Comtesses de la Gestapo

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Les comtesses de la Gestapo furent un groupe d'aventurières de haut vol, protégées par la Gestapo et les gros trafiquants du marché noir à Paris pendant l'occupation allemande.

Leurs activités[modifier | modifier le code]

Les comtesses de la Gestapo menaient des vies extravagantes, ignorant la misère morale et physique des Français à l'époque. Françaises ou étrangères, parfois authentiques aristocrates, elles sont aussi d'anciens mannequins, actrices de seconde zone ou même prostituées reclassées. Elles pratiquaient toutes sortes de trafics juteux comme la confiscation de biens juifs, l'espionnage ou le marché noir.

Quelques exemples[modifier | modifier le code]

On peut notamment évoquer les noms de :

  • la comtesse Mara Tchernycheff, actrice connue sous le nom Illa Meery qui fut un temps la maîtresse d'Henri Lafont[1].
  • la princesse Euphrosine Mourousi (mère d'Yves Mourousi), une Grecque toxicomane, qui faisait du trafic de cigarettes et dénonça des familles juives et d'immigrés russes[2]; condamnée en janvier 1950 à trois ans de prison ferme et 20 ans d'interdiction de séjour pour avoir dénoncé plusieurs Juifs russes aussi bien à la police française qu'à la Gestapo[3].
  • la marquise de San Carlos de Pedroso (née María Angustias Núñez del Prado)[1], une Espagnole franquiste de la première heure.
  • la comtesse Seckendorff, une authentique aristocrate allemande qui espionnait la haute société parisienne.
  • la comtesse Marie Olinska (pseudonyme de Sonia Irène Blache, française), petite actrice de cinéma, héroïnomane[1],[4],[5].
  • la marquise d'Abrantès (née Sylviane Quimfe, mais authentiquement marquise après son mariage avec le marquis Maurice Le Ray d'Abrantès)[6], française et courtisane.
  • la baronne de Beaufort (pseudonyme d'Olla Lemesle)[1].
  • la comtesse de Thucé (Madame Hubert)[1].

La plupart de ces femmes ne furent pas poursuivies à la Libération.

Source[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Cyril Eder, Les Comtesses de la Gestapo, Éditions Grasset, 2007, (ISBN 978-2-2466-7401-6) Traduit en espagnol par les Éditions El Ateneo, 2007 (ISBN 978-950-02-5328-4), consulté le 4/3/2013
  2. Sang bleu et nazisme, article en ligne du Point [1], consulté le 6/3/2013
  3. Le Monde, 13 janvier 1950, Laurent Delahousse, « Yves Mourousi : les mystères d'un prince », émission Un jour, un destin sur France 2, 12 septembre 2012
  4. « Les comtesses de la Gestapo », sur Les comtesses de la Gestapo / Cyril Eder, (consulté le 27 octobre 2017).
  5. Hédy Sellami, « Marie Olinska », sur eclairages.eu (consulté le 27 octobre 2017).
  6. Guy Penaud, L'inspecteur Pierre Bonny : Le policier déchu de la "gestapo française" du 93, rue Lauriston, Éditions L'Harmattan, 2011, [2] consulté le 4/3/2013