Concile d'Épaone

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Le concile d'Épaone s'est tenu en 517 sur proposition de l'archevêque Avit de Vienne.

Contexte[modifier | modifier le code]

Sigismond (peinture du XVe siècle)

C'est en 517 qu'Avit, archevêque de Vienne, propose à tous les évêques du royaume burgonde un concile pour réfléchir à la situation religieuse nouvelle créée par l'accession au trône en 516 de Sigismond, converti au catholicisme. Il convoque en 517 un concile à Épaone.

Le lieu n'est pas identifié. Certains auteurs supposent avancent l'hypothèse de Crezantien, près de la cité de Vienne, ou encore Albon, en Viennois, de Saint-Maurice, en Valais, ou encore en Chablais sur les rives du Léman, et correspondant probablement Evian, voire la ville savoyarde de Yenne[1]. Le hameau de Ponas — à l'époque, il s'agit d'une paroisse indépendante —, situé sur le territoire de la commune de Bonnefamille, entre Vienne et Bourgoin, est également donné[2]. Hypothèse reprenant l'analyse de l'historien dauphinois du XVIIe siècle Nicolas Chorier[3].

On devait y discuter d'un certain nombre de règles morales et de l'attitude à adopter à l'égard des ariens. Avit comprit qu’il ne fallait pas bousculer une population qui restait importante dans le royaume. Les évêques refusèrent ainsi, au motif de la souillure des lieux, de pratiquer le culte catholique dans les églises ariennes. Avit craignait de provoquer la colère des ariens, encore puissants en Italie et en Provence sous domination ostrogothe ainsi qu'en Espagne. Il redoutait aussi qu’un arien ne succédât à Sigismond. Mais il pensait cela avant la conversion de Sigéric.

Une décision et un premier désaccord[modifier | modifier le code]

Au concile d’Épaone, les évêques avaient aussi établi certaines règles disciplinaires. Par exemple : en interdisant à un veuf ou une veuve d’épouser un beau parent, sous peine d’excommunication. Ils condamnaient comme incestueuse de telles unions. Cette règle conduisit à l'excommunication un an plus tard du prévôt du fisc Étienne, qui avait épousé sa belle-sœur[4].

Diocèses présents[modifier | modifier le code]

Dominique Roget de Belloguet présente une analyse des 25 signatures de prélats présents lors du concile, permettant d'indiquer une géographie du royaume burgonde :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Léon Ménabréa, La marche des études historiques en Savoie et en Piémont depuis le XIVe siècle jusqu'à nos jours et des développements dont ces études sont encore susceptibles, 1839, page 48-49, note 99 (lire en ligne).
  2. Étienne-Joseph Poullin de Lumina, Histoire de l'Eglise de Lyon, depuis son établissement par saint Pothin, dans le second siècle de l'Église, jusqu'à nos jours, chez Joseph-Louis Berthoud, 1770, 580 pages, page 77 (lire en ligne, consulté le 12 avril 2019).
  3. citation dans Le grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l'Histoire sacrée et profane, 1759, volume 4, page 121 (lire en ligne, consulté le 12 avril 2019).
  4. Justin Favrod, Les Burgondes : un royaume oublié au cœur de l'Europe, vol. 4, Presses polytechniques et universitaires romandes, , 142 p. (ISBN 2880745969), p. 106-108