Liste des comtes et ducs d'Anjou

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Cette page dresse une liste non-exhaustive présentant les comtes et ducs d’Anjou au cours de l'Histoire de France.

Comtes d’Anjou non héréditaires[modifier | modifier le code]

Comtes d’Anjou héréditaires[modifier | modifier le code]

Robertiens[modifier | modifier le code]

Ingelgeriens[modifier | modifier le code]

Plantagenêts[modifier | modifier le code]

Armes de Geoffroy V Plantagenêt

Capétiens directs[modifier | modifier le code]

Armes des comtes capétiens d'Anjou

Maison de Valois[modifier | modifier le code]

Ducs d'Anjou[modifier | modifier le code]

En 1360, l'Anjou est érigé en duché.

Armes des ducs d'Anjou

Maison de Valois[modifier | modifier le code]

Ducs d'Anjou apanagistes[modifier | modifier le code]

À la mort de Charles V, le duché d'Anjou est officiellement rattaché à la Couronne. Plusieurs princes apanagistes issus des maisons de Valois et de Bourbon en portent le titre mais sans donner naissance à de nouvelles maisons.

Titre de courtoisie[modifier | modifier le code]

Maison de Bourbon en Espagne[modifier | modifier le code]

Après la mort sans descendance mâle de son frère aîné le duc de Séville en 1894,

  • François de Bourbon (1853-1942) prend le titre de courtoisie de « duc d'Anjou », se proclame héritier du trône de France et revendique[1] pour lui la succession légitimiste. Selon l'oncle de la nouvelle duchesse de Séville[2], la branche aînée carliste et la branche cadette alphonsiste ne sauraient avoir succédé ou pouvoir succéder au « comte de Chambord » (mort sans descendance en 1883), car ces deux branches soit prétendent au trône d'Espagne, soit occupent ce trône. Par conséquent, la succession légitimiste devrait échoir selon le prince François, à la troisième branche, dont il est l'aîné depuis la mort de son frère le duc de Séville. En 1897, François de Bourbon intente auprès du tribunal de la Seine un procès contre Philippe d'Orléans (le prétendant orléaniste), pour lui faire interdire le port des pleines armes de France. Le prince François n'obtient pas gain de cause[3],[4], mais selon l'historien du droit Guy Augé, s'il « perdit son procès, [...] le gagnant moral parut être beaucoup moins le Duc d'Orléans que Don Carlos »[1] (c'est-à-dire le « duc de Madrid »). Celui-ci intervient tardivement[3],[5] dans ce procès pour faire valoir ses droits, par un mémoire[3],[5] déposé par son avocat, Me Rivière. Le tribunal n'a pas le temps d'examiner les arguments du prétendant légitimiste, et déboute[5] son cousin issu de germain, le prince François de Bourbon, au motif que les armes de France auraient, selon le tribunal, été abolies avec la royauté[5] (il en sera jugé tout autrement en 1988 et 1989) et qu'au surplus, le prince François n'est pas l'aîné de la famille (« le duc de Madrid le prime dans l'ordre collatéral »[4], souligne le tribunal).

Le titre de « duc d'Anjou » est ensuite porté, depuis 1919, par la branche des Bourbons en Espagne, devenue aînée de la maison capétienne et donc héritière légitimiste de la couronne de France, après le décès en 1883 du « comte de Chambord », dernier héritier de Louis XV. Descendants de Philippe V, duc d'Anjou avant de devenir roi d'Espagne, cette branche de Bourbon qui ne possédait plus le duché d'Anjou en avait conservé le blason sur les armoiries royales espagnoles.

Maison d'Orléans[modifier | modifier le code]

Le titre de « duc d'Anjou » est aussi porté depuis 2004 par Charles-Philippe d'Orléans, l'un des membres de l'actuelle maison d'Orléans issue de Philippe, duc d'Anjou puis duc d'Orléans, second fils du roi Louis XIII et illustrée par le roi Louis-Philippe Ier. Cette branche est devenue prétendante orléaniste de la couronne de France, après le décès en 1883 du « comte de Chambord ». La polémique sur le port de ce titre entre dans le cadre des querelles dynastiques françaises.

Maison de Bourbon-Naundorff[modifier | modifier le code]

Le titre de « duc d'Anjou » est utilisé par la branche naundorffiste dès 1833 :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Camau, La Provence à travers les siècles, t. IV : Le Règne des princes angevins. Papes et antipapes à Avignon. Les Juifs en Provence. La Vie et les mœurs au XIVe siècle, Paris, Champion, coll. « Histoire », , 127 p. (présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Christian Thévenot, La légende dorée des comtes d'Anjou : d'Ingelger à Geoffroy V Plantagenêt (850-1151), Paris, Olivier Orban, 1991, 307 p., (ISBN 2-85565-624-9). Réédition : Histoire des comtes d'Anjou, 850-1151, Joué-lès-Tours, Alan Sutton, coll. « Histoire et archéologie », 2001, 159 p., (ISBN 2-84253-605-3).
  • L'État angevin : pouvoir, culture et société entre XIIIe et XVe siècles : actes du colloque international, Rome-Naples, 7-11 novembre 1995, Rome, École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome » (no 245), , 704 p. (ISBN 2-7283-0339-8, présentation en ligne).
  • L'Europe des Anjou : aventure des princes angevins du XIIIe au XVe siècles, Rennes, Somogy éditions d'art, coll. « Histoire », , 394 p. (ISBN 2-85056-465-6, présentation en ligne).
  • Noël-Yves Tonnerre (dir.) et Élisabeth Verry (dir.), Les Princes angevins du XIIIe au XVe siècle : un destin européen, Rennes, Presses Universitaires de Rennes (PUR), coll. « Histoire », , 320 p. (ISBN 2-86847-735-6, présentation en ligne, lire en ligne).
  • Jean-Michel Matz (dir.) et Noël-Yves Tonnerre (dir.), René d'Anjou (1409-1480) : pouvoirs et gouvernement, Rennes, Presses Universitaires de Rennes (PUR), coll. « Histoire », , 400 p. (ISBN 978-2-7535-1702-8, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Olivier Guillot, Le comte d'Anjou et son entourage au XIe siècle, Tome I : Études et appendices, Tome II : Catalogue d'actes et index, Paris, Éditions A. et J. Picard, 1972.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Guy Augé, Les Blancs d'Espagne : contribution à l'étude d'une composante du royalisme français contemporain. (mémoire polygr., Faculté de droit de Paris, 1967), Paris, Association des Amis de Guy Augé, la Légitimité, coll. « Cahier de l'Association des amis de Guy Augé, La légitimité » (no 33 : 1994 - 2), , 167 p. (ISSN 0153-2243), partie 2, chap. I, p. 129-130.
  2. Marie-Louise de Bourbon (es) hérite du titre ducal de Séville à la mort de son père Henri-Pie de Bourbon, le frère aîné de François. Devenue veuve et sans descendance, elle renoncera sous la pression de sa mère (la princesse Joséphine de Bourbon, duchesse douairière de Séville) au titre ducal en 1919 en faveur d'une de ses sœurs. La suite de sa vie est un mystère et sa date de décès n'est pas connue avec certitude. Certains auteurs émettent l'hypothèse que la princesse Joséphine ne fût pas sa mère, et que Marie-Louise fût une fille naturelle du prince Henri-Pie, voire un enfant adopté.
  3. a, b et c Daniel Hamiche, « Une incongruité dynastique : le « schisme sévillan » », Fidelis, no 3, « Sur la Maison de Bourbon »,‎ , p. 12-19 (ISSN 1150-5141).
  4. a et b (en) (fr) Lawsuit brought by Francisco Maria de Borbon y Castellvi against the duc d'Orléans (1897) sur le site de François Velde
  5. a, b, c et d Hervé Pinoteau, Les armes de l'aîné des Capétiens : un point d'héraldique française, Paris, Diffusion Université-Culture (D.U.C.), , 78 p. (notice BnF no FRBNF36599026), p. 27-29, 68-71.
  6. Bottin mondain 1973, V° Anjou, Ségovie et Tolède (Duc d'), p. 459.
  7. Bottin mondain 1980, V° Anjou, Ségovie et Tolède (Duc d'), p. 358.
  8. Bottin mondain 2004, 2008, V° "Bourbon (Maison royale de)".
  9. Titre mentionné par Jacques Leclercq, in Droites conservatrices,nationales et ultras : dictionnaire 2005-2010, Paris : L'Harmattan, 2010, p. 20.
  10. Titre qui ne figure pas dans le Bottin mondain 2009, V° Famille d'Orléans où l'on trouve pourtant le prince Charles-Louis d'Orléans titré « duc de Chartres ».
  11. Nueva polémica entre los Orleans y los Borbones, dans ABC, 10/12/2004.