Conférence de Nyon

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Conférence de Nyon
Discussions durant la conférence
Discussions durant la conférence

Type Conférence diplomatique
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Localisation Nyon
Coordonnées 46° 23′ 06″ nord, 6° 14′ 24″ est
Date du 10 au
Participant(s) Drapeau du Royaume de Bulgarie Royaume de Bulgarie
Drapeau : Égypte Royaume d'Égypte
Drapeau français République française
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Drapeau de la Roumanie Royaume de Roumanie
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Drapeau du Royaume de Yougoslavie Royaume de Yougoslavie
Résultat Accord pour lutter contre la piraterie en mer Méditerranée

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Conférence de Nyon

Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

(Voir situation sur carte : canton de Vaud)
Conférence de Nyon

La conférence de Nyon est une conférence diplomatique concernant la piraterie internationale en mer Méditerranée qui s'est tenue du 10 septembre au 14 septembre 1937 à Nyon en Suisse. La rencontre est organisée à la suite de la Guerre sous-marine à outrance mené par l'Italie durant la Guerre civile espagnole. Cependant, les attaques sont qualifiées de piraterie car les agresseurs ne sont pas identifiés et les italiens ne sont pas officiellement en guerre. La conférence dirigée par le Royaume-Uni et la France a pour but de renforcer la politique de « non-intervention » dans la guerre d'Espagne.

Le Royaume-Uni et la France animèrent la conférence qui a été également suivie par des représentants de Bulgarie, d'Égypte, de Grèce, de Roumanie, de Turquie, d'Union soviétiques et de Yougoslavie.

Le premier accord, signé le 14 septembre 1937, comportait des plans pour contre-attaquer ces sous-marins pirates. Des patrouilles navales ont été mises en place : le Royaume-Uni et la France patrouillant dans l'ensemble de la mer Méditerranée, notamment à l'ouest, et les autres signataires patrouillant dans leurs propres eaux. L'Italie était autorisée à adhérer à l'accord à patrouiller en mer Tyrrhénienne si elle le souhaitait. Trois jours plus tard, un second accord a suivi, avec l'application de dispositions similaires pour les navires de surface. L'Italie et l'Allemagne n'y ont pas participé, bien que le premier ait entrepris des patrouilles navales en novembre.

Contexte[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la Guerre civile espagnole, un comité de non-intervention est formé en 1936 par vingt-quatre pays signataires[1]. L'objectif de ce dernier était surtout d’empêcher les livraisons d'arme aux différents belligérants espagnole. Du point de vue britannique, il s'agissait surtout de mener une politique d’apaisement afin d'éviter notamment que l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste mènent un guerre de procuration en Espagne[2]. Les allemands et les italiens soutenaient les Nationalistes espagnols, tandis que l'Union soviétique appuyait les Républicains.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gretton 1975, p. 103
  2. Franck 1987, p. 390-391

Bibliographie[modifier | modifier le code]