de Charles Menn.

Le congrès dure du 9 au 12 septembre, avec près de 6000 participants, venus pour déterminer les conditions politiques et économiques de la paix entre les peuples et pour arriver à l’établissement d'une démocratie européenne, les « États-Unis d’Europe ». Au terme des débats, les congressistes fondent la Ligue internationale de la paix et de la liberté. L'événement attire près de 6 000 personnes, venues pour déterminer les conditions politiques et économiques de la paix entre les peuples et pour arriver à l’établissement d'une démocratie européenne, les « États-Unis d’Europe .» Au terme des débats, les congressistes fondent la Ligue internationale de la paix et de la liberté.


Parmi les participants, les plus connus sont Garibaldi et Bakounine. L'intervention de ce dernier est particulièrement remarquée : "Garibaldi, qui présidait, se leva, fit quelques pas et lui donna l'accolade. Cette rencontre solennelle des deux vieux combattants de la révolution produisit une impression étonnante. Tout le monde se leva et il y eut des applaudissements prolongés et enthousiastes"[3]

Bakounine qui entre au comité directeur de la Ligue. Parmi les membres fondateurs on trouve aussi Élie Ducommun, futur prix Nobel de la paix.

Le congrès de Genève ne réussit cependant pas à élaborer un programme et confie ce soin à un comité, au sein duquel un profond clivage apparaît immédiatement.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mark Leier, Bakunin: The Creative Passion, St. Martin's Press, New York, 2006 p. 178.
  2. Cf. citation sur la page anglaise.
  3. Les idées de Bakounine sur la révolution et l'organisation révolutionnaire publié par Workers Solidarity Movement dans Red and Black Revolution, n° 6, hiver 2002.