Compagnie de Vichy

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Compagnie de Vichy

Création 1853
Dates clés 1853 : fondation
Fondateurs Georges Callou
Personnages clés Georges Callou
Jérôme Phelipeau
Forme juridique Société anonyme
Siège social Vichy
France
Direction Jérôme Phelipeau
Actionnaires Jérôme Phelipeau
Activité Thermalisme
Eau minérale
Produits Vichy Célestins
Effectif 224[1]
SIREN 542 105 291

Chiffre d’affaires 21 833 300 (2013)[1]

La Compagnie de Vichy (anciennement Compagnie Fermière de l'établissement thermal de Vichy ou CFV) est une entreprise française active dans les cures thermales, l'hôtellerie et l'eau minérale. Elle est basée à Vichy dans l'Allier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée au milieu du XIXe siècle, la société figure parmi les plus anciennes entreprises françaises. En 1853, pour gérer le patrimoine thermal que l'État possède à Vichy, Napoléon III décide de confier l'exploitation de l'établissement thermal en concession à la société Lebobe, Callou et Cie[note 1]. Neuf ans plus tard, en 1862, la société Lebobe, Callou et Cie se transforme en société anonyme et devient la Compagnie fermière de l'Établissement thermal de Vichy (couramment désignée sous l'acronyme CFV).

La Compagnie fermière de l'Établissement thermal de Vichy est donc fermage d'État. De ce fait, elle s'engage à améliorer et entretenir les biens de l'État et verse à ce dernier une redevance.

Jusqu'en 1954, la société est dirigée par ses fondateurs, puis par leurs descendants, principalement par la famille Callou[note 2]. Cette année-là, la Compagnie devient une filiale des Brasseries et Glacières de l'Indochine. En 1968, elle passe sous le contrôle du groupe Perrier, avant d'être rachetée en 1992 par le Groupe Castel. Jérôme Phelipeau en devient actionnaire majoritaire en 2005. En 2009, la Compagnie fermière de l'Établissement thermal de Vichy devient la Compagnie de Vichy.

Les conventions de concession[modifier | modifier le code]

Convention de 1853 : Concession pour une durée de 33 ans (terme en 1886). Redevance annuelle à l'État : 100 000 francs. Obligation de travaux pour un montant de 1 000 000 francs :

  • réfection des sources ;
  • construction d'un nouvel établissement thermal de 2e classe (ouvert en 1858) ;
  • construction de bâtiments d'exploitation (lingerie, buanderie, expéditions des eaux...).

Convention de 1864 : Nouvelle convention, prolongeant de 18 ans la convention de 1853 (terme en 1904). Redevance annuelle à l'État augmentée de 50 000 francs (total : 150 000 francs). Travaux pour un montant de 1 340 000 francs :

  • construction d'un casino (inauguré en 1865) ;
  • agrandissement des Bains de 2e classe ;
  • reconstruction des Bains de l'Hôpital.

Convention de 1897 : Nouvelle convention, prolongeant la concession de 30 ans à partir de 1904 (terme en 1934). Redevance annuelle à l'État : 1 000 000 francs. Travaux dont le montant ne doit pas dépasser 9 500 000 francs :

  • construction d'un nouvel établissement thermal de 1re classe (inauguré en 1903) ;
  • agrandissement du casino (inauguré en 1900) ;
  • modification des abords de la source de l'Hôpital (construction des boutiques du "fer à cheval" et du kiosque à musique ;
  • construction des galeries couvertes ;
  • construction du hall des Sources ;
  • agrandissement de la gare d'emballage.

Convention de 1927 : Nouvelle convention, confirmant la concession du domaine thermal de l'État à la Compagnie de Vichy jusqu'en 1970. Redevance annuelle : 1 000 000 francs. Travaux dont le montant ne doit pas dépasser 25 000 000 francs :

  • agrandissement des établissements de 2e et 3e classe (en fait : construction des Bains Callou, inaugurés en 1933 et construction des Bains Lardy, inaugurés en 1937) ;
  • création de nouveaux services thermaux ;
  • construction d'un office de renseignements ;
  • agrandissement des ateliers d'embouteillage et d'expéditions ;
  • diverses améliorations comme l'élargissement du pont d'Allier ;
  • transformation des différents services du Grand Casino de Vichy.

Convention de 1971 : Nouvelle convention reconduisant la concession pour une durée de 30 ans (terme en 2001). Redevance annuelle indexée aux résultats de l'exploitation de la concession. Programme de travaux prévu pour une somme de 26 000 000 francs (indexé au CDTN, Cœfficient départemental des travaux neufs). De cette convention, est issu l'Hôtel Thermalia (1978).

Convention de 1988 (convention actuelle) : Nouvelle convention intervenue entre l'État et la Compagnie fermière de Vichy, reconduisant la concession jusqu'en 2030. De cette convention, sont issues les constructions suivantes :

  • construction de nouveaux Bains Callou (ouverts en 1990) ;
  • rénovation du Centre thermal des Dômes (1991) ;
  • construction d'un hôtel Ibis (1992) ;
  • forage de la source Antoine, 73°C (1991) ;

La Compagnie de Vichy aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La Compagnie de Vichy est concessionnaire de l'État jusqu'au 31 décembre 2030[réf. nécessaire] d'un ensemble immobilier situé dans la ville de Vichy et ses environs[réf. nécessaire], ainsi que de onze sources thermales — dont l'eau Vichy Célestins[réf. nécessaire]. En dehors de cette concession, la Compagnie de Vichy gère également la partie hôtelière du site thermal de Vichy. Avec un effectif moyen d'environ 220 personnes, la Compagnie de Vichy est le plus important employeur privé de Vichy[réf. souhaitée].

Partie gérée sous concession de l'État[modifier | modifier le code]

Les Thermes Callou

Construits à Vichy au début des années 1990, les Thermes Callou accueillent les curistes pris en charge par la Sécurité Sociale sur une durée de 3 semaines.

Les Thermes des Dômes

De style néo-mauresque, les Thermes des Dômes accueillent certains curistes conventionnés sur une durée de 3 semaines.

Le patrimoine associé

Il s'agit principalement du parc thermal et des sources thermales.

L'exploitation des sources

L'exploitation concerne l'embouteillage de l'eau Vichy Célestins. 40 millions de cols ont été commercialisés sous la marque Vichy Célestins en 2011, dont 20 % sont exportés à destination d'une quarantaine de pays étrangers.[réf. souhaitée]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Georges Callou (1794-1875) appartient à une famille d'entrepreneurs du bâtiment parisiens. « Généalogie Callou », Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Vichy et des environs, 1994, p. 20 et suiv.
  2. Georges Baugnies de Paul de Saint-Marceaux (1871-1954), inspecteur des finances, censeur de la Banque de France et administrateur délégué de la CFV, meurt le 5 juillet 1954. Il était le petit-fils de Georgette Callou (1826-1892), fille du fondateur et sœur d'Arthur Callou (1822-1873) qui avait pris la direction de l'entreprise le 30 septembre 1858 avec Ernest Vallée. Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Vichy et des environs, 1994, p. 20 et suiv. ; Maurice Gontard, Vichy : l'irrésistible ascension, 1800-1870, Nonette, Créer, 1998, p. 129.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche de la Compagnie de Vichy », sur societe.com (consulté le 26 mai 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Maurice Gontard, Vichy, l'irrésistible ascension, 1800-1870, Nonette, Créer, 1998.
  • Pascal Chambriard , Aux sources de Vichy. Naissance et développement d'un bassin thermal (XIXe-XXe siècles), Saint-Pourçain-sur-Sioule, Bleu autour, 1999.
  • Jean Débordes, Vichy et la Cie Fermière, Charroux, Éd. des Cahiers bourbonnais, 1993.
  • Pierre-Yves Lorgeoux et Lucien Souny, Légèreté & Saveurs, 2008.
  • Maurice Constantin-Weyer, Vichy et son histoire, des origines à nos jours, rééd. Le Livre d'Histoire.
  • Albéric Second et Casimir Daumas, Vichy-Sévigné, Vichy-Napoléon, Paris, Henri Plon, 1864.

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • Cécile Bourgneuf, « Vichy - La ruée vers l'eau », L´Express, 16 août 2007.
  • Philippe Hadef, « L'argent des Thermes », La Semaine de l'Allier, 18 juin 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]