Confédération coréenne des syndicats

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La Confédération coréenne des syndicats (plus communément KCTU pour Korean Confederation of Trade Unions, 전국민주노동조합총연맹 (Jeon-guk Minju Nodong Johap Chongyeonmaeng)) est un syndicat coréen fondé le 11 novembre 1995. Elle est affiliée à la Confédération syndicale internationale.

Historique[modifier | modifier le code]

Créée dans la clandestinité, alors que le seul syndicat officiel (la FKTU) était lié au régime militaire, la KCTU a été à l'origine d'un important mouvement de grèves en 1996-1997.

Autorisée après l'entrée de la Corée du Sud à l'OCDE en 1997, la KCTU est aujourd'hui la seconde centrale syndicale en Corée du Sud.

En 1998, la KCTU s'est retirée des négociations, qui n'ont pas abouti, pour instaurer la semaine de travail de cinq jours.

En 1999, elle comptait 573 490 adhérents dans 1 226 syndicats.

Fin 2001, ses 600 000 membres appartenaient principalement aux secteurs de la métallurgie (166 000 adhérents), des services publics (100 000) et de l'enseignement (88 000). La KCTU revendique 800 000 adhérents fin 2006[1].

En novembre 2006, la KCTU a appelé à une journée de grèves pour protester contre un projet de loi visant à accroître la flexibilité du marché du travail[2].

La KCTU a animé dix mouvements sociaux à Hyundai Motor en 2006, la direction expliquant les contre-performances de l'entreprise par cette forte agitation[1].

Le président de la KCTU, Han Sang-gyun, est condamné en juillet 2016 à cinq ans d'emprisonnement pour son rôle dans l’organisation de manifestations. Selon Amnesty International cette condamnation est « injuste et honteuse » et traduit la « répression de plus en plus implacable menée en Corée du Sud contre l’opposition pacifique »[3].

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source : "Le Monde", http://www.angus-reid.com/polls/index.cfm/fuseaction/viewItem/itemID/14296
  2. Source : "L'Humanité" du 24 novembre 2006, http://www.korea-is-one.org/article.php3?id_article=2762
  3. « Corée du Sud. La peine de prison prononcée contre un dirigeant syndical porte un coup à la liberté de manifester pacifiquement », sur www.amnesty.org

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éric Bidet, Corée du Sud : économie sociale et société civile, L'Harmattan, collection "Innoval", 2003 (ISBN 2747539962)

Lien externe[modifier | modifier le code]