Guerre du Mali

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Conflit au Mali de 2012-2013)
Aller à : navigation, rechercher
Cet article concerne un événement en cours.

Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources.
 

Guerre du Mali
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de l'extension maximale (courant janvier 2013) des territoires contrôlés par les rebelles touareg et les djihadistes (contour rose).

Informations générales
Date - en cours
(4 ans 6 mois et 13 jours)
Lieu Mali
Issue

En cours

Belligérants
Drapeau du Mali Mali
Drapeau de la France France (depuis 2013)
Drapeau du Tchad Tchad (depuis 2013)

Drapeau du Mali CM-FPR

GATIA GATIA (depuis 2014)
MAA MAA loyaliste (depuis 2014)
MPSA MPSA (depuis 2014)
FPA
MDP (depuis 2016)

MISMA (2013)


Drapeau des Nations unies MINUSMA (depuis 2013)


EUTM Mali EUTM Mali (depuis 2013)

Shabab Ansar Dine Ansar Dine
Shabab AQMI
Shabab MUJAO (2012-2013)
Shabab Les Signataires par le sang (2012-2013)
Shabab Al-Mourabitoune (2013-2015)
Shabab Boko Haram (2012-2013)
Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2015)
MNLA MNLA
MIA (2013)
HCUA HCUA (depuis 2013)
texte= FLNA (2012)
MAA MAA (depuis 2013)
CPA CPA (depuis 2014)
CM-FPR2 (depuis 2014)
ANSIPRJ (depuis 2016)
Commandants
Drapeau du Mali Amadou Toumani Touré

Drapeau du Mali Amadou Haya Sanogo
Drapeau du Mali Dioncounda Traoré
Drapeau du Mali Ibrahim Boubacar Keïta
Drapeau du Mali Yamoussa Camara
Drapeau du Mali Soumeylou Boubèye Maïga
Drapeau du Mali Tiéman Hubert Coulibaly
Drapeau du Mali Didier Dacko
Drapeau du Mali El Hadj Ag Gamou
Drapeau du Mali Mohammed Ould Meydou
Drapeau de la France François Hollande
Drapeau de la France Jean-Yves Le Drian
Drapeau de la France Édouard Guillaud
Drapeau de la France Pierre de Villiers
Drapeau de la France Grégoire de Saint-Quentin
Drapeau de la France Bernard Barrera
Drapeau de la France Marc Foucaud
Drapeau de la France Jean-Pierre Palasset
Drapeau de la France Patrick Brethous
Drapeau du Nigeria Shehu Abdulkadir
Drapeau du Tchad Idriss Déby
Drapeau du Tchad Oumar Bikimo

Drapeau du Mali Djibril Diallo
Drapeau du Mali Amadou Diallo †
Drapeau du Mali Ibrahim Dicko
GATIA Fahad Ag Almahmoud
texte= Ahmed Ould Sidi Mohamed

Drapeau des Nations unies Bert Koenders
Drapeau des Nations unies Mongi Hamdi
Drapeau des Nations unies Mahamat Saleh Annadif
Drapeau des Nations unies Jean Bosco Kazura

Drapeau des Nations unies Michael Lollesgaard
Shabab Iyad Ag Ghali

Shabab Abdelmalek Droukdel
Shabab Nabil Abou Alqama
Shabab Djamel Okacha
Shabab Hamada Ould Mohamed Kheirou
Shabab Mokhtar Belmokhtar
Shabab Abou Bakr Al-Nasr
Shabab Cheikh Ag Aoussa
Shabab Abou Zeïd
Shabab Mohamed Lemine Ould El-Hassen
Shabab Abdelkrim al-Targui
Shabab Omar Ould Hamaha
Shabab Sedane Ag Hita
Shabab Abderrahmane Talha
Shabab Saïd Abou Moughatil
Shabab Ahmed al-Tilemsi
Shabab Bilal Hicham White flag icon.svg
Shabab El-Hassen Ould Khalill Jouleibib
Shabab Haroune Ag Saïd
Shabab Abdelkrim Kojak †
Shabab Ibrahim Ag Inawalen
Shabab Souleymane Keïta White flag icon.svg
Shabab Amadou Koufa
Shabab Abou Yehiya White flag icon.svg

Shabab Adnane Abou Walid Al-Sahraoui
texte= Bilal Ag Acherif

MNLA Mahamadou Djéri Maïga
MNLA Mohamed Ag Najem
MNLA Bouna Ag Attiyoub †
MNLA Machkanani Ag Balla
HCUA Mohamed Ag Intalla
HCUA Alghabasse Ag Intalla
HCUA Mossa Ag Jikod
HCUA Cheikh Ag Aoussa
texte= Sidi Ibrahim Ould Sidatt
texte= Housseine Ould Ghoulam
MNLA Ibrahim Ag Mohamed Assaleh
MNLA Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun


• Oumar al-Janah
Forces en présence
Drapeau du Mali 22 000[1],[2]

Drapeau de la France 4 600[3]
Drapeau du Tchad 2 400[4]

CM-FPR : 1 000 à 3 500[5],[6]
Flag of the Arab Movement of Azawad.svg 2 000[5]
GATIA 500 à 1 000[5],[7]
MPSA 300[8]

MISMA : 6 000[9]
Drapeau des Nations unies 10 300[10]

EUTM Mali 450
Shabab Ansar Dine
3 000 à 6 500[11],[12]
MNLA 2 000 à 10 000[5],[13],[14]
HCUA 400 à 600[5]
MAA 500 à 1 000[15],[16],[5]
CPA 500[5]
CM-FPR2 : 700 à 800[5]
ANSIPRJ : 700[17]
Pertes
Drapeau du Mali ~ 350 à 500 morts[19],[20],[21]
Drapeau de la France 15 morts[22]
Drapeau du Tchad 67 morts
Drapeau du Niger 10 morts
Drapeau du Burkina Faso 10 morts
Drapeau de la Guinée 9 morts
Drapeau du Togo 7 morts
Drapeau du Sénégal 3 morts
Drapeau des Pays-Bas 4 morts
Drapeau du Bangladesh 1 mort
Drapeau de la République populaire de Chine 1 mort
texte= Ansar Dine
~ 700 à 1 000 morts[23],[24],[25]
~ 600 à 700 prisonniers[26],[27],[25],[24]
MNLA~ 100 à 500 morts
HCUA inconnues
texte=~ 10 à 100 morts
Civils :
plusieurs centaines de morts
~ 700 000 réfugiés et déplacés internes[18]

Batailles

Rébellion touarègue de 2012
Ménaka (1re) · Tessalit · Aguel'hoc · In Emsal · Andéramboukane · Niafunké · Tinzawatène · Tinsalane · Goumakoura · Tessit · Soudere · Tin-Hama (1re) · Kidal (1er)


Conflit des bérets verts et des bérets rouges
Coup d'État militaire de 2012 au Mali · Contre-coup d'État à Kati et Bamako · Djicoroni


Conflit entre les islamistes et le MNLA

Tombouctou (1re) · Gao (1re) · Tagarangabotte · Idelimane (1re) · Ménaka (2e)

Intervention militaire au Mali
(Opération Serval, puis Opération Barkhane
MISMA, puis MINUSMA)

Konna · Gao (bombardement) · Diabaly · Gao (2e) · Gao (3e) · Gao (4e) · In Khalil · Tigharghâr · Timétrine · Imenas · Tin Keraten · In Zekouan et Teurteli · Tombouctou (2e) · Gao (5e) · Teghboubinene et In Arab · Tombouctou (3e) · Ber · Anéfis (1re) · Anéfis (2e) · Bordj Badji Mokhtar et In Farah · Fooïta · Douaya · Amazragane · Tin-Hama (2e) · Araouane · Kondaoui · Tamkoutat (massacre) · Labbezanga · Ametettaï (bombardement) · Dayet en Maharat · Inabohane-Ebahlal · Kidal (2e) · Kidal (3e) · Anéfis (3e) · Tabankort (1re) · Idelimane (2e) · N'Tillit · Ametettaï · Tabankort (2e) · Nampala (1er) · Ténenkou (1er) · Tabankort (3e) · Tabrichat · Abeïbara · Léré · Ténenkou (2e) · Tin Telout · Nara · Takoumbaout · Sama · Gourma-Rharous · Sévaré · Anéfis (4e) · Inafarak · Talahandak · Nampala (2e) · Kidal (4e)

Attentats de la guerre du Mali
Coordonnées 12° 39′ 00″ Nord 8° 00′ 00″ Ouest / 12.64999962, -8

La guerre du Mali est un conflit armé qui a lieu au Mali depuis 2012, à la suite d'une insurrection de groupes armés salafistes djihadistes et indépendantistes pro-Azawad.

Le conflit est une des conséquences de la guerre civile libyenne. Après le renversement du régime de Kadhafi, des arsenaux militaires sont pillés par des groupes armés, tandis que des mercenaires touaregs au service de la Jamahiriya arabe libyenne fuient vers le Sahara et rejoignent des mouvements rebelles avec armes et bagages.

Le 17 janvier , les rebelles touaregs du MNLA (indépendantiste) et d'Ansar Dine (salafiste) déclenchent la cinquième rébellion touarègue contre le Mali. Bientôt rejoints par les djihadistes d'AQMI et du MUJAO, ils prennent Aguel'hoc, Ménaka et Tessalit. À la suite de ces défaites, une partie de l'armée malienne tente un coup d'État en mars qui provoque des affrontements entre « bérets verts » et « bérets rouges » et désorganise les opérations au nord. Les rebelles en profitent et s'emparent de Kidal, Tombouctou et Gao. Le 6 avril, le MNLA annonce la fin de son offensive et proclame l'indépendance de l'Azawad. Les combats ont alors fait des centaines de morts et des centaines de milliers de réfugiés.

Cependant les rebelles se déchirent à leur tour. Les divergences entre le MNLA et Ansar Dine brisent leur alliance et en juin, les indépendantistes sont chassés de Gao par le MUJAO et AQMI et doivent abandonner Tombouctou. En novembre, le MNLA tente une contre-attaque, mais il est repoussé près d'Ansongo, puis il perd le contrôle de Ménaka.

Fin 2012, les négociations échouent et en janvier 2013, les djihadistes salafistes lancent une offensive sur Ségou et Mopti au sud du Mali. Cette attaque provoque l'entrée en guerre de la France, avec le lancement de l'opération Serval, et de plusieurs pays africains de la CEDEAO dans le cadre de la MISMA. En quelques jours, les islamistes sont repoussés à Konna et Diabaly, puis Gao et Tombouctou sont reprises. Les forces djihadistes en déroute abandonnent les villes, dont certaines comme Kidal sont reprises par le MNLA, et se retranchent dans l'Adrar Tigharghar, situé dans l'Adrar des Ifoghas. En mars, Tigharghar, la principale base djihadiste au Mali, est conquise au terme d'une offensive franco-tchadienne.

De nombreux combattants islamistes désertent, changent de camp ou fuient à l'étranger, d'autres en revanche poursuivent la guérilla, posent des mines et mènent des attentats. Des affrontements ponctuels opposent également le gouvernement malien aux indépendantistes qui refusent la venue de l'armée malienne dans la région de Kidal. Finalement le 18 juin 2013, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA signent un accord de cessez-le-feu qui permet le retour des autorités maliennes à Kidal et la tenue de l'élection présidentielle le dans le nord du pays

De son côté l'ONU prend le relais de la MISMA et met en place la MINUSMA, tandis que l'Union européenne engage la mission de formation de l'Union européenne au Mali.

Les affrontements entre l'armée malienne et les rebelles touaregs et arabes reprennent en mai 2014. Les Maliens sont vaincus à Kidal et chassés de la ville par les rebelles qui reprennent le contrôle de la quasi-totalité de la région de Kidal et de la plus grande partie de la région de Gao. Rassemblées au sein d'une alliance appelée la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, des milices loyalistes passent alors à l'offensive contre les rebelles, désormais regroupés au sein de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Après plusieurs mois de combats, un accord de paix, l'Accord d'Alger, est conclu et signé le 15 mai et le . Cependant les djihadistes poursuivent leurs attaques.

Sommaire

Contexte[modifier | modifier le code]

Géographie humaine et rébellions touarègues[modifier | modifier le code]

Les Touaregs appartiennent à l'ensemble ethno-linguistique amazigh (Berbères). Leur population générale est difficile à évaluer et serait aux alentours de 1,5 million, dont 550 000 au Mali, (soit à peine 8,6 % de la population totale) 800 000 au Niger, 50 000 en Algérie et au Maroc, le reste au Burkina Faso et en Libye[28].

Ce conflit s'inscrit dans une suite d'insurrections généralement baptisées « rébellions touarègues », qui a non seulement opposé certains membres du peuple touareg aux gouvernements du Mali et du Niger, mais aussi les Touaregs entre eux et les Touaregs avec les autres populations (Songhaï, Peul, Sahraoui, Arabe…).

Depuis 1916, on compte plusieurs conflits principaux :

  • La rébellion touarègue de 1916-1917 au Niger.
    À partir de 1958, le Mouvement populaire de l'Azawad (MPA), revendique la constitution d'un État touareg[28].
  • La rébellion touarègue de 1962-1964 au Mali, généralement appelé "première rébellion touareg", qui fut très durement réprimée par l'armée malienne[28].
    Frappés également par la sécheresse des années 1970, les Touaregs se réfugient en Algérie et en Libye où dans les camps les jeunes sont entraînés et enrôlés par l'armée[28].
    En 1988, le Mouvement populaire de libération de l'Azawad (MPLA) est créé[28].
  • La rébellion touarègue de 1990-1996 au Mali et au Niger. Elle débuta en 1990, deux ans après la création du Mouvement populaire de libération de l'Azawad. Au Mali, une première période de conflit (octobre-décembre 1990) aboutit à la signature des Accords de Tamanrasset en 1991 et du Pacte national en 1992[29], mais qui ne marqua pas la fin définitive des hostilités. Des conflits réapparurent en 1994-1995 et la paix fut finalement scellée le 27 mars 1996 à Tombouctou lors de la cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlèrent 3 000 armes utilisées durant la rébellion.
  • La rébellion touarègue de 2006 au Mali, aboutissant aux accords d'Alger (signés le 4 juillet 2006)[28].
  • La rébellion touarègue de 2007-2009, au Niger et au Mali.

Des affrontements inter-communautaires se greffent également au conflit malien, surtout à partir de 2013. Des combats ont ainsi lieu à In Khalil et Bordj Badji Mokhtar entre Touaregs idnanes (proches du MNLA) et Arabes bérabiches (proches du MUJAO, puis du MAA), à Anéfis et Tabankort entre Arabes lamhar (proches du MUJAO, puis du MAA) et Arabes kountas (proches du MNLA) et à Tin-Hama et Anchawadi entre Touaregs imghad (généralement loyalistes maliens) et Peuls (en partie proches du MUJAO)[30].

Conséquences de la guerre civile libyenne[modifier | modifier le code]

Dans les mois suivant la guerre civile libyenne, le Niger et le Mali voient revenir 2 000 à 4 000 soldats touaregs ayant servi dans l'armée de Khaddafi. Certains rejoignent l'armée malienne mais d'autres contribuent à la formation du MNLA[31]. Natie Pléa, alors ministre malien de la Défense, précise que le risque qu'une organisation comme Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) se saisisse d'un arsenal pouvant servir à des fins terroristes était une « vraie source d'inquiétude » pour les pays de la région, inquiétude partagée par l'envoyé des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest[32],[33].

Forces en présence lors du conflit[modifier | modifier le code]

Les rebelles indépendandistes de l'Azawad[modifier | modifier le code]

Combattants du MNLA, vers fin 2011, peu avant la rébellion.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) est le premier groupe armé indépendantiste créé peu avant le début du conflit. Il se forme le par la fusion du Mouvement national de l'Azawad (MNA) et de l'Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM). Des soldats touaregs, déserteurs de l'armée libyenne, rejoignent le mouvement après la chute de Kadhafi[28]. L'objectif du MNLA est la création d'un état indépendant au nord du Mali, appelé l'Azawad, qui correspond à trois régions administratives maliennes, celles de Tombouctou, de Gao et de Kidal[28],[34],[35].

Le MNLA a installé son quartier général dans les collines autour de Zakake, au nord de Kidal. En janvier 2012, il revendique un millier d'hommes dont 400 anciens soldats de Kadhafi, six mois plus tard, il revendique 10 000 combattants[13]. Le secrétaire-général du mouvement est Bilal Ag Cherif et Mohamed Ag Najem est le chef de la branche militaire[36],[37],[31],[38]. La majorité des combattants du groupe sont des Touaregs issus de la tribu des Idnanes, des Chamanamasses et d'une partie des Ifoghas[39],[40].

En janvier 2013, à la suite de l'opération Serval, un groupe de transfuges d'Ansar Dine fonde le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Il se démarque des djihadistes et se rapproche du MNLA. Le 19 mai, le mouvement est dissous et rallie le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), fondé par Mohamed Ag Intalla. Alghabasse Ag Intalla devient par la suite secrétaire-général du mouvement et Cheikh Ag Aoussa, le chef de la branche militaire. La majorité des combattants du HCUA sont issus de la tribu touarègue des Ifoghas[39].

Le , des combattants arabes forment le Front de libération nationale de l'Azawad (FNLA), qui change de nom quelques mois plus tard et devient le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA). Initialement lié au MNLA, des affrontements opposent cependant les deux groupes au début de l'année 2013. Ils se réconcilient en mai au moment de l'accord de Ouagadougou, mais à l'été 2014, le MAA se sépare en deux tendances, l'une proche des rebelles et l'autre loyaliste, qui se rapproche du gouvernement malien.

À l'été 2014, le MNLA, le HCUA et le MAA rebelle forment une alliance baptisée la « Coordination des mouvements de l'Azawad » (CMA).

Les djihadistes[modifier | modifier le code]

Combattants d'Ansar Dine, début 2012.

Plusieurs groupes armés jihadistes sont actifs pendant la guerre du Mali : Ansar Dine, AQMI, le MUJAO. Le nombre total des djihadistes est estimé à 6 500 hommes par l'Union africaine[12] et environ 3 000 par l'état-major de l'armée française[11]. Leur objectif est d'établir un État islamique au Mali régi par la charia.

Ansar Dine est créé par Iyad ag Ghali, une ancienne figure des rébellions touarègues maliennes des années 1990. Abou Mohame, dit « Cheikh Aoussa » et Haroune Ag Saïd dit « Abou Jamal », sont considérés comme faisant partie de ses plus proches lieutenants[41],[42]. Alghabasse Ag Intalla, fils de l'amenokal des Ifoghas, est le principal responsable diplomatique d'Ansar Dine[43]. Celui-ci rompt cependant avec Ansar Dine, en janvier 2013 pour fonder le MIA[44]. Le principal porte-parole du mouvement est Senda Ould Boumama[45]

Les forces d'AQMI au Sahara sont initialement dirigées par Nabil Abou Alqama, émir d'AQMI pour le Sahara et le Sahel, cependant ce dernier trouve la mort le 9 septembre 2012 dans un accident de voiture dans la région de Gao au Mali[46]. Djamel Okacha, dit Yahia Abou el Houmâm lui succède. Celui-ci dispose sous ses ordres d'environ 1 000 hommes[47] répartis dans quatre à cinq brigades[48] : la katiba Al Ansar, commandée par Hamada Ag Hama ; la katiba Tarik Ibn Ziyad, commandée par Abou Zeid ; la katiba Al Fourghan, commandée initialement par Djamel Okacha, puis par Mohamed Lemine Ould El-Hassen ; la katiba Al-Mouthalimin, commandée par Mokhtar Belmokhtar, qui rompt cependant avec AQMI en décembre 2012 pour former le mouvement indépendant des Signataires par le sang ; et la katiba Youssef Ibn Tachfin, créée plus tardivement en novembre 2012, commandée par Sedane Ag Hita, dit « Abou Abdel Hakim al-Kidali »[49],[50].

Le haut commandement du MUJAO n'est pas connu avec précision, le fondateur et chef du mouvement est Hamada Ould Mohamed Kheirou, son porte-parole est Adnane Abou Walid Al-Sahraoui[51] et Abdel Hakim est présenté comme le chef du MUJAO à Gao[52]. Le mouvement compte de son côté environ 500 à 1 000 combattants[47],[53] répartis dans quatre brigades[54],[37],[12] : la katiba Oussama ben Laden, commandée par Ahmed al-Tilemsi[55] ; la katiba Ousmane Dan Fodio, commandée par Bilal Hicham, puis remplacé par un Béninois nommé Abdoullah[56],[57] ; la katiba Salah Dine, commandée par Sultan Ould Bady ; et la katiba Ansar Suna, créée vers fin décembre 2012.

Le mouvement nigérian Boko Haram est également présent à Gao avec 100 à 200 combattants[58],[53]. Par ailleurs des soldats du Front Polisario sont venus servir parmi les jihadistes en tant que mercenaires. Leurs forces sont estimées être de 300 à 700 hommes[53].

Le , le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement qui prend le nom d'Al-Mourabitoune[59].

Forces armées maliennes[modifier | modifier le code]

Soldats maliens à l'entrainement à Tombouctou en 2007 lors de l'Opération Enduring Freedom - Trans Sahara.

L'armée malienne a installé son quartier général à Gao. Le général Poudiougou, chef d'État-major général des armées, installé à Bamako coordonne la lutte contre la rébellion. Fidèle du président Amadou Toumani Touré, il connaît bien la région de Kidal pour y avoir été en poste. Les généraux Kalifa Keïta, chef d'état-major de l'armée de terre, et Wali Sissoko, adjoint au chef d'état-major de l'armée de l'air sont sur place à Gao, ainsi que les colonels-majors Didier Dacko, El Hadj Ag Gamou, Touareg de la tribu Imghad qui a été commandant de la région militaire de Gao et Mohamed Ould Meidou, Maure, ancien commandant de la région militaire de Mopti.

Un millier d'hommes déployés fin décembre sont sous leurs ordres. Ils ont le soutien de milices arabes et touarègues ralliées aux autorités maliennes. L'armée est équipée de 4×4, de blindés de reconnaissance de type BRDM, de véhicules de transport de troupes de fabrication sud-africaine (RG-31 Nyala) et de blindés légers ainsi que de deux hélicoptères de combat Mil Mi-24, entretenus et pilotés, pour certains, par des Ukrainiens, et d'avions de reconnaissance. Les États-Unis fournissent un léger soutien logistique aux forces armées et à la population civile. Certains militaires maliens touaregs ont déserté et ont rejoint le MNLA, comme le lieutenant-colonel Mbarek Ag Akly, le colonel Iba Ag Moussa ou le colonel Hassan Ag Mehdi, haut fonctionnaire au ministère malien de la Défense[13].

Au début de l'année 2012, les effectifs de l'armée malienne, en incluant les paramilitaires et les milices d'auto-défense, sont d'environ 22 000 à 26 000 hommes[1],[60],[2].

Au début du conflit l'armée de terre compte 7 000 à 7 800 hommes[60],[2]. Concernant les chars et les blindés, l'armée stocke bon nombre de vieux véhicules inutilisables et hors de service comme des T-34/85, des Type 62, des BTR-40 et des BTR-152. Elle possède 14 chars moyens T-54/T-55, handicapés cependant par de nombreux problèmes techniques, 18 chars légers PT-76, 55 automitrailleuses BRDM-2, 44 véhicules de transport de troupes BTR-60PB, 18 camions Lance-roquettes multiples BM-21, trois ou quatre ZSU-23-4, 800 à 1 000 pick-up, dont 192 avec mitrailleuses, 140 camions militaires pour le transport des troupes et peut-être un BTR-152 en état de marche[60],[2]. Pour les pièces d'artillerie, elle compte 8 canons tractés de 122 mm, 60 canons-mitrailleurs bitubes 23 mm sur camionnettes et 92 mortiers[60].

Plusieurs des blindés BRDM-2 et BTR-60 et 11 chars PT-76 sont capturés par la rébellion en 2012[1],[61].

L'armée de l'air est forte de 1 000 hommes, en comptant les pilotes, les techniciens, le personnel administratif, une ou deux compagnies de fusiliers commandos de l'air et le groupe de défense aérienne[2]. Sa force principale est ses quatre hélicoptères Mi-24, cependant l'un d'eux sert de stock pour pièces de rechanges. Un autre hélicoptère est capturé par les rebelles à Gao en avril 2012. Fin 2012, seul deux des quatre hélicoptères Mi-24 sont utilisables mais sans pilote depuis le départ des Ukrainiens qui les pilotaient, dans le contexte du coup d'État du 22 mars 2012[1]. Par la suite des Maliens sont formés, bien qu'inexpérimentés, et les Mi-24 sont à nouveau engagé en janvier 2013.

Pour l'aviation, le Mali possède trois chasseurs MiG-21, deux avions SIAI Marchetti SF.260 offerts par la Libye en 2010, mais aucun n'est opérationnel[1],[2]. L'armée de l'air a également 11 avions légers Tetras, un avion léger Cessna 185 et d'un avion de transport Basler BT-67[60].

Le Mali dispose également d'environ 13 500 à 14 600 paramilitaires, dont 3 500 à 4 600 gendarmes, 3 000 gardes nationaux et 7 000 policiers[2]. Des groupes d'auto-défense, comme Ganda Izo, avaient également été constitués avant le conflit, ses membres sont estimés au nombre d'environ 3 000[2].

Trois ans plus tard, au 1er janvier 2015, l'armée de terre malienne compte entre 8 000 et 8 200 soldats dont 3 400 ont suivi le programme de la Mission de formation de l'Union européenne au Mali[62].

Les autorités maliennes cherchent alors à moderniser l'armée et débloquent 1 230 milliards de francs CFA — soit 1,9 milliard d'euros — pour la période 2015-2019. Début 2016, l'armée malienne compte désormais 13 000 soldats et a passé commande de semi-blindés Renault Trucks Defense, de six hélicoptères Super Puma et de six avions A-29 Super Tucano, pour remplacer ses MiG-21 depuis longtemps inutilisables[63].

Forces internationales[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

La France intervient militairement au Mali à partir de janvier 2013, ses objectifs sont de sécuriser les 6 000 ressortissants français au Mali et de protéger les exploitations françaises des mines d'uranium, à Arlit au Niger[64],[65],[66].

Du 11 janvier 2013 au 1er août 2014, la France intervient, dans le cadre de l'opération Serval, sous mandat de l'ONU (résolution 2085 de l'ONU)[67],[68],[69],[70].

L'armée française engage 1 448 véhicules, dont plus de 450 blindés avec notamment : 216 VAB, 36 VBCI, 25 AMX-10 RC, 9 ERC-90 Sagaie, 58 PVP, 127 VBL[60]. Les effectifs en véhicules non blindés sont de : 12 PEB, 16 CLD, 22 LOT 7, 9 KERAX, 79 VTRL, 36 TRM 10000, 22 CCP 10, 305 GBC 180, 36 TRM 2000, 13 VLRA, 205 P4, 20 SURFELD, 37 VLTT[60]. Pour les pièces d'artillerie, 4 CAESAR et 8 MO 120 sont engagés[60]. Pour les aéronefs, l'armée déploie 6 hélicoptères Gazelle, 6 hélicoptères Puma, 4 hélicoptères Tigre et 1 Pilatus[60].

Tchad[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée nationale tchadienne.

Une force tchadienne prépositionnée au Niger, qui compte 550 hommes le 24 janvier[71], intervient au Mali en ouvrant une route par l'Est vers Gao. Elle a pour commandant en chef le général Oumar Bikimo, basé à Bamako, où il assure la coordination avec la MISMA[72]. Elle se compose de l'unité antiterroriste commandée par le général Abdérahmane Youssouf Meïry, de la force de la direction générale des services de sécurités des institutions de l’État (DGSSIE) dirigée par le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du président Idriss Déby, et de la garde présidentielle[72]. Cette force, commandée par le général Oumar Bikimo, est nommée « forces armées tchadiennes d'intervention au Mali » (FATIM)[73].

Les forces militaires occupant Kidal le 30 janvier 2013 sont composées, outre des forces françaises, de 1 800 soldats tchadiens, soit la quasi intégralité du contingent fourni par N'Djamena[74]. Partis de Kidal le 7 février 2013, ces derniers renforcent le dispositif français à la suite de la prise de Tessalit et participent aux opérations françaises dans le nord-est du Mali, à proximité de l'Adrar des Ifoghas[75].

Le 9 mars 2013, ce contingent intègre la MISMA et obtient une de ses deux vice-présidences[76]

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest[modifier | modifier le code]

La Force internationale africaine[77],[78],[70] de l'Union africaine[79] et de la CEDEAO, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), comprend des contigents du Sénégal[68],[69], du Nigeria[68],[69], du Niger[80], du Burkina Faso[81],[82], de Togo[77],[83] et du Bénin[77],[83].

Outre son soutien logistique avec l'envoi d'un appareil C-130 au Mali[67],[84],[78],[70], le Royaume-Uni a annoncé l'envoi de 240 soldats pour former l'armée malienne et aider les troupes françaises[85].

Fin janvier 2013, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest décide d'engager plus de 4 000 hommes dans le cadre de la Résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2012 pour la création de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA)[86] : avec notamment 1 200 hommes pour le Nigeria[87], 650 pour le Bénin[87], 500 pour le Sénégal[88], le Niger[89], le Togo[89], le Burkina Faso[89], 144 pour la Guinée[90], 120 pour le Ghana[90], une section pour le Liberia[91] et une compagnie de maintenance pour la Sierra Leone[92].

Au , les contingents africains atteignent l’effectif de 2 900 hommes déployés au Mali avec notamment plus de 500 Nigériens, près de 400 Togolais, près de 200 Nigérians, plus de 150 Burkinabés, une centaine de Béninois et une cinquantaine de Sénégalais. La MISMA doit à terme mettre sur pied une force de 4 bataillons de 500 hommes chacun ainsi que les appuis et soutiens associés.

Le 10 mars 2013, avec l'intégration du contingent tchadien de 2 000 hommes, les effectifs sur place se montent à 6 300 hommes.

Depuis le , la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine est devenue une force de maintien de la paix des Nations unies[76] sous le nom de Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

En septembre 2013, la Mission engage 6 010 personnels (5 201 militaires et 809 policiers) provenant de trente pays. Son budget approuvé, sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2013, est de 367 millions de dollars américains[93]

Union européenne[modifier | modifier le code]

Une mission de formation de l'Union européenne au Mali a été lancée en décembre 2012 pour former les militaires maliens. Cette mission est commandée par un général français.

Soutien international[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays ont confirmé leur soutien logistique, d'informations, médical et/ou humanitaire. Parmi ceux-ci, les États-Unis[67],[94],[95],[70] ont annoncé qu'ils partageraient leurs informations et participeront aux ravitaillements aériens des appareils français[96],[84],[96],[78]. L'Allemagne[67],[70] a confirmé son soutien logistique et médical. La Belgique a annoncé la mise à disposition de deux avions de transport C-130 Hercules et deux hélicoptères Agusta A109 médicalisés (dont un de réserve)[97]. Le Canada[70] a annoncé l'envoi d'un avion de transport C-17 et le Danemark[70] l'envoi d'un avion C-130. Le ministère des affaires étrangères français affirme que l'Algérie a ouvert son espace aérien aux appareils français[84],[98] mais selon le journal Jeune Afrique les avions français sont en réalité passé par le Maroc et ces déclarations n'ont eu pour but que de forcer la main aux autorités algériennes[99].

D'autres pays fournissent une aide logistique, comme le Royaume-Uni, le Canada, la Côte d'Ivoire[100], le Maroc[101], la Turquie[102], l'Espagne[103],[104],[105] et la Russie[67],[106].

Le Conseil de sécurité de l'ONU et Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, ont également soutenu l'action française selon Gérard Araud, ambassadeur de la France auprès des Nations unies[107].

Déroulement du conflit[modifier | modifier le code]

Attaque de Ménaka, massacre d'Aguel'hoc et siège de Tessalit (janvier – mars 2012)[modifier | modifier le code]

Une colonne de rebelles touaregs en 2012.

L'attaque de Ménaka le 17 janvier 2012 marque le début du conflit au Mali. Des combattants du MNLA s'emparent de la ville et de la caserne de l'armée malienne, puis attaquent le camp de la garde nationale. Ils sont sur le point de s'en emparer lorsqu'un hélicoptère malien intervient et les force à se replier[108],[109],[31],[110]. Mais fin janvier, Ménaka est sous le contrôle du MNLA[111].

Le 18 janvier, les forces du MNLA, d'Ansar Dine et d'AQMI attaquent simultanément les villes de Tessalit et Aguel'hoc. Tessalit est rapidement conquise et sa population évacuée, en revanche les djihadistes et les rebelles se heurtent aux 800 soldats retranchés dans le camp militaire d'Amachach, situé près de l'aéroport à une quinzaine de kilomètres de la ville. Un siège long de près de deux mois commence alors[112],[113],[114],[115].

Articles détaillés : Bataille d'Aguel'hoc et Bataille d'In Emsal.

De son côté Aguel'hoc, défendue par une garnison de 200 soldats, tient six jours. Le 19 janvier, le colonel Mohammed Ould Meydou sort de Gao avec une colonne de militaires maliens et de miliciens arabes pour tenter de secourir les assiégés. Mais le 20 janvier, les Maliens tombent dans une embuscade au sud d'Aguel'hoc, près de l'oued d'In Emsal, ils battent en retraite après avoir perdu environ 10 hommes d'après le gouvernement malien, 50 à 100 selon les rebelles. Le 24 janvier, à court de munitions, les défenseurs d'Aguel'hoc se rendent mais ils sont presque tous exécutés, égorgés ou tués d'une balle à la tête. Selon l'Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) et Human Rights Watch, 153 militaires maliens ont été massacrés. Le 25 janvier, le colonel Ag Gamou arrive depuis Kidal avec plusieurs centaines d'hommes soutenus par des hélicoptères, les djihadistes et les rebelles préfèrent se retirer et les Maliens reprennent provisoirement le contrôle de la ville[116],[21],[117],[118],[119],[120],[121].

Le 26 janvier, le MNLA s'empare de la commune d'Andéramboukane, située sur la frontière nigérienne et défendue par une quarantaine de soldats maliens qui sont pour la plupart faits prisonniers[122],[123],[121]. Le même jour, près de la frontière mauritanienne, Léré est également prise sans combat par le MNLA[124], qui le 31 janvier, attaque Niafunké, mais cette fois les Maliens repoussent les assaillants[125],[126].

Le 4 février, le gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, lancent depuis Alger un appel urgent au cessez-le-feu. L'offre est rejetée par Bilal Ag Acherif, le secrétaire général du MNLA[127].

Combattants du MNLA avec le drapeau de l'Azawad.
Article détaillé : Bataille de Tinzawatène.

Le 7 février, les rebelles attaquent Tinzawatène et s'emparent le lendemain de la ville, abandonnée par les soldats maliens qui s'enfuient en Algérie. La prise de la localité est revendiquée tant par Ansar Dine que par le MNLA[128],[129],[130],[131],[132].

Article détaillé : Bataille de Goumakoura.

Le 12 février, l'armée malienne reprend sans combattre le contrôle de Léré[133], mais quatre jours plus tard, les rebelles du MNLA reprennent à leur tour la ville et l'armée malienne se replie en direction de Nampala[134]. En février, les forces du MNLA mènent également quelques raids au sud du Mali. Le 18, des combattants du mouvement indépendantiste pillent la gendarmerie de Hombori et sabotant le réseau téléphonique à Youwarou[134]. Le 24 février, le MNLA attaque le camp militaire de Goumakoura, près de Ségou. La victoire est revendiquée par les deux camps mais les Maliens conservent leurs positions[135],[136].

Articles détaillés : Combat de Tinsalane et Bataille de Tessalit.

Cependant les principaux combats de février et mars ont lieu dans les environs de Tessalit. Le 10 février, un convoi militaire commandé par le colonel Ag Gamou sort de Kidal et se porte sur Tessalit pour tenter de briser le siège du camp militaire d'Amachach. En chemin, le 11 février, les Maliens se heurtent aux forces rebelles à Tinsalane. Une fois encore les bilans sont contradictoires et la victoire est revendiquée par les deux camps[137],[138],[139]. Cependant l'armée malienne parvient à atteindre la périphérie de Tessalit et le 14 février, elle affirme être entrée dans la ville et avoir ravitaillé le camp d'Amachach, ce que les rebelles démentent[140],. Du 28 février au 4 mars, les combats se poursuivent près de Tessalit mais les Maliens ne parviennent par à déloger les rebelles de la zone[141],[142],[143],[144]. Finalement, le 11 mars, le camp d'Amachach est abandonné aux rebelles après près de deux mois de siège. Les 800 soldats de la garnison malienne se replient sur Gao. Les hommes d'Ansar Dine s'emparent d'armes, de munitions, de blindés et capturent une soixantaine de militaires maliens[113],[145],[112].

Par la suite, des escarmouches ont lieu près de la frontière burkinabè[146]. Le 15 et le 25 mars, deux combats opposent le MNLA et la milice loyaliste de Ganda Izo à Soudere, près de Tessit, puis à Tin-Hama, les bilans communiqué par les deux camps sont contradictoires mais le chef de Ganda Izo est tué au cours du deuxième affrontement[147],[148],[149],[150].

Le 22 mars, le MNLA prend possession du camp militaire d'Anéfis, abandonné par l'armée malienne qui s'est retirée à Gao[151]et le 25, le colonel de l’armée malienne Malick Ag Acherif et trente de ses hommes désertent pour rejoindre le MNLA[152].

Coup d'État militaire (mars – avril 2012)[modifier | modifier le code]

Militaires maliens à Bamako en 2012.

Dans la nuit du 21 au 22 mars, un coup d'État militaire renverse le président malien Amadou Toumani Touré. Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR), présidé par Amadou Sanogo, annonce la suspension de la constitution et la dissolution des institutions de la République[153]. Il justifie le coup d’État par « l'incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaires de défendre l'intégrité de notre territoire national »[154].

Une médiation, menée sous l'égide de la Cédéao par le Burkina Faso, aboutit à un accord le 6 avril : le président Amadou Toumani Touré accepte de démissionner et Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, devient président de la République par intérim[155].

Le 30 avril, les « bérets rouges », des membres du 33e régiment des commandos parachutiste, l'ancienne garde présidentielle d'Amadou Toumani Touré, tentent un contre-coup d'État à Bamako et Kati. La tentative se solde par un échec, les affrontements font 14 à 30 morts et 83 parachutistes et civils sont arrêtés par les « bérets verts » de Sanogo. Détenus à Kati, les prisonniers sont torturés, au moins 26 bérets rouges sont exécutés sommairement et enterrés dans des fosses communes[156],[157],[158],[159],[160].

Deux mois après le coup d'État, les autorités de transition peinent à restaurer l’intégrité territoriale du Mali. Le 21 mai, le président de transition Dioncounda Traoré est agressé et blessé à Bamako par des manifestants. Il est temporairement conduit à Paris pour des examens médicaux.

Prise de Kidal, Gao et Tombouctou par les rebelles et les djihadistes (mars – avril 2012)[modifier | modifier le code]

Pick-up d'Ansar Dine à Tombouctou, en août 2012.
Article détaillé : Bataille de Kidal (2012).

Le 26 mars, les rebelles d'Ansar Dine et du MNLA menés par Iyad Ag Ghali attaquent Kidal tenue par les forces du colonel Gamou. Le 30 mars, ce dernier abandonne la ville qui est conquise par les rebelles. Encerclé au cours de sa retraite par les hommes du MNLA, Gamou ruse en faisant croire qu'il se rallie au mouvement indépendantiste, puis il se réfugie au Niger avec ses 500 hommes[161],[162],[163],[164].

Le 31 mars, la junte militaire ordonne à l'armée malienne de cesser les combats et de laisser Gao « ville ouverte »[165],[166]. Sans rencontrer de résistance, les groupes rebelles et djihadistes s'emparent de Gao le 31 mars, puis de Tombouctou le 1er avril[167],[168],. Le MNLA fait de Gao sa « capitale » et occupe les bâtiments officiels et l'aéroport, mais le reste de la ville passe sous le contrôle du MUJAO et de la katiba de Belmokhtar[169]. À Tombouctou, les rebelles touaregs et arabes du MNLA et du FLNA sont les premiers à occuper la ville, mais dés le lendemain les djihadistes d'Ansar Dine et d'AQMI menés directement par Iyad Ag Ghali, Djamel Okacha, Abou Zeïd et Mokhtar Belmokhtar arrivent en force dans la cité. Iyad Ag Ghali prend le contrôle de la ville et expulse les rebelles touaregs et arabes, il réprime les pillages, distribue des vivres et fait aussitôt appliquer la charia[170],[171].

Le 4 avril, le MNLA annonce mettre fin unilatéralement aux opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)[172]. Le 6, par un communiqué publié sur son site, il déclare proclamer « irrévocablement, l’État indépendant de l’Azawad à compter de ce jour »[173],[174],[175].

Application de la charia (avril – décembre 2012)[modifier | modifier le code]

Manifestation à Tombouctou, alors tenue par les djihadistes, dénonçant l'inaction du gouvernement malien au nord du pays.

Véritables maîtres du nord du Mali, les djihadistes mettent en place l'application de la charia. La vente et la consommation d'alcool, de cigarettes ou de drogues est interdite, de même que la musique. Le port du voile islamique est rendu obligatoire pour les femmes et des tribunaux islamiques sont instaurés. Les peines prévues sont le fouet en cas de consommation d'alcool ou de relations sexuelles hors mariage, l'amputation d'une main ou d'une jambe en cas de vol et la lapidation en cas d'adultère[176],[177].

De avril 2012 à janvier 2013, à Gao, neuf hommes accusés de vols sont condamnés à l'amputation d'une main ou d'une jambe par le MUJAO[178],[179]. Selon Human Rights Watch, deux hommes sont également exécutés dans cette ville début avril et des djihadistes coupent l'oreille d'une femme pour avoir porté une jupe courte[177]. Une autre personne est amputée de la main droite à Ansongo le 8 août[6].

À Tombouctou, une peine d'amputation est prononcée et en octobre Ansar Dine exécute par balle un de ses combattants, condamné à mort pour le meurtre d'un pêcheur[180],[181]. À Kidal, un homme du MNLA a la main tranchée par des hommes d'Ansar Dine[177]. Fin juillet 2012, à Aguel'hoc, un couple est mis à mort par lapidation pour avoir conçu plusieurs enfants hors mariage[182],[183].

Les chrétiens ne font pas l'objet de menaces directes, cependant trois églises, une station de radio chrétienne et une école biblique sont pillées à Tombouctou et Gao au moment de la prise de ces deux villes[177].

Le 28 juin 2012, l'UNESCO classe Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril à la demande du gouvernement malien[184]. Visiblement en représailles contre cette décision, au moins une trentaine de membres armés d'Ansar Dine et d'AQMI commencent le 30 juin à détruire trois mausolées qu'ils jugent impies, devant une population non armée déconcertée. Le 1er juillet, sept des seize mausolées érigés pour certains des 333 saints[184] que compte la ville sont déjà détruits. La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda qualifie les faits de « crime de guerre »[184]. L'islamologue Roland Marchal commente : « dans un moment de crispation, mettre l’accent sur la préservation des mausolées n’était peut-être pas la méthode la plus habile pour protéger ces sites »[185],[186],[184].

Conflit entre les djihadistes et le MNLA (juin – novembre 2012)[modifier | modifier le code]

Les délégués d'Ansar Dine et du MNLA à Ouagadougou le 16 novembre 2012. (De gauche à droite au premier rang : Alghabass Ag Intalla, fils du chef des Ifoghas, représentant d'Ansar Dine et futur chef du MIA, Djibrill Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA et Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA.

Le 24 mai 2012, des rencontres sont organisées à Tombouctou entre les principaux responsables d'Ansar Dine et d'AQMI. Depuis les montagnes de Kabylie, Abdelmalek Droukdel, le chef d'AQMI conseille à ses combattants, dans un message rendu public, d'imposer « graduellement » la charia pour y « réussir la création d'un État islamique »[187].

Le 27 mai, Ansar Dine et le MNLA annoncent leur fusion dans un « protocole d'accord » signé la veille et transmis à l'AFP. Celui-ci indique que « le mouvement Ansar Dine et le MNLA proclament leur auto-dissolution dans l'Azawad. Les deux mouvements créent le Conseil transitoire de l’État islamique de l'Azawad »[187]. Mais 24 heures après sa signature, l'accord est rompu par les cadres du MNLA[188].

Article détaillé : Combat de Tombouctou (2012).

Le premier incident entre Ansar Dine et le MNLA a lieu dans la nuit du 7 au 8 juin, à quelques kilomètres de Kidal, lorsque des combattants de deux véhicules se fusillent, faisant au moins trois blessés graves[189],[190]. Puis le 13 juin, une querelle éclate entre des hommes du MNLA et d'Ansar Dine à un poste de contrôle de Tombouctou, elle dégénère en fusillade et fait au moins deux morts et plusieurs blessés[191].

Article détaillé : Bataille de Gao (2012).

La situation bascule le 25 juin 2012 à Gao, lorsqu'un élu local et enseignant de la ville est abattu à bout portant par des inconnus à moto. Le lendemain, des centaines de personnes, excédées, manifestent en ville. La colère de la population de Gao, majoritairement hostile à l'indépendance du nord pays, accablée par les privations régulières d'eau et d'électricité et par l'insécurité, se tourne aussitôt contre le MNLA. Un combattant touaregs ouvre le feu pour disperser les émeutiers, faisant un mort et plusieurs blessés[192],[193],[194]. Le 27 juin, les forces du MUJAO et d'AQMI menées par Mokhtar Belmokhtar attaquent les positions du MNLA à Gao. Au cours d'une violente bataille qui fait des dizaines de morts, les islamistes prennent d'assaut le gouvernorat et chassent les rebelles touaregs de la ville, à la satisfaction des émeutiers pro-Mali qui prennent le parti des djihadistes. Bilal Ag Acherif, le secrétaire-général du MNLA, est blessé au cours de la retraite. Le 28 juin, alors que les combats se poursuivent près de l'aéroport, Iyad Ag Ghali arrive à la tête de soixante véhicules. Le 30 juin, il rencontre les chefs du MNLA et parvient à conclure un cessez-le-feu[193],[195],[196],[197]. Le MNLA abandonne ses positions à Tombouctou le 29 juin et se retire également de Gao[198].

Douentza est également abandonnée par le MNLA et brièvement occupée par les miliciens de Ganda Izo. Mais le 1er septembre les hommes du MUJAO menés par Omar Ould Hamaha viennent occuper la ville. Les miliciens n'opposent aucune résistance et sont désarmés[199],[200],[201].

Les affrontements reprennent le , lorsque le MNLA, basé à Ménaka, lance une offensive sur Ansongo tenue par le MUJAO. Les rebelles touaregs remportent d'abord un succès lors d'une embuscade à Tagarangabotte, mais le MUJAO contre-attaque et reçoit le renfort de la katiba de Mokhtar Belmokhtar. Le MNLA cède du terrain et le 19 novembre, la ville de Ménaka est prise par les djihadistes au terme de combats ayant fait, selon les déclarations, plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de morts[202],[203],[204],[205].

Offensive des djihadistes au sud du Mali et intervention militaire internationale (janvier 2013)[modifier | modifier le code]

Rafale B 113-HO de l'Escadron 2/92 "Aquitaine" de l'armée de l’air française à la sortie d'un ravitaillement en vol lors d'une opération au Mali le 17 mars 2013.

Le , un communiqué d'Ansar Dine signé par Iyad Ag Ghali annonce la rupture des négociations et déclare suspendre son offre de cessation des hostilités[206]. Depuis le 2 janvier, venus des régions de Gao et de Tombouctou, les djihadistes d'Ansar Dine, du MUJAO, d'AQMI et de Boko Haram se rassemblent à Bambara Maoudé[207],[208]. Le 7, ils dépassent Douentza[209], le 9 ils franchissent la ligne de démarcation à Dangol-Boré et engagent le combat avec l'armée malienne dans les envions de Konna[210]. Le 10 janvier, les djihadistes prennent l'avantage sur les soldats maliens qui se replient sur Sévaré, la ville de Konna est prise[211],[212],[213].

Les djihadistes, forts d'environ 1 200 hommes, menacent alors Mopti et Sévaré, dernier verrou avant la capitale, Bamako. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, appelle alors le président français, François Hollande, et lui demande une aide immédiate. Le président français décide dès le 11 janvier dans l'après-midi d'engager l'armée française : c'est le début de l'opération Serval. De l'aide logistique venant de plusieurs nations arrivent au fil des jours pour appuyer cette mission et le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine.

Dès le premier jour de l'opération, des commandos des forces spéciales transportés par avions sont déposés à Sévaré[214],[215],[216] tandis que quatre hélicoptères français Gazelle du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales sont engagés au combat. Les djihadistes se replient sur Konna après avoir perdu quatre véhicules, un pilote français est cependant mortellement touché[217]. Puis, dans la nuit du 11 au 12, les Mirages 2000D basés à N'Djamena bombardent les jihadistes entre Konna et Léré[218],[219].

Les moyens aériens français poursuivent leurs frappes dans les environs de Konna, Léré et Douentza. Des Rafale venus de France bombardent plusieurs camps islamistes à Gao, où plus d'une soixantaine de rebelles islamistes sont tués. Le 13 janvier, les djihadistes commencent à abandonner Konna, leurs derniers combattants quittent la ville le 18 janvier. Le lendemain les soldats maliens et des Français des forces spéciales reprennent possession de la ville sous les acclamations de la population[220],[221]. Les combats à Konna ont fait une centaine de morts chez les djihadistes, une douzaine de victimes civiles et officiellement onze tués du côté des militaires maliens[222].

Article détaillé : Bataille de Diabaly.

Cependant plus à l'ouest, le 14 janvier, une autre colonne islamiste contourne les lignes maliennes en passant par la Mauritanie et prend d'assaut la ville de Diabaly, à 400 km de Bamako. La riposte est rapide, quelques heures après la prise de la ville, les djihadistes subissent les frappes de l'aviation française. Pendant trois jours, leurs positions sont bombardées par des avions Rafale et Mirage 2000D et des hélicoptères Tigre et Gazelle[223].

Au sol, les forces maliennes se sont repliées à Markala, près de Ségou. Le 15 janvier, un premier sous-groupement tactique interarmes motorisé français de 180 hommes et 18 chars et blindés ERC-90 Sagaie et VAB quitte Bamako et se positionne à Markala[224],[225],[226],[227],[228],[229],[230].

Impuissants contre les frappes aériennes, les islamistes abandonnent Diabaly le 17 janvier et se replient sur Sokolo. Ils laissent derrière eux une cinquantaine de morts et plusieurs dizaines de leurs véhicules ont été détruits. Après quelques missions de reconnaissance, les forces franco-maliennes se mettent en mouvement. Dans la nuit du 19 au 20, une colonne de 30 blindés avec 200 soldats maliens et français quitte Markala et entre dans Niono. Le 21, les militaires reprennent Diabaly sans rencontrer de résistance. Douentza est également reconquise le même jour. Partout, les soldats maliens et français sont acclamés par la population[231],[232],[233],[234],[235].

Progressivement, les forces militaires se déploient au Mali. Du côté des Français, si les forces spéciales sont engagées très rapidement sur le front, les soldats de la brigade Serval se rassemblent à Bamako transportés par avions depuis la France ou bien venus par la route depuis la Côte d'Ivoire. Le 15 janvier, 800 soldats français sont déployés au Mali, ils sont 1 400 le 17, 2 000 le 19, 3 500 le 30, début février ils sont près de 4 000. Le déploiement de la MISMA et de l'armée tchadienne se met également en place. Les forces africaines décident d'engager 7 700 hommes, ses premiers contingents arrivent au Mali le 17 janvier. Le 24 janvier 1 900 soldats sont déployés, mi-février 1 800 Tchadiens et 2 300 hommes de la MISMA sont au Mali, début mars, les forces africaines ont près de 6 000 soldats, dont 2 400 Tchadiens[236].

Reprise des villes du nord du Mali (janvier – février 2013)[modifier | modifier le code]

L'offensive jihadiste sur Mopti ayant été repoussée, l'état-major-français pense attendre l'arrivée des renforts et de toute la logistique avant de poursuivre vers le nord. Mais François Hollande, obsédé par le risque d'enlisement, ordonne que Tombouctou et Gao soient reprises avant fin janvier[23].

Article détaillé : Bataille de Gao (janvier 2013).

Les forces franco-maliennes poursuivent donc l'offensive, deux colonnes font mouvement sur Tombouctou et Gao. Le 25 janvier Hombori est reprise[237]. Dans la nuit du 25 au 26, les forces spéciales prennent le pont de Wabaria aux jihadistes du MUJAO, puis les Français s'emparent de l'aéroport de Gao sans rencontrer de résistance. Les islamistes prennent la fuite poursuivis par des hélicoptères qui leurs tuent quelques hommes. Environ 25 au total sont tués dans les combats près de Gao[238].

À l'extrême est, le colonel Gamou franchit la frontière nigérienne avec 500 soldats, 77 pick-up et 8 blindés BRDM-2. Il prend Ménaka sans combat le 15 janvier, puis il poursuit sur Gao[239].

Plus à l'ouest, une autre colonne forte de plusieurs centaines de soldats maliens et de 600 Français de l'infanterie de marine quitte Diabaly avec pour objectif de prendre Tombouctou. Le 25, elle réoccupe Léré[240]. Dans la nuit du 27 au 28, des parachutistes de la Légion étrangère sautent au nord de Tombouctou. Le 28 les forces franco-maliennes entrent dans la ville abandonnée par les djihadistes[241]. Quelques jours plus tard, le 2 février, accompagné du président malien par intérim Dioncounda Traoré, le président français François Hollande se rend à Tombouctou où il est accueilli en héros[242].

Le 28 janvier, les forces tchadiennes et nigériennes prennent le contrôle des villes d'Andéramboukane et Ménaka[243]. Ansongo est reprise le 29 janvier par des troupes nigériennes et maliennes venues du Niger[244].

Les djihadistes d'AQMI et d'Ansar Dine reculent sans opposer de résistance et se réfugient dans l'Adrar des Ifoghas. Le 27 janvier, l'aviation française bombarde des positions stratégiques islamistes sur Kidal et sa région, dans l'extrême Nord-Est du Mali[245]. De son côté, le MNLA se met également en mouvement et profite de la déroute des islamistes pour prendre le contrôle de plusieurs villes du Nord. Le 28 janvier, le mouvement indépendantiste déclare avoir pris sans combat les villes de Tessalit, Tessit, In Khalil, Tinzawatène, Léré, Anéfif, Talataye et Kidal. Il propose son alliance aux Français et aux Tchadiens, mais déclare qu'il s'opposera par les armes à la venue de l'armée malienne[246],[247],[248].

La progression se poursuit à l'extrême nord du Mali. Dans la nuit du 29 au 30 janvier, au cours d'une opération aéroportée, les forces spéciales françaises prennent position sur l'aérodrome de Kidal, situé au sud-est de la ville. Les militaires prennent contact avec le MNLA[249],[250],[251]. Le 3 février, une petite colonne du MNLA accompagnée de forces spéciales françaises prend le contrôle de la ville d'Aguel'hoc[252]. Le même jour, l'armée tchadienne entre à Kidal[253],[254]

Le 1er février, un hélicoptère Tigre de forces spéciales détruit trois pick-up et tue une douzaine de djihadistes près d'Anéfis[255]. Le 9, deux Tigre, un Puma et une patrouille de Mirages attaquent un groupe de quatre véhicules entre Gao et Gourma-Rharous et en détruisent deux[256].

Le 5 février, les troupes maliennes et françaises à Gao sont renforcées par les forces nigériennes de la MISMA venues de Ménaka. Cependant une quarantaine de combattants du MNLA profitent du départ des Nigériens pour prendre le contrôle de la ville[257],[258].

Enfin, dans la nuit du 7 au 8 février, les forces spéciales françaises s'emparent de l'aéroport de Tessalit. Elles sont renforcées le lendemain par une cinquantaine de chasseurs parachutistes avec qui elles prennent le contrôle de la ville, là encore sans rencontrer de résistance. Dans les heures qui suivent, l'armée tchadienne et un sous-GTIA français formant une colonne de 90 véhicules arrivent ensuite sur les lieux[259],[260].

Bataille dans l'Adrar des Ifoghas (février – mars 2013)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille du Tigharghâr.
Tireur de précision français armé d'un FR-F2 pendant la bataille du Tigharghâr.

Ansar Dine est affaibli par des défections. À la fin du mois de janvier une partie de ses combattants, menés par Alghabasse Ag Intalla et Cheikh Ag Aoussa, font scission et créent le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Ils se détournent des djihadistes et espèrent négocier une paix avec le gouvernement malien et les Français[261],[262]. D'autres combattants fuient à l'étranger, certains gagnent même le Soudan[263],[264]. Enfin, les fidèles d'Iyad Ag Ghali restent sur place et continuent de combattre[265]. Après leur défaite à Konna et Diabaly, les djihadistes d'AQMI et d'Ansar Dine se replient à l'extrême nord du Mali dans l'Adrar des Ifoghas, et principalement dans l'Adrar Tigharghâr et la vallée de l'Ametettaï, situés à l'est d'Aguel'hoc, entre Kidal et Tessalit. Cette zone fortifiée, déjà utilisée comme refuge par les rebelles touaregs lors de la rébellion de 1990-1995, est alors le principal sanctuaire des djihadistes au Mali[23].

De la mi-février à la fin mars, près de 3 000 soldats français et tchadiens commandés par les généraux Barrera et Bikimo mènent une grande offensive dans l'Adrar Tigharghâr, où sont retranchés environ 500 djihadistes[266],[267]. Le 18 février, 150 soldats français font une première incursion à l'ouest de l'Adrar pour reconnaître les positions adverses[268],[269]. Des combats ont lieu pendant deux jours, un légionnaire et une trentaine de djihadistes sont tués, les Français se retirent sur Tessalit le 20 février[270],[271],[268].

Le 22 février, les Tchadiens attaquent à leur tour, cette fois-ci à l'est de l'Adrar Tigharghâr. En fin de matinée, ils se heurtent aux djihadistes retranchés dans les grottes et sur les hauteurs, à l'entrée est de la vallée de l'Amettetaï. Les combats, confus, durent jusqu'à la tombée la nuit. Le bilan est particulièrement lourd, les Tchadiens ont 26 tués et environ 70 blessés tandis que les djihadistes laissent au moins 93 morts. Mais l'entrée de la vallée est prise[272],[273],[274].

Le 24 février, les Français reprennent l'offensive avec cette fois-ci deux GTIA forts de 700 hommes chacun[275]. Le GTIA 3 reprend l'attaque à l'entrée ouest de la vallée de l'Amettetaï, afin de resserrer l'étau et de faire sa jonction avec les Tchadiens qui avancent à l'est. Pendant ce temps, le GTIA 4 se déploie au nord et avance à pied à travers le terrain montagneux pour surprendre les djihadistes[276]. Les combats sont acharnés et se livrent souvent à de courtes distances, parfois jusqu'au fond des grottes. Abou Zeïd, un des principaux chefs d'AQMI, est tué entre le 22 et le 27 février dans des circonstances obscures[277],[278],[279]. Le 3 mars, la vallée de l'Amettetaï est prise, les djihadistes commencent à battre en retraite[280],[281].

Les combats baissent alors en intensité, tandis que les militaires français et tchadiens fouillent les autres vallées du Tigharghâr. Des missions de reconnaissance sont également menées jusqu'à Boghassa, Abeïbara et Tinzawatène[282],[283],[284]. Les opérations s'achèvent le 31 mai. Le bilan est de trois morts et 120 blessés du côté des Français[285], tandis que les Tchadiens déplorent 30 tués[286]. Les pertes des djihadistes sont estimées entre 200 et 300 morts[287],[288]. 80 tonnes de matériel militaire ont été découverts par les Français[289].

Article détaillé : Combat du Timétrine.

Alors que les combats font rage dans le Tigharghâr, les forces spéciales françaises mènent également une opération le 24 février dans le Timétrine, à l'ouest de la région de Kidal. Une quinzaine de djihadistes sont repérés et se font tuer jusqu'au dernier. Mohamed Lemine Ould El-Hassen, chef de la katiba al-Fourghan d'AQMI, est reconnu parmi les morts[290]

Le 21 février, un premier attentat-suicide frappe la ville de Kidal, deux personnes sont blessés. Le 26 février, un autre kamikaze se fait exploser avec son véhicule à un poste du MNLA, tuant sept rebelles touaregs et blessant onze autres. Enfin le 12 avril, quatre soldats tchadiens sont tués et trois blessés par un homme équipé d'une ceinture explosive. Ces trois attentats commis à Kidal sont revendiqués par le MUJAO[291],[292],[293].

Guérilla dans la région de Gao (février – avril 2013)[modifier | modifier le code]

Soldats français en patrouille à Gao en mars 2013.

Après la reconquête des villes du Nord du Mali les combats se poursuivent parallèlement sur deux fronts ; l'Adrar des Ifoghas, où se sont repliés Ansar Dine et AQMI, et la région de Gao, où le MUJAO reste actif et bénéfice en certains endroits, d'un soutien d'une partie de la population. Début février, ce mouvement annonce son intention de créer une « nouvelle zone de conflit », il promet d’attaquer des convois, de poser des mines, d’envoyer des kamikazes et « d’augmenter les attaques contre la France et ses alliés »[294]. Le 30 janvier, quatre soldats maliens sont tués et cinq autres blessés par l'explosion d'une mine entre Gossi et Hombori[295]. Le 6 février, un véhicule saute sur une mine entre Douentza et Gao, tuant quatre civils[296],[297]. Le 8 février, un soldat malien est légèrement blessé par un kamikaze touareg[298].

En février et mars, la ville de Gao est visée par trois attaques du MUJAO, la première a lieu le 10 février, la deuxième le 20 février, et la dernière le 24 mars. Parfois précédés par des kamikazes, des commandos de quelques dizaines de combattants tentent de s'infiltrer dans la ville pourtant tenue par plus d'un millier de soldats. Les islamistes sont à chaque fois détruits ou repoussés lors de ces attaques presque suicidaires. Une dizaine de civils, un soldat malien et environ 30 assaillants sont tués lors de ces combats[299],[300].

La progression des troupes alliées n'est cependant pas entravée. Le 12 février 2013, les Maliens et les Français prennent le contrôle de la ville de Ménaka sans livrer de combats avec le MNLA qui abandonne la ville[301]. Le 17 février, des troupes françaises, nigériennes, et maliennes entrent sans combattre à Bourem[302], des patrouilles sont organisées pour réduire les poches de résistance des groupes islamistes dispersés dans la région[303].

Le 27 février, les Français et les Maliens lancent l'Opération Doro dans la région à l'est de Gao. Leur objectif est de détruire les forces djihadistes dans cette zone et de trouver leurs caches d'armes. Le 2 mars, 100 à 200 hommes du MUJAO sont attaqués par 400 soldats français et maliens dans le village d'Imenas. Le combat est acharné et les djihadistes laissent 52 morts contre un blessé chez les militaires maliens[304],[305],[306]. Les forces franco-maliennes affrontent encore les djihadistes à Tin Keraten le 6 mars, puis à In Zekouan et Teurteli du 12 au 17 mars, plus d'une trentaine d'islamistes sont tués dans ces combats, ainsi qu'un soldat malien et un soldat français[307].

Soldats maliens à Gao, en avril 2013.

Après Gao, Tombouctou est visée à son tour par des incursions de commandos djihadistes, une première attaque a lieu le 20 mars, une seconde le 30. Elles sont menées cette fois par des hommes d'AQMI, mais comme à Gao, les djihadistes ne remportent aucun avantage. Ils laissent entre 20 et 30 morts, les Maliens ont trois tués et 18 blessés, les Français un blessé et cinq civils sont tués[308],[309],[310],[311].

Article détaillé : Combat de Teghboubinene et In Arab.

Entre le 24 et le 30 mars, des affrontements ont également lieu entre Bourem et Anéfis, opposant le MNLA au MUJAO et aux Signataires par le sang. Le MNLA affirme avoir tué 17 djihadistes, contre cinq morts dans ses rangs[312],[313].

Le 7 avril, l'armée française lance une vaste opération au nord de Bourem baptisée Gustav. 779 soldats et 150 blindés appuyés par l'aviation encerclent la vallée d'Inaïs, repérée comme étant un sanctuaire du MUJAO. L'offensive est menée trop tard pour intercepter les djihadistes qui parviennent à s'enfuir, mais 18 tonnes de munitions sont saisies lors des fouilles, dont 700 obus, 51 roquettes, 16 bombes d’avion et 17 caisses[314],[315],[316].

Le 12 avril, cinq militaire maliens, dont un colonel, sont tués lors d'un accident d’hélicoptère[317]. Les 4 et 10 mai, une dizaine de kamikazes du MUJAO mènent des attaque-suicides à Tilemsi, Gossi et Ménaka contre des militaires maliens et nigériens, deux soldats maliens sont tués et une dizaine blessés[318],[319],[320]. Le 25 avril, AQMI appelle au djihad contre la France[321]. Fin avril, une cellule djihadiste du MUJAO est démantelée à Bamako et sept personnes sont arrêtées[322]. Le 29 avril, un VBL de l'armée française saute sur une mine ou un engin explosif entre Tinzawatène et Boghassa, un soldat des forces spéciales est tué et deux autres sont grièvement blessés[323].

Conflit entre le MNLA et le MAA (février – mai 2013)[modifier | modifier le code]

Parallèlement aux affrontements contre des islamistes, un conflit éclate en février 2013 entre les Touaregs du MNLA et les Arabes du MAA. Les incidents commencent à In Khalil, près de la frontière avec l'Algérie, où les Arabes accusent les Touaregs de la tribu des Idnanes d'exactions et de pillages[324]. Le 22 février, un double attentat-suicide à In Khalil revendiqué par le MUJAO fait trois morts dans les rangs du MNLA[325]. Le lendemain, In Khalil est attaquée par une trentaine de pick-up du MAA. Le MNLA accuse aussitôt le MAA d'être lié au MUJAO, ce que le groupe rebelle arabe dément bien que certains de ses combattants aient effectivement combattus dans les rangs djihadistes en 2012[326],[327],[328]. L'aviation française intervient et bombarde les positions du MAA, en croyant peut-être avoir à faire à un groupe djihadiste[329],[327]. Les hommes du MAA se replient, In Khalil reste aux mains des Touaregs[330].

Le 21 avril, les combats reprennent, le MAA attaque Ber, dans la région de Tombouctou, et chasse le MNLA de la ville. Le combattants arabes se retirent le 6 mai et des militaires du Burkina Faso et de l'armée malienne prennent le contrôle de la ville le lendemain[331],[332],[333]. Plus au nord, la ville d'Anéfis est également le théâtre de violences communautaires les 24 et 25 avril qui font au moins six morts[334]. Le 17 mai, le MAA attaque Anéfis, mais cette fois le MNLA repousse les assaillants[335],[336]. Là aussi certains responsables font état de frappes aériennes françaises en soutien au MNLA, mais l'armée française dément[337],[338].

Accord de Ouagadougou et déploiement de la MINUSMA (mai – juin 2013)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accord de Ouagadougou (2013).
Ravitaillement de deux avions Rafale au-dessus du Mali, le 23 avril 2013.

Malgré l'annonce de négociations les tensions restent très vives entre l'armée malienne et le MNLA basé à Kidal[339],[340]. Des personnalités politiques et une partie de la population malienne reprochent à la France d'empêcher l'armée malienne d'attaquer les rebelles à Kidal[341]. Le 30 mai, 3 000 Maliens manifestent à Gao pour dénoncer l'attitude jugée trop conciliante de la France vis-à-vis du MNLA[342]. Afin de négocier avec les rebelles de Kidal, le président malien par intérim Dioncounda Traoré nomme Tiébilé Dramé conseiller spécial[343].

Afin de favoriser les pourparlers, des représentants touaregs menés par Mohamed Ag Intalla décident de rejeter la lutte armée et de former le Haut Conseil de l'Azawad (HCA), bientôt renommé Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA). Mohamed Ag Intalla bénéficie rapidement du soutien de son père, l'Amenokal Intalla Ag Attaher, chef coutumier des touaregs Ifoghas qui quitte le MNLA pour rejoindre le HCUA, et de son frère, Alghabass Ag Intalla, qui le 19 mai, annonce la dissolution du MIA et son ralliement au HCUA. Le MNLA n'ose critiquer la décision de l'Amenokal et apporte son soutien au HCUA[344],[345],[346].

Les négociations s'ouvrent en mai à Ouagadougou, sous la médiation de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso[347]. Fin mai, le MAA s'engage à son tour à prendre part aux pourparlers[348].

D'abord hostile à la tenue d'élections maliennes à Kidal, le MNLA accepte finalement de permettre la tenue de la présidentielle en juillet, cependant il refuse de laisser entrer l'armée malienne et propose que la sécurité des élections soit assurée par les troupes de l'ONU aussi bien à Kidal que dans l'ensemble de l'Azawad[349]. Cette proposition est rejetée par le gouvernement malien qui exige la présence de l'armée à Kidal[350].

Cependant le 2 juin, la situation s'aggrave à Kidal où le MNLA arrête 180 personnes, une trentaine est relâchée le lendemain mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison . De son côté, le gouvernement malien accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plus habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacué vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personnes interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza[351],[352],[353]. Le 4 juin, l'armée malienne se met en mouvement et s'empare d'Anéfis après un combat contre le MNLA[354]. La France intervient après le combat, elle envoie une centaine d'hommes à Anéfis et freine l'offensive malienne sur Kidal[355]

Le 18 juin, après deux semaines de négociations, le gouvernement de transition malien et les rebelles du MNLA et du HCUA (Haut conseil pour l'unité de l'Azawad) signent un accord de cessez-le-feu qui doit permettre la tenue de l'élection présidentielle le 28 juillet[356].

Afin d'éviter tout débordement entre les soldats maliens et les rebelles, des forces de l'ONU et de la MISMA sont également déployées à Kidal, ainsi le 4 juillet, une trentaine de véhicules guinéens gagne la ville[357].

Le 5 juillet, conformément aux accords signés, les forces du MNLA et du HCUA commencent leur retrait sur trois cantonnements, dont deux situés à Kidal, le troisième en périphérie. Le lendemain, 150 soldats maliens font leur entrée dans Kidal. La réaction de la population n'est pas unanime, des échauffourées opposent manifestants pro-Mali et manifestants pro-Azawad, elles font plusieurs blessés[358],[357],[359]. Le 18 juillet, de nouvelles émeutes éclatent entre des pro-Mali, en majorité des Songhaï et des pro-Azawad, majoritairement touaregs, elles font un mort et 7 blessés[360]. Le 20 juillet, cinq agents électoraux et un élu sont enlevés par des hommes armés à Tessalit[361]. Capturés par des hommes de Baye Ag Diknane, un officier du MNLA hostile à la tenue des élections, ils sont finalement relâchés le lendemain dans des circonstances mal éclaircies[362].

Le 31 juillet, un militaire français du 515e régiment du train est tué et un autre est blessé dans un accident de la route près de Douentza[363].

Les deux tours de l'élection présidentielle se déroulent sans incidents le 28 juillet et le 11 août. Ibrahim Boubacar Keïta est élu président avec 77,61 % des voix, contre 22,4 % pour Soumaïla Cissé, avec une participation de 48,98 % au premier tour, 45,78 % au deuxième[364].

Lors des négociations de Ouagadougou, les différents mouvements rebelles autonomistes parviennent à se réconcilier. Le 8 août, le MNLA, le HCUA et le MAA publient une déclaration commune où ils réclament l'autonomie des peuples de l'Azawad[365].

Le , selon un communiqué signé par Ahmed al-Tilemsi et Mokhtar Belmokhtar, le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement[59]. Celui-ci prend le nom d'Al-Mourabitoune ("Les Almoravides")[366].

Le 19 septembre, au Stade du 26 mars à Bamako, une cérémonie est organisée pour marquer le début du mandat d'Ibrahim Boubacar Keïta et la victoire sur les forces jihadistes. Plusieurs chefs d'états sont invités, dont le président français François Hollande, le président tchadien Idriss Déby, le roi du Maroc Mohammed VI et le président ivoirien Alassane Ouattara, également président de la Cédéao[367].

Opérations et incidents après l'accord de Ouagadougou (juin 2013 – mai 2014)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accord de Ouagadougou (2013).

À partir de l'été 2013, les affrontements baissent en intensité mais des combats ponctuels continuent d'avoir lieu. Malgré la signature des accords de Ouagadougou, quelques incidents sanglants opposent l'armée malienne aux combattants du MNLA. De plus des affrontements intercommunautaires entre Touaregs et Arabes à l'extrême nord et Touaregs et Peuls dans la région de Gao éclatent occasionnellement et des combattants des divers groupes armés y prennent parfois part. Ainsi du 14 au 20 août à Bordj Badji Mokhtar, en Algérie, des combats entre Arabes berabiches et Touaregs idnanes font plusieurs morts, et selon des témoins, des hommes du MAA et du MNLA prennent part aux affrontements bien que leurs commandements aient officiellement condamnés les violences[368],[369]. De plus, des habitants affirment que les brigandages des « coupeurs de routes » sont réapparus depuis le départ des islamistes, plusieurs convois ont été dévalisés principalement sur les routes Anéfif-Kidal, Anéfif-Djebok et Kidal-Gao[370]. Le 11 septembre, à Foïta, près de Léré, un accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA, les deux camps se rejettent respectivement la responsabilité de l'attaque[371]. Le MNLA dénonce une violation des accords de Ouagadougou et déclare que les engagements n'ont pas été respectés, selon lui le cantonnement des combattants n'a pas été pris en charge par l'ONU, la MINUSMA est jugée « incompétente », les prisonniers de guerre n'ont pas été libérés et la commission d'enquête de la communauté internationale n'a pas été mise en place. Plusieurs membres du MNLA feraient pression sur Bilal Ag Acherif pour reprendre les armes[372]. De son côté, la presse malienne dénonce l'indiscipline des combattants du MNLA et affirme que plusieurs d'entre eux se livrent au banditisme[373].

Le 17 septembre, des représentants de différents groupes armés ; le MNLA, le HCUA et le MAA et la Coordination des mouvements et Front patriotique de résistance (CM-FPR, réunissant principalement Ganda Koy et Ganda Izo), signent un accord à Bamako, ils annoncent « mettre en commun leurs efforts » pour mettre fin à la crise au nord du Mali. Cet accord est cependant critiqué par des responsables du MNLA et du MAA qui déclarent que les délégués n'avaient pas été mandatés par leurs hiérarchies[374]. Le 26 septembre, le MNLA, le HCUA, le MAA publient un communiqué commun dans lequel ils déclarent suspendre les négociations avec le gouvernement malien à la suite du refus du président d'Ibrahim Boubacar Keïta de négocier l'autonomie du nord du Mali[375],[376],[377]. Les violences se poursuivent. Le 27, deux militaires maliens sont blessés à Kidal par des jets de grenades[378]. Le 29, dans la soirée, une escarmouche oppose des soldats maliens à des combattants du MNLA, près du marché et du camp militaire à Kidal. La fusillade dure près d'une heure, mais finalement, les belligérants se replient sur leurs bases alors que Français et les casques bleus de la MINUSMA organisent des patrouilles[379]. Le lendemain, une nouvelle fusillade éclate à Kidal, plusieurs combattants sont blessés dans ces affrontements, les Français et les Casques bleus de la MINUSMA interviennent pour séparer les belligérants[380],[381]. Le 2 octobre, un homme du MNLA est tué par des habitants à Aguel'hoc[382]. Le 5 octobre, les groupes armés autonomistes reprennent les négociations avec le gouvernement malien[383]. Pourtant le 8 novembre, un nouvel accrochage oppose des soldats maliens et des hommes du MNLA à Amazragane, près de Ménaka, faisant au moins trois morts[384]. Le 16 novembre, à Kidal, le MNLA abandonne les bâtiments publics aux autorités maliennes, mais le 27 et le 28 alors que la visite du premier ministre Oumar Tatam Ly est attendue, l'aéroport de Kidal est envahi par des manifestants pro-Azawad malgré la présence de militaires maliens. Des coups de feu sont tirés, trois personnes sont blessées selon le gouvernement malien, d'après le MNLA un manifestant est tué et cinq autres sont blessés. Le 29 novembre, certains représentants du MNLA annoncent que le mouvement reprend la guerre contre le gouvernement malien, ces déclarations sont cependant contestées par d'autres responsables du mouvement[385],[386],[387]. En janvier 2014, l'Algérie propose sa médiation pour négocier avec les groupes armés. Une plate-forme est signée à Alger, mais cet accord est dénoncé par des membres du HCUA et du MAA, alors que le MNLA avait boycotté la rencontre[388],[389],[390].

Pendant ce temps, la MINUSMA se déploie au Mali; Cependant le 16 septembre 2013, 167 casques bleus tchadiens désertent à Tessalit et regagnent Gao. Ces derniers se plaignent de pas avoir reçu leurs primes et leurs salaires et de ne pas avoir été relevés après 9 mois de présence au Mali[391],[392]. Au moins quatre de ces soldats sont accusés de viols à Gao[393].

De leur côté, les forces françaises continuent de traquer les groupes djihadistes qui tentent d'organiser une guérilla. Le 12 septembre, elles découvrent et détruisent un camion contenant une tonne d'explosifs dans une forêt à 100 kilomètres à l'ouest d'Anéfis[394]. Le 1er octobre, les Français tuent onze djihadistes près de Douaya, dans la région de Tombouctou[395],[396]. Le 20 octobre, 700 soldats maliens et 500 à 600 soldats français du GTIA Désert lancent l'Opération Hydre dans le nord-est du Mali[397]. Aucun combat n'a lieu, car les djihadistes évitent le forces militaires. L'opération s'achève le 3 novembre[398], son principal bilan est la destruction d'un important dépôt logistique au nord-est de Tombouctou[399]. La nuit du 13 au 14 novembre, un pick-up est surpris dans le désert par les Français à 200 kilomètres à l'ouest de Tessalit, trois djihadistes sont tués, dont El-Hassen Ould Khalill, dit Jouleibib, lieutenant de Belmokhtar et ancien porte-parole des Signataires par le Sang[400],[401]. Le 10 décembre, l'armée française mène une opération dans les environs d'Araouane, dans le désert au nord de Tombouctou, tue 19 djihadistes et fait huit prisonniers. Les Français se portent ensuite jusqu'à Taoudeni, où il découvrent un camp, mais cette fois les islamistes parviennent à s'enfuir[402],[403]. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 22 au 23 janvier, onze djihadistes sont tués dans un raid des forces spéciales près du village de Kondaoui, non loin d'Araouane[404].

Combattants d'AQMI

Mais les djihadistes mènent également des attaques. À Tombouctou, le 28 septembre 2013, quatre kamikazes conduisant un véhicule piégé se font exploser devant une caserne, tuant deux civils et blessant six militaires[405],[406]. L'attentat est revendiqué le lendemain par AQMI[407],[408]. Le 10 octobre, le MUJAO tire cinq obus sur la ville de Gao, quelques civils et deux soldats maliens sont blessés, dont un mortellement[409],[410],[411],[412],[413]. Le lendemain, un petit pont est dynamité à Bentia[414],[415]. Le 23 octobre, des kamikazes islamistes attaquent la garnison tchadienne à Tessalit, deux soldats tchadiens et cinq jihadistes sont tués[416]. Le soir du 30 novembre, sept djihadistes sont repérés par des soldats français à Ménaka, près d'un camp où 500 à 700 soldats nigériens et 24 soldats français sont présents. L'un d'eux se fait exploser sans faire de victimes et les autres prennent la fuite[417],[418],[419]. Le 14 décembre, deux casques bleus sénégalais sont tués par un kamikaze à Kidal[420],[421].

Des troubles éclatent aussi à Kati où d'ancien putschistes bérets vert manifestent leur colère contre Amadou Haya Sanogo, promu général de corps d'armée le 14 août. Le 30 septembre et le 1er octobre, une trentaine de mutins réclament à leur tour des grades et des primes et tirent plusieurs coups de feu. Un lieutenant-colonel proche de Sanogo est blessé et retenu prisonnier pendant plusieurs heures[422],[423],[424]. Le 4 octobre, l'armée malienne reprend le contrôle du camp de Kati, une vingtaine de mutins sont arrêtés dont le capitaine Amadou Konaré et le colonel Youssouf Traoré[425],[426]. Quatre militaires maliens trouvent la mort dans ces événements[427]. Plusieurs autres sont portés disparus, dont le colonel Youssouf Traoré, ancien numéro quatre des putschistes, dont le corps est retrouvé près de Kati quelques semaines plus tard[428],[429],[430]. Le 27 novembre, le général Amadou Haya Sanogo, accusé de meurtre contre des prisonniers bérets rouges après le coup d'état de 2012, est arrêté à Kati[431].

La région de Gao est également secouée par des conflits communautaires. À la fin du mois de novembre 2013, dans les environs de Tin-Hama et Djebok, des violences opposent les Touaregs imghad du général loyaliste El Hadj Ag Gamou à des Peuls insurgés accusés par les Imghad de faire partie du MUJAO. La nuit du 18 au 19 novembre dans le village d'Intakabar, près de Djebok, deux membres de la famille du général Gamou, un vieillard de 70 ans et une petite fille de 3 ans, sont assassinés par des Peuls[432]. Du 18 au 25 novembre, les combats font plusieurs morts chez les Touaregs et 53 tués du côté des Peuls[433],[434],[435]. Le 6 février 2014, une trentaine de civils, majoritairement des Touaregs imghad, sont massacrés près de Tamkoutat. Le gouvernement malien et le MNLA accusent le MUJAO d'être responsables de cette tuerie, d'autres témoins évoquent un conflit communautaire entre Touaregs et Peuls[436]. En représailles, le MNLA attaque deux jours plus tard les auteurs présumés du massacre près de la frontière nigérienne, après le combat, le mouvement azawadien déclare que six djihadistes et un de ses combattants ont été tués[437].

Le 20 février, les 600 à 700 mineurs des mines de sel de Taoudeni sont chassés des lieux par des hommes armés et s'enfuient vers Tombouctou. Le groupe armé auquel ces derniers appartiennent n'est pas identifié. Accusés par certains, le MAA et le MNLA démentent et accusent les djihadistes[438]. Cependant quelques mois plus tard, le MAA affirmera contrôler les mines de Taoudeni[439].

Article détaillé : Bombardement de l'Ametettaï.

En février, des habitants signalent de nombreux mouvements djihadistes au nord du Mali. Des familles abandonnent leurs villages, une dizaine de cadres du MNLA ont également été assassinés par des hommes d'AQMI. Le 20 février, près de Tessalit un hélicoptère français Tigre est la cible de tirs qui blessent légèrement un pilote. Le retour de combattants d'Ansar Dine est également signalé à Abeïbara, où ils distribuent de l'argent à des habitants, et à Boghassa, où ils forcent les villageois qui ne leur sont pas favorable à s'exiler[440],[441]. Quant à AQMI, des témoignages indiquent son retour dans les environs de l'Adrar Tigharghar, notamment à Telakak, Bakasso et dans la vallée de Dorayat[440]. Le 4 mars, des drones Reaper repèrent un groupe de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï. Les Français engagent des Mirage 2000D et des hélicoptères Tigre qui tuent 11 rebelles salafistes[442], dont Omar Ould Hamaha[443].

Article détaillé : Combat de Dayet en Maharat.

Le , Abou Dardar, un chef djihadiste du MUJAO se rend aux Français qui le remettent aux autorités maliennes[444]. Le 20 mars, le ministre français Jean-Yves Le Drian annonce que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis décembre 2013, il déclare : « La guerre de libération du Mali est finie, elle a été gagnée »[445],[446]. Pourtant les combats continuent. Le 17 avril, les forces spéciales françaises repèrent et attaquent deux pick-up djihadistes au nord de Tombouctou, tuent une dizaine de combattants et délivrent cinq humanitaires maliens pris en otages par le MUJAO depuis le 8 février[447],[448]. Selon RFI, une trentaine de rebelles islamistes auraient été tués par les Français dans les trois première semaines du mois d'avril[449], dont Abou Bakr Al-Nasr, le chef de Al-Mourabitoune[450],[451]. Dans la nuit du 24 au 25 avril, un important chef d'Ansar Dine, Haroune Ag Saïd, dit Abou Jamal est tué au nord de Kidal par les forces spéciales française[42],[452].

Article détaillé : Combat d'Inabohane et Ebahlal.

Le 29 et le , un affrontement oppose des combattants du MNLA et d'Al-Mourabitoune qui se seraient rencontrés par hasard près de Bourem. Selon le MNLA, le combat fait quatre morts dans ses rangs contre sept tués et neuf prisonniers chez les djihadistes[453],[454].

La nuit du 6 au 7 mai, un légionnaire français est tué et deux autres blessés lorsque leur véhicule est touché par l'explosion d'un engin explosif improvisé lors d'une opération dans l'Adrar Tigharghar[455],[456].

Reprise des combats à Kidal entre le Mali et les groupes armés du Nord (mai – juillet 2014)[modifier | modifier le code]

Le , la visite du Premier ministre malien Moussa Mara à Kidal provoque des affrontements entre les l'armée malienne et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA. Les rebelles prennent l'avantage et s'emparent du gouvernorat après des combats qui font plusieurs dizaines de morts. La MINUSMA et les Français de l'opération Serval interviennent et parviennent à obtenir un accord de cessez-le-feu entre l'armée malienne et les rebelles[457],[458]. Le 19 mai, les groupes armés appellent à l'apaisement et « la relance du processus de paix »[459], mais le 18 à Gao, le Premier ministre Moussa Mara déclare que « La république du Mali est en dorénavant en guerre »[458].

Quatre jours plus tard, sans en avertir la France et la MINUSMA, l'armée malienne lance une offensive sur Kidal avec près de 2 000 hommes. Mais en quelques heures, les groupes armés du nord repoussent l'attaque malienne et s'emparent du camp malien. Les forces gouvernementales sont mises en déroute et se replient sur Gao, en laissent au moins 50 morts et un même nombre de prisonniers. Le même jour, les rebelles occupent sans combattre Ménaka, Andéramboukane et Anéfis[460],[461],[462].

Le 22 mai, des négociations sont organisées à Kidal avec la médiation de Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie et de l'Union africaine. Un accord de cessez-le-feu est conclu entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord en vue de revenir à l'accord préliminaire de Ouagadougou. Les rebelles conservent toutefois leurs positions à Kidal et Ménaka[463],[464].

Après la chute de Kidal et la reprise d'Anéfis par les rebelles, des groupes armés loyalistes s'organisent et forment un rassemblement appelé la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, comprenant le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), l'aile loyaliste du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination des Mouvements et Front patriotique de résistance (CM-FPR) et le Mouvement populaire pour le salut de l'Azawad (MPSA)[465]. Ils s'opposent alors aux rebelles regroupés sous la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) qui comprend le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), une aile du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA)[466].

Le 24 mai, une première escarmouche éclate entre les deux branches du MAA et fait sept morts à Tabankort, dans la région de Gao[467],[468],[469],[470],[471]. Quelques jours plus tard, un nouveau combat éclate à Tabankort, le 2 juillet, entre le MNLA et la faction loyaliste du MAA[472]. Le 11 juillet, les combats reprennent à Tabankort mais aussi à Anéfis que les loyalistes tendent de prendre sans succès, les affrontements font plusieurs dizaines de morts[473]. Du 19 au 22 juillet la bataille s'engage à nouveau entre les groupes armés dans les environs de Tabankort, au sud-est d'Anéfis, faisant encore des dizaines de victimes[474].

Finalement, le 16 juillet, les négociations s'ouvrent à Alger entre le gouvernement malien, les loyalistes de la Plateforme et les rebelles de la CMA[475],[476],[477],[478].

Fin de l'opération Serval et début de l'opération Barkhane (juin – août 2014)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Barkhane.

Le soir du 9 juin, un Mirage 2000D de l'armée française de retour d'une mission au Mali s'écrase accidentellement au Niger à cause d'un problème technique alors qu'il regagnait sa base à Niamey. Les deux pilotes parviennent cependant à s'éjecter[479].

Article détaillé : Attentat d'Aguel'hoc.

Le 11 juin, quatre militaires tchadiens de l'ONU sont tués lors par un attentat à la voiture piégée à Aguel'hoc[480].

Le 13 juillet 2014, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce la fin de l'opération Serval et la mise en place dans les jours suivants de l'opération Barkhane. Celle-ci prévoit le déploiement de 3 000 soldats dans l'ensemble du Sahel et du Sahara afin de mener des opérations de « contre-terrorisme »[481],[482].

Le 14 juillet en fin d'après-midi, un pick-up piégé conduit par un kamikaze attaque une patrouille blindée française près d'Almoustarat, entre Bourem et Anéfis. Sept soldats français sont blessés dans l'explosion, dont un mortellement et deux autres grièvement[483],[484].

Le , la France lance l'Opération Barkhane qui n'est plus basée au Mali mais qui vise à lutter contre les groupes armés djihadistes salafistes dans toute la région du Sahel[485],[486].

Renouvellement du mandat de la MINUSMA (juin – octobre 2014)[modifier | modifier le code]

Des soldats néerlandais de la MINUSMA au Mali, le 11 septembre 2014.

Le 25 juin 2014, le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au 30 juin 2015, le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorités de faciliter un règlement politique et d'étendre sa présence dans le nord du pays[487]. Le 30 juin, un véhicule de la MINUSMA saute sur une mine entre Goundam et Tombouctou. Sept casques bleus du contingent Burkinakè sont blessés, dont trois grièvement et un mortellement[488].

Le 9 août, une escarmouche a lieu à Lerneb, près de la frontière mauritanienne, opposant les deux branches du MAA[489],[490]

Le 16 août, à Ber, deux soldats burkinabè sont tués et quatre autres blessés par l'explosion d'un pick-up conduit par deux kamikazes[491],[492],[493],[494]. Le 18 août, deux soldats maliens sont tués accidentellement à Tessalit par l'effondrement d'un mur[495]. Le 2 septembre, quatre soldats tchadiens sont tués et quinze blessés, dont six grièvement, par l'explosion d'une mine entre Aguel'hoc et Kidal[496]. D'autres attaques suivent ; le 14 septembre, un véhicule saute sur une mine près d'Aguel'hoc, un soldat tchadien est tué et quatre autres sont blessés[497]. Puis le 18 septembre, cinq soldats tchadiens sont tués et trois blessés entre Aguel'hoc et Tessalit par un engin explosif[498]. Deux civils maliens sont également tués presque au même endroit la nuit du 18 au 19[499].

Le 16 septembre, cinq Touaregs sont enlevés à Zouéra, au nord de Tombouctou par des hommes d'AQMI. Quatre des otages sont par la suite relâchés mais le cinquième, accusé par les djihadistes d'être un informateur de l'armée française, est retrouvé décapité le 23 septembre à Zouéra[500],[501],[502].

Article détaillé : Embuscade d'Idelimane.

Le 3 octobre, deux djihadistes équipés de lance-roquettes RPG-7, tendent une embuscade à un convoi de la MINUSMA près d'Idelimane entre Ansongo et Ménaka. Neuf casques bleus nigériens sont tués dans l'attaque et deux véhicules sont détruits, ainsi qu'une citerne[503],[504],[505],[506]. Le 7 octobre, des islamistes tirent quatre ou cinq roquettes sur le camp de la MINUSMA à Kidal, un casque bleu sénégalais est tué et un autre blessé[507].

Recrudescence des affrontements entre loyalistes et rebelles et échec des pourparlers d'Alger (octobre 2014 – février 2015)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Combat de N'Tillit.

Le 16 octobre, des Imghad du GATIA attaquent des Imghad du MNLA à N'Tillit, l'affrontement fait au moins sept morts et les loyalistes s'emparent de la commune[508],[509]. Le 26 octobre, les forces rebelles du MNLA, HCUA et MAA s'emparent de la localité d'In Afarak ou In Farah, près d'In Khalil, les miliciens loyalistes prennent la fuite sans combattre[510],[511].

Article détaillé : Combat de l'Ametettaï (2014).

La nuit du 28 au 29 octobre, les Français attaquent un campement d'une trentaine de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï, près de l'Adrar Tigharghar, au moins 20 djihadistes sont tués, ainsi qu'un soldat français[512],[513].

Le 2 novembre, deux soldats maliens sont tués et quatre autres blessés par un engin explosif près d'Almoustarat, au nord de Gao[514]. Le même jour à Boulekessi, un accrochage entre l'armée malienne et le HCUA fait au moins un mort chez les rebelles tandis que plusieurs autres sont faits prisonniers, ainsi que des civils[515],[514],[516],[517],[518],[519]. Le 20 novembre, les corps de deux Touaregs proches du HCUA sont retrouvés égorgés près de Kidal[520],[521]. Le 22 novembre, selon l'armée malienne, des combattants islamistes enlèvent 12 enfants entre Kidal et Aguel'hoc afin d'en faire des enfants-soldats et deux d'entre eux sont tués en essayant de s'échapper[522]. Le 25 novembre, un véhicule de l'armée malienne saute sur une mine entre Gao et Bourem, faisant deux morts et cinq blessés, dont un mortellement[523],[524]. Le 30, un homme du MNLA est tué dans une embuscade au nord de Kidal[525].

Article détaillé : Deuxième combat de Tabankort.

La nuit 10 au 11 décembre 2014, l'armée française attaque un groupe de djihadistes dans la région de Gao. Ces derniers perdent une dizaine d'hommes dont Ahmed al-Tilemsi, un des principaux chefs d'Al-Mourabitoune[526].

Le 26 décembre, des hommes du GATIA et du MAA loyaliste prennent le contrôle de la ville de Bamba[527]. Trois jours plus tard ils attaquent un véhicule du MAA rebelle, les loyalistes revendiquent 5 ou 6 morts et 2 prisonniers chez les rebelles contre aucune perte dans leurs rangs, le MAA rebelle parle quant à lui d'un mort et un disparu parmi ses hommes[528],[529],[530],[531]. Le 2 janvier, les forces du MAA loyaliste et du GATIA arrivent en vue de la ville de Ber, tenue par le MAA rebelle et le MNLA. Les deux camps se font face et tiennent leurs positions[532]. Mais la MINUSMA menace d'ouvrir le feu si les loyalistes décident de lancer l'assaut, ces derniers prennent la menace au sérieux et se replient[533].

Le 5 janvier, la ville de Nampala est attaquée et prise pendant quelques heures par les djihadistes, onze militaires maliens sont tués, les autres prennent la fuite[534],[535]. Puis la nuit du 6 au 7 janvier, des djihadistes attaquent la localité de Djoura, dans la région de Mopti, ils incendient la mairie, tuent un civil, puis se replient[536]. Le 16 janvier, ils attaquent Ténenkou mais ils sont repoussés après un combat qui fait une dizaine de morts[537],[538],[539]. Plus au nord, à Kidal, la base de la MINUSMA est attaquée le 17 janvier par un camion-suicide et des djihadistes armés mais les casques bleus Tchadiens repoussent l'attaque, quelques assaillants sont tués, un militaire tchadien est tué et un autre blessé[540],[541],[542].

Le 16 et le 17 janvier, des escarmouches opposent loyalistes et rebelles à Tabankort, les échanges de tirs ne font cependant pas de victimes[543],[544]. Les rebelles maintiennent leurs forces près de la localité et demandent à la MINUSMA de se retirer, ce qu'elle refuse[545]. Le 20 janvier, un hélicoptère néerlandais de la MINUSMA intervient et ouvre le feu sur un véhicule du MNLA qui transportait de armes lourdes près de Tabankort, au moins onze rebelles sont tués et une vingtaine blessés[546],[547],[548]. La MINUSMA déclare dans un communiqué avoir été « contrainte de recourir à la force en réponse à des tirs directs à l'arme lourde sur ses Casques bleus » et précise avoir procédé à des tirs de sommation[549]. De son côté la coordination des Mouvements de l'Azawad accuse les forces de l'ONU d'« absence de neutralité », déclare « suspendre toute collaboration sur le plan sécuritaire » mais affirme demeurer « attachée au respect du cessez-le-feu »[550]. Le 24 janvier, la MINUSMA et les rebelles concluent un accord pour l'établissement d'une zone temporaire de sécurité près d'Anéfis et d'Almoustarat[551]. Cet accord est dénoncé par au moins un millier d'habitants de Gao qui manifestent violemment contre la MINUSMA le 27, des casques bleus rwandais ouvrent le feu, tuent trois manifestants et en blessent quatre autres[552],[553],[554],[555],[556]. Le 28, la MINUSMA annonce retirer son projet de sécurisation à Tabankort[557]. Le même jour, les loyalistes attaquent une position rebelle près de Tabrichat, les combats font une dizaine de morts. Des kamikazes auraient notamment pris part à l'attaque aux côtés des loyalistes[558],[559],[560].

Le 25 janvier, trois soldats maliens sont tués lors d'un échange de tirs avec des hommes armés entre Tombouctou et Goundam[561]. Le 26, à Bamako, le général malien Mohamed Abderrahmane Ould Meydou échappe à une tentative d'assassinat commise par deux hommes d'Al-Mourabitoune, il est cependant blessé par les tirs[562],[563].

Le 19 février, le gouvernement malien et les rebelles de la coordination des Mouvements de l'Azawad valident un nouveau document de cessation des hostilités alors que les négociations pour un accord de paix se poursuivent à Alger[564]. Le 1er mars, un accord de médiation est proposé par l'Algérie, le document est paraphé par le gouvernement malien et les groupes loyalistes mais les représentants de la CMA hésitent et demandent un délai avant de parapher le texte en raison de l'hostilité d'une large partie de la base des mouvements rebelles à un texte qui ne prévoit ni autonomie ni fédéralisme pour le nord du Mali[565],[566],[567],[568],[569],[570],[571],[572],[573],[574]. Finalement, le 10 avril, la CMA annonce qu'elle refuse de parapher l'accord en l'état[575],[576].

Poursuite des opérations françaises et attaques djihadistes (février – mai 2015)[modifier | modifier le code]

Du 26 février au 26 mars, 770 soldats français ratissent à nouveau l'Adrar Tigharghar. Le 2 mars, ils ont un accrochage avec un groupe de huit à dix djihadistes. Quatre sont tués, les autres parviennent à s'enfuir. Des stocks d'obus et de munitions sont saisis et détruits[577],[578].

Article détaillé : Attentat de Bamako du 7 mars 2015.

Le 7 mars, à Bamako, un commando de deux hommes ouvre le feu dans bar-restaurant-boîte de nuit, tuant cinq personnes, dont trois Maliens, un Français et un Belge, et faisant huit blessés. L'attaque est revendiquée par Al-Mourabitoune[579],[580],[581]. Le même jour à Gao, deux jeunes Arabes suspectés d'être des poseurs de bombes sont surpris par des habitants et lynchés à mort par la foule qui brûle ensuite leurs corps[582]. Le 8 mars, des tirs de roquettes et d'obus de mortier à Kidal, tuent un casque bleu tchadien et deux enfants[583].

Le 17 mars, un hélicoptère Apache néerlandais s'écrase accidentellement au nord de Gao, les deux pilotes sont tués[584],[585]. Le 19, un véhicule malien saute sur une mine près de Diabaly, deux soldats sont tués et cinq blessés[586]. Le même jour, à la foire de Tichift, au nord de Tombouctou, des hommes d'AQMI tuent puis décapitent publiquement un Touareg accusé d'être informateur au service des Français[587],[588]. Le 28 mars, cinq rebelles de la CMA un nombre inconnu de djihadistes d'Al-Mourabitoune sont tués dans un combat à Inazol, au sud-ouest de Ménaka[589]. Le 30 mars, un employé du CICR est tué dans une attaque d'Al-Mourabitoune au nord de Gao[590],[591]. Le 1er avril, l'armée malienne affirme avoir tué trois « bandits armés » près de la frontière avec le Burkina Faso[592],[593],[594]. Le matin du 6 avril 2015, les forces spéciales françaises mènent une opération dans la région de Tessalit. Deux djihadistes sont tués, deux autres faits prisonniers et l'otage néerlandais Sjaak Rijke, enlevé par AQMI à Tombouctou en 2011, est délivré[595],[596],[597],[598]. Le 12 avril, deux soldats maliens sont tués par une mine à Diabaly[599]. Le 15, un attentat-suicide à Ansongo tue trois civils et fait 16 blessés, dont neuf casques bleus nigériens[600]. Le 17 et le 20, des djihadistes assassinent trois chauffeurs civils de la MINUSMA près de Gao[601],[602]. Le 21, des hommes d'AQMI attaquent un poste du MNLA à Talabit, à 40 kilomètres d'Aguel'hoc, les rebelles ont deux tués et trois blessés tandis que les djihadistes se replient sans avoir eu de pertes[603],[604].

Le , une des deux composantes d'Al-Mourabitoune, celle du MUJAO, annonce prêter allégeance à l'État islamique dans un communiqué signé de l'émir Adnane Abou Walid Al-Sahraoui[605],[606],[607]. Mais deux jours plus tard, Mokhtar Belmokhtar dément l'allégeance d'Al-Mourabitoune à l'EI et déclare que le communiqué d'Al-Sahraoui « n'émane pas du Conseil de la Choura »[608].

Quatre djihadistes sont tués par les Français la nuit du 18 au dans la région de Kidal. Parmi eux deux chefs : Hamada Ag Hama, dit « Abdelkrim al-Targui », chef d'une katiba d'AQMI et Ibrahim Ag Inawalen, dit « Bana », un chef d'Ansar Dine[609],[610].

La nuit du 25 au 26 mai, pour la première fois à Bamako la MINUSMA est la cible d'une attaque meurtrière ; des hommes d'Ansar Dine ouvrent le feu sur des casques bleus bangladais, l'un d'eux est tué, un autre blessé[611],[612].

Prise de Ménaka par les loyalistes, représailles des rebelles et signature de l'accord d'Alger (avril – juin 2015)[modifier | modifier le code]

Les heurts reprennent fin avril entre les rebelles de la CMA et les forces gouvernementales. Le 27 avril, le GATIA et le MAA loyaliste prennent le contrôle de la ville de Ménaka. Peu nombreuses, les forces du MNLA se replient presque sans combattre, laissant au moins cinq prisonniers[613],[614],[615],[616],[617],[618]. Les rebelles ne tardent pas à mener plusieurs attaques en représailles. Le matin du 29 avril, à Goundam, deux gardes nationaux maliens et un enfant sont tués dans une attaque commise par des hommes du MNLA et du HCUA. Dans l'après-midi, les rebelles touaregs assaillent ensuite Léré. Les Maliens reçoivent des renforts et repoussent les assaillants après des combats ayant fait au moins une vingtaine de morts de part et d'autres[619],[620]. Le 30 avril, une cinquantaine de combattants de la CMA font un raid sur Bintagoungou, des pillages sont commis, une personne tuée et huit membres du GATIA sont capturés[621],[622],[618]. Le même jour à Gao, un minibus saute sur une mine, trois civils sont tués et 28 blessés[623]. Le 2 mai, les hommes de la CMA prennent Diré avant d'en être chassé par une contre attaque de l'armée malienne, les rebelles auraient laissé deux tués et cinq prisonniers[624],[625]. Le 5 mai, Ténenkou est attaquée a son tour, mais là encore les rebelles sont repoussés, laissant 10 morts selon l'armée malienne[626]. Cependant le 11 mai, neuf soldats maliens sont tués dans une embuscade rebelle près de Tin Telout, entre Goundam et Tombouctou[627]. Malgré ces combats, la Coordination des mouvements de l'Azawad paraphe l'accord d'Alger le 14 mai[628], mais refuse de signer le texte[629].

Le 15 mai à Bamako, l'accord de paix est signé par le gouvernement malien et les groupes loyalistes ainsi que plusieurs états et organisations au nom de la médiation internationale : l'Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Tchad, l'Union africaine, l'ONU, la Cédéao, l'OCI, l'Union européenne et la France, mais sans la présence des représentants de la CMA[630],[631],[632],[633].

Les violences se poursuivent entre les loyalistes et la CMA. Le 18 mai, le MAA rebelle tue trois soldats maliens à Bambara Maoudé[634],[635],[636]. Le 21, la ville de Tin-Hama est attaquée par le MNLA, 3 à 16 civils sont tués. L'armée malienne et les rebelles s'accusent mutuellement d'être responsables de leur exécution[637],[638],[639],[640],[641],[642]. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme attribuera cependant au GATIA la responsabilité de la tuerie à Tin Hama et l'exécution de six personnes dans un rapport publié en décembre 2015[643],[644]. Le 22 mai, les rebelles s'emparent de Tessit, capturent 19 soldats maliens, puis se retirent du village le lendemain[645],[646],[647]. Le 23, les combattants de la CMA relâchent 10 prisonniers de Ganda Koy et les remettent à la MINUSMA à Ber[648],[647]. Le 26 mai, une importante manifestation a lieu à Bamako pour soutenir les accords de paix[649].

Article détaillé : Accord d'Alger (2015).

L'accord de paix est finalement signé par la Coordination des mouvements de l'Azawad le 20 juin à Bamako après trois ans et demi de conflit et plus d'une année de négociations[650],[651],[652].

Les « pactes d'honneurs » (juillet – octobre 2015)[modifier | modifier le code]

Le 20 juillet, des combats ont lieu Talataye et Idelimane, près d'Ansongo selon la CMA qui affirme avoir eu deux tués dans ses rangs contre 12 morts et 15 blessés chez les milices pro-gouvernementales qu'elle accuse également de la mort de trois civils[653].

Articles détaillés : Bataille d'Anéfis (2015) et Combat d'Inafarak.

Le 15 août, des accrochages opposent la CMA et les mouvements de la Plateforme au sud de Kidal, pour la première fois depuis la signature de l'accord d'Alger[654],[655]. Le 17, le GATIA viole le cessez-le-feu en attaquant les forces de la CMA à Anéfis et en s'emparant de la ville[656],[657]. Cependant, à la suite des pressions de la médiation internationale, de la MINUSMA et même du gouvernement malien, les loyalistes commencent à se retirer le 5 septembre, et le 18 la CMA reprend le contrôle d'Anéfis[658],[659],[660].*

Un nouvel affrontement entre loyalistes et rebelles éclate le 17 septembre à Inafarak, près d'In Khalil[661],[662]. Cependant dans les semaines qui suivent une phase de « décrispation » est observée, un échange de prisonniers a lieu début octobre, le Mali libère 30 rebelles et la CMA 16 miliaires maliens[663]. Le 16 octobre, après trois semaines de discussions, la Plateforme et la CMA scellent la paix lors de « pactes d’honneur »[664],[665].

Les 1er et 2 février 2016, entre plusieurs centaines et un millier d'hommes du GATIA menés par Ag Gamou entrent à Kidal avec le « consentement » de la CMA. Des tensions ont cependant lieu, certains membres de la CMA dénonçant une démonstration de force du GATIA, mais le 6 février un accord est conclu entre les deux factions et le GATIA s'engage à alléger son dispositif militaire à Kidal. Certains combattants se retirent vers Gao ou Ménaka dans les jours qui suivent[664],[666],[667],[668],[669],[670],[671],[672],[673].

Cependant des affrontements éclatent entre deux tribus touarègues à Inékar, à 50 kilomètres à l'ouest de Ménaka, après l'assassinat le 16 février d'un vieux chef. Du 16 au 23, les combats font une dizaine de morts[674],[675]. Six autres personnes sont tuées dans les derniers jours de février à Inekar dans des circonstances obscures[676].

Poursuite des attaques djihadistes après les accords de paix (juin 2015 – juillet 2016)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Combat de la forêt de Sama.

À partir de juin 2015, les djihadistes se signalent pour la première fois à l'extrême sud du Mali, près de la frontière avec la Côte d'Ivoire. La première attaque a lieu le 10 juin à Misséni, les assaillants tuent un gendarme, incendient des véhicules et hissent leur drapeau noir dans le camp militaire avant de disparaître[677]. Le 28 juin, une nouvelle attaque a lieu près de la frontière ivoirienne, des hommes armés se réclamant de la branche sud d'Ansar Dine prennent pendant quelques heures le contrôle de la ville de Fakola sans rencontrer de résistance, avant de se replier[678],[679],[680]. Le 16 juillet, l'armée malienne attaque et démantèle un camp djihadiste dans la forêt de Sama, près de Fakola. Une vingtaine d'islamistes sont tués ou capturés[681],[682],[683],[684],[685].

Article détaillé : Combat de Nara.

Des affrontements ont également lieu dans le centre du Mali, le 16 juin cinq combattants de la Force de libération du Macina sont tués et un soldat malien blessé près de Mopti[686]. Le 27 juin, une attaque djihadiste est repoussée par l'armée malienne à Nara, trois soldats maliens et neuf islamistes sont tués[687].

Le 2 juillet, AQMI tend une embuscade à Takoumbaout, entre Goundam et Tombouctou, à un convoi de casques bleus du Burkina Faso, ces derniers laissent six morts et cinq blessés[688],[689],[690],[691]. Le 1er août, deux soldats maliens sont tués et quatre blessés dans une embuscade près de Toulé, entre Nampala et Diabaly. Puis le 3, un groupe de djihadistes attaque Gourma-Rharous et tue onze gardes nationaux[692],[693]. Le 7, un petit commando djihadiste fait un incursion à Sévaré et tue cinq contractuels de la MINUSMA, quatre soldats maliens et quatre assaillants sont également tués dans les affrontements qui suivent[694].

Le 9 août, 10 à 12 civils sont tués par des hommes armés dans le village de Gaberi, près de Gourma-Rharous[695],[696],[697].

Le 1er septembre, un check-point de l’armée malienne est attaqué près de Tombouctou, deux soldats sont tués, un blessé et un porté disparu[698]. Le 20, une dizaine d'hommes de la Force de libération du Macina entrent à Bi et tuent deux policiers et deux civils[699]. Le 13 octobre, entre Gao et Gossi, des djihadistes attaquent un convoi de sous-traitants de l'ONU, six civils sont tués[700]. Le 27 octobre, l'armée malienne débute une opération anti-djihadiste baptisée Seno, et quadrille les environs des communes de Mopti, Koro et Bandiagara dans le pays Dogon[701]. Douze djihadistes présumés sont arrêtés le premier jour[702]. Le soir du 28, un affrontement éclate dans la forêt de Tiébanda, à une trentaine de kilomètres du Burkina Faso, sept djihadistes sont tués et dix blessés par l'armée malienne qui affirme n'avoir eu aucune perte[703],[704].

Article détaillé : Attentat du Radisson Blu de Bamako.

En octobre, AQMI assassine deux Touaregs accusés d'« espionnage » pour le compte des Français[705],[706]. Le 20 novembre, deux hommes d'Al-Mourabitoune pénètrent dans l'hôtel Radisson Blu de Bamako et massacrent 20 personnes, principalement des clients étrangers, avant d'être abattus par les forces françaises et maliennes[707]. Le 28 novembre, le camp de la MINUSMA à Kidal est frappé par des tirs de mortiers revendiqués par Ansar Dine, deux casques bleus guinéens sont tués, ainsi qu'un civil contractuel, et 14 à 20 personnes blessées[708],[709],[710].

Le 4 décembre, Abdelmalek Droukdel annonce officiellement le ralliement à Al-Qaïda au Maghreb islamique d'Al-Mourabitoune et de son émir Mokhtar Belmokhtar[711],[712].

Le 13 décembre, des militaires maliens sont attaqués par des djihadistes d'Ansar Dine à Niono, un d'entre eux est tué, un autre blessé, deux sont portés disparus et un véhicule est emporté[713],[714],[715]. Le 17 décembre à Tombouctou, trois personnes, dont un animateur, sont assassinées par un homme armé devant la radio Tahanite[716],[717].

En décembre 2015, plusieurs centaines de réfugiés syriens sont signalés dans le nord du Mali. Après être arrivés en Mauritanie par avion, ces derniers cherchent alors à gagner l'Algérie en passant par le Mali qui ne réclame pas de visa. La plupart franchissent la frontière à Bassikounou en passant par le camp de réfugiés de M'bera, puis ils gagnent la ville de Ber, pour ensuite se rendre à In Khalil[718],[719],[720],[721].

La nuit du 19 au 20, l'armée française attaque un groupe de combattants près de Ménaka. Selon l'armée française une dizaine de djihadistes du groupe Al-Mourabitoune sont tués[722],[723]. Cependant le 22 décembre, le MAA loyaliste, de la Plateforme pro-Bamako, affirme que l'attaque française a été menée en réalité contre ses forces à In Araben et que douze de ses hommes ont été tués. L'armée française dément[724],[725],[726],[727],[728],[729],[730].

Article détaillé : Combat de Talahandak.

Le 19 décembre, le MNLA mène un raid du côté de Boghassa dans lequel quatre djihadistes sont tués et quatre autres faits prisonniers. En représailles, le 24 décembre, Ansar Dine prend d'assaut le poste du MNLA à Talahandak, tue une dizaine de combattants et délivre les prisonniers, puis tend une embuscade le lendemain à des forces envoyées en renfort. Au total, 21 combattants du MNLA et 15 hommes d'Ansar Dine auraient été tués dans ces combats[731],[732],[733].

Le 15 janvier 2016, une embuscade près de Goundam contre un convoi de vivres fait deux morts et trois blessés parmi les soldats maliens, quatre assaillants sont tués et trois autres blessés et capturés. Un paramilitaire est également tué le même jour par des djihadistes dans une autre attaque à Dioura[734],[735],[736]. La CMA accuse l'armée malienne d'avoir en représailles assassinée six personnes dans le village de Zenzene et près du camp militaire de Goundam[737]. Trois gendarmes sont tués la nuit du 19 au 20 janvier dans une embuscade près de Mopti[738]. Quatre soldats maliens sont tués le 28 janvier, un par balles près de Tombouctou et trois autres par l'explosion d'une mine près de Douentza[739]. Le 5 février, un petit groupe de combattants d'AQMI attaque un camp de policiers de la MINUSMA, à l'ancien l'hôtel La Palmeraie à Tombouctou, quatre assaillants sont tués, dont un kamikaze, tandis que l'armée malienne déplore un officier tué et trois soldats blessés[740],[741],[742]. Le 9 février, l'explosion d'une mine à Mondoro dans la région de Mopti fait trois morts et deux blessés dans les rangs de l'armée malienne[743],[744]. Non loin de là, le 11 février, un douanier et deux civils sont tués à Hombori par trois hommes armés[744]. Le matin du 12 février, une pluie de roquettes s'abat sur le camp de la MINUSMA à Kidal et un véhicule conduit par un kamikaze mauritanien se fait exploser, sept soldats guinéens sont tués, dont une femme, et 35 autres casques bleus sont blessés, l'attaque est revendiquée par Ansar Dine[745],[746],[747],[748],[749],[750],[751],[752],[753]. Le même jour, une embuscade revendiquée par AQMI entre Tombouctou et Goundam coûte la vie à trois soldats maliens et fait deux blessés[754],[755].

Le 8 mars 2016, un collectif regroupant responsables gouvernementaux, élus locaux, chefs religieux, associations et notables, affirme être parvenus, au cours de plusieurs semaines de négociations et d'une « campagne de sensibilisation », à convaincre 200 jeunes hommes de quitter les rangs des djihadistes. Il s'agirait selon eux essentiellement de membres du Front de libération du Macina dans la région de Mopti[756],[757],[758].

Le 25 février et le 12 mars, à Kidal et Tessalit des incidents éclatent au sein de l'armée tchadienne et font quatre morts. Les soldats se plaignent de leurs difficiles conditions de vie, certains n'ayant pas été relevés du front malien depuis 2013[759].

Le soir du 21 mars, au moins deux djihadistes attaquent l'hôtel de l'EUTM Mali à Bamako, après quelques minutes de fusillades avec des soldats Tchèques, un des assaillants est tué et l'autre prend la fuite après avoir été blessé. L'attaque est revendiquée le lendemain par AQMI[760],[761],[762],[763],[764]. Le 28 mars, deux soldats maliens sont tués par un engin explosif à Bambara Maoudé[765]. Pendant le mois de mars, les armées française et malienne mène une opération baptisée « Ossau » dans la région de Gao dans laquelle une dizaine d'insurgés sont « neutralisés »[766],[767],[768]. Le 29 mars, Souleymane Keïta, chef d'Ansar Dine dans le sud du Mali, est arrêté près de Sokolo par les forces spéciales des services de renseignements maliens[769]. Cinq autres djihadistes sont arrêtés par les Maliens le 7 avril près de la frontière mauritanienne[766]. Le 12 avril, trois soldats français sont tués ou mortellement blessés par l'explosion d'une mine près de Tessalit[770],[771],[772]. Le 13 avril, des djihadistes attaquent la localité de Boni ; un assaillant est tué et cinq autres sont arrêtés selon des militaires maliens, Ansar Dine revendique l'attaque et affirme avoir tué cinq soldats maliens[773]. Le 23 avril, deux soldats maliens sont tués dans une embuscade entre Goundam et Acharane[774].

Le 18 avril, des femmes et des jeunes manifestent à l'aéroport de Kidal contre les forces étrangères en dénonçant des arrestations « arbitraires », deux manifestants sont tués par des tirs venus des casques bleus[775],[776],[777],[778],[779],[780].

Des troubles communautaires secouent également la région de Mopti avec l'émergence du Front de libération du Macina, un groupe mystérieux à dominante peule[781],[782]. L'association « Kawral poulakou » (« L'Union des Peuls ») accuse l'armée malienne d'avoir tué environ 15 civils peuls pendant le mois d'avril 2016[783],[784],[785]. Le 1er mai, des affrontements communautaires éclatent dans les centre du Mali, opposant Peuls et Bambaras dans les localités de Koroguiri, Djoura et Maléimana, dans le Cercle de Ténenkou, et faisant 30 à 60 morts. Les miliciens bambaras affirment avoir affronté des djihadistes liés au Front de libération du Macina, tandis que les Peuls dénoncent des amalgames. Le calme revient au bout de quelques jours[786],[787],[788],[789],[790],[791].

Des affrontements communautaires opposent également des Peuls de Ganda Izo à des Touaregs imghad du GATIA. Le 14 mai, un incident entre les deux groupes à Ndaki, dans la commune de Gossi, fait trois morts[792],[793]. La nuit du 11 au 12 juin, de nouveaux combats ont lieu à Gandamia et dans le village de Tiofol Ngoradji[794]. Le 12 juin, des responsables des deux groupes se rencontrent à Bamako pour faire la paix[795],[796],[797]. Le 21 juin, une milice d'autodéfense peule est fondée : l'Alliance nationale pour la sauvegarde de l'identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), qui tout en s'opposant au djihadisme et à l'indépendantisme affirme que son « premier ennemi sur le terrain est l’armée malienne »[17].

Le mois de mai 2016 est particulièrement meurtrier. Le 11 mai, des soldats maliens tombent dans une embuscade entre Hombori et Gossi, deux militaires sont tués dont le colonel Salif Baba Daou, chef adjoint de la région militaire de Gao[798],[799]. La nuit du 13 au 14 mai, un médecin militaire malien est assassiné à Gao[800]. Le 18 mai, cinq casques bleus tchadiens sont tués et trois blessés, dont un mortellement, dans une embuscade tendue près d'Aguel'hoc par des hommes d'Ansar Dine[801],[802],[803]. Le soir du 21 mai, des hommes armés à bord de deux véhicules attaquent un groupe de soldats maliens près de Goundam, ils leur tuent un homme et font quatre blessés[804]. Le 27 mai, cinq soldats maliens sont tués et quatre blessés par l'explosion d'une mine, suivie d'une embuscade, entre Ansongo et Idelimane[805],[806]. Le 29 mai, cinq casques bleus togolais sont tués, et un autre grièvement blessé, dans une embuscade entre Ténenkou et Sévaré[807],[808],[809],[810]. La nuit du 31 mai au 1er juin, une attaque menée par quatre djihadistes de la katiba Al-Mourabitoune d'AQMI vise le camp de la MINUSMA et le service de lutte antimines à Gao, trois assaillants, un casque bleu chinois et un employé contractuel Français sont tués, tandis que 11 travailleurs civils de la MINUSMA, quatre casques bleus et deux gardes de sécurité Maliens sont blessés[811],[812],[813],[814]. Fin mai, l'armée française mène des opérations dans les régions de Kidal et Gao[815],[816]. Dans un communiqué publié le 4 juin, AQMI reconnait la mort de quatre de ses hommes dans des combats contre les Français[816]. Le 29 juin, quatre militaires maliens sont tués dans une embuscade tendue par AQMI entre Goundam et Tombouctou[817]. La nuit du 30 juin au 1er juillet, deux gendarmes sont tués à Ménaka par deux hommes armés[818],[819]. Le 9 juillet, deux soldats maliens sont tués à Dinangourou[820].

Le 12 juillet, malgré l'interdiction plusieurs centaines de jeunes manifestent contre la création d'autorités intérimaires prévu par l'Accord d'Alger. Les forces de sécurité maliennes tirent à balles réelles, faisant quatre morts et 31 blessés[821],[822],[823],[824],[825],[826]. Un chef d'AQMI, le Mauritanien El Arbi Ould Dah, dit Aboubakar Al-Chinguetti, est également tué[827],[828]

Article détaillé : Combat de Nampala (2016).

Le 19 juillet, les djihadistes d'Ansar Dine et des rebelles peuls de l'ANSIPRJ attaquent la ville Nampala. La garnison malienne est mise en déroute, au moins 15 soldats sont tués et 35 blessés. Les assaillants incendient le camp militaire et des bâtiments publics avant de se replier[829].

Le 21 juillet, quatre hommes de la CMA sont tués par des djihadistes dans l'attaque d'un camp à une trentaine de kilomètres au nord de Ber[830],[831].

Rupture des « pactes d'honneur » (depuis juillet 2016)[modifier | modifier le code]

À Kidal, la situation se dégrade en juin entre les Touaregs imghad du GATIA et les Ifoghas du HCUA en lutte d'influence pour la gestion administrative et sécuritaire de la ville. Le 21 juillet, les combats éclatent entre les deux groupes, le lendemain le GATIA se retire de la ville[832],[833].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Pertes maliennes[modifier | modifier le code]

Le 26 février 2013, selon un premier bilan de la direction de l’information et des relations publiques de l’Armée malienne (DIRPA), 37 soldats maliens ont été tués et 138 blessés entre le 11 janvier et le 26 février 2013[834].

Dans un deuxième bilan publié le 27 mars 2013, la DIRPA déclare que 63 de ses soldats sont morts depuis le 11 janvier[835]. Le bilan de l'armée malienne étant aggravé par principalement par les décès de plusieurs blessés et par plusieurs accrochages[836]. Le 5 avril, le bilan de la DIRPA passe à 66 tués et près de 200 blessés[837].

Le 6 mai 2013, la DIRPA affirme que 208 soldats maliens ont été tués depuis le 12 janvier 2012, dont 75 depuis le 11 janvier 2013[19].

Cependant d'après l'Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), le massacre d'Aguel'hoc a causé à lui seul la mort de 153 militaires maliens[116], soit un nombre plus important que celui donné par la DIRPA pour toutes les pertes de l'année 2012. Le bilan de l'AMDH est repris par Human Rights Watch[21].

Le 23 mars 2014, lors d'une cérémonie en mémoire des soldats tués lors de la guerre, le ministre malien de la défense et des anciens combattants, Soumeylou Boubèye Maïga, déclare que la reconquête du nord du Mali a fait 75 morts et 300 blessés dans les rangs de l'armée malienne[838]. Le 25 mai, il déclare qu'environ 50 soldats sont morts lors de la bataille du 21 mai à Kidal[839],[840].

Les pertes des FAMA au cours de l'année 2015 sont de 82 soldats tués, 126 blessés, 3 otages et 13 véhicules enlevés, 13 endommagés ou détruits selon l'état-major de l'armée malienne[841]. 30 soldats ont notamment été tués dans les combats contre les rebelles de la CMA entre le 27 avril et le 22 mai 2015[842],[735].

Selon le Ministère de la Défense, plus de 140 soldats ont été tués et 374 blessés de mai 2014 à février 2016[63].

Pertes françaises[modifier | modifier le code]

Le 20 et le 21 mars 2013, un bilan est effectué à la suite de la visite au Mali du général d'armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT). La brigade Serval compte 4 morts et 199 blessés, dont 62 au combat, 111 par accident ou en dehors des actions de combat et 26 victimes de troubles d'ordre psychologique. Les forces spéciales, engagées dans le dispositif Sabre, déplorent 1 mort et un nombre non communiqué de blessés[285].

Début juillet 2013, le général Barrera déclare que les pertes françaises sont de 6 morts, dont 4 pour la brigade Serval, et environ 300 blessés, dont la moitié ont été évacués. La majorité des blessures sont accidentelles, principalement des entorses, environ 50 hommes sont blessés au combat[843].

Le nombre des soldats français tués au Mali s'élève à 15[22].

Pertes tchadiennes[modifier | modifier le code]

À la mi-avril 2013, les pertes de l'armée tchadiennes sont de 36 morts[844]. Le 13 mai, les pertes de l'armée tchadienne sont officiellement de 38 tués et 84 blessés selon le gouvernement tchadien[845]. En octobre 2014, elles sont de 54 tués et 107 blessés[846]. Trois autres soldats tchadiens sont tués entre octobre 2014 et mai 2015 selon la MINUSMA[847] et cinq autres le 18 mai 2016[801].

Pertes djihadistes[modifier | modifier le code]

Au 27 mars 2013, la DIRPA estime à environ 600 le nombre des rebelles salafistes tués en 2013[835]. En juin 2013, les Français estiment que les pertes djihadistes sont de 600 à 700 morts[23].

Fin avril 2013, le nombre des prisonniers djihadistes ou suspects est de 340 selon la gendarmerie malienne[848],[849]. Selon un reportage d'Envoyé spécial diffusé le 17 octobre 2013, 430 prisonniers ont été faits au cours des opérations[26].

De janvier à juin 2013, 47 islamistes ont été capturés par le MNLA et enfermés dans la prison de Kidal[27].

Selon des sources sécuritaires algériennes, 140 « terroristes » sont tués et 49 autres sont capturés au sud de l'Algérie, près des frontières maliennes, de janvier à septembre 2013[850].

Le 20 mars 2014, le ministre français Jean-Yves Le Drian déclare que 45 djihadistes ont été tués par les Français au Mali depuis décembre 2013[445],[446]. Par la suite, le 14 décembre, il affirme que 200 djihadistes ont été tués ou faits prisonniers en un an[24].

Autres pertes[modifier | modifier le code]

Les armées de plusieurs autres pays, notamment celles engagées au sein de la MISMA, puis de la MINUSMA, déplorent également des pertes :

Pertes des Nations Unies[modifier | modifier le code]

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali, intégrant les forces tchadiennes, a eu, au 10 janvier 2015, 43 soldats tués[854]. En 2014, elle a eu 28 morts et 75 blessés[855].

Pertes civiles[modifier | modifier le code]

Selon le service de lutte anti-mines de la MINUSMA, 138 civils — dont plus de la moitié sont des enfants — ont été tués par des restes explosifs de guerre entre janvier 2012 et décembre 2015[856],[857]. Selon Human Rights Watch, au moins 44 civils sont tués par des combattants des groupes armés islamistes pendant l'année 2015[858].

Réactions[modifier | modifier le code]

Réactions à l'intervention française[modifier | modifier le code]

Dans l'ensemble, la majorité des États africains ainsi que les États occidentaux soutiennent l'intervention de la France[859]. En France, environ 55 % des Français déclarent soutenir l'intervention au Mali en janvier 2013[860]. Mais, ils ne sont plus que 45 % en mars[861].

Des critiques et doutes voient le jour dans l'opinion française, quand la presse s'interroge sur une attitude « néo-colonialiste » de la France[862]. Il s'agit de la 50e Opex (Opération extérieure de la France) en Afrique depuis 1958. Le terme de « guerre contre le terrorisme » est contesté[863]. De plus, un enlisement dans une guerre longue se profile comme ce fut le cas en Afghanistan[864]. La presse dénonce également le risque d'instrumentalisation de cette guerre à des fins partisanes[865].

Des critiques sont exprimées également au niveau associatif et international (Algérie)[866].

Reporters sans frontières dénonce, le 16 janvier 2013, l'impossibilité pour les journalistes de mener à bien leur travail sur le terrain : « En période de conflit, c’est aux journalistes et à leurs médias, et non aux militaires, de déterminer les risques qu’ils sont prêts à prendre dans la collecte de l’information »[867].

Situation des Droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Au nord du Mali[modifier | modifier le code]

L'organisation non gouvernementale Médecins du monde annonce le 6 février 2012 la suspension temporaire de « ses activités sanitaires et nutritionnelles dans le nord du Mali », alertant sur « la dégradation sécuritaire au Mali (qui) risque de priver les populations d'une aide indispensable »[868]. Le 5 avril, Amnesty International publie un communiqué que les régions du nord sont « au bord d'un désastre humanitaire majeur », précisant que « toute la nourriture et les médicaments stockés par les grandes agences humanitaires ont été pillés et la plupart des travailleurs humanitaires ont fui » avec comme conséquence des populations qui « font face à un risque imminent de graves pénuries alimentaire et médicale qui pourraient entraîner de nouvelles pertes humaines ». Amnesty International relate « dans les villes de Gao et de Ménaka, des femmes et des jeunes filles ont été enlevées de chez elles et auraient été violées »[869].

L’Agence France-Presse relate des témoignages d'habitants et d'organisations non gouvernementales faisant état d’enlèvements et de viols de femmes, de saccages et de pillages d’édifices publics et privés à Gao et Tombouctou[870].

Le 8 avril, Maliki Alhusseini Maiga, président du Collectif des ressortissants du Nord-Mali (Coren) dénonce lors d’une conférence de presse tenue à Bamako les exactions des rebelles dans le nord du pays : « Aujourd’hui, nous faisons face à un désastre humanitaire parce que notre pays est occupé par des terroristes et des extrémistes islamistes qui ont tué des centaines de nos frères à Gao, Kidal et Tombouctou (…) Ils ont violé nos sœurs, ont brûlé les bâtiments administratifs. Ils ont détruit nos villes et ils terrorisent la population ». Il demande la mis en place d’un corridor humanitaire afin de secourir les maliens bloqués dans la région[871].

Entre mars 2012 et mai 2013, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a recensé au moins 2 785 cas de violences sexuelles dans le nord du Mali (viols, mariages forcés et commerce sexuel)[872]. En novembre 2014, 80 victimes de violences sexuelles portent plainte[873].

Le 30 novembre 2013, Amnesty International publie un rapport de 47 pages sur les exactions commises de la guerre du Mali[874],[875].

Populations déplacées et réfugiées[modifier | modifier le code]

Le 18 avril 2012, l'OCHA estime qu'il y a eu « plus de 268 000 déplacés à la suite de la crise au nord du Mali, dont plus de 161 000 réfugiés au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie »[876].

Le 15 août 2012, le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) publie un rapport faisant état au 10 août de 261 624 réfugiés maliens enregistrés dans les pays voisins et 174 000 déplacés à l’intérieur du territoire malien[877].

Le 15 janvier 2013, l'ONU estime à près de 150 000 le nombre de Maliens réfugiés dans les pays voisins, et à 230 000 le nombre de personnes déplacées dans le pays. On compte 54 100 réfugiés en Mauritanie, 50 000 au Niger, 38 800 au Burkina Faso, et 1 500 en Algérie[878].

Selon l'ONU, 480 000 déplacés rentrent chez eux entre janvier 2013 et janvier 2016, mais 200 000 demeurent encore dans les camps de réfugiés[18].

Les prisonniers de guerre[modifier | modifier le code]

Le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc, les prisonniers maliens sont massacrés par les assaillants. Si plusieurs groupes rebelles (le MNLA, Ansar Dine et AQMI), ont pris part au combat contre l'armée malienne, le gouvernement malien accuse principalement les combattants d'AQMI[879],[880].

Début mars 2012, trois soldats maliens capturés à Léré par le MNLA sont relâchés et remis au CICR[881].

Le 14 avril 2012, les islamistes d'Ansar Dine relâchent 169 prisonniers militaires maliens, ainsi que 14 civils appartenant à des familles de soldats[882],[883],[884],[885].

Dans une vidéo publiée le 11 juillet par Ansar Dine, le mouvement islamiste affirme avoir fait prisonnier 560 soldats maliens lors des batailles d'Aguel'hoc, de Tessalit et de Kidal. La vidéo fait notamment mention de 9 rescapés d'Aguel'hoc. Les prisonniers sont libérés après avoir « donné leur parole de ne plus jamais combattre la charia de l’islam »[886].

En avril 2012, un premier échange de prisonniers est effectué entre le gouvernement malien et le MNLA, le premier relâche deux femmes militantes du MNLA, les seconds libèrent de leur côté 29 soldats maliens[887].

Le 24 mai 2012, le gouvernement malien libère 8 prisonniers rebelles, dont des membres du MNLA et d'autres groupes armés, ils sont remis au CICR[888].

Après le combat de Kati, et la tentative manquée d'un contre-coup d'état par les Bérets rouges, au moins 80 personnes, majoritairement des parachutistes, sont arrêtées. Le 24 juin 2012, à la suite de pressions exercées par les familles des détenus et leurs avocats, par des organisations locales et internationales de défense des droits humains dont Amnesty International, et par le ministre malien de la Justice, 43 détenus sont transférés au camp 1 de la gendarmerie, où leurs conditions de détention s'améliorent. Cependant, en juillet 2012, selon Human Rights Watch, au moins 20 soldats prisonniers ont disparu et des dizaines d'autres ont été torturés par les « Bérêts verts ». Les prisonniers ont subi des passages à tabac, des viols et des brûlures[889]. Le 18 janvier, le juge d'instruction chargé du dossier ordonne la remise en liberté de 29 prisonniers, dont 26 « bérets rouges » parachutistes et trois civils, parmi lesquels Malamine Konaré, fils d'Alpha Oumar Konaré[890]

En août 2012, selon le MNLA, au moins 13 azawadiens sont emprisonnés par le gouvernement malien[891].

En août 2012, 79 soldats maliens sont détenus dans les environs de Tinzawatène par le MNLA comme prisonniers de guerre, l'un d'eux, malade, est relâché et remis au CICR[892],[893],[885]. Le MNLA a déclaré respecter la Conventions de Genève de 1949[894],[895],[896],[897].

De janvier à début avril, 200 personnes, djihadistes ou suspects, sont emprisonnés sur Bamako. Selon les données des organisations internationales de défense des droits de l'homme et des organismes humanitaires, une quarantaine sont cependant signalés comme introuvables. Sur les prisonniers recensés, âgés de 20 à 76 ans, 80 % sont des Songhaïs ou des Peuls, les autres sont des Touaregs, des Arabes et quelques étrangers, dont quatre Nigérians suspectés d'être de Boko Haram. Dans un accord signé le 8 mars, le gouvernement malien s'engage à éviter « tout acte de torture » ainsi que l'application de la peine de mort contre les jihadistes[898].

Lors de la bataille de Tigharghâr, les Français capturent au moins 13 jihadistes[899],[900],[901]. Considérés comme des terroristes par la France, ils ne bénéficient pas du statut de prisonnier de guerre régi par les Conventions de Genève[902]. Deux prisonniers, de nationalité française, sont extradés vers la France[903],[898]. Officiellement, la France remet 16 prisonniers au Mali, dont 6 mineurs. Ces derniers sont placés dans un centre de rééducation, et assistés par l'Unicef et le Comité international de la Croix-Rouge[898]. Certains prisonniers sont cependant torturés selon Human Rights Watch, deux touarerg meurent dans la nuit 6 au 7 avril, à la suite de blessures dues à leur mauvais traitement[904].

Selon la gendarmerie malienne, à la date du 24 avril 2013, 340 jihadistes ou suspects ont été faits prisonniers dans le nord du Mali et transférés à Bamako[848],[849].

Le 5 janvier 2012, 14 combattants du MNLA sont arrêtés par des soldats algériens près de Djanet. Venus de Libye, ils transportaient une cargaison d'armes dans quatre pick-up. Ils sont jugés à Ouargla et sont condamnés, le 19 mai 2013, à 20 ans de prison pour trafic d’armes[905].

En février le MNLA capture une trentaine de jihadistes dans l'Adrar des Ifoghas, ceux-ci sont détenus Kidal. Le 24 septembre, ils sont libérés par le MNLA et conduits à Mopti avec le concours des hommes de la MINUSMA où ils sont remis à des notables maliens. Les mineurs sont remis au Comité international de la Croix-Rouge qui les rendent à leurs familles à Gao[906].

Le 2 octobre, le gouvernement malien libère 23 hommes du MNLA capturés entre mars et août 2013[907].

Exactions lors du conflit[modifier | modifier le code]

Accusations contre les islamistes[modifier | modifier le code]

82 soldats maliens ont été égorgés ou tués d’une balle dans la tête le 24 janvier 2012 après la bataille d'Aguel'hoc par des combattants d'Al-Qaida au Maghreb islamique[880].

D'après, Human Rights Watch, 7 soldats maliens, dont 5 blessés, sont exécutés sommairement par des islamistes lors de la prise de la ville de Konna. Selon un rapport d'Amnesty International, cinq soldats maliens blessés et un civil ont été exécutés sommairement par les islamistes le 14 et le 15 janvier à Diabaly[908].

Le 11 mars 2013, quatre commerçants sont égorgés par des hommes armés entre Tonka et Bintagoungou. La presse malienne accuse les jihadistes[909],[910].

Le 2 novembre, deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, sont enlevés à Kidal par des hommes armés et exécutés quelques heures plus tard à l'extérieur de la ville[911]. Trois des quatre ravisseurs sont identifiés par les services de renseignement français, il s'agit de djihadistes d'AQMI ayant servi dans la katiba d'Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim Taleb, avant de rejoindre le forces du MIA puis du HCUA après la défaite des islamistes[912].

D'après Iknane Ag Attaher, un cadre du MNLA, trois membres de son mouvement sont assassinés par des djihadistes dans la région de Kidal vers fin octobre 2013 pour avoir informé les Français sur l'action des groupes islamistes[912].

Le gouvernement malien et le MNLA accuse le MUJAO d'être l'auteur du massacre de Tamkoutat commis le , au cours duquel environ 30 marchands, majoritairement Touaregs, avaient été tués, dont une femme et un enfant[436]

En mai 2014, selon RFI, 11 personnes accusées de servir d'informateurs pour les militaires français ou les hommes du MNLA ont été assassinées en une année par les islamistes d'AQMI et du MUJAO[913].

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, des mines et des restes d'explosifs de guerre (REG), posées aussi bien par l'armée que par les groupes armés, ont causés 28 incidents graves de mars à fin août 2012 et fait 43 morts, dont 24 enfants[6].

Accusations contre le MNLA[modifier | modifier le code]

Les combattants indépendantistes du MNLA ont été accusés d'exactions à plusieurs reprises. Selon la presse malienne et des réfugiés, les combattants du MNLA, en partie constitués de mercenaires, ont commis des exactions contre les populations civiles, notamment des meurtres, viols, tortures, destructions de biens, et vols[914].

Selon Human Rights Watch, en mars et avril 2012, essentiellement à Gao, Tombouctou, Niafunké et près de Diré, les combattants du MNLA ont commis de nombreuses exactions contre les populations, notamment par des viols, enlèvements et pillages d'une ampleur supérieure à celles commises par les islamistes. Des civils auraient même bénéficié de la protection de combattants d'Ansar Dine. Selon des témoignages, au moins 17 femmes et adolescentes, sont enlevées et violées par des rebelles, presque tous issus du MNLA. Quatre patients de l'hôpital de Gao décèdent également à la suite du pillage du bâtiment. Des témoins ont également fait mention de la présence d'enfants soldats de 13 ans parmi les indépendantistes[177]. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, un vieillard, deux femmes et un adolescent ont été tués début avril au cours des pillages[6].

Le 23 février 2013, le MAA accuse le MNLA d'exactions contre les Arabes à In Khalil, notamment des saisies de véhicules, pillages de commerces et viols sur des femmes[915]. Selon la presse malienne, ces exactions ont lieu à In Khalil, au cours d'une manifestation du MNLA visant à réclamer l'autonomie. Des commerçants arabes ayant refusé de se joindre à la marche auraient alors été agressés par les rebelles, et leurs boutiques pillées. Des combattants du MNLA se seraient également porté à un campement où trois femmes auraient été victimes de viols collectifs[40]. En mars, dans un communiqué, une commission de notables arabes déclare que : « Des Idnanes agissant au nom du Mouvement National de libération de l’Azawad (MNLA) se sont rendus responsables à El khalil d’extorsions de fonds, braquages, tortures, assassinats, viols, enlèvements et livraison d’Arabes aux forces françaises sous des prétextes fallacieux »[916]. Ces exactions brisent l'alliance entre le MNLA et le MAA et provoque en partie la bataille d'In Khalil.

Début 2013, un officier français à Kidal affirme que « la fiabilité du MNLA est très moyenne, et c'est exact qu'il y a parmi eux de vrais bandits »[917].

Le 20 mars, le village de Bougoumi, dans la commune de Ténenkou, est attaqué par des hommes armés. 20 personnes sont tuées, des viols et des vols sont commis. Le ministre malien de la Défense, le général Yamoussa Camara, accuse les rebelles du MNLA. Ces derniers démentent et affirment ne pas avoir de troupes dans cette partie du Mali[918],[919]. En février 2014, Timoré Tioulenta, ancien député de Ténenkou, parle de son côté d'un massacre ou une vingtaine de passagers auraient été ligotés, les yeux bandés, égorgés ou fusillés et drainés dans les profondeurs d’un puits le 18 mars 2013 à Doungoura[434],[920].

Les 24 et 25 avril, des exactions sont commises à Anéfif par des hommes du MNLA contre des civils arabes, selon différents témoignages, il y aurait eu 4 à 7 victimes, dont un enfant[921],[922],[923].

Le 2 juin 2013, le MNLA effectue environ 100 à 180 arrestations parmi les populations noires, la plupart des peronnes arrêtées sont relâchées, mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison. Le gouvernement malien réagit et accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plusieurs habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacués vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personne interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza. Selon Human Rights Watch, de nombreux prisonniers ont été frappés et roués de coups par les hommes du MNLA[351],[352],[924].

Accusations contre l'armée malienne[modifier | modifier le code]

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, le , neuf militaires touaregs de la garde nationale de Tombouctou auraient été pourchassés, et sept d'entre exécutés par des militaires maliens. Le HCDH indique cependant que « ces informations n’ont pas pu être vérifiées auprès des sources militaires maliennes »[6].

En février 2012, près d'Anéfif, une tribu marabout des Kal-Assouk est bombardée par des hélicoptères pilotés par des mercenaires ukrainiens au service de l'armée malienne[925]. Selon le MNLA, entre une et quatre personnes ont été tuées par ce bombardement et 13 blessées, majoritairement des vieillards, des femmes et des enfants[926]. D'après Médecins sans frontières qui a pris en charge les blessés avec une équipe du ministère de la Santé malien, une petite fille a été mortellement blessée dans le bombardement et 10 personnes sont blessées, dont 9 femmes et enfants et 3 grièvement[927].

Selon Human Rights Watch, le 2 avril 2012, à Sévaré, quatre touaregs, dont deux gendarmes, un gendarme cadet et ancien soldat, sont exécutés par des militaires maliens[177].

Après le combat de Kati, 21 prisonniers bérets rouges sont assassinés par les bérets verts. Le 4 décembre 2013, leurs corps sont retrouvés dans un charnier à Diago, à 5 kilomètres de Kati[928].

Le 9 septembre 2012, l'armée malienne exécute 16 seize pèlerins de la secte Dawa à Diabaly, dont certains de nationalité mauritanienne[6],[929].

D'après le MNLA, 9 autres civils sont exécutés par des soldats maliens près de Sokolo le 22 octobre[930],[6] et 52 autres sont exécutés le 25 octobre à Tolletene près de Djoura, dans la Région de Mopti[931].

En janvier 2013, le MUJAO accuse l'armée malienne d'avoir massacré 40 Peuls soupçonnés de liens avec les Islamistes[932].

Selon des habitants, après la bataille de Konna, plusieurs prisonniers islamistes ou des suspects sont exécutés sommairement par des soldats maliens dans des camps militaires à Sévaré, parmi lesquels des blessés pris à Konna, des témoins évoquent notamment un charnier de 25 à 30 corps ou des cadavres jetés dans des puits[933].

Selon la FIDH, les forces de sécurité maliennes auraient arrêté et sommairement exécuté des citoyens maliens accusés d'« intelligence » avec les islamistes. La FIDH parle d'une dizaine de cas présumés à Sévaré. Selon un habitant de Mopti, d'autres arrestations et exécutions auraient eu lieu dans cette ville. Le FDIH met en garde contre les tensions ethniques et les sentiments de vengeance nés du conflit[934]. D'après un rapport d'Human Rights Watch, au moins 13 personnes ont été exécutés sommairement par des soldats maliens et 5 autres ont disparu entre le 9 et le 18 janvier à Sévaré, Konna et les villages environnants[908].

Selon l'agence d'informations en ligne mauritanienne ANI qui cite des témoins oculaires, les corps de plusieurs personnes, dont trois commerçants arabes arrêtés par l'armée malienne, sont découverts dans le désert près de Tombouctou 8 février, information non confirmé selon Jeune Afrique[935].

Des médecins et militaires maliens, des soldats français rapportent que les soldats maliens, mal contrôlés par leurs officiers, ont régulièrement recours à la torture et au meurtre contre les suspects. Un soldat français en poste à Gao ou Tombouctou déclare notamment que les soldats maliens « traitent leurs prisonniers comme des chiens »[936].

L'Association des Réfugiés et Victimes des Répressions de l’Azawad (ARVRA), proche indépendantistes touareg, accuse l'armée malienne d'avoir exécutée ou enlevée 200 personnes entre le 11 janvier et le 15 février 2013. Elle cite comme exemple l'exécution d'une vingtaine de personnes dans région de Tombouctou, 12 touaregs tués à Léré, 3 personnes à Echel, près de Tonka, 9 personnes dont 6 d’une même famille à Tintaboraghen[937].

Le 14 février, au moins 5 personnes, dont quatre Arabes et un Songhaï, sont enlevées à Tombouctou et portées disparues depuis. Human Rights Watch déclare : « Notre recherche suggère que les hommes ont été arrêtés par des soldats. Et il semblerait qu'ils aient été tués quelques jours plus tard alors qu'ils se trouvaient sous leur contrôle. » Par la suite six soldats maliens sont arrêtés à Tombouctou et rappelés à Bamako où une enquête est ouverte[938].

Le 25 février 2013, le capitaine Modibo Naman Traoré, de la direction de l'information publique des armées maliennes, fait savoir que plusieurs soldats maliens accusés d'exactions ont été arrêtés et conduits à Bamako pour être « mis à la disposition des autorités judiciaires »[939].

Le 23 avril 2013, le MNLA accuse l'armée malienne de massacres et déclare que « depuis le déclenchement de cette opération, plus de 380 azawadiens ont été assassinées par l'armée malienne au vu et au su de l'armée française »[940].

Selon un communiqué du MNLA, daté du 30 mai, l'armée malienne exécute un touareg à Douentza le 25 mai et deux autres à Gossi le lendemain[941].

L'Association malienne des droits de l’homme (AMDH) affirme que des militaires maliens ont commis des exactions à Gao : « Selon nos enquêtes, nous pouvons établir que, de janvier à mai, les militaires ont tué au moins une dizaine de civils, torturé une vingtaine de personnes, violé au moins une femme. Et on leur attribue au moins deux disparitions. Nous avons les preuves, les images, les films. » Ce bilan est appuyé par Human Rights Watch qui déclare que « ce bilan est conforme à nos enquêtes ». Selon un témoin : « À Gao sévissait il y a quelque temps un capitaine qui se baladait avec un collier de doigts humains. Il a été rapatrié, mais pas puni pour autant ». Les wahhabites et les membres de la secte Adawa accusés de soutenir le MUJAO sont le principales cibles de ces exactions[942].

Dans un rapport publié le , Amnesty International estime que plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, torturées ou victimes de « disparitions » depuis le début de l'Opération Serval. Selon l'organisation, il y a eu plus de 20 cas d'exécution extrajudiciaire ou de disparition forcée commises par l'armée malienne. De plus, plusieurs des 80 à 200 personnes emprisonnées à Bamako ont été torturés, au moins cinq prisonniers sont morts en avril, à la suite de mauvais traitements[943]. Le même jour, Human Rights Watch publie également un rapport dans lequel l'association affirme qu'au moins 24 peronnes, rebelles présumés ou simples villageois, ont été torturés ou roués de coups par des militaires maliens dans la région de Mopti[924]. Selon les ONG des droits de l'homme, 24 civils ont été assassinés au Mali lors de l'année 2013 et 11 autres sont portés disparus[944]. Dans un communiqué publié le , Human Rights Watch estime qu'en 2013, dans le nord du Mali, les militaires maliens ont commis « 26 exécutions extrajudiciaires, 11 disparitions forcées et plus de 70 instances de torture ou de mauvais traitements de personnes soupçonnées d’être des rebelles islamistes ». L'organisme ajoute que « pratiquement aucun de ces dossiers n'a toutefois fait l’objet d’une enquête, et aucune des personnes présumées responsables des crimes n’a été traduite en justice »[945].

Accusations contre l'armée française[modifier | modifier le code]

Selon le journal britannique The Independent, 12 civils maliens, dont trois enfants, ont été tués par des bombardements français lors de la bataille de Konna[946]. Selon Amnesty International au moins 5 civils dont 3 enfants ont été tués dans les bombardements du 11 janvier à Konna[947]. Cependant selon Jean-Christophe Notin, ces cinq civils n'ont pas été tués par les frappes aériennes françaises mais ont en réalité été victimes de tirs d'hélicoptères Mi-24 de l'armée malienne[948].

En mars 2013, lors de la bataille de l'Adrar de Tigharghâr, Ansar Dine accuse les armées françaises et maliennes d'avoir utilisé des bombes d'uranium appauvri et d'avoir empoisonné les puits dans des zones proches de l'Adrar des Ifoghas[949].

Les otages pendant le conflit malien[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre du Mali, sept civils français sont retenus comme otages par les islamistes, dont six détenus par AQMI et un autre par le MUJAO. Le , sept employés d'un site d'extraction d'uranium d'Areva sont capturés à Arlit au Niger. Une Française, malade, et les deux otages malgache et togolais sont relâchés le . Le , deux autres français sont capturés à Hombori. Le , un septième français est enlevé près de Kayes[950].

Le 19 mars 2013, dans un communiqué, AQMI déclare avoir exécuté un otage français, Philippe Verdon, dix jours plus tôt, par décapitation[951],[952],[950]. Cependant selon le général Puga, chef d'état-major particulier du président de la République, des écoutes téléphoniques laissent à penser que Philippe Verdon serait mort de maladie[953]. Au début du mois de juillet, le corps de Philippe Verdon est retrouvé par les Français dans le nord du Mali, selon les conclusions de l'autopsie effectuée à Paris, l'otage a été exécuté d'une balle à la tête[954]. Un sous-officier du MNLA affirme avoir découvert le corps de Philippe Verdon dans la vallée de Tahort, près de l'Adrar de Tigharghâr, à 40 kilomètres au sud de Tessalit lors d'une patrouille effectuée à la demande des forces spéciales françaises, par 14 hommes sur deux pick-up. L'otage français aurait été tué par des jihadistes en repli lors de la bataille de Tigharghâr[955]. L'Agence de presse mauritanienne Sahara Media estime que selon des informations d'individus proches d'AQMI, Philippe Verdon aurait été tué près de Tigharghâr lors d'une tentative d'évasion[956].

Le , quatre européens sont attaqués à Tombouctou par des hommes d'AQMI. Un Allemand, qui tente de résister, est tué, et un Suédois, un Néerlandais et un homme de nationalité britannique et sud-africaine sont faits prisonniers[950].

Le 5 avril 2012, sept diplomates algériens sont capturés à Gao par le MUJAO. À la suite de négociations secrètes, trois d'entre eux sont libérés en juillet. Cependant, à la suite de l'arrestation de trois membres d'AQMI par les forces spéciales algériennes, et au refus du gouvernement algérien de les libérer, le MUJAO déclare le 1er septembre que l'un des otages, Taher Touati, a été exécuté[957],[958]. Par la suite, un autre captif, le consul Boualem Saïes, meurt en détention des suites d'une maladie. Les deux derniers otages sont finalement relâchés près de Bordj Badji Mokhtar le [959].

Le , une otage italienne, enlevée par AQMI le en Algérie, est libérée à Tessalit et conduite par avion au Burkina Faso[960].

Le , une Suissesse nommée Béatrice Stockly est enlevée à Tombouctou par des hommes armés ayant l'intention de la revendre à AQMI. Le lendemain, poursuivis par des combattants d'Ansar Dine, ils abandonnent l'otage après des échanges de coups de feu. Le 24 avril, à Tombouctou, Béatrice Stockly libérée par Ansar Dine et remise à un général burkinabé et deux diplomates suisses venus par hélicoptère du Burkina Faso[961],[962]. Selon RFI, sa libération aurait été effectuée contre le paiement d'une rançon[963], ce qu'Ansar Dine avait démenti[964]. Revenue à Tombouctou, elle est enlevée une deuxième fois le [965].

Le , trois otages européens sont relâchés près de Gao par le MUJAO. Ces trois otages, un homme, une femme espagnols et une femme Italienne avaient été capturés dans un centre de réfugiés près de Tindouf, en Algérie, le . Ils sont relâchés en échange de la libération de trois jihadistes, ainsi que du versement d'une rançon de 15 millions d'euros d'après le MUJAO[966],[967].

Le 29 octobre 2013, les quatre derniers otages d'Arlit ; Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, sont libérés. 20 à 25 millions d'euros auraient été dépensés pour payer la rançon et les intermédiaires[968],[969],[970].

Le 14 janvier 2014, Abounehiya Ag Attayoub, responsable du MNLA à Tessalit, est enlevé chez lui probablement par des djihadistes[971],[972].

Le 8 février 2014, un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge transportant cinq employés maliens (dont quatre du CICR et un vétérinaire d'une autre organisation humanitaire) disparaît au sud d'Anéfif, sur la route de Kidal à Gao[973]. Le 11, leur enlèvement est revendiqué par Yoro Abdoulsalam, un chef du MUJAO[974]. Ils sont délivrés par les forces spéciales française le lors d'un combat près de Tombouctou[448].

Le 22 avril 2014, Yoro Abdoul Salam, un commandant du MUJAO, annonce à l'AFP la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, 62 ans. Aucune information n'est cependant donnée sur les circonstances et la date de sa mort[975].

Le dernier otage français, Serge Lazarevic, est relâché par AQMI le 9 décembre 2014. Quatre hommes d'AQMI sont libérés en contrepartie[976],[977],[978],[979],[980],[981],[982].

Le matin du 6 avril 2015, lors d'une opération dans la région de Tessalit, très au nord du Mali, les forces spéciales françaises délivrent l'otage néerlandais Sjaak Rijke[595],[596].

Le 16 avril 2016, trois travailleurs humanitaires du CICR sont enlevés près d'Abeïbara. Ansar Dine revendique l'action le 21 et réclame la libération d'un élu de la région de Kidal, Miyatène Ag Mayaris, servait de guide à l'équipe du CICR au moment de son arrestation par les soldats français[983]. Les trois otages sont relâchés le 22 avril[984].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Baba Ahmed, Mali : quelle armée pour la reconquête du Nord ?, Jeune Afrique, 16 avril 2012
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Jeune Afrique : Armée malienne : le difficile inventaire
  3. RP Defense : Opération Serval : retour sur un an d’opération
  4. France 24 : Reportage : les troupes tchadiennes de retour à Kidal, bastion des Touareg
  5. a, b, c, d, e, f, g et h Baba Ahmed, Mali : le business du cantonnement ?, Jeune Afrique, 29 avril 2016.
  6. a, b, c, d, e, f et g « Rapport de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme sur la situation des droits de l’homme au Mali », Haut-Commissariat aux droits de l'homme,‎
  7. Jeune Afrique : Mali : discussions à Alger, combats vers Gao
  8. Baba Ahmed, Mali : pourquoi l’application de l’accord d’Alger traîne en longueur, Jeune Afrique, 31 juillet 2015.
  9. Jeune Afrique : Mali : la Minusma prend le relais de la Misma
  10. Effectifs de la MINUSMA (mars 2015)
  11. a et b RAPPEL DES PRINCIPAUX FAITS INTERVENUS DEPUIS LE PRÉCÉDENT RAPPORT « MALI : COMMENT GAGNER LA PAIX » ? (23 AVRIL 2013)
  12. a, b et c CF2R : NOTE D'ACTUALITÉ no 296 MALI : POINT SUR LES FORCES REBELLES
  13. a, b et c Malika Groga-Bada, avec Baba Ahmed et Christophe Boisbouvier, « Nord-Mali : guerre à huis clos », jeuneafrique.com,‎
  14. France 24 : Images et témoignage exclusifs du nord du Mali : un colonel du MNLA dévoile son arsenal militaire
  15. RFI : Mali : le Mouvement arabe de l'Azawad ne fait pas l'unanimité autour de lui
  16. Europe1.fr avec AFP, « Mali : nouveau groupe armé créé dans le nord – Europe1.fr – International », Europe1.fr (consulté le 9 avril 2012)
  17. a et b Un nouveau mouvement politico-militaire peul créé au Mali, RFI, 21 juin 2016.
  18. a et b David Bachén, Gao, la réconciliation intercommunautaire est en marche, RFI, 9 février 2016.
  19. a et b Maliba Info : La DIRPA à propos de Kidal : « Le cas MNLA sera réglé par l’armée malienne.»
  20. Le Monde et AFP : Au Mali, l'armée reconnaît des pertes humaines dans le Nord
  21. a, b et c Human Rights Watch : Mali : La justice, un élément indispensable des pourparlers de paix
  22. a et b Ministère de la Défense : In memoriam
  23. a, b, c et d Sarah Halifa-Legrand et Vincent Jauvert, « MALI. Les secrets d'une guerre éclair », sur Le Nouvel Observateur,‎ .
  24. a, b et c Le Point : La France a "neutralisé" près de 200 djihadistes en un an
  25. a et b Barkhane, un an d'opérations, Ministère de la Défense, 10 juillet 2015.
  26. a et b Envoyé Spécial : SERVAL, QUAND L’ARMÉE FILME SA GUERRE
  27. a et b Le Monde : Les sans-grade djihadistes échoués dans la prison de Kidal
  28. a, b, c, d, e, f, g et h Yidir Plantade, « Dans le nord du Mali, les Touaregs du MNLA lancent un nouveau défi armé à l'État », lemonde.fr,‎
  29. « Pacte national conclu entre le gouvernement de la République du Mali et les mouvements et fronts unifiés de l'Azawad consacrant le statut particulier du Nord du Mali », Journal officiel de la République du Mali, Secrétariat général du Gouvernement, Koulouba, 1992
  30. Yvan Guichaoua,Mali-Niger : une frontière entre conflits communautaires, rébellion et djihad, Le Monde, 20 juin 2016.
  31. a, b et c Jeune Afrique : Nord-Mali : qui sont les rebelles du MNLA ?
  32. (en) Agence France-Presse, « Sahel army chiefs weigh regional security risks after Libya », Bamako, Google News,‎ (consulté le 13 décembre 2011)
  33. (en) Agence France-Presse, « Kidnappings add to Mali woes after Libyan crisis : UN », Dakar, Google News,‎ (consulté le 13 décembre 2011)
  34. Interview par Malika Groga-Bada, « Mahmoud Ag Aghaly (MNLA) : « Donnez nous l'indépendance et ce sera la fin d'Aqmi » au Mali », jeuneafrique.com,‎
  35. « Mossa AG Atter. Chargé de la communication au bureau politique du MNLA Les Accords d’Alger n’ont jamais été respectés et ne servent que les intérêts de l’État malien », El Watan,‎
  36. AFP, « Mali - La rébellion touareg du MNLA dévoile son "comité exécutif" », afreeknews.com,‎
  37. a et b Tahalil : Focus sur les groupes armés qui minent le Mali
  38. Jeune Afrique : Rébellion au Nord-Mali : ces « Touaregs de Kadhafi » qui soutiennent Bamako
  39. a et b Jeune Afrique : Nord du Mali : de l'irrédentisme touareg à la guerre tribale ?, par Baba Ahmed.
  40. a et b Mali Actualités : Attaques intercommunautaires entre les arabes et les touaregs : Rattrapé par ses crimes, le MNLA au bord de l’implosion
  41. Sahara Media : Exclusivité Sahara média : Ançar Edine dans sa première sortie médiatique depuis sa constitution
  42. a et b RFI : Mali: un proche d’Iyad Ag Ghali tué par l’armée française
  43. Le Soir d'Algérie : Actualités : Alghabass Ag Intalla, vice-président du Haut-Conseil pour l'unité de l'Azawad : « Nous n’avons jamais été des extrémistes »
  44. Mali : le MIA, dissidence d'Ansar Eddine, demande "l'arrêt des hostilités"
  45. rfi : Mauritanie : l'un des porte-parole d’Ansar Dine se serait rendu
  46. http://www.rfi.fr/afrique/20120910-chef-aqmi-sahara-meurt-accident-voiture
  47. a et b francetvinfo Mali. Qui sont les islamistes à qui la France a déclaré la guerre ?
  48. [1] rfi : Les structures de l'organisation terroriste Aqmi
  49. Benjamin Roger, Visuel interactif : le nouvel organigramme d’Aqmi, Jeune Afrique, 25 octobre 2013.
  50. Alakhbar : " Youssef Ibn Tachfin " une nouvelle aile d'AQMI
  51. Diaspora Saharaui Qui est Walid Abou Adnan Sahraoui, le porte-parole du MUJAO?
  52. rfi : Quand les jeunes de Gao se rebellent contre l'impitoyable loi des islamistes
  53. a, b et c Droits humains.org : Les traces du Polisario sur le front malien se confirment
  54. Malijet ; La liste des principaux dirigeants du MNLA, D’ANÇAR-DINE, d’AQMI, du MUJAO…, des Katibas…
  55. Jeune Afrique : Mali : le chef militaire du Mujao est un Malien
  56. Abamako : Un Béninois remplace un Nigérien à la tête d`une katiba islamiste au Mali
  57. Le Combat : «Ils n'ont rien de musulmans»: un jihadiste nigérien quitte le Mujao au nord du Mali
  58. AFP, « Nord-Mali: une centaine de combattants d'un groupe islamiste nigérian à Gao »,‎
  59. a et b Afrique : fusion de 2 groupes djihadistes, Le Figaro, 22 août 2013.
  60. a, b, c, d, e, f, g, h et i Assemblée Nationale : Assemblée nationale, Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 18 juillet 2013. Rapport d'information déposé en application de l'article 145 du Règlement par la Commission de la Défense nationa et des Forces armées en conclusion des travaux d’une mission d’information sur l’opération Serval au Mali et présenté par MM. Christophe Guilloteau et Philippe Nauche, Députés.
  61. CONOPS, Laurent Touchard : Revue de détails : LES FORCES ARMEES MALIENNES ; de janvier 2012 à janvier 2013
  62. Jeune Afrique : Deux ans après l'opération Serval, où en est l'armée malienne ?, par Benjamin Roger.
  63. a et b François-Xavier Freland, « Au Mali, l'armée d'opérette , c'est fini », Jeune Afrique, 16 mars 2016.
  64. Le Mali et l'uranium au cœur des discussions entre les présidents français et nigérien à Paris sur Radio France International
  65. Niger : les forces spéciales protégeront les mines d'uranium d'Areva sur Le Point.fr
  66. Le Monde : Quelle stratégie pour l'armée française au Mali ?, par Vincent Desporte.
  67. a, b, c, d et e Journal de BFM TV du 12 janvier 2013, h 45, sur l'intervention du 11 janvier 2013 de la France au Mali et le discours du président de la République française François Hollande du 11 janvier 2013 concernant cette intervention.
  68. a, b et c « Les forces françaises engagées au Mali contre les islamistes armés » sur M6 & MSN actualités.
  69. a, b et c « Mali says Nigeria, Senegal, France providing help », Reuters, 11 janvier 2013.
  70. a, b, c, d, e, f et g « Déclaration du Premier ministre, à l’issue de la réunion avec les parlementaires sur les opérations extérieures de la France », gouvernement.fr,‎ (consulté le 14 janvier 2013)
  71. Opération Serval : point de situation du 24 janvier 2013
  72. a et b Guerre au Mali : le Tchad et le Niger veulent couper toute retraite aux jihadistes
  73. Gouvernement du Tchad Le Premier Ministre, Joseph Djimrangar Dadnadji rend hommage à l'adjudant Chef Réné Boulabé
  74. Philippe Chapleau, « 1 800 Tchadiens déployés à Kidal aux côtés des paras du 1er RCP », Ouest-France (consulté le 4 février 2013)
  75. Tchadiens et Français font mouvement vers l'Adrar des Ifoghas
  76. a et b « Mali : Les forces tchadiennes intègrent la MISMA », sur Zone Militaire,‎ (consulté le 10 mars 2013)
  77. a, b et c http://www.bfmtv.com/international/direct-mali-combats-se-poursuivent-423212.html
  78. a, b et c Journal de 20 heures de France 2 du 13 janvier 2013.
  79. « Ce que l'on sait de l'intervention militaire française au Mali », Notre Vision, 12 janvier 2013 (consulté le 13 janvier 2013).
  80. « Niger says sending 500 soldiers to Mali operation », Reuters, 12 janvier 2013.
  81. BFM TV, 12 janvier 2013, 18 h 52.
  82. http://english.ahram.org.eg/NewsContent/2/9/62330/World/International/MALI-UPDATE--Burkina-Faso,-Nigeria-to-send-troops-.aspx
  83. a et b « Les djihadistes s'emparent d'une ville à 400 km de Bamako » (consulté le 14 janvier 2013)
  84. a, b et c « Mali : la France affiche sa détermination à stopper les islamistes », Le Parisien, 12 janvier 2013 (consulté le 13 janvier 2013).
  85. « Mali : Londres propose d'envoyer des renforts à l'armée française »,‎ (consulté le 29 janvier 2013)
  86. Résolution 2085 (20 décembre 2012)
  87. a et b Mali : une force africaine qui pose question
  88. Jeune Afrique
  89. a, b et c L’Orient du jour (Africains)
  90. a et b Libération Le Tchad va envoyer 2 000 hommes au Mali : Renforts de la Cédéao
  91. « Ellen Johnson-Sirleaf annonce l'envoi de troupes libériennes au Mali », sur Jeune Afrique,‎ (consulté le 22 janvier 2012)
  92. Mali: la MISMA debute ses operations ce vendredi au Mali
  93. Olivier Berger, « Mali : 6 000 hommes et 30 pays engagés dans la MINUSMA », sur La Voix du Nord,‎ (consulté le 29 septembre 2013)
  94. (en) « Logistics: American Robots Sustain The Siege of Tessalit », Strategypage.com,‎ (consulté le 22 mars 2012)
  95. (en) « Mali junta quits as regional troops prepare to target Tuareg rebels », The Observer,‎ (consulté le 7 avril 2012)
  96. a et b « La France intervient au Mali, les islamistes repoussés de Konna », Le Point, 12 janvier 2013 (consulté le 13 janvier 2013)
  97. http://www.levif.be/info/actualite/belgique/la-belgique-s-engage-militairement-aux-cotes-de-la-france/article-4000233795075.htm
  98. « Mali: la France "en guerre contre le terrorisme", bombarde le nord », M6 & MSN Actualités, 13 janvier 2013.
  99. « Les Rafales n'ont pas survolé l'Algérie », Jeune Afrique,‎ (ISSN 1950-1285, lire en ligne)
  100. LS/cat/APA, « La Côte d`ivoire participera à la guerre au Mali avec un ``bataillon logistique`` (Désiré Kadré Ouédraogo) », @bidj@n.net,‎ (consulté le 22 janvier 2013)
  101. [2]
  102. Crise malienne : La Turquie prête à coopérer en cas d’intervention militaire, MaliJet, 9 janvier 2013.
  103. (es)España promete ayuda militar y apoyo logístico a Mali en la guerra contra Ansar Dine. Cuartopoder, 2013.
  104. L'Espagne a offert un avion de transport.. ABC, 2013.
  105. Espagne confirme que d'intervenir au Mali. Cuartopoder, 2013.
  106. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/01/20/97001-20130120FILWWW00057-mali-proposition-russe-de-transports.php
  107. Discours de Gérard Araud, ambassadeur de la France auprès des Nations unies, 14 janvier 2013.
  108. « Bilans contradictoires de l’armée et des rebelles au sujet des combats dans le nord-est du Mali », RFI,‎
  109. Pierre-François Naudé, Nord-Mali : « plusieurs morts » dans des affrontements avec des rebelles touaregs, Jeune Afrique, 18 janvier 2012.
  110. Jeune Afrique : Mali : Ménaka la délaissée
  111. Malika Groga-Bada et Baba Ahmed, Rébellion touarègue : Gao, QG de l’armée et dernier rempart avant les combats au Nord-Mali, Jeune Afrique, 27 mars 2012.
  112. a et b Jeune Afrique : Rébellion au Nord-Mali : le camp militaire de Tessalit tombe aux mains du MNLA
  113. a et b « La ville de Tessalit, au nord du Mali, est aux mains des rebelles du MNLA »,‎
  114. AFP : Mali: l'armée contrôle les trois villes attaquées par les rebelles touareg
  115. AFP : La rébellion touareg ressurgit au Mali
  116. a et b Mali Actualités : L’AMDH confirme des exécutions sommaires de militaires du camp d’Aguelhoc
  117. Jeune Afrique : Guerre au Mali : retour sur le drame d'Aguelhok
  118. Jeune Afrique : Nord-Mali : Aguelhok sous le contrôle de rebelles touaregs
  119. MNLAMOV : Communiqué no 03/01/ 2012-MNLA
  120. Tamazgha : Les combattants du MNLA tendent une embuscade à un convoi de l'armée malienne
  121. a et b Jeune Afrique : Nord-Mali : l'armée découvre les corps d'une quarantaine de militaires à Aguelhok
  122. Maliweb : Nord Mali : Les rebelles ont repris Aguelhok et attaquent Andéramboukane et Léré
  123. MNLAMOV : Adaranboukane est libre
  124. AFP : Mali : Aqmi aux côtés de rebelles pour l'attaque d'une ville du Nord-Est
  125. « Violents combats entre rebelles touaregs et l'armée dans le nord du Mali », sur RFI (consulté le 1er février 2012)
  126. Combat : Attaque du cantonnement militaire de Niafunké : Des morts dont un Capitaine de l’Armée et de jeunes lycéens
  127. « Mali : le MNLA refuse l’appel au cessez-le-feu proposé par Alger », Afrik.com,‎
  128. « Les rebelles touaregs poursuivent leur offensive dans le nord = », france24.com,‎
  129. RFI, « Mali : les rebelles du MNLA contrôlent une localité dans le nord », RFI,‎
  130. Le Monde avec AFP : Le mouvement islamiste armé touareg affirme contrôler le nord-est du Mali
  131. MNLAMOV : Bilan des hostilités à Tinzawaten
  132. rfi.fr, « Mali : un mouvement islamiste veut imposer l’application de la charia par la lutte armée », RFI,‎
  133. RFI, « L’armée malienne à la conquête de la localité de Tessalit », RFI,‎
  134. a et b Baba Ahmed, « Mali : les rebelles du MNLA frappent dans le Sud », jeuneafrique.com,‎
  135. MNLAMOV : Communiqué N°08-25/02/2012/MNLA
  136. Maliweb : Goumakoura : L’armée frappe un grand coup d’éclat, les assaillants en déroute
  137. Tiemoko Diallo et Eric Faye, (Reuters), « Violents combats entre armée et rebelles dans le nord du Mali », tempsreel.nouvelobs.com,‎
  138. Jeune Afrique : Nord-Mali ; à Tessalit l'armée frappe un grand coup contre les rebelles du MNLA
  139. ToumastPress : L'armée multiethnique du MNLA détruit un convoi de l'armée Malienne vers Tessalit
  140. Ursula Soares, « Mali : violents combats à Tessalit entre le MNLA et l'armée malienne », RFI,‎
  141. Toumast Press : Combats terribles vers Tessalit entre le MNLA et les milices Tamasheq et Maures du Mali
  142. RFI : Mali: violents combats dans la région de Tessalit
  143. RFI : Mali: plusieurs raids aériens contre les rebelles touaregs
  144. MNLAMOV : La Grande bataille de tessalit
  145. « Tessalit Mali : Communiqué du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants repris par Maliactu.net », Maliactu.net,‎
  146. ToumastPress : Déroute d'une armée Malienne qui s'attaquait aux civils dans le Gourma
  147. Aurore : Nouvel accrochage sanglant entre GANDA-IZO et le MNLA A ANSONGO: 6 morts, 7 blessés et un prisonnier
  148. MNLAMOV : L’État Major du MNLA, contrôle un Camp d’Entraînement de la milice militaire malienne à Soudere-Gourma
  149. Afrique fédérale Actu : Le Ganda Izo : Clin d'œil à Amadou Diallo
  150. MNLAMOV : Communiqué N°12-25/03/2012-MNLA-Destruction d'un convoi malien
  151. David Lewis et Adama Diarra (Reuters), « Les rebelles touaregs profitent du putsch pour progresser au nord »,‎
  152. « Mali : la ville de Kidal encerclée par les rebelles du MNLA », RFI,‎
  153. « Mali: les mutins annoncent la suspension des institutions », RFI,‎
  154. AP, « Coup d'État de soldats contre le gouvernement au Mali »,‎
  155. L’accord de Bamako (texte, suite, détails, interrogations...), Le Monde, 07 avril 2012
  156. Le camp des bérets rouges pris par les ex-putschistes : "Un symbole de l’ancien pouvoir vient de s’écrouler", France 24, 1er mai 2012.
  157. L'Indépendant : Bilan des affrontements entre la junte militaire et les bérets rouges, lundi et mardi
  158. « Rapport de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme sur la situation des droits de l’homme au Mali », Haut-Commissariat aux droits de l'homme,‎
  159. Bérets rouges tués au Mali: un charnier découvert près de Kati, RFI, 4 décembre 2013.
  160. Mali: deux fosses communes découvertes aux environs de Kati, RFI, 24 février 2013.
  161. Bamada : La fausse allégeance du colonel Gamou au MNLA
  162. France 24 : À Gao, avec le colonel major touareg El Hadj Ag Gamou
  163. AFP, « Nord du Mali: les rebelles touareg attaquent la ville de Kidal »,‎
  164. RFI, « La ville de Kidal, dans le nord du Mali, prise par les rebelles »,‎
  165. « L'armée cesse le combat à gao, ville stratégique », sur 20 minutes (consulté le 20 mars 2012)
  166. « MNLAMOV : Libération complète de la région de Gao » [PDF]
  167. Mamadou Fofana, « Nord Mali: La tension montée d’un cran », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  168. Le Nouvel Observateur avec AFP : MALI. Le pouvoir laisse Gao aux mains des rebelles
  169. Serge Daniel, Les mafias du Mali ; Trafics et terrorisme au Sahel, p. 86
  170. Serge Daniel, Les mafias du Mali ; Trafics et terrorisme au Sahel, p. 273
  171. Serge Daniel, Slate : Mali: Iyad Ag Ghaly, le nouveau maître islamiste du nord, Slate, 29 octobre 2012.
  172. http://www.mnlamov.net/index.php?view=article&catid=34:actualites&id=166:la-fin-des-operations-militaires&tmpl=component&print=1&layout=default&page=
  173. « MALI. Le Nord déclare son indépendance », Le Nouvel Observateur,‎
  174. Le Monde avec AFP, « Mali : les rebelles touaregs du MNLA proclament l'indépendance du nord », lemonde.fr,‎
  175. Lire le communiqué : MNLA, « Déclaration d'indépendance de l'Azawad », MNLA,‎
  176. Lemine Ould Mohammed Salem, Le Ben Laden du Sahara, sur les traces du jihadiste Mokhtar Belmokhtar, p. 146.
  177. a, b, c, d, e et f Human Rights Watch : Mali : Les rebelles du Nord perpètrent des crimes de guerre
  178. Thomas Hofnung, A Gao, le docteur Souleyman a «refusé d’amputer», Libération, 5 février 2013.
  179. Au Mali, le calvaire de Moctar et Souleymane, amputés par les islamistes, AFP, 17 décembre 2012.
  180. [vidéo] Spéciale Mali : Tombouctou après la libération, TV5 Monde, 13 mars 2013.
  181. Lemine Ould Mohammed Salem, Le Ben Laden du Sahara, sur les traces du jihadiste Mokhtar Belmokhtar, p. 147-148.
  182. MALI. Un couple non-marié lapidé à Anguelhok, Le Nouvel Observateur avec AFP, 31 juillet 2012.
  183. Lemine Ould Mohammed Salem, Le Ben Laden du Sahara, sur les traces du jihadiste Mokhtar Belmokhtar, p. 152.
  184. a, b, c et d Destruction des mausolées de Tombouctou : un "crime de guerre" selon la CPI, Le Monde avec AFP, 1er juillet 2012.
  185. Mathieu van Berchem, Tombouctou : «L’Unesco a peut-être manqué d’habileté», La Tribune de Genève, 2 juillet 2012
  186. « Mali, integralisti distruggono una moschea a Timbuctu », sur La Repubblica,‎
  187. a et b Mali : les rebelles touareg s'allient à des islamistes, Le Point avec AFP, 27 mai 2012
  188. Guillaume Thibault, Exclusif: les dessous de l'accord entre Aqmi et les mouvements armés du Nord, RFI, 7 octobre 2013.
  189. Mali : accrochage près de Kidal entre le MNLA et les islamistes d'Ansar Dine, RFI, 8 juin 2012.
  190. Accrochage entre rebelles du MNLA et Anesar Dine près de Kidal, AFP, 8 juin 2012.
  191. Tombouctou : ACCROCHAGE SANGLANT ENTRE ANSAR DINE ET LE MNLA, Essor, 14 juin 2012.
  192. Mali : lutte d'influence entre groupes armés à Gao, RFI, 27 juin 2012.
  193. a et b Lemine Ould Mohammed Salem, Le Ben Laden du Sahara, sur les traces du jihadiste Mokhtar Belmokhtar, p. 150-151.
  194. Ursula Soares, Nord du Mali : des blessés par balles dans une manifestation à Gao, RFI, 27 juin 2012.
  195. Nord du Mali : Gao est aux mains des islamistes, RFI, 27 juin 2012.
  196. Azawad : Ançar Edine mène un cessez-le-feu entre Alqaeda et le MNLA, Sahara Media, 3 juillet 2012.
  197. Mali: au moins 35 morts dans les affrontements islamistes/Touareg à Gao, AFP, 30 juin 2012.
  198. Nord du Mali : les rebelles touaregs du MNLA chassés de Gao et Tombouctou, RFI, 29 juin 2012.
  199. Mali : les islamistes du Mujao s’emparent de Douentza, à l'est de Mopti, RFI, 1er septembre 2012.
  200. Comment le Mujao a délogé le Ganda-Izo à Douentza, Le Prétoire, 3 septembre 2012.
  201. Mali: des islamistes à la lisière Nord-Sud, AFP, 1er septembre 2012.
  202. Nord du Mali: combats entre islamistes du Mujao et rebelles touareg du MNLA, AFP, 16 novembre 2012.
  203. Mali: les hommes du Mujao s'emparent de Ménaka, RFI, 19 novembre 2012.
  204. Mali: MNLA et Mujao se déchirent pour prendre Ménaka, RFI, 20 novembre 2012.
  205. Mali: Ménaka, la ville défaite, RFI, 20 novembre 2012.
  206. rfi : Mali: Ansar Dine retire son offre de cessation des hostilités
  207. rfi : Mali: rassemblés à Bambara-Maoudé, les groupes jihadistes reluquent vers le sud
  208. rfi : Mali : déploiement des troupes jihadistes aux abords de la ligne de démarcation
  209. rfi : Mali: les islamistes armés se rapprochent de la ligne de front
  210. rfi : Mali : affrontements entre militaires et islamistes après une tentative d'incursion des jihadistes
  211. rfi : Mali : les islamistes sont entrés dans Konna
  212. Libération : L’armée du Mali par delà la déroute
  213. France24 : Témoignages de Konna, ville du Nord-Mali prise au piège des combats
  214. rfi : Mali: l'armée française entre en guerre
  215. rfi : A la Une de la presse française: l’engagement militaire français au Mali
  216. rfi : Mali: la contre-offensive stoppe la progression des jihadistes
  217. Ministère de la Défense : Mali : lancement de l’opération Serval
  218. Ministère le la Défense : Mali : opération Serval, poursuite du déploiement des forces
  219. http://lci.tf1.fr/monde/afrique/mali-douze-civils-tues-par-l-armee-francaise-le-11-janvier-7795852.html
  220. Mali Actualités : ÉCHOS DU NORD ET DU CENTRE
  221. rfi : Mali: poursuite des raids aériens contre les groupes islamistes, situation stabilisée à Konna
  222. Arcinfo : Mali: onze morts et quelque soixante blessés dans les rangs de l'armée
  223. La Croix : Premiers combats au sol des soldats français au Mali
  224. Le Figaro : Avec la première colonne des troupes françaises au sol
  225. Le point : Mali : à Diabali, les forces spéciales françaises sont au corps à corps avec les islamistes
  226. Jean-Yves Le Drian : « Seule la France pouvait intervenir »
  227. Le JDD : Les djihadistes ont fui Diabali
  228. Mali Actualités : Pour bloquer une éventuelle avancée des islamistes : Des blindés français déployés à Niono et Markala
  229. Opex 360 : Serval : Ce qu’il s’est passé à Diabali
  230. Libération: Combats entre soldats maliens et islamistes à Konna
  231. Francetvinfo : VIDEO. Les premières images de Diabali, la ville sur la ligne de front
  232. Le point : Mali : les soldats français sont entrés dans Diabali
  233. Le Nouvel Observateur : Mali: soldats français et maliens entrent à Diabali et Douentza
  234. Ministère de la Défense : Opération Serval : point de situation du 20 janvier 2013
  235. Ministère de la Défense : Opération Serval : point de situation du 21 janvier 2013
  236. Ministère de la Défense : Actualité
  237. MALI. Les islamistes coupent une route stratégique vers le Niger, Le Nouvel Observateur avec AFP, 25 janvier 2013.
  238. Mali: 25 islamistes tués à Gao, AFP, 28 janvier 2013.
  239. Avec ses 500 éléments : Le colonel Gamou marche vers Ménaka, Le Matin, 17 janvier 2013.
  240. « Mali : l'armée française en route pour Tombouctou », Ouest-France (consulté le 26 janvier 2013)
  241. Mali : les forces françaises et maliennes sont entrées dans Tombouctou, Le Monde avec AFP et Reuters, 28 janvier 2013.
  242. Jean-Philippe Rémy, François Hollande, héros de Tombouctou "libérée", Le Monde, 2 février 2013.
  243. Des soldats français et maliens contrôlent les accès de Tombouctou, Le Point avec AFP, 29 janvier 2013.
  244. Des soldats nigériens et maliens entrent à Ansongo, FRANCE 24 avec dépêches, 29 janvier 2013.
  245. Mali : l'aviation française bombarde des positions islamistes, TF1, 27 janvier 2013.
  246. Pierre Prier, Mali : les Touaregs laïques disent avoir repris Kidal, Le Figaro, 28 janvier 2013.
  247. Mali/Azawad : plusieurs villes reprises par les Touaregs laïques du MNLA (porte-parole), Siwel, 28 janvier 2013.
  248. Communiqué de presse /Récupérations des villes, MNLAMOV, 28 janvier 2013.
  249. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 347-350.
  250. Mali : des soldats français sont arrivés à Kidal, 3e grande ville à reconquérir, Le Parisien avec AFP, 30 janvier 2013.
  251. Mali : les soldats français sont à Kidal, RFI, 30 janvier 2013.
  252. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 375-377.
  253. Mali: l'armée tchadienne prend position à Kidal
  254. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 379-380.
  255. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 23.
  256. 09 février : deux hélicoptères TIGRE ont neutralisé deux véhicules entre Gao et Tombouctou, RP Défense, 11 février 2013.
  257. Mali: le MNLA entre à Ménaka après le départ des soldats nigériens (sources concordantes), Mali Actu avec AFP, 5 février 2013.
  258. Mali : Ménaka sous contrôle de l'armée malienne après le départ du MNLA, Le Monde avec AFP, 12 février 2013.
  259. « Opération Serval : les forces françaises et tchadiennes s'emparent de Tessalit », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense,‎ (consulté le 8 février 2013)
  260. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 383-393.
  261. ROP : MALI : LE MNLA ET LE MIA AFFIRMENT CONTRÔLER KIDAL
  262. Mali: rebelles touareg et islamistes dissidents affirment contrôler Kidal, Le Huffington Post avec AFP, 28 janvier 2013.
  263. Soudan : des jihadistes du Mali se réfugient au Darfour (commandant rebelle), Mali Actu avec AFP, 8 février 2013.
  264. Richard Rossin, Darfour, juste un mot, ils tuent et ils violent, Libération, 18 décembre 2014.
  265. « Ansar Dine affirme résister aux soldats français dans le nord du Mali », sur AFP,‎ .
  266. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 372.
  267. Armées d'aujourd'hui no 379.
  268. a et b Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 422-428.
  269. Philippe Chapleau, « Au Mali, un sous-officier du 2e REP tué dans un accrochage sérieux », sur Lignes de défense,‎ .
  270. « Opération Serval : point de situation du 21 février 2013 », sur Ministère de la Défense,‎ .
  271. « Mali : trente islamistes tués dans l'opération des Ifoghas », sur Le Point avec AFP,‎ .
  272. « Tchad: deuil national pour les 26 soldats morts après des combats au Mali », sur AFP,‎ .
  273. « Le Tchad revoit à la hausse le bilan des affrontements au nord du Mali », sur rfi.fr,‎ .
  274. Anne Kappès-Grangé, Mali : comment les Tchadiens se sont fait piéger, Jeune Afrique, 8 mars 2013.
  275. Bernard Barrera, Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013, p. 238.
  276. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 452-459.
  277. « Aqmi confirme la mort de son chef Abou Zeid », sur AFP,‎ .
  278. « Aqmi confirme la mort d'Abou Zeid, un de ses chefs », sur rfi.fr,‎ .
  279. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 466-469.
  280. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 488-491.
  281. Bernard Barrera, Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013, p. 210-214.
  282. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 500-502.
  283. Bernard Barrera, Opération Serval : Notes de guerre, Mali 2013, p. 223-224.
  284. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 524-529.
  285. a et b Philippe Chapleau, « Les pertes de la brigade Serval: 4 tués et 199 blessés au 20 mars », sur Lignes de défense,‎ .
  286. « Mali : violents combats dans le massif des Ifoghas », sur Le Monde avec AFP,‎ .
  287. Guillaume Thibault, « Mali : dans le massif de Tigharghar, les militaires français ratissent les caches d'Aqmi », sur rfi.fr,‎ .
  288. Laurent Larcher, « La bataille de l’Ametettai du général Barrera au Mali », sur La Croix,‎ .
  289. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 498.
  290. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 448-451.
  291. Mali: le Mujao affirme avoir commis un "attentat" à Kidal, AFP, 21 février 2013.
  292. Jean-Philippe Rémy, Mali : guerre invisible dans Kidal, coupée du monde, Le Monde, 28 février 2013.
  293. Guerre au Mali : décès d’un quatrième soldat tchadien après l’attentat de Kidal, AFP, 13 avril 2013.
  294. Pierre Cochez, A Gao, la situation demeure instable, La Croix avec AFP, 10 février 2013.
  295. Mort de plusieurs soldats maliens dans l'explosion d'une mine entre Gossi et Hombori, RFI, 31 janvier 2013.
  296. Mali: les islamistes ouvrent un nouveau front, une mine tue quatre civils, AFP, 7 février 2013.
  297. Les islamistes du Mujao revendiquent la pose de mines dans le Nord, France avec dépêches, 7 février 2013.
  298. Mali: un kamikaze se fait exploser à Gao près de soldats maliens, AFP, 8 février 2013.
  299. « Point de situation sur l’opération Serval au Mali depuis le jeudi 07 février 18h au lundi 11 février 18h », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense,‎ (consulté le 12 février 2013).
  300. Au Mali, la bataille de Gao se poursuit Le Monde, 21 février 2013.
  301. Mali : Ménaka sous contrôle de l'armée malienne après le départ du MNLA, Le Monde avec AFP, 12 février 2013.
  302. Mali: des soldats français à Bourem, AFP, 17 février 2013.
  303. Jean-Philippe Rémy, La traque des djihadistes continue autour de Gao, entre le fleuve et le désert, Le Monde, 18 février 2013.
  304. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 503-510.
  305. Mali: l'opération de sécurisation des alentours de Gao se poursuit, RFI, 3 mars 2013.
  306. Tanguy Berthemet, Mali : le récit d'une bataille entre Français et djihadistes, Le Figaro, 28 mars 2013.
  307. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 511-517.
  308. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 529-535.
  309. Mali: un mort et plusieurs blessés dans une tentative d'attentat à Tombouctou, RFI, 21 mars 2013.
  310. Abdoulaye Diarra, Le bilan de l’attentat suicide survenu samedi et dimanche à Tombouctou revu à la hausse : Dix neuf terroristes abattus, deux soldats maliens tués et dix blessés, L'Indépendant, 5 avril 2013.
  311. Au Mali, Tombouctou replonge dans la terreur d’attaques islamistes, Le Monde, 2 avril 2013.
  312. Affrontements vendredi entre Gao et Kidal selon le MNLA, qui parle de 9 morts, AFP, 30 mars 2013.
  313. Combats contre le groupe terroriste "les signataires par le sang", MNLAMOV, 1er avril 2013.
  314. Au Mali, les soldats français ratissent la vallée du Mujao, AFP, 9 avril 2013.
  315. Dans le Nord du Mali, le Mujao a fui l’armada française, AFP, 13 avril 2013.
  316. Malika Elkord, Retour du Mali : à la poursuite des islamistes du Mujao, Le Nouvel Observateur, 5 mai 2013.
  317. Mali : 5 militaires maliens dont un colonel tués dans un accident d’hélicoptère, VOA, 12 avril 2013.
  318. Mali : attentats-suicides dans le nord, 5 kamikazes tués, Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters, 10 mai 2013.
  319. Deux militaires maliens tués dans un attentat suicide, Reuters, 4 mai 2013.
  320. Les jihadistes continuent de viser Gao, Libération, 5 mai 2013.
  321. Thierry Oberlé, Aqmi appelle à la guerre sainte contre la France, Le Figaro, 8 mai 2013.
  322. Mali Actualités : Mali: une cellule d’un groupe jihadiste démantelée à Bamako (source policière)
  323. Ouest-France - Lignes de défense, Philippe Chapleau : In memoriam : caporal-chef Stéphane Duval, du 1er RPIMa
  324. Mali: la vengeance, base des combats entre MNLA et Mouvement arabe de l'Azawad?, RFI, 24 février 2013.
  325. Un attentat suicide fait au moins cinq morts au Mali, AFP, 22 février 2013.
  326. Mali : violents accrochages entre les Touaregs du MNLA et un groupe armé, RFI, 23 février 2013.
  327. a et b Mali: ce que l'on sait des affrontements entre Touaregs et groupes armés à Il Khalil, RFI, 23 février 2013.
  328. Dorothée Thienot, Mali – Yero Ould Daha : « Le Mujao nous protégeait du MNLA », Jeune Afrique, 11 août 2014.
  329. Mali: bombardements français sur une base d'un groupe armé, quatre blessés, AFP, 25 février 2013.
  330. Le Mouvement des arabes de l'Azawad accuse la France de s'allier avec les touaregs contre les arabes, APA, 4 mars 2013.
  331. Mali : un groupe armé prend le contrôle d'une localité du nord-est, Le Monde avec AFP, 22 avril 2013.
  332. Mali: des soldats maliens et burkinabè à Ber, après des affrontements entre Arabes et Touaregs, RFI, 7 mai 2013.
  333. Mali: le calme semble revenu à Ber, après les affrontements entre Arabes et Touaregs, RFI, 8 mai 2013.
  334. Mali: affrontement entre Arabes Kounta et arabes du Tilemsi à Anefis, Xinhua, 26 avril 2016.
  335. Anefis : Une colonne terroriste battant pavillon noir des djihadistes attaque le MNLA, MNLAMOV, 17 mai 2013.
  336. Bilan de l'attaque de la colonne terroriste du Mujao contre le MNLA à Anefis, MLNLAMOV, 18 mai 2013.
  337. Mali : l’armée française chasse un groupe armé d’une ville du nord-est, AFP, 19 mai 2013.
  338. Philippe Chapleau, Mali: pas de raid français à Anéfis contre le Mouvement arabe de l'Azawad, Lignes de défense, 19 mai 2013.
  339. Benjamin Roger, Mali : Bamako et le MNLA se préparent à négocier, Jeune Afrique, 10 avril 2013.
  340. Mali : Traoré convaincu que le MNLA est "prêt" au dialogue, Le Point avec AFP, 17 mai 2013.
  341. Moussa Camara, Absence des militaires maliens à Kidal : les Maliens entre confusion et exaspération, Journal du Mali, 30 mai 2013.
  342. François-Damien Bourgery et les Observateurs, À Gao, la joie de la libération a laissé place à la déception, France 24, 31 mai 2013.
  343. Frédéric Couteau, A la Une : le dialogue avec le MNLA, RFI, 21 mai 2013.
  344. Mali: le Haut Conseil de l’Azawad met en place ses instances, RFI, 20 mai 2013.
  345. Azawad: le chef coutumier de l'Adrar des Ifoghas quitte le MNLA et rejoint le HCA, RFI, 19 mai 2013.
  346. MNLAMOV : Communiqué du MNLA relatif aux combats d'Anefis et au HCUA
  347. Au Mali, les négociations entre l’État et les indépendantistes touaregs sont dans l’impasse, RFI, 1er juin 2013.
  348. ROP : MALI : LE MOUVEMENT ARABE DE L’AZAWAD PRENDRA PART AUX NÉGOCIATIONS SUR LA SITUATION À KIDAL
  349. Mali: le MNLA dit oui à une présidentielle, Le Figaro avec AFP, 22 mai 2013.
  350. Mali: Dioncounda Traoré affirme que l'armée doit être à Kidal avant le premier tour de l'élection, RFI, 28 mai 2013.
  351. a et b Mali: la situation s'envenime à Kidal, RFI, 2 juin 2013.
  352. a et b Mali: la tension est un peu retombée à Kidal, RFI, 4 juin 2013.
  353. MNLAMOV : Expulsion des infiltrés maliens et relations de l'armée malienne avec les réseaux terroristes
  354. Mali : des soldats en route vers Kidal, Le Figaro avec AFP, 4 juin 2013.
  355. Mali: après les affrontements d'Anéfis, le MNLA et l'armée attendent les pourparlers de Ouagadougou, RFI, 6 juin 2013.
  356. Arielle Thedrel, « Mali : accord entre Bamako et les rebelles touaregs », sur Le Figaro.fr,‎ .
  357. a et b Mali: à Kidal, le cantonnement des groupes armés touaregs entre en vigueur ce vendredi, RFI, 5 juillet 2013.
  358. Le retour de l'armée malienne diversement apprécié à Kidal, RFI, 6 juillet 2013.
  359. Mali Actualités : Kidal : le MNLA blesse 3 militaires de la MINUSMA et caillasse trois véhicules de l’armée malienne dont une ambulance
  360. Mali: un mort après un fort regain de tension à Kidal, RFI, 19 juillet 2013.
  361. Mali : cinq personnes enlevées dans la région de Kidal, Le Monde avec AFP, 20 juillet 2013.
  362. Mali: le point sur la libération des six otages enlevés samedi à Tessalit, RFI, 21 juillet 2013.
  363. « La biographie du brigadier chef Martin-Vallet mort en mission au Mali » Ouest-France, Ligne de Défense, Philippe Chapleau, 31 juillet 2013.
  364. « Mali : Ibrahim Boubacar Keïta élu avec 77,61 % des voix », Le Point avec AFP, 15 août 2013.
  365. Rémi Carayol, Au Nord-Mali, les groupes armés touaregs et arabes font un pas vers l'unité, Jeune Afrique, 14 août 2013.
  366. Benjamin Roger, Terrorisme : le groupe de Mokhtar Belmokhtar et le Mujao annoncent leur fusion, Jeune Afrique, 22 août 2013.
  367. Mali: un grand jour pour le président Ibrahim Boubacar Keïta, RFI, 19 septembre 2013.
  368. Le Monde : Affrontements mortels entre communautés arabe et touareg à la frontière algéro-malienne
  369. Alakhbar : Mali: des mouvements de l'Azawad dénoncent les affrontements entre Azawadis en Algérie
  370. Jeune Afrique : Insécurité : le nord du Mali face aux coupeurs de routes
  371. rfi : Mali: accrochages entre l’armée malienne et des touaregs
  372. Le Nouvel Observateur : MALI. Au Nord du pays, on reparle déjà de guerre
  373. L'Indépendant : 11 combattants du MNLA arrêtés à Tombouctou
  374. rfi : Mali: accord inédit entre les groupes armés du Nord
  375. Le Monde : Négociations suspendues au Mali entre Bamako et les rebelles
  376. Jeune Afrique : Mali : les négociations avec les rebelles achoppent sur l'autonomie du Nord
  377. Xinhua : Mali - Tout est négociable sauf l'autonomie des régions du nord (Boubacar Kéita)
  378. BFM TV : Mali: deux militaires maliens blessés à Kidal dans un attentat à la grenade
  379. rfi : Mali: situation tendue à Kidal après des échanges de tirs entre l'armée et le MNLA
  380. rfi : Mali: de nouveaux tirs à Kidal ce lundi matin entre le MNLA et l’armée malienne
  381. rfi : Mali: nouvelles tensions à Kidal entre le MNLA et l'armée malienne
  382. Koaci : Mali : Un membre du MNLA tué au nord et 23 autres libérés à Bamako
  383. rfi : Mali: reprise du dialogue entre les groupes armés du Nord et le pouvoir
  384. rfi : Paix fragile au Mali: accrochage entre soldats maliens et combattants du MNLA
  385. Mali Actualités : INCIDENTS DE KIDAL : Le communiqué du Gouvernement
  386. Jeune Afrique : Rébellion touarègue : le MNLA veut reprendre la guerre
  387. RFI : Mali: remous et tensions après la fusillade de Kidal
  388. RFI : Mali: l’Algérie propose sa médiation dans les négociations avec les groupes armés
  389. RFI : Mali: une fraction du HCUA dénonce l’accord conclu entre plusieurs mouvements armés du Nord
  390. Le Républicain : Médiation à Alger de la crise du nord malien / Le désaccord des groupes armés
  391. rfi : Au Mali, près de 160 soldats tchadiens désertent leur position à Tessalit
  392. rfi : Mali: Idriss Déby rejette la faute sur l'ONU après la défection de 160 soldats tchadiens
  393. rfi : Mali: une enquête ouverte pour viol à l'encontre de soldats tchadiens de la Minusma
  394. « Mali : un véhicule avec près d'une tonne d'explosifs détruit » RTL 12 septembre 2013
  395. Mali : une dizaine de combattants islamistes tués début octobre, AFP, 10 octobre 2013.
  396. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 511-514.
  397. Romain Rosso, Mali : l'armée déclenche une vaste opération contre les réseaux djhadistes, L'Express, 23 octobre 2013.
  398. Journal du Mali : Opération Serval, il y a un an déjà
  399. Jean-Christophe Notin, La guerre de la France au Mali, p. 594-595
  400. Ministère de la Défense : Serval : point de situation du 14 novembre 2013
  401. rfi : Mali: l’armée française a tué le bras droit du chef jihadiste Belmokhtar
  402. RFI : Mali: vaste opération de l'armée française dans la région de Tombouctou
  403. Libération : Au Mali, les militaires français toujours sous la menace jihadiste
  404. AFP : Mali: 11 jihadistes tués dans une opération de «contre-terrorisme»
  405. rfi : Mali : attentat-suicide meurtrier contre un camp de l’armée à Tombouctou
  406. Le Parisien : Mali : deux civils tués et six soldats blessés dans un attentat suicide
  407. France 24 : Mali: Aqmi revendique l'attaque suicide de Tombouctou
  408. rfi : Mali : Aqmi revendique l'attentat suicide à Tombouctou (média mauritanien)
  409. Malijet : GAO : 2 militaires blessés dans l’attaque du Mujao
  410. rfi : Mali: des tirs d'armes lourdes visent la ville de Gao
  411. rfi : Mali : la ville de Gao visée par des tirs à l'arme lourde
  412. rfi : Mali: enquête à Gao pour déterminer la provenance des tirs d’armes lourdes
  413. TV5 Monde : Mali: les soldats maliens et français sur le pied de guerre à Gao
  414. France 24 : Mali : les islamistes du Mujao dynamitent un pont au sud de Gao
  415. Libération : Mali: le Mujao revendique le dynamitage d’un pont à Gao
  416. [3] AFP : Mali: nouvelle attaque jihadiste meurtrière, les soldats tchadiens visés
  417. TF1 : Mali : attentat-suicide raté près de soldats français
  418. L'Express : Mali: attentat-suicide près d'une position française
  419. RFI : Mali : attentat-suicide près d'une position française au Nord
  420. RFI : Mali: attentat meurtrier à Kidal contre des forces de la Minusma
  421. Le Parisien : Mali : l'attentat contre les soldats de l'ONU revendiqué par un jihadiste du MUJAO
  422. Le Figaro : Au Mali, l'accès de fièvre des Touaregs et des militaires
  423. Francetvinfo : Non, le Mali n'est pas sorti de la tourmente
  424. Mali Actualités : Kati : Mutinerie des éléments du capitaine Amadou Konaré
  425. rfi : Mali: détente à Kati mais toujours pas de solution pour les soldats mécontents
  426. rfi : Mali: les mutins de Kati neutralisés par l’armée
  427. rfi : Mali: après les évènements de Kati, l’inquiétude des proches des disparus
  428. RFI : Mali: après les évènements de Kati, l’inquiétude des proches des disparus
  429. RFI : Mutinerie contre Sanogo: le corps du colonel Youssouf Traoré identifié
  430. RFI : Mali: trois ans après, que sont devenus les acteurs du coup d'État?
  431. Jeune Afrique : Mali : Amadou Haya Sanogo, du coup d'État à la prison
  432. Mali: au moins deux membres de la famille du général Ag Gamou tués, RFI, 21 novembre 2013.
  433. Mali: un leader peul plaide l’apaisement après les affrontements, RFI, 9 février 2014.
  434. a et b L'Indicateur du Renouveau : Nord-Mali : La communauté peule indignée par les rébellions touarègues
  435. aBamako : Peulh au Nord du Mali : De la frustration au Mujao ?
  436. a et b Mali Actualités : http://maliactu.net/des-civils-tues-au-nord-mali-polemique-sur-lidentite-des-victimes-et-des-assaillants/
  437. Kabyles.Net : Combats et bilan des affrontements contre les terroristes du MUJAO
  438. RFI : Au Mali, les mineurs de Taoudeni chassés par des hommes armés
  439. Sahelien : Taoudéni sous le contrôle des indépendantistes du MAA
  440. a et b Le Monde : Un an après « Serval », les djihadistes sont de retour au Mali
  441. RFI : Les jihadistes toujours présents dans le nord du Mali
  442. Le Parisien : Mali : une dizaine de combattants d'Aqmi tués par les forces françaises
  443. RFI : Mali: mort d'un important jihadiste
  444. RFI : Mali: l’islamiste Abou Dardar aux mains des forces maliennes
  445. a et b AFP : Le ministre de la Défense estime que «la guerre de libération du Mali est finie, elle a été gagnée».
  446. a et b Le JDD : Le Drian confirme la mort d’un chef djihadiste au Mali
  447. RFI : Au Mali, la libération de cinq humanitaires locaux
  448. a et b AFP : Paris annonce la libération de cinq humanitaires maliens capturés le 8 février au Mali
  449. RFI : Mali: une trentaine de jihadistes tués par l’armée française en avril
  450. Le Monde : L'armée française a tué un haut cadre d'Al-Qaida au Sahel
  451. RFI : Mali: qui sont les nouveaux chefs des katibas jihadistes?
  452. Ministère de la Défense : Serval : point de situation du mercredi 30 avril
  453. RFI : Mali: des combats auraient opposé le MNLA au Mujao dans le Nord
  454. MNLAMOV : le MNLA affronte durant deux jours les hordes terroristes du mujao
  455. AFP : Un sous-officier français tué en opération au Nord du Mali dans la nuit
  456. Mali Actualités : Un légionnaire français de 25 ans tué en opération au Nord du Mali
  457. RFI : Combats à Kidal: une trentaine de fonctionnaires portés disparus
  458. a et b RFI : Les autorités maliennes déclarent être «en guerre»
  459. MNLAMOV : Communiqué conjoint des mouvements de l’Azawad
  460. AFP : Au Mali, Kidal et Ménaka sous contrôle des rebelles
  461. RFI : Chassé de Kidal, le gouvernement malien décrète un cessez-le-feu
  462. Jeune Afrique : Bilal Ag Acherif : "C'est l'armée malienne qui a attaqué le MNLA"
  463. RFI : Mali: trois groupes armés à Kidal acceptent un accord de cessez-le-feu
  464. AFP : Mali: les groupes armés à Kidal acceptent un cessez-le-feu avec Bamako
  465. Nouvel Horizon : La Plate-forme du 14 juin 014 (Maa, Cmfpr, Cpa, Gatia, Mpsa) face à l’attaque de Bamba : Certaines des composantes très remontées contre la Minusma
  466. RFI : Mali: les mouvements de l'Azawad créent une coordination militaire
  467. MNLAMOV : Violents combats en cours entre les forces de l'Azawad et le MUJAO à Tabankort
  468. http://www.rfi.fr/afrique/20140524-mali-affrontements-le-nord/ RFI : Mali: affrontements dans le Nord
  469. Maliweb : Querelle de leadership entre groupes armés dans la région de Gao : Les affrontements entre deux factions du MAA à Tabancort font 7 morts et 15 blessés
  470. Mali Actu : Combats MNLA-MAAA : La guerre pour le contrôle des routes de drogue
  471. L'Indicateur du Renouveau : Tabankort : Affrontements entre factions rivales du MAA
  472. Mali Actu : Nord – Mali : quand le MNLA confond le MAA avec le MUJAO - See more at: http://maliactu.net/nord-mali-quand-le-mnla-confond-le-maa-avec-le-mujao/#sthash.NCYA1vbJ.dpuf
  473. RFI : Retour des violences et des jihadistes au nord du Mali
  474. RFI : Alger: pendant les négociations, les combats continuent au Mali
  475. RFI : Le dialogue inter-malien d'Alger s'ouvre dans un climat de méfiance
  476. RFI : Dialogue inter-malien: un face-à-face tendu à Alger
  477. RFI : Négociations compliquées pour un accord de paix malien à Alger
  478. RFI : L’Algérie médiateur du dialogue inter-malien ?
  479. AFP : Un Mirage 2000D français s'écrase au Niger
  480. [4]
  481. AFP et Le Point : Fin de l'opération Serval au Mali
  482. Le Nouvel Observateur : Guerre au Mali : ce que l'on sait de l'opération Barkhane
  483. Ministère de la Défense : Mali : décès d’un soldat français
  484. AFP : Un soldat français tué au Mali
  485. « L’opération Serval est « terminée » au Mali, place à l’opération Barkhane », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  486. RFI : Sahel: l'opération Barkhane débute
  487. Mali: l'ONU prolonge le mandat de la Minusma
  488. a et b AFP : Crise du nord : Un véhicule de l’ONU saute sur une mine , un soldat burkinabè tué
  489. MINUSMA : La MINUSMA préoccupée par de possibles violations de l’Accord de cessez-le-feu à Lerneb
  490. MNLAMOV : Frappes françaises au Nord de Tombouctou et combats à Lerneb
  491. a et b Nord du Mali: deux soldats burkinabè tués, 4 blessés dans un attentat suicide, AFP, 16 août 2014.
  492. []
  493. RFI : Mali: attaque meurtrière contre les forces burkinabè de l'ONU
  494. RFI : Nord du Mali: attaques répétées contre les forces de la Minusma
  495. Malijet : Tessalit : deux soldats maliens tués suite à l’effondrement d’un mur d’enceinte
  496. RFI : Mali: quatre soldats de la Minusma tués dans un attentat
  497. RFI : Au Mali, la Minusma en première ligne
  498. RFI : Mali: la Minusma à nouveau endeuillée
  499. Jeune Afrique : Carte interactive - Mali : la Minusma et les forces françaises en terrain miné
  500. RFI : Mali: cinq Touaregs enlevés dans le Nord
  501. RFI : Mali : un Touareg décapité, Aqmi mis en cause
  502. Reuters : Un otage touareg décapité par des islamistes au Mali
  503. RFI : Mali : 9 casques bleus nigériens tués dans une attaque terroriste
  504. Libération : Au Mali, les jihadistes multiplient les attaques sanglantes contre l'ONU
  505. Lignes de défense : Mali : embuscade près de Ménaka, 9 casques bleus nigériens tués, par Philippe Chapleau.
  506. a et b Mali. Neuf Casques bleus tués dans une attaque près de Gao, Le Nouvel Observateur avec AFP, 3 octobre 2014.
  507. AFP : Mali: le camp de l'ONU à Kidal attaqué à la roquette, un Casque bleu sénégalais tué
  508. AFP : Nord du Mali: affrontements entre 2 groupes touareg rivaux, au moins 7 morts
  509. MNLAMOV : Violation du cessez-le-feu par le Mali
  510. Mali Actu : Mali : Le MNLA annonce avoir pris le contrôle d’In Afarak, localité frontalière avec l’Algérie - See more at: http://maliactu.net/mali-le-mnla-annonce-avoir-pris-le-controle-din-afarak-localite-frontaliere-avec-lalgerie/#sthash.gWvB8BAR.dpuf
  511. MNLAMOV : Prise d’Inafarak à la frontière algérienne tôt ce matin
  512. Ministère de la Défense : Barkhane : décès d'un soldat français
  513. L'Obs : Un soldat français tué dans le nord du Mali
  514. a et b RFI : Mali: dimanche de violences autour de Gao
  515. AFP : Attaque djihadiste et combats meurtriers dans le nord du Mali
  516. Ligne de défense : Mali: deux incidents avec des IED en deux jours, des accrochages au sud de Gao, par Philippe Chapleau.
  517. MNLAMOV : Violation du cessez-le-feu et allégations de la part du Gouvernement malien
  518. 45enord.ca : Le nord du Mali, de mal en pire
  519. L'Express de Bamako : Infos FAMA : Bataille de Boulkessi, frontière burkinabé, 1 rebelle tué, 20 capturés et des armes saisies
  520. RFI : Mali: deux Touaregs retrouvés égorgés près de Kidal
  521. RFI : Mali: le véhicule des deux Touaregs tués près de Kidal retrouvé
  522. Reuters : Deux enfants tués, dix autres enlevés dans le nord du Mali
  523. RFI : Deux militaires tués dans l’explosion d’une mine au nord du Mali
  524. La Sentinelle : Attentat sur le convoi du ministre Bocari Tereta : Un 3e militaire décédé
  525. MNLAMOV : Le MNLA victime d’une embuscade
  526. Jeune Afrique : Mali : l'armée française annonce avoir tué Ahmed Tilemsi, ex-chef militaire du Mujao
  527. RFI : Mali: deux milices alliées de Bamako prennent la localité de Bamba
  528. RFI : Nord du Mali: les accrochages se poursuivent à Bamba
  529. VOA : Mali : nouvelles violences des groupes armés
  530. AFP : Mali: attaque contre un camp militaire et affrontements entre groupes armés
  531. Oraweb ; Un responsable du Gatia affirme que son mouvement a infligé de lourdes pertes au MNLA ce lundi à Bamba : 6 morts, 2 prisonniers et un véhicule calciné
  532. RFI : Mali: à Ber, les groupes armés se surveillent mutuellement
  533. Jeune Afrique : Mali : la Minusma face au MNLA… et au Gatia
  534. AFP : Mali : nouvelle attaque d’une localité dans le centre, un civil tué
  535. Reuters : Sept soldats maliens tués dans un raid islamiste
  536. Le Monde avec AFP : Au Mali, une nouvelle attaque contre une localité près de la frontière mauritanienne
  537. RFI : Mali: des militaires maliens tués dans une attaque jihadiste
  538. AFP : Mali: deux militaires maliens tués dans une attaque jihadiste dans le Centre
  539. Jeune Afrique : Mali : au moins deux soldats maliens tués dans l'attaque contre Ténenkou, près de Mopti
  540. RFI : Mali: attaque terroriste contre la Minusma à Kidal
  541. Le Monde avec AFP : Mali : un casque bleu tué dans une attaque contre le camp de l'ONU à Kidal
  542. Reuters : Un casque bleu tué à Kidal, dans le nord du Mali
  543. RFI : Mali : combats pour le contrôle de la localité stratégique de Tabankort
  544. Malijet : Nord du Mali : des violents combats en cours entre les groupes armés à Tabancor
  545. RFI : Mali: la CMA demande le départ de l’ONU avant de prendre Tabankort
  546. RFI : Mali : manifestation de colère à Kidal
  547. RFI : Mali: la Minusma détruit un véhicule des rebelles, au moins 5 morts
  548. Sahélien : Mali : 4 morts dans un raid de la MINUSMA sur une position du MNLA au nord de Gao
  549. MINUSMA : La MINUSMA contrainte de faire usage de la force aujourd’hui à Tabankort
  550. MNLAMOV : Quand la Minusma bombarde la coordination
  551. Malijet : Accord pour l’établissement d'une zone temporaire de sécurité entre la MINUSMA et MNLA
  552. AFP : Mali : trois morts dans une manifestation à Gao contre la Minusma
  553. RFI : Mali: une manifestation à Gao contre la Minusma tourne mal
  554. L'Indicateur du Renouveau : Situation explosive à GAO : La population demande le départ du bataillon rwandais
  555. Soir de Bamako : Marche de protestation contre l’établissement d’une "zone temporraire de sécurité": Qui a tiré sur les manifestants à Gao ?Deux responsables de la Minusma se contredisent
  556. RFI : Mali: des casques bleus responsables de la mort de trois manifestants
  557. MINUSMA : COMMUNIQUE - La MINUSMA annonce le retrait de son projet de sécurisation à Tabankort
  558. RFI : Attaques et attentats-suicides meurtriers se succèdent au Mali
  559. AFP : Mali : une dizaine de morts dans une attaque contre les rebelles
  560. Le Figaro : Au Mali, les groupes touaregs s'entredéchirent
  561. Reuters : Trois soldats maliens tués dans le nord du pays
  562. RFI : Un général malien échappe à une tentative de meurtre à Bamako
  563. L'Express avec AFP : Attentat à Bamako: un groupe islamiste revendique l'attaque
  564. RFI : Mali: une déclaration signée à Alger lors des négociations de paix
  565. RFI : Accords inter-maliens à Alger: la CMA demande du temps
  566. Le Point avec AFP : Mali : un "accord de paix et de réconciliation" signé à Alger
  567. RFI : Mali: manifestations à Kidal contre les accords en vue à Alger
  568. Le Monde : Accords de paix d’Alger : une dernière chance pour le Mali, par Jean-Philippe Rémy.
  569. RFI : Mali: accord d'Alger, un mois pour convaincre
  570. RFI : Mali: comment le projet d'accord de paix est-il perçu sur le terrain?
  571. RFI : Mali: les discussions continuent dans le Nord autour de l’accord d’Alger
  572. RFI : Accord d’Alger: l’interminable indécision des groupes du nord du Mali
  573. RFI : Mali : poursuite des discussions à Kidal sur l'accord d'Alger
  574. RFI : Nord du Mali: le texte de l'accord ne changera pas, prévient la médiation
  575. MNLAMOV : La CMA déclare ne pas pouvoir parapher l'accord en son état actuel
  576. RFI : Nord du Mali: la CMA ne paraphera pas le projet d’accord de paix
  577. Ministère de la Défense : Barkhane : point de situation au 5 mars
  578. L’indicateur du Renouveau : Mali : Révélation de la force barkhane : 100 et 200 jihadistes toujours dans l’Adrar des Ifoghas
  579. RFI : Au moins cinq morts dans une fusillade au cœur de Bamako
  580. RFI : Bamako frappée au cœur: une première depuis l'opération Serval
  581. Le Figaro : Un groupe islamiste revendique l'attentat de Bamako
  582. France 24 : À Gao, la foule lynche à mort puis brûle deux poseurs de bombes présumés
  583. RFI : Mali: trois morts dans une attaque contre la Minusma à Kidal
  584. MINUSMA : UN HÉLICOPTÈRE D’ATTAQUE DE LA MINUSMA S’ÉCRASE AU NORD DE GAO - DEUX MORTS
  585. a et b Mali : deux Casques bleus morts en mission, Le Figaro avec AFP, 17 mars 2013.
  586. L'Indépendant : Mali: Axe Diabaly-Nampala-Léré : 2 militaires tués, 5 blessés dans l’explosion
  587. RFI : Mali: Aqmi accentue la pression dans la région de Tombouctou
  588. AFP : Mali: Aqmi décapite un civil malien accusé de travailler pour la France
  589. Sahélien : Mali : La CMA et le MUJAO se sont affrontés au sud-ouest de Ménaka
  590. Le Monde avec AFP et Reuters : Mali : des djihadistes revendiquent l'attaque d'un convoi humanitaire du CICR
  591. RFI : Mali: le Mujao revendique l'attaque d'un camion du CICR
  592. Le Figaro avec AFP : Mali: trois "bandits armés" tués par l'armée
  593. Xinhua : Mali : trois terroristes tués lors d’une attaque à Boulkessi
  594. Le Figaro avec Reuters : Mali: 3 tués dans l'attaque d'une base militaire
  595. a et b Le Monde avec AFP : Un otage néerlandais libéré au Mali
  596. a et b RFI : Encore trois otages étrangers détenus au Mali
  597. RFI : Mali : un otage néerlandais d’Aqmi libéré par l’armée française
  598. Mali : 1 otage libéré, 2 terros tués et 2 capturé par les FS françaises, Philippe Chapleau, twitter.
  599. RFI : Deux soldats maliens tués dans une attaque dans le centre du pays
  600. MINUSMA : Neuf casques bleus blessés, trois civils tués et sept blessés lors d'une attaque suicide à Ansongo
  601. RFI : Mali: un convoi de la Minusma attaqué près de Gao, deux civils tués
  602. Le Monde avec AFP : Mali : au moins un mort dans une nouvelle attaque contre un convoi de l'ONU
  603. Anadolu Agency : Mali: Deux combattants du MNLA morts dans une attaque terroriste à Kidal
  604. MNLAMOV : Un poste du MNLA a été attaqué par des éléments terroristes à Talabit
  605. Alakhbar : Le groupe El-Mourabitoune prête allégeance à l'État islamique
  606. Alakhbar : El-Mourabitoune appelle les autres groupes jihaidstes à prêter allégeance à l'État islamique (Audio)
  607. Wassim Nasr, twitter.
  608. Alakhbar : Bel Mokhtar dément l'allégeance du groupe El-Mourabitoune à l'État Islamique
  609. Mali: deux importants chefs jihadistes tués par l'armée française, AFP, 20 mai 2015.
  610. Reuters : Bourse de Paris : Quatre "terroristes" tués au Mali par l'armée française
  611. a et b Mali: mort d’un casque bleu, RFI, 26 mai 2015.
  612. Mali : un Casque bleu tué par des tirs à Bamako, un autre blessé, AFP, 26 mai 2015.
  613. RFI : Mali: un groupe pro-Bamako prend Ménaka aux mains du MNLA
  614. Le Point avec AFP : Mali : un groupe pro-Bamako prend des positions rebelles
  615. RFI : Mali: les habitants de Ménaka saluent l’arrivée d’un groupe pro-Bamako
  616. Jeune AFrique : Mali - Fahad Ag Almahmoud (Gatia) : "Notre occupation de Ménaka n'a pas été préparée"
  617. France 24 : "Le MNLA a terrorisé la population de Ménaka pendant près de trois ans"
  618. a et b L'Indicateur du Renouveau : Fahad Ag Almouhamoud: 5 chefs militaires du MNLA ont été arrêtés à Ménaka
  619. AFP : Mali: combats entre rébellion et armée, 2 militaires et un enfant tués dans une attaque
  620. AFP : Mali: 10 rebelles et neuf militaires tués lors des derniers combats
  621. Le Figaro avec AFP : Mali: un mort dans une attaque
  622. RFI : Nord du Mali: groupes rebelles et milices pro-Bamako s'affrontent
  623. Le Monde avec AFP : Au Mali, l’explosion d’une mine fait trois morts
  624. RFI : Mali: manifestations à Bamako et combats dans le nord-ouest
  625. Reuters : Attaque rebelle contre la ville malienne de Diré
  626. RFI : Mali: combats meurtriers à Ténenkou entre armée et rebelles touaregs
  627. AFP : Mali: neuf militaires tués à quatre jours de la signature prévue d'un accord de paix
  628. RFI : Nord du Mali: les groupes armés ont paraphé l'accord de paix d'Alger
  629. Le Figaro : Mali : un accord de paix très fragile pour le Nord, par David Baché.
  630. Le Point avec AFP : Le Mali signe la paix, mais sans les Touaregs
  631. MNLAMOV : la CMA informe qu'aucun de ses membres n'est présent à la cérémonie de signature à Bamako
  632. RFI : Mali: signature de l'accord de paix, sans les principaux groupes rebelles
  633. Libération : « La situation au Mali a empiré »
  634. RFI : Nouvelle attaque meurtrière contre l'armée malienne près de Tombouctou
  635. AFP : Mali: trois soldats maliens tués dans une attaque de la rébellion à dominante touareg
  636. Reuters : Mali-Au moins trois soldats tués dans une attaque rebelle
  637. Jeune Afrique : Mali : l'armée accusée d'avoir exécuté neuf personnes à Tin Hama
  638. MNLAMOV : l'armée malienne à procédé à l'exécution sommaire et publique de neuf (9) personnes dans la ville de Tinahima.
  639. Malijet : Le gouvernement dément toute implication de l’armée dans les exactions à Tin Hamma
  640. AFP : Civils tués dans le nord du Mali: l'ONU enquête
  641. RFI : Mali : l’ONU enquête sur la mort de civils à Tin-Hamma
  642. RFI : Les civils de plus en plus souvent ciblés dans le nord du Mali
  643. Mali: l’ONU dénonce de massives violations des droits de l’homme, RFI, 10 janvier 2016.
  644. Mali: état d'urgence jusqu'au 1er janvier, AFP, 23 décembre 2015.
  645. Reuters : Des rebelles touaregs disent avoir capturé 19 militaires maliens
  646. Reuters : Resume de l'actualite a 16H00 GMT (23/05)
  647. a et b RFI : Violences au nord Mali malgré la signature d’un accord de paix
  648. Studio Tamani : Nord du Mali : une dizaine de détenus libérés par la CMA
  649. RFI : Mali: manifestation de soutien à l’accord d’Alger dans la capitale
  650. L'accord de paix pour le nord du Mali officiellement ratifié, RFI, 20 juin 2015.
  651. Accord de paix au Mali: scènes de fraternisation entre anciens ennemis, RFI, 21 juin 2015.
  652. Mali: les défis de la mise en œuvre de l'accord de paix, RFI, 21 juin 2015.
  653. Tortures et Exécutions sommaires des civils par la milice pro-gouvernementale à Talatayt et Indeliman (Ansongo) et par l’armée malienne à Farach (Goundam), COMMUNIQUE N°25-CMA-7-2015- CMA, 26 juillet 2015.
  654. Mali: premier accroc au cessez-le-feu à Kidal, RFI, 3 août 2015.
  655. Ouverture des hostilités par les milices de la Plateforme, MNLAMOV, 16 août 2015.
  656. Suite aux combats du nord du Mali, l’ONU tente de sécuriser Kidal, RFI, 17 août 2015.
  657. Mali : que se passe-t-il à Anéfis ?, Jeune Afrique, 28 août 2015.
  658. Benjamin Roger, Mali : la Plateforme entame un retrait partiel d’Anéfis, Jeune Afrique, 7 septembre 2015.
  659. Mali: à Anéfis, la Minusma confirme le début du retrait des milices, RFI, 11 septembre 2015.
  660. Mali: les ex-rebelles de la CMA affirment être de retour à Anéfis, RFI, 19 septembre 2015.
  661. Combats entre groupes touaregs rivaux dans le nord du Mali, Reuters, 18 septembre 2015.
  662. Mali: rebelles et milices pro-gouvernementales s’affrontent à nouveau, RFI, 18 septembre 2015.
  663. Mali: échange de prisonniers entre Bamako et groupes rebelles, RFI, 4 octobre 2015.
  664. a et b Mali : des combattants loyalistes entrent sans heurts dans Kidal, Le Monde avec AFP, 3 février 2016.
  665. Mali: à Kidal, des zones d’ombres dans l’accord CMA-Gatia, RFI, 9 février 2016.
  666. Mali: des hommes d'un groupe pro-Bamako sont entrés dans Kidal, RFI, 2 février 2016.
  667. Mali: les discussions se poursuivent à Kidal pour un retrait du Gatia, RFI, 3 février 2016.
  668. Joséphine Johnson, Mali : faut-il s'inquiéter du retour des groupes armés à Kidal ?, Le Point, 4 février 2016.
  669. Mali: à Kidal, le Gatia et les rebelles tombent d’accord, RFI, 7 février 2016.
  670. Mali: le calme à Kidal après l’accord CMA-Gatia, RFI, 11 février 2016.
  671. David Baché, Mali: Gatia et CMA à Kidal, les enjeux, RFI, 12 février 2016.
  672. Mali : après l'accord d'Alger, la paix des tribus, RFI, 17 février 2016.
  673. Mali: situation apaisée à Kidal, un mois après l'incursion du Gatia en ville, RFI, 28 février 2016.
  674. Regain de tension entre fractions touarègues dans le nord du Mali, RFI, 24 février 2016.
  675. Mali : Des affrontements entre Touareg font 10 morts près de Ménaka, Koaci, 24 février 2016.
  676. Mali: des allégations d'exécutions jettent le trouble dans la région de Gao, RFI, 29 février 2016.
  677. RFI : Première attaque jihadiste dans le sud du Mali
  678. RFI : Mali : attaque de jihadistes dans le sud du pays
  679. AFP : L'armée se positionne à Fakola, près de la Côte d'Ivoire, après une incursion jihadiste
  680. Ministère de l'Économie Numérique de l’Information et de la Communication : Communiqué du gouvernement sur l’attaque de Fakola
  681. Mali : un camp militaire jihadiste détruit dans le sud du pays, RFI, 16 juillet 2015.
  682. Mali : l’armée détruit un camp djihadiste, BBC, 17 juillet 2015.
  683. Mali: plusieurs jihadistes tués à la frontière ivoirienne, leur camp détruit, AFP, 17 juillet 2015.
  684. Un camp d’entraînement de jihadistes démantelé dans la forêt de « Sama » à Sikasso, Studio Tamani, 16 juillet 2015.
  685. Rémi Carayol, Mali : Keïta et Koufa, l’inquiétant duo terroriste du Sud, Jeune Afrique, 3 décembre 2015.
  686. Mali : cinq rebelles tués par l'armée, Le Figaro avec Reuters, 17 juin 2015.
  687. Mali: l'attaque de Nara, dans le centre, attribuée à des jihadistes, RFI, 28 juin 2015.
  688. a et b Mali : six casques bleus tués dans une attaque revendiquée par Aqmi, RFI, 2 juillet 2015.
  689. Six casques bleus tués dans le nord du Mali, Reuters, 2 juillet 2015.
  690. Aboubacar Dicko, Mali : Takoumbaout dans le cercle de Goundam : Une embuscade tendue à la MINUSMA a fait au moins 6 morts et 5 blessés, L’Indépendant, 4 juillet 2015.
  691. Mali: une vidéo d'AQMI adopte les codes de communication du groupe EI, RFI, 3 septembre 2015.
  692. Un convoi de l’armée malienne tombe dans une embuscade à Nampala : 2 morts et 4 blessés légers, Malijet, 2 août 2015.
  693. Mali: onze militaires maliens tués dans une attaque jihadiste dans le nord, AFP, 3 août 2015.
  694. Hôtel attaqué au Mali: 13 morts dont 5 contractuels de l'ONU et 4 soldats maliens, AFP, 9 août 2015.
  695. Au lendemain de l'attaque de Sévaré, dix civils tués dans le nord du Mali, France 24 avec AFP, 10 août 2015.
  696. Mali: 10 civils tués dans une attaque, Le Figaro avec Reuters, 9 août 2015
  697. A. Diarra, Mali : À la suite d’une expédition punitive des terroristes à Gaberi (hous) : 13 personnes tuées dont 12 civils et un terroriste, L’Indépendant, 10 août 2015.
  698. Deux soldats maliens tués et un disparu après une attaque près de Tombouctou, Jeune Afrique avec AFP, 1er septembre 2015.
  699. Mali: quatre morts dans une attaque jihadiste dans le centre du pays, RFI, 20 septembre 2015.
  700. Mali: plusieurs civils tués dans l’attaque d’un convoi près de Gao, RFI, 14 octobre 2015.
  701. Mali: début d’une opération militaire anti-jihadiste en pays Dogon, RFI, 27 octobre 2015.
  702. Mali: arrestation de douze jihadistes présumés dans le centre, RFI, 28 octobre 2015.
  703. Mali: des jihadistes délogés par l’armée près de Mopti et du Burkina, RFI, 29 octobre 2015.
  704. Mali : l’armée tue sept jihadistes dans la région de Mopti, Jeune Afrique avec AFP, 29 octobre 2015.
  705. Mali: Al-Qaïda assassine deux hommes qu'elle accuse d'être des espions français, L'Express avec AFP, 27 novembre 2015.
  706. Romain Caillet, S'inspirant des vidéos d'exécutions de présumés espions de l'#EI, #AQMI diffuse les aveux de 3 supposés "traîtres". , twitter.
  707. Mali : trois jours de deuil après l’attaque du Radisson, doublement revendiquée, France 24, 23 novembre 2015.
  708. a et b Mali: plusieurs morts dans l'attaque d'un camp de l'ONU à Kidal, RFI, 28 novembre 2015.
  709. Mali : attaque "terroriste" contre un camp de l'ONU à Kidal, France 24 avec AFP, 28 novembre 2015.
  710. Mali: Ansar Dine revendique l'attaque contre la Minusma à Kidal, RFI, 28 novembre 2015.
  711. L'émir d'Aqmi annonce le ralliement de Mokhtar Belmokhtar, RFI, 4 décembre 2015
  712. Al-Qaëda au Maghreb islamique annonce le ralliement des Mourabitoune, AFP, 4 décembre 2015.
  713. Mali: un poste militaire attaqué dans le centre du pays, RFI, 14 décembre 2015.
  714. Mali : un poste militaire attaqué à Niono, BBC, 14 décembre 2015.
  715. Mali: le groupe Ançar-dine revendique une attaque contre l’armée, Alakhbar, 15 décembre 2015.
  716. Mali: trois jeunes assassinés devant une radio privée à Tombouctou, RFI, 18 décembre 2015.
  717. Mali: les islamistes radicaux de plus en plus visibles dans le Nord, RFI, 21 décembre 2015.
  718. [vidéo] Par Pauline Simonet, Salima Belhadj, Laurent Berstecher, Bangaly Touré, Reportage exclusif auprès de dizaines de familles syriennes refugiées au Mali, France 24, 14 décembre 2015.
  719. La nouvelle route des réfugiés syriens passe par… Bamako, France 24, 11 décembre 2015.
  720. Mali : des centaines de réfugiés syriens, BBC, 11 décembre 2015.
  721. En route pour l’Europe, des réfugiés syriens se retrouvent au Mali, Le Monde, 21 décembre 2015.
  722. Opération française contre un groupe djihadiste dans le nord du Mali, Le Monde avec AFP et Reuters, 23 décembre 2015.
  723. Barkhane: neutralisation de terroristes au Mali, Ministère de la Défense, 22 décembre 2015.
  724. Nord-Mali: 8 combattants de la plateforme, « tués » dans un raide de l’armée française, Alakhbar, 22 décembre 2015.
  725. Mali: des jihadistes «neutralisés» par l'armée française, RFI, 23 décembre 2015.
  726. Mali : l'armée française accusée d'avoir commis une bavure, Le Parisien AFP, 24 décembre 2015.
  727. Mali: l'intervention des forces françaises fait toujours des vagues, RFI, 25 décembre 2015.
  728. Mali : le MAA, pro-Bamako, accuse l’armée française d’avoir tué plusieurs de ses combattants, Jeune Afrique avec AFP, 24 décembre 2015.
  729. Jihadistes tués au Mali: un groupe pro-gouvernemental dit avoir récupéré les corps, AFP, 28 décembre 2015.
  730. Philippe Chapleau, Mali: la "Plateforme" dit avoir récupéré les corps des miliciens tués par Barkhane, Lignes de défense, 28 décembre 2015.
  731. Baba Ahmed, Nord du Mali : la guerre est déclarée entre le MNLA et Iyad Ag Ghali, Jeune Afrique, 22 janvier 2016.
  732. Mali: dans le Nord, «terroristes» contre rebelles, RFI, 26 décembre 2015.
  733. Ansar Dine revendique l’attaque de la base malienne de Telhendak, Agence de Presse Africaine, 26 décembre 2015.
  734. Une attaque contre un convoi fait six morts dans le nord du Mali, Reuters, 15 janvier 2016
  735. a et b Mali: six morts dans l'attaque d'un convoi, Le Figaro avec Reuters, 15 janvier 2016
  736. Au moins sept morts vendredi dans deux attaques dans le nord et le centre du Mali, Mali Actu, 15 janvier 2016.
  737. La CMA condamne les actes barbares de l'armée malienne contre les civiles à Goundam, MNLAMOV, 15 janvier 2016.
  738. Mali: trois gendarmes tués par des jihadistes présumés près de Mopti, RFI, 20 janvier 2016.
  739. Mali : au moins quatre soldats tués à Tombouctou et près de Gao, Jeune Afrique avec AFP, 29 janvier 2016.
  740. Mali: quatre assaillants et un militaire malien tués dans une attaque contre l'ONU à Tombouctou, AFP, 5 février 2016.
  741. Mali: Aqmi revendique l'attaque contre l'ONU à Tombouctou, des suspects libérés, AFP, 6 février 2016
  742. Attaque à Tombouctou: «l'œuvre des ennemis de la paix» pour la Minusma, RFI, 6 février 2016.
  743. Mali : l’explosion d’une mine tue trois militaires, Jeune Afrique avec AFP, 10 février 2016.
  744. a et b Une attaque djihadiste présumée fait trois morts dans le nord du Mali, Le Monde avec AFP, 11 février 2016.
  745. Mali: la base de l’ONU à Kidal attaquée, RFI, 12 février 2016.
  746. [Mali: six Casques bleus et trois militaires maliens tués dans des attaques jihadistes Mali: cinq Casques bleus et trois militaires maliens tués dans des attaques jihadistes], AFP, 12 février 2016.
  747. Mali: sanglantes attaques contre l’ONU et l’armée malienne, RFI, 13 février 2016.
  748. Gilles N., twitter.
  749. Mali : Informations exclusives sur le mauritanien auteur de l’attaque de Kidal, Alakhbar, 14 février 2016.
  750. Militaires tués dans le nord du Mali: les Guinéens s'interrogent, RFI, 15 février 2016.
  751. a et b Mali: dernier hommage rendu aux casques bleus guinéens tombés à Kidal, RFI, 17 février 2016.
  752. Guinée: l'hommage national aux casques bleus tombés à Kidal, RFI, 20 février 2016.
  753. [vidéo] Vidéo : le camp de la Minusma de Kidal, cible privilégiée des jihadistes au Mali, France 24, 26 février 2016.
  754. Mali: trois soldats maliens tués dans une embuscade de jihadistes dans la région de Tombouctou, AFP, 12 février 2016.
  755. Mali: dans le nord, les jihadistes montrent qu'ils sont toujours là, RFI, 14 février 2016.
  756. Centre du Mali: 200 jeunes « déradicalisés » se sont engagés à quitter les groupes jihadistes, Mali Actu avec AFP, 8 mars 2016.
  757. Mali: élus et société civile veulent «déradicaliser» les jeunes de Mopti, RFI, 8 mars 2016.
  758. Rémi Carayol, Carte : au centre du Mali, une constellation de groupes armés, Jeune Afrique, 18 juin 2016.
  759. Minusma: visite d'une délégation militaire du Tchad pour calmer les tensions, RFI, 19 mars 2016.
  760. Mali: ce que l'on sait de l'attaque d'une mission militaire de l'UE à Bamako, RFI, 22 mars 2016.
  761. Baba Ahmed et Trésor Kibangula, Mali : ce que l’on sait de l’attaque repoussée contre la mission de l’Union européenne, Jeune Afrique, 22 mai 2016.
  762. Mali: un des assaillants de la mission militaire de l'UE à Bamako blessé et en fuite, RFI, 22 mai 2016.
  763. Tirs nourris à l'hotel Nord-Sud à Bamako, VOA, 30 mars 2016.
  764. Mali : des soldats tchèques repoussent une attaque contre la mission militaire de l’UE, Radio Prague, 23 mars 2016.
  765. Deux militaires tués dans l'explosion de leur véhicule dans le Nord du Mali, VOA avec AFP, 29 mars 2016.