Comtesse Dash

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Comtesse Dash
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Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Paris 17e
Sépulture
Pseudonymes
Comtesse Dash, Das Michon, Marie MichonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Écrivaine, éditriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Comtesse Dash
signature
Sépulture de Gabrielle de CISTERNES (Comtesse DASH) - Cimetière Montmartre 02.JPG
Vue de la sépulture.
Portrait de la Comtesse Dash par Charles de Steuben, 1844

La Comtesse Dash, nom de plume de Gabrielle Anna de Cisternes de Courtiras, née à Poitiers le et morte à Paris le , est une écrivaine française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabielle de Cisternes de Courtiras naît à Poitiers en 1804[1]. Elle est la fille d'Anne-Marie Horens et d'Antoine Cisternes, directeur des domaines[à définir]. Elle se marie jeune, le à Poitiers[2], avec le vicomte Eugène Jules de Poilloüe de Saint-Mars, capitaine au 8e régiment de dragons du Rhône. Mais la vie de garnison n'est pas pour elle, et le couple se sépare.

Elle connaît bientôt des revers de fortune et, ruinée, elle songe à vivre de sa plume. Pour cela, elle prend le pseudonyme de Comtesse Dash[N 1],[N 2]. Elle publie sous ce nom un grand nombre de romans qui dépeignent le plus souvent — avec une nostalgie certaine — les mœurs du grand monde, ainsi que les vicissitudes de l'amour.

Elle est aussi la collaboratrice d'Alexandre Dumas, qui publie plusieurs mémoires romancés : Vie et aventures de la princesse de Monaco (1854), les Mémoires d'un aveugle, Mme du Deffand (1856), La Dame de volupté (1855 puis 1864 en version augmentée). Dumas prend soin de préciser dans la préfaces des ouvrages qu'il n'en est pas l'auteur. Par ailleurs, la paternité de la comtesse Dash n'est pas non plus certaine, car celle-ci affirme que la Princesse de Monaco serait l'oeuvre d'une de ses amies. Elle cite également dans la liste des oeuvres entreprises par cette amie les mémoires de Mme du Deffant. (Causerie du Mousquetaire du 1er septembre 1854[3])

En 1855, Dumas publie Marie Giovanni : journal de voyage d'une Parisienne[4], ouvrage dont il affirme dans l'introduction n'être que le rédacteur, la matière provenant de notes et documents que lui aurait confiés Marie Giovanni[5]. Certains s'accordèrent à reconnaître la Comtesse Dash dans cette Parisienne, de retour d'un voyage dans le Pacifique effectué avec son mari entre 1846 et 1850[6]. Cette hypothèse avait été évoquée en premier par Joseph Marie Quérard. Toutefois, une étude publié en 1979 (Alexandre Dumas, le Mexique et les Nègres) aurait démontré que la véritable Mme Marie Giovanni serait une certaine Madame Callégari [7] ; de plus, un ouvrage australien publié en 2016, The Journal of Madame Callegari, fruit d'une longue recherche, lui donne le nom complet de Marie Callegari et raconte sa vie. [8]

La Comtesse Dash meurt le à son domicile du 8 de la rue Nollet, Paris 17e[9] et elle est inhumée deux jours plus tard au cimetière de Montmartre (23e division)[10]. En 1873, ses amis lui érigent un monument, œuvre de l'architecte Maurice du Seigneur, avec médaillon en marbre blanc d'Anatole Marquet de Vasselot[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Chaîne d'or, 1840.
  • Mademoiselle de La Tour du Pin, 1847.
  • Les Amours de Bussy-Rabutin, 1850.
  • La Pomme d'Ève, 1853.
  • Marie Giovanni et Alexandre Dumas (rédacteur), Marie Giovanni : journal de voyage d'une Parisienne, Bruxelles, Leipzig, Kiessling, Schnée et Cie, coll. « Hetzel », 1855-1856 (lire en ligne) — Ouvrage en 4 volumes. L'édition originale française est l'édition Cadot, mais elle n'est pas complète.
  • Le Fruit défendu, 1858
  • La Marquise de Parabère, 1859.
  • Portraits contemporains, première série, 1859 (sous le pseudonyme de Jacques Reynaud)
  • La Poudre et la Neige, 1859.
  • Le Salon du Diable, 1860.
  • Les Galanteries de la cour du roi Louis XV, 1861.
  • Le Jeu de la reine, 1861.
  • Le Parc aux cerfs, 1863.
  • Les Dernières Amours de Madame Du Barry, 1864.
  • La Marquise sanglante, 1864.
  • La Duchesse de Lauzun, 1864.
  • Portraits contemporains, nouvelle série, 1864 (sous le pseudonyme de Jacques Reynaud)
  • Le Chien qui sème des perles, Achille Faure, 1866 (chroniqué par Zola le 14/04/1866)
  • Les Vacances d'une Parisienne, Michel Lévy, 1866 (idem ibidem)
  • La Bohème au XVIIe siècle, 1867.
  • La Princesse de Conti, 1868.
  • Les Soupers de la Régence, 1869.
  • Les Aventures d'une jeune mariée, 1870.

Notes[modifier | modifier le code]

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  1. Dash était un nom de chien en vogue à l’époque (Stendhal (préf. Anne-Marie Meininger), Lamiel, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Folio », , 342 p. (ISBN 2-07-037462-9), Notes, p. 332).
  2. On trouve parfois l'orthographe « Comtesse d'Ash ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mairie de Poitiers, Acte de naissance, sur Archives départementales de la Vienne, 14 thermidor an xii () (consulté le ).
  2. Mairie de Poitiers, Acte de mariage, sur Archives départementales de la Vienne, (consulté le ).
  3. Causerie du mousquetaire du 1er septembre 1854
  4. Giovanni et Dumas 1855-1856.
  5. Giovanni et Dumas 1855-1856, p. V-VII.
  6. Jean-Jo Scemla, Le Voyage en Polynésie : anthologie des voyageurs occidentaux de Cook à Segalen, Paris, Robert Laffont, , 1344 p. (ISBN 2-221-06703-7), p. 1157-1158
  7. Alexandre Dumas, le Mexique et les Nègres
  8. (en) Historia Incognita, « The Journal of Madame Callegari », sur Historia Incognita, (consulté le )
  9. Mairie de Paris, Acte de décès no 1394, sur Archives de Paris, (consulté le ), vue 28.
  10. Mairie de Paris, Registre journalier d'inhumation, sur Archives de Paris, (consulté le ), vue 9.
  11. « Le monument de la Comtesse Dash », sur Gallica, Le Figaro, Paris, (consulté le ), p. 2.

Liens externes[modifier | modifier le code]