Compagnons de Jeanne d'Arc

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Les Compagnons de Jeanne d'Arc sont une association qui a organisé de 1937 à 1939 à Domrémy des manifestations de masse patriotiques et religieuses, en l'honneur de Jeanne d'Arc.

Acteurs des manifestations[modifier | modifier le code]

À l'origine de ces manifestations, on trouve deux associations distinctes, aux objectifs similaires et qui ont fini par fusionner en 1938. La première s'appelle les Compagnons de Jeanne d'Arc, fondée par le sculpteur Maxime Real del Sarte. Déclarée officiellement le 13 juin 1930, elle a pour mission de « grouper, autour de celle qui sauva la France à une heure grave de notre histoire et qui symbolise si heureusement toutes les aspirations nationales pour la paix, tous les hommes de bonne volonté »[1]. Cette année-là, le 30 mai, devait avoir lieu la bénédiction par le cardinal-archevêque de Paris à Notre-Dame d'un reliquaire offert par Real del Sarte et contenant de la terre prise à l'emplacemment du bûcher de Jeanne à Rouen. Mais cette cérémonie a été annulée. Le mois suivant, ce reliquaire fut amené à l'archevêché, reçut la bénédiction épiscopale puis fut exposé le lendemain aux Invalides, devant une foule nombreuse[2]. Dans les colonnes du quotidien Le Journal, Real del Sarte appelle à l'union sous l'égide de Jeanne d'Arc; son association se veut « en dehors de toute ambition politique, de tout souci confessionnel ». La présidence de l'association est à l'origine confiée à l'écrivain ancien combattant Binet-Valmer[3]. En 1934-35, cette association porte de ville en ville le reliquaire et le confie au curé-doyen de Domrémy[4]. La même année, Real del Sarte se rend en Italie pour renconter Mussolini et lui présenter son projet d'une statue de Jeanne d'Arc qui doit être érigée à Rome[5]. Marcel Boucher prend la présidence de l'association à partir de 1937 ou 1938. Il est le principal organisateur des manifestations.

La seconde se nomme la Société des Amis du berceau de Jeanne d'Arc, fondée en 1933 par un avoué de Neufchâteau, Gilbert Getten, son secrétaire général[6]. Le maréchal Lyautey en a pris la présidence. À sa mort en 1934, lui succèdent l'académicien Louis Madelin, puis le député de Neufchâteau Marcel Boucher. Elle a pour ambition, à l’origine, de « perpétuer le souvenir de Jeanne la Lorraine », d’attirer des touristes à Domrémy, d’aider à la conservation des sites, de publier des brochures sur Jeanne d’Arc, de « rappeler l'adolescence de celle qui incarna avec force et piété les vertus de notre race ». Son comité d’honneur a compris notamment le président de la République, Raymond Poincaré, Lyautey, le général de Castelnau, Louis Bertrand, Claude Farrère, Gabriel Hanotaux, Georges Goyau, le général Maxime Weygand, qui en 1936 appela les Français à adhérer à cette association[7].

Les manifestations organisées par ces deux associations se veulent apolitiques. Elles visent à entretenir le souvenir et le culte de Jeanne d'Arc et à favoriser par ce biais « la réconciliation entre tous les Français de bonne volonté pour un pays épuisé de luttes intestines » dans un souci « d'apostolat de civilisation et de paix »[8]. Toutefois, leurs animateurs sont clairement marqués à droite. Les Compagnons de Jeanne d'Arc sont issus de l'Action française; Maxime Real del Sarte est un militant royaliste notoire. Charles Berlet, son secrétaire général pour la Lorraine jusqu'en 1939, est le chef des royalistes d'Action française dans cette région[9]. Par le biais de cette association, les royalistes d'Action française ont été progressivement réintégrés au monde catholique: la condamnation de l'Action française par l'Eglise de 1926 est levée en juillet 1939. La société des Amis du berceau de Jeanne d'Arc est animée par un militant républicain national actif, Gilbert Getten, membre du Rassemblement national lorrain[10]. Marcel Boucher a été élu député en 1936 en faisant campagne contre le Front populaire. Il adhère à la Fédération républicaine. Les manifestations de 1937 à 1939 ont rassemblé des « forces marquées à droite de l’échiquier politique français »[11] : officiers généraux peu connus pour leurs sentiments républicains orthodoxes ( Weygand, Franchet d’Espèrey ) ou qui ont été liés aux Ligues en Lorraine ( les généraux Albert Tanant et Henri Colin ), académiciens marqués à droite ( Henry Bordeaux, Louis Madelin ), parlementaires opposés au Front populaire (France), à commencer par Louis Marin et d'autres parlementaires de la Fédération républicaine, conseillers municipaux parisiens « nationaux » ( René Gillouin, Gaston Le Provost de Launay ). Ces manifestations ont tenté une « synthèse unificatrice des cérémonies catholiques et républicaines ». Mais si elles exaltent le patriotisme et prônent l’union, elles ne sont pas dirigées contre l’ennemi traditionnel de plus en plus menaçant, l’Allemagne, et sont encore « engluées dans des oppositions de politique intérieure »[12].

Manifestation du 9 mai 1937[modifier | modifier le code]

Elle est organisée par Marcel Boucher, la municipalité de Domrémy et les Amis du berceau de Jeanne d'Arc[13], avec la collaboration des Compagnons de Jeanne d'Arc. 50 parlementaires y prennent part[14]. 21 appartiennent au groupe URD à la Chambre, parmi lesquels Louis Marin, président de la Fédération républicaine, François Valentin, Xavier Vallat, Philippe Henriot[15]. Outre Marin et Valentin, des parlementaires lorrains ont répondu à l'appel: les députés Jean Quenette, Édouard Moncelle, François Beaudouin, Louis Gaillemin, les sénateurs Adrien Richard, Charles-Henri Cournault, André Barbier et Maurice Flayelle. 20 000 personnes y assistent. Les cérémonies se composent d'une messe, présidée par le cardinal-archevêque de Reims Emmanuel Suhard, avec un sermon de l'évêque de Saint-Dié Mgr Louis-Augustin Marmottin, suivie par une cérémonie dans le jardin de la maison de Jeanne d'Arc, où s'expriment le cardinal Suhard, le maire de Domrémy, Louis Madelin, Charles Berlet - qui remplace Maxime Real del Sarte[16] -, le sénateur Charles Reibel, Louis Marin. Un banquet s'ensuit, suivi par un hommage sur l'esplanade de la basilique et des allocutions de Gilbert Getten et de parlementaires: Valentin, Marin, Quenette, Stanislas Devaud, membre du Parti social français, Joseph Denais (homme politique), Vallat, le sénateur Henry Lémery[17].

Manifestation du 1er mai 1938[modifier | modifier le code]

Elle est organisée conjointement par les deux associations. Marcel Boucher a obtenu le patronage du gouvernement - la journée est placée sous la présidence d'honneur du président du conseil Daladier et du ministre Marc Rucart, député radical-socialiste d'Epinal - et la présence de l'armée, représentée par la musique militaire et le commandant du XXe corps. La manifestation élargit son audience mais elle reste liée au monde catholique. L'Église, l'Action catholique et les périodiques catholiques lorrains apportent leur concours. La messe est servie par le cardinal Verdier, entouré de deux évêques, Mgr Marmottin et Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun. La foule entend les discours de Marcel Boucher, de Maxime Real del Sarte, de Louis Marin, du maréchal Franchet d'Espèrey, de l'Académicien Henry Bordeaux, du maire de Domrémy, des représentants des maires d'Orléans, Reims, Compiègne et Rouen et du conseil municipal parisien. Les parlementaires présents siègent au centre-droit ou à droite à la Chambre[18]. Des élus locaux, membres du PSF, assistent aux cérémonies. Des dirigeants de la Fédération républicaine également, comme Jean Guiter, son secrétaire général, ou Victor Perret, président de la Fédération républicaine du Rhône[19].

Depuis 1938, un arrêté municipal interdit la vente et la distribution de journaux ainsi que la vente et le port d'insignes politique sur le territoire de la commune au moment de ces célébrations. Le Parti social français avait profité de l'événement en 1937 pour distribuer des journaux du parti, grâce à des militants venus en cars des quatre départements lorrains[20].

Manifestation du 4 juin 1939[modifier | modifier le code]

Elle bénéficie de l'éclat apporté par la visite en Lorraine du cardinal légat Villeneuve, représentant le pape Pie XII; il est entouré de nombreux archevêques et évêques[21]. . Plusieurs dizaines de milliers de personnes assistent à la grand-messe en plain air - devant la nouvelle basilique, élevée ce jour-là au rang de Basilique mineure -, au sermon du légat, à la procession et aux discours, de Maxime Real del Sarte - qui remet au cardinal Villeneuve une crosse portant l'effigie de Jeanne d'Arc, au nom des Compagnons de Jeanne d'Arc -, de Marcel Boucher, du général Weygand notamment. Les parlementaires présents appartiennent toujours au centre-droit et à la droite[22].

Toutefois, un ministre en exercice, Auguste Champetier de Ribes, ministre des anciens combattants et des pensions, catholique membre du PDP a accompagné le légat, a assisté aux cérémonies et a prononcé un discours, à la suite de celui de Weygand. Ils ont été reçus à leur arrivée par le préfet des Vosges. En outre, les plus hautes autorités de la République font désormais partie du comité d'honneur de l'association[23].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Rothiot, « La construction d’un lieu de mémoire : Domrémy et Jeanne d’Arc dans les années 1930 », dans Philippe Martin et François Roth ( dir. ), Mémoire et lieux de mémoire en Lorraine, Ed. Pierron, 2003, p. 119- 132
  • Etudes maurrassiennes, Actes du 5e colloque Maurras, 1976
  • Jean-François Colas, Les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux, thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002, t. II, p. 372-377

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recueil des actes administratifs de la Préfecture du département de la Seine, juillet 1930
  2. Almanach de l'Action française, 1931, p. 211-213, L'Action française, 28 juin 1930, "Aujourd'hui les anciens combattants rendront hommage à Jeanne d'Arc", Ibid., 29 juin 1930, "L'hommage de Paris aux cendres de Jeanne dArc", Le Journal, 28 mai 1930, Le Journal, 28 juin 1930, Le Journal, 29 juin 1930
  3. Le Journal, 30 avril 1930, "La grande croisade des Compagnons de Jeanne d'Arc", Le Journal, 7 mars 1932, "La nouvelle croisade des Compagnons de Jeanne d'Arc". Cf. aussi Le Figaro, 7 mars 1932, "Une délégation anglaise chez les Compagnons de Jeanne d'Arc"
  4. L'Est républicain, 24 décembre 1934, "Le reliquaire de Jeanne d'Arc à Verdun", Le Journal, 24 décembre 1934, "les dernières étapes du reliquaire de Jeanne d'Arc", Le Journal, 6 janvier 1935, Le Journal, 7 janvier 1935
  5. Le Journal, 6 août 1935
  6. Membres du conseil d’administration : Jean Bouloumié, de la Société générale des Eaux de Vittel, conseiller général ( PSF ), Henri Hocloux, avoué honoraire, Marcel Grosdidier de Matons, professeur agrégé au lycée de Metz, Charles Brossard, architecte des Monuments historiques, le président du syndicat d’initiatives de Domrémy, le maire de Domrémy, l’homme de lettres Émile Hinzelin, Pierre Marot, archiviste de Meurthe-et-Moselle et directeur du Pays lorrain, André Philippe, archiviste des Vosges, conservateur du musée départemental et de la Maison de Jeanne d’Arc, le chanoine Ritz, directeur du quotidien messin Le Lorrain, le baron Jacques Riston président du syndicat d'initatives de Nancy, Louis Noirtin, membre de la commission de surveillance de la Maison de Jeanne d'Arc, conseiller général de Neufchâteau depuis 1934 ( PSF ): La Plaine des Vosges, 6 septembre 1936, L'Est républicain, 6 juillet 1936
  7. Le Pays lorrain, janvier 1934, Ibid., 1936, Journal des débats, 9 janvier 1936, "Les amis du berceau de Jeanne d'Arc. Un appel du général Weygand"
  8. "Les Compagnons de Jeanne d'Arc", no 1, janvier 1939, périodique trimestriel de l'association: Notice du bulletin des Compagnons de Jeanne d'Arc, sur le site de la BNF
  9. Les Compagnons défilent lors de la fête de Jeanne d'Arc à Nancy, en lieu et place des délégations de la ligue d'Action française, dissoute: L'Est républicain, 11 mai 1936, L'Est républicain, 9 mai 1938, p. 4
  10. Getten, avoué, fonde un comité des républicains nationaux à Liffol-le-Grand en 1933, puis impulse la création d'un autre comité en 1935. Il collabore au périodique de droite local La Plaine des Vosges. Il a soutenu la campagne électorale de Marcel Boucher en 1936 contre le Front populaire. Il organise avec Boucher en janvier 1937 un banquet "national", pour entendre des parlementaires comme Philippe Henriot et des militants nancéiens du RNL. Il est élu membre de la seconde Assemblée constituante en 1946, en Haute-Garonne sur la liste du MRP
  11. Jean-Paul Rothiot, « La construction d’un lieu de mémoire : Domrémy et Jeanne d’Arc dans les années 1930 », dans Philippe Martin et François Roth ( dir. ), Mémoire et lieux de mémoire en Lorraine, Ed. Pierron, 2003, p. 119- 132
  12. Jean-Paul Rothiot, op. cit.
  13. Le Journal, 12 avril 1937
  14. Les députés d'Aillières, d'Aramon, Victor Bataille (homme politique, 1887-1975) ( modéré radical indépendant ), Beaudouin, Becquart, Prosper Blanc ( seul représentant de l'Alliance démocratique (France) ), Boucher, Bousquet, Boux de Casson, Burgeot, Joseph Cadic, François de Clermont-Tonnerre (homme politique), Cousin, Crouan, Daher, Denais, Devaud ( seul repésentant du Parti social français; il remplace Jean Ybarnégaray, annoncé: Le Flambeau, 15 mai 1937 ), Duhault, Framond, La Coudre, Jean Fernand-Laurent, Gaillemin, Yves Hervé du groupe des républicains indépendants et d'action sociale ), Inizan, du Luart, Lucas, Marin, François Martin, Massé, Pierre Mathé, Michel, Moncelle, de Montaigu, Jean Niel, Quenette, Ernest Pezet ( seul représentant du Parti démocrate populaire (France) ), Joseph Rossé ( groupe des Indépendants d'action populaire ), Roulleaux-Dugage, de Saint-Just, de Saint-Pern, de Suzannet, Valentin, Vallat, Vallette-Viallard; les sénateurs Barbier, Cournault, Gustave Gautherot, Palamède de La Grandière, Alexandre Lefas, Lémery, Reibel, Richard, Louis Viellard
  15. Ainsi que Bernard d'Aillières, Bertrand de Sauvan d'Aramon, Henri Becquart, Édouard Bousquet, François Boux de Casson, Pierre Burgeot, Georges Cousin, Jean Crouan, André Daher, Joseph Denais (homme politique), Ernest de Framond de La Framondie, Vincent Inizan, Augustin Dutertre de La Coudre, Jacques du Luart, Octave Lucas, François Martin (homme politique), Joseph Massé, Georges Henri Roulleaux-Dugage, Henri de Saint-Pern,Jean de Suzannet, Pierre Vallette-Viallard
  16. Il a préféré prendre part au défilé parisien de la fête de Jeanne d'Arc. L'Action française a publié son discours, lu par Berlet: L'Action française, 10 mai 1937
  17. Le Figaro, 10 mai 1937, L'Action française, 11 mai 1937, La Croix, 11 mai 1937, L'Est républicain, 10 mai 1937, Jean-François Colas, Les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux, thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002, t. II, p. 373-374.
  18. Les sénateurs URD Louis Viellard ( Belfort ) et Jean de Leusse ( Bas-Rhin ), dix députés URD - André Baud ( Jura ), Louis Biétrix ( Doubs ), André Parmentier ( Nord ), Pierre de Chabot ( Vendée ), Jacques du Luart ( Seine-Inférieure ), Bernard d'Aillières ( Sarthe ), Philippe Henriot ( Gironde ), Vincent Inizan ( Finistère ), Poitou-Duplessis et Framont -, un député agraire indépendant - François de Clermont-Tonnerre (homme politique) ( Somme )-, un député des républicains indépendants - Jean Chiappe ( Paris )-, deux députés républicains indépendants d'action sociale ( Antoine Sallès et Tixier-Vignancour ), un député du groupe des indépendants d'action populaire ( Joseph Rossé, du Haut-Rhin ), et deux députés de l'ARGRI ( André Magnan et Pierre-Marie Gaurand ). Et des parlementaires lorrains: les sénateurs André Barbier, Adrien Richard, Charles-Henri Cournault, Jean Stuhl, les députés Robert Sérot, Paul Harter, François Beaudouin et François Valentin.
  19. Le Journal, 1er mai 1938, Journal du Loiret, 3 mai 1938, p. 2, L'Action française, 2 mai 1938, La Croix, 3 mai 1938, L'Est républicain, 2 mai 1938, L'Est républicain, 3 mai 1938, Jean-François Colas, Les droites nationales en Lorraine dans les années 1930 : acteurs, organisations, réseaux, thèse de doctorat, Université de Paris X-Nanterre, 2002, t. II, p. 374. Membres du comité d'honneur en 1938: Bulletin de l'Institut catholique, 25 juin 1938
  20. Jean-François Colas, op. cit., t. II, p. 376
  21. La Revue diplomatique, 1939, "Les fêtes grandioses de Domrémy", Le Journal, 5 juin 1939, L'Action française, 5 juin 1939, La Croix, 6 juin 1939, L'Est républicain, 4 juin 1939, p. 1, 3 et 6, L'Est républicain, 5 juin 1936, p. 1, 2 et 4, L'Est républicain, 6 juin 1939, Le cardinal Villeneuve à Epinal et Nancy, p. 3 et 4
  22. Barbier et Gaillemin, sénateurs des Vosges, Wolff et le général Stuhl, sénateurs de la Moselle, Louis Marin, Marcel Deschaseaux, député des Vosges, le chanoine Lucien Polimann et Louis Jacquinot, députés de la Meuse, Viellard, sénateur de Belfort, et une vingtaine d'autres parlementaires dont Louis Martel (homme politique, 1899-1961) et Jean Bernex, députés de la Haute-Savoie, le docteur Cousin, député de Paris, Antoine Sallès, député de Lyon, Georges Henri Roulleaux-Dugage, député de l'Orne, Vincent Inizan et Louis Monfort, députés du Finistère
  23. Le président de la République, Albert Lebrun, le président de la Chambre des députés, Herriot, les présidents du conseil Daladier, Camille Chautemps, Tardieu, Pierre Laval et Pierre-Étienne Flandin, les maréchaux Pétain et Franchet d'Espèrey, les généraux Weygand, Édouard de Castelnau et Gouraud. Daladier a donné son adhésion au moment de la crise de Munich, à la demande de Marcel Boucher. Font aussi partie du comité d'honneur la plupart des parlementaires lorrains, dont Marc Rucart et Gaston Thiébaut, radicaux-socialistes, et trois cardinaux, les cardinaux Verdier, archevêque de Paris, Emmanuel Suhard, archevêque de Reims, et Alfred Baudrillart, recteur de l'Institut catholique. Cf. le périodique de l'association, Les Compagnons de Jeanne d'Arc, no 1, janvier 1939.