Conflit du Cabinda

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Conflit du Cabinda
Localisation du territoire de Cabinda.
Localisation du territoire de Cabinda.
Informations générales
Date 1975 - présent
Lieu Cabinda (Angola)
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de l'Angola Angola OFFICIEL.gif Front pour la Libération de l'état du Cabinda (FLEC)
Pertes
2 000 à 2 500 tués (civils, militaires et rebelles)

Le conflit du Cabinda oppose le Front pour la Libération de l'état du Cabinda ou FLEC (Frente para a Libertação do Estado de Cabinda en portugais) à l'Angola populaire depuis l'indépendance du pays en 1975. Le Cabinda, enclavé entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo, est séparé du reste de l'Angola. Il représente plus de 60% de la production pétrolière du pays, constituant un des principaux enjeux de ce conflit[1].


Contexte[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre d'indépendance de l'Angola.

Le Cabinda, protectorat portugais depuis 1885, n'a jamais été considéré comme un territoire de l'Angola, colonie portugaise depuis 1488, et n'avait aucun lien géographique ou historique avec ce dernier l'a occupé illégalement et annexé en 1975 [2]. Ce n'est qu'en 1957 que l'administration coloniale portugaise pour des raisons d'économies, nomme un administrateur unique pour l'Angola et le Cabinda siégeant à Luanda en Angola [3]. En janvier 1975, l'accord d'Alvor, signé entre le gouvernement portugais et les 3 principales factions indépendantistes angolaises (MPLA, FNLA, UNITA), mais dont le FLEC est exclu, stipule dans son article 3 que « dans ce contexte le Cabinda est partie intégrante de l'Angola, mais il faut rappeler que ces mêmes accords d'Alvor ont été suspendus par le Portugal 1 mois et 17 jours avant la proclamation de l'indépendance de l'Angola Populaire »[4].

Géopolitique[modifier | modifier le code]

Les mouvements indépendantistes angolais sont de différentes tendances politiques et philosophiques. En particulier, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) se réclamant du marxisme-léninisme, il est soutenu par le bloc de l'Est, tandis que ses rivaux, dont l'UNITA, sont soutenus par la CIA américaine[5].

Ressources[modifier | modifier le code]

Les champs pétroliers au large de la côte du Cabinda représentent 60 % des ressources pétrolières de l'Angola, qui elle-même fournissent 90% de son budget à l'État. Historiquement, le Cabinda a été la base de l'exploitation pétrolière en Angola, même si les nouvelles découvertes sont localisées plus au sud[6].

Déroulement du conflit[modifier | modifier le code]

Le FLEC, créé du 2 au 4 août 1963, figure parmi l'un des plus anciens mouvements de libération africains, qui luttaient contre l'Empire colonial portugais lors des guerres coloniales portugaises dans les années 1960. Celles-ci se soldent par des cessez-le-feu et par l'indépendance totale de toutes les colonies. Toutefois, le FLEC n'a pas été invité aux négociations pour un cessez-le-feu et le mouvement ne fut reconnu ni par le Portugal ni par l'Angola, qui finit par annexer le territoire du Cabinda en novembre 1975. Du 8 au , l'Angola aurait repris le contrôle de l'enclave grâce au soutien des Cubains et la complicité des états voisins. Entre-temps, l'Angola elle-même plongeait peu de temps après l'accord d'Alvor dans la guerre civile, une des plus longues de l'histoire d'Afrique, changeant par conséquent les priorités du gouvernement MPLA quant à la situation en Cabinda.

En 2006, le gouvernement angolais déclare la fin de la rébellion, bien que la situation n'a pas véritablement changé sur le terrain[7]. Les indépendantistes du gouvernement du FLEC en exil contrôleraient 85 % du territoire du Cabinda[8].

Le conflit éclate à nouveau le 8 janvier 2010, lorsque des guérilleros attaquent les soldats angolais qui escortaient un bus des footballeurs de l'équipe nationale du Togo, duquel les leaders du FLEC durent s'en reprocher[9].

En juillet 2011, l'Allemagne annonce par ailleurs son intention de livrer des vedettes rapides à l'Angola[10], à voir dans le contexte du conflit[11].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "L'or noir du Cabinda, enjeu d'un conflit oublié " par Pierre Prier
  2. (en) « About Cabinda », sur Cabinda News Official Government News (consulté le 6 juin 2013)
  3. Centre d’information géopolitique, « Angola : les indépendantistes dans l’impasse au Cabinda. », sur www.nekongo.org,‎ (consulté le 6 juin 2013)
  4. (pt) « O ACORDO DO ALVOR - L'accord d'Alvor », sur Université de Coimbra,‎
  5. Centre d’information géopolitique, « La cause indépendantiste victime de la « guerre froide » », sur www.nekongo.org (consulté le 6 juin 2013)
  6. (en) « Cabinda: Oil – Block Buster », sur www.washingtonpost.com, The Washington Post (consulté le 6 juin 2013)
  7. (en)Q&A: Cabinda conflict, BBC News 12 janvier 2010
  8. Federal Government in and for Cabinda ... Never the less we do control more than 85% of the total Territory of our Country.
  9. Togo footballers were attacked by mistake, Angolan rebels say, The Guardian, 11 janvier 2010
  10. Angela Merkel im Außendienst: Deutsche Waffengeschäfte in Afrika, der Freitag 14 juillet 2011
  11. Angola: Anhaltender Bürgerkrieg in Cabinda, kath.net 14 juillet 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]