Comps-la-Grand-Ville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Comps.

Comps-la-Grand-Ville
Cloître de l'abbaye de Bonnecombe.
Cloître de l'abbaye de Bonnecombe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Monts du Réquistanais
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salars
Maire
Mandat
Stéphan Cambon
2014-2020
Code postal 12120
Code commune 12073
Démographie
Gentilé Grandvillois(e)
Population
municipale
611 hab. (2015 en augmentation de 12,73 % par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 53″ nord, 2° 34′ 05″ est
Altitude Min. 441 m
Max. 772 m
Superficie 21,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative de l'Aveyron
City locator 14.svg
Comps-la-Grand-Ville

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
City locator 14.svg
Comps-la-Grand-Ville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Comps-la-Grand-Ville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Comps-la-Grand-Ville
Liens
Site web Site officiel

Comps-la-Grand-Ville est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Calmont Flavin Trémouilles Rose des vents
Sainte-Juliette-sur-Viaur N
O    Comps-la-Grand-Ville    E
S
Cassagnes-Bégonhès Salmiech

Site[modifier | modifier le code]

Comps-la-Grand-Ville est un village français, situé dans le centre du département de l'Aveyron et la région de Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Grandvillois et les Grandvilloises. La commune s'étend sur 21,95 km2 et compte 580 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2010. Avec une densité de 26,42 habitants par km², Comps-la-Grand-Ville a connu une nette hausse de 35,1 % de sa population par rapport à 1999.

Entouré par les communes de Sainte-Juliette-sur-Viaur, Calmont, Flavin et Salmiech, Comps-la-Grand-Ville est situé à 13 km au sud-ouest de Rodez la plus grande ville des environs et préfecture de l’Aveyron.

Situé à 441 mètres d'altitude, La rivière le Viaur est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Comps-la-Grand-Ville.

Sur la bordure Est du Ségala, la commune est proche du Lévézou et du parc naturel régional des Grands Causses, à environ 15 km du lac de Pareloup, 5e plus grande retenue d'eau artificielle de France et la plus grande du sud de la France. Lieux à vocation agricoles notamment d'élevage bovins comme tout l'Aveyron et dans une certaine mesure touristique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comps-la-Grand-Ville : pourquoi ce nom ? Deux hypothèses sont retenues : le mot Comps viendrait du latin "Campus" signifiant champ, ou bien du mot "Cumba" qui signifie combe. Le mot ville vient du latin "Villa" qui signifie "domaine agricole" à l'époque gallo-romaine. Comps-la-Grand-Ville est un petit village situé en centre Aveyron à 720 m d'altitude, au sud de Rodez, à proximité des lacs du Lévézou. Le village est le siège de la magnifique Abbaye Cistercienne de Bonnecombe, fondée en 1167 sur les bords du Viaur. La commune de Comps-la-Grand-Ville a son histoire étroitement liée à celle de l'Abbaye de Bonnecombe. Avant le XIIe siècle, nous ne savions rien de l'histoire du village, si ce n'est l'existence de l'église mise sous la juridiction de Bonnecombe à sa création. Avant d'être acheté par l'Abbaye, le village a appartenu à une famille de Comps.

C'est en 1441 que les habitants furent autorisés à se fortifier ; au XVIe siècle, l'abbé Alexandre de Carreto installa à Comps sa famille dans le château qu'il fit construire. La famille conserva le château jusqu'au XVIIe siècle avant de le vendre à des riches bourgeois, les Greffeuilhe. Le petit château de Comps a ensuite appartenu à un notaire, M. Mignonac, également maire du village à l'époque. Il a ensuite servi de couvent puis d'école, avant de devenir aujourd'hui Le Clos d'Albray, maison d'hôtes. L'église paroissiale de Comps, construite vers la fin de l'époque romane et classée monument historique depuis 1938, est dotée d'un retable de style baroque confectionné en 1660 pour l'abbaye de Bonnecombe. Pendant la Révolution, le maire du village, décida en 1792 de faire transporter le retable et le tabernacle en notre église afin de les sauver du pillage. Un peu plus loin, en pleine nature, se trouve l'église baroque de Saint Sauveur, datant du XVe siècle et possédant un retable et une chaire à prêcher en bois sculpté datant du XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1865 1888 Maurice Mignonac SE Conseiller général
1881 1888 Joseph Mignonac SE  
1888 1896 Joseph Fabre SE  
1896 1930 Jules Larcher SE Conseiller général
1930 1945 Eugène Andrieu SE  
1945 1947 Fernand Fraysse SE  
1947 1964 Jules Guitard SE  
1964 1971 Roger Corp SE  
1971 1985 Emilien Tongas PS  
1985 2001 René Delgay SE  
2001 2008 Jean Paul Molinié UMP  
2008 en cours Stéphan Cambon UDI (AC) Cadre
Vice-président de la communauté des communes
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2].

En 2015, la commune comptait 611 habitants[Note 1], en augmentation de 12,73 % par rapport à 2010 (Aveyron : +0,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
5383863401 0311 0261 0511 031948901
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
900906912963967990984943968
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
931830792772786732737679581
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 -
576542516426471526589611-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Âge de la population[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune de Comps-la-Grand-Ville en 2009[5],[6] ainsi que, comparativement, celle du département de l'Aveyron la même année[7], sont représentées avec les graphiques ci-dessous.

La population de la commune comporte 51,9 % d'hommes et 48,1 % de femmes. Elle présente en 2009 une structure par grands groupes d'âge similaire à celle de la France métropolitaine[Note 2]. Il existe en effet 105 jeunes de moins de 20 ans pour cent personnes de plus de 60 ans, alors que pour la France l'indice de jeunesse, qui est égal à la division de la part des moins de 20 ans par la part des plus de 60 ans, est de 1,06. L'indice de jeunesse de la commune est par contre supérieur à celui du département (0,67) et à celui de la région (0,89)[8].

Pyramide des âges de Comps-la-Grand-Ville en 2009 en pourcentage[5].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
6,6 
75 à 89 ans
10,7 
16,5 
60 à 74 ans
14,2 
20,1 
45 à 59 ans
18,6 
23,4 
30 à 44 ans
23,7 
10,6 
15 à 29 ans
10,3 
22,3 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges du département de l'Aveyron en 2009 en pourcentage[7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
10,2 
75 à 89 ans
14,2 
16,9 
60 à 74 ans
17,5 
21,6 
45 à 59 ans
20,3 
18,9 
30 à 44 ans
17,8 
15,1 
15 à 29 ans
13,4 
16,7 
0 à 14 ans
15,1 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le village est doté de nombreuses associations organisant régulièrement tout au long de l'année des activités culturelles et sportives. La fête du village se déroule le 15 août et donne lieu à différentes festivités telles que bandas, jeux anciens, bal, repas, concours de pétanque, défilé de vélo fleuris par les enfants, etc. Une nouvelle association est née en août 2009, créée par les résidents de l'Abbaye. Diverses manifestations sont déjà en cours, telles que chorales, concerts, journée occitane, journée du Patrimoine de Pays et des Moulin, tout cela se déroulant dans le cadre de l'Abbaye. Ce village est un lieu calme et paisible, les façades rénovées des vieilles bâtisses au cœur du village lui confèrent un air coquet. Plusieurs chemins de randonnées au départ du village mènent à la forêt, sur les bords du Viaur, et jusqu'à l'Abbaye.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église est classée monument historique depuis 1968[réf. nécessaire]. L’église Notre-Dame fut construite vers la fin de l’époque romane, depuis elle a subi de nombreuses modifications : suppression de fenêtres romanes trop petites remplacées par des fenêtres gothiques. Cette église abrite des trésors classés monuments historiques, depuis 1938. Pendant la révolution, l’abbaye fut abandonnée par les moines en proie à de nombreux pillages. M. Mignonac maire décida en 1792 de sauver le retable et le tabernacle en les installant dans notre église. Le tabernacle date de 1729. Le retable de style baroque, remarquable par ses dimensions et son excellent état, fut construit en 1660.

Abbaye de Bonnecombe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Bonnecombe.

L’Abbaye Cistercienne de Bonnecombe fut fondée en 1167 au XIIe siècle par Raymond V, comte de Toulouse, et Hugues, évêque de Rodez. De nombreux abbés s’y succédèrent jusqu’à la Révolution dont l’abbé de Bonne Combe au XVe siècle. En 1732, Jean Garanou fit construire une nouvelle église pour laquelle fut sculpté un retable transporté depuis en l’église de Comps. Après la Révolution, l’Abbaye fut successivement occupée par les Capucins, les Cordeliers et les chartreux de Rodez. Ces derniers furent expulsés et l’Abbaye et ses domaines furent vendus. L'évêque de Rodez racheta les bâtiments en 1876 et y installa les moines cisterciens d'Aiguebelle. Ces derniers entreprirent la restauration du site et de l'église qui fut consacrée en 1891. Tour à tour, les moines trappistes prirent possession des lieux avant de céder la place à des moines orthodoxes en 1965 qui eux-mêmes partirent 3 ans plus tard. De 1968 à 1980 un centre de réinsertion sociale prit place dans ces locaux, en 1978 vinrent 10 membres de la communauté de l'Arche, 3 ans plus tard ils étaient 90. Aujourd'hui, les membres de la communauté des Béatitudes y vivent et travaillent à l'embellissement de ses abords.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le château de Vareilles[modifier | modifier le code]

Il fut construit au XIIe siècle et eut un rôle protecteur durant la guerre des camisards. Le château était la résidence d’été de l’évêque de Rodez. Au XVIIe siècle, il abrita l’abbé Antoine de Guiscard fils de Georges de Guiscard, sous gouverneur du roi Louis XIV. Au XVIIIe siècle, le château devient une prison pour les non protestants. Le docteur Robert racheta ensuite le château. Il fit faillite quelques années plus tard et la famille Guibert le racheta et en est toujours propriétaire.

Église Saint-Sauveur-de-Grand-Fuel[modifier | modifier le code]

L’église de Saint Sauveur date du XVe siècle et de style baroque, elle possède en son sein un retable et une chaire à prêcher en bois sculpté datant du XVIIIe siècle. C’est Joseph Pons, Prieur de 1737 à 1779 qui les a commandés en l’honneur de la Sainte Epine et donnés à l’église de Saint Sauveur.

Pont du diable[modifier | modifier le code]

D'après la Légende du Pont de Bonnecombe, c’est Jean-Baptiste Gourpet, entrepreneur à la Mouline qui s’engage à construire le pont en moins de 6 mois. L’ouvrage fut terminé en trois mois, une prouesse technique pour l’époque. Tous les habitants de Comps se réunirent pour l’inauguration et lorsque Monsieur Gourpet fit son premier pas sur le pont, il s’écroula. Les ouvriers se remirent au travail et trois mois plus tard, le pont fut reconstruit, mais il s’effondra à nouveau. Le diable apparu et fit une proposition à Gourpet, il lui proposa de construire le pont en une nuit en l’échange d’une âme. En quelques heures, le pont fut construit. Gourpet accompagné de l’Abbé et du Prieur, l’un tenant de l’eau bénite et l’autre un gros chien, arrivèrent près du pont. L’entrepreneur sorti un chat de sa veste et le posa à l’entrée du pont. Apeuré par le chien, le chat traversa le pont. Depuis le pont porte le nom de Pont du diable.

Pont de Grand-Fuel[modifier | modifier le code]

Pont de 55 m environ construit en schiste et en grès dont l'existence est évoquée dès 1302-1305. Grâce à l'intervention du juge des montagnes et des 4 châtellenies, les habitants de Rodez et de Cassagnes Bégonhès furent exemptés du péage qu'imposait le seigneur de Salmiech : Arnal de Landorre. Bien que plusieurs fois partiellement reconstruit en 1382-1383, au cours du XVIIIe siècle et en 1789, la plus grande partie de ce pont peut être attribuée au XIVe siècle. D'un point de vue technique, ce pont en léger dos d'âne est constitué de 2 arches latérales en plein cintre et d'une arche médiane en segment de cercle. À noter, la pile de droite dotée d'un avant - bec légèrement arrondi et d'un talon rectangulaire à peine marqué ainsi que les piles avec avant - becs triangulaires et chaperons mi - pyramidaux (XVIIe siècle).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Bernard Destours), Cassanhas : Arviu, Auriac, Caumont, La Grand'Vila, Saumièg, Senta-Jaleda / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Cassanhas, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 240 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-30-0, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36693004)
  • L'Abbaye de Bonnecombe : Notice, par un ami du monastère., Rodez, P. Carrère, , 138 p., In-8° (notice BnF no FRBNF34111914)
  • Albert Besombes, Martine Houdet et Gilbert Puech, Sur le chemin des moines : l'abbaye de Bonnecombe, ses possessions en Albigeois (Moularès et Bernac) et ses possessions en Rouergue, Valdériès, Centre d'animation socio-culturel et sportif, , 233 p., ill., couv. ill. ; 24 cm (notice BnF no FRBNF35530606)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. L'âge est la durée écoulée depuis la naissance. Il peut, selon l'Insee, être calculé selon deux définitions : l'âge par génération (ou âge atteint dans l'année ou encore âge en différence de millésimes), qui est la différence entre l'année de collecte de l'information et l'année de naissance, et l'âge en années révolues, qui est l'âge atteint au dernier anniversaire. Par exemple, à la date du 1er janvier 2012, un individu né le 10 octobre 1931 est âgé de 81 ans en âge atteint dans l'année et de 80 ans si l'on considère son âge en années révolues. Les résultats du recensement de la population sont désormais présentés en utilisant l'âge en années révolues.

Références[modifier | modifier le code]