Compagnie des transports du Valenciennois et du Hainaut

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Transvilles
Image illustrative de l’article Compagnie des transports du Valenciennois et du Hainaut

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Situation Drapeau de la France Valenciennes Métropole
Type Tramway, lignes d'autobus
Propriétaire SIMOUV
Exploitant RATP Dev CTVH
Site internet transvilles.com

La Compagnie des Transports du Valenciennois et du Hainaut (ou CTVH) est une société exploitante du réseau du Valenciennois et du Hainaut : Transvilles. Elle est organisée par le Syndicat intercommunal de mobilité et d'organisation urbaine du Valenciennois (SIMOUV), un syndicat intercommunal regroupant les communautés d'agglomération Valenciennes Métropole et de la Porte du Hainaut, soit au total une superficie de 630 km² et 81 communes[1]. Transvilles supervise également le stationnement sur la voie publique et gère des parcs de stationnement souterrains dans Valenciennes.

Le SIMOUV confie l'exploitation et la maintenance de son réseau à une entreprise privée, dans le cadre d'une délégation de service public. Depuis le , le délégataire, qui est habilité à utiliser la marque Transvilles du SIMOUV, est la Compagnie des Transports du Valenciennois et du Hainaut (CTVH), filiale de RATP Dev[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le 4 mars 1976 est créé par arrêté préfectoral le Syndicat intercommunal pour les transports urbains de la région de Valenciennes (SITURV), qui regroupe alors 28 communes de l'arrondissement de Valenciennes, en vue de développer et d'organiser les transports en commun sur le territoire des communes adhérentes, en remplacement des anciennes concessions communales dont disposaient les Chemins de fer économiques du Nord, exploitants historiques de l'ancien tramway de Valenciennes et du réseau d'autobus qui lui avait succédé[3].

Le 31 décembre 1978, fin de l'exploitation du réseau par les CEN (Chemins de fer Economiques du Nord). La SEMURVAL, société d'économie mixte, détenue majoritairement par le Syndicat intercommunal, est créée.

En 2005, à l'approche de l'inauguration du tramway de Valenciennes, la Semurval devient Transvilles.

En 2006, l'exploitation de Transvilles est déléguée à Transdev.

En 2010, la nouvelle délégation de service public de Transvilles est confiée au groupe Veolia Transport, et la Semurval laisse place à Veolia Transport Valenciennes.

Le 26 août 2010, le réseau est intégralement restructuré par le nouvel exploitant.

Entre 2010 et 2015, l'exploitant était Transports urbains du Valenciennois, anciennement Veolia Transport Valenciennes[4], filiale du groupe Transdev et anciennement Veolia Transdev, le changement de délégataire ayant eu lieu avant la fusion entre Veolia Transport et Transdev, qui a succédé à la SEMURVAL, filiale du groupe Transdev.

En 2014, Le SIMOUV prépare la fin du partenariat avec Transdev (issu de la fusion entre Transdev et Veolia Transport), dont le SIMOUV ne souhaite pas en renouveler le partenariat. RATP Dev est désigné pour remplacer Transdev et la société Transports urbains du Valenciennois, le partenariat doit débuter le 1er janvier 2015 pour une durée de 8 ans[5].

Le réseau en 2010[modifier | modifier le code]

Irisbus Agora L sur la ligne 6.
Mercedes-Benz Citaro sur ligne 30 à la station Denain Espace Villars.
Mercedes-Benz Citaro C1 Facelift n°162 devant la gare de Valenciennes
Rames Citadis 302 sur les lignes T1 et T2 à la station Famars Université.

En 2010, à l'occasion de l'attribution de la délégation de service public de l'exploitation du réseau Transvilles à Veolia Transport, le réseau est restructuré, et les dénominations des lignes sont totalement renouvelées, de manière à faciliter la lisibilité du réseau.

Les principes retenus sont les suivants :

  • les lignes disposant d'une fréquence de 10 minutes sont dénommées par des lettres sur fond rouge. C'est le cas de la ligne du tramway, qui devient ligne A (après avoir été créée sous le nom de ligne 1).
  • les lignes ayant une fréquence d'un bus toutes les 20 minutes sont numérotées 1 à 4 et 14 à 16 sur fond bleu, et prennent le nom de lignes essentielles
  • les lignes cadencées toutes les trente minutes sont numérotées 10 à 64 (sauf 14 à 16) et S1 à S2 sur fond vert, et prennent le nom de lignes principales
  • Les autres lignes, qualifiées de complémentaires, prennent des numéros supérieurs à 100 et sont sur fond jaune[6].

Le , la ligne T2 du tramway est mise en service[7]. À cette occasion, le réseau subit une restructuration partielle :

  • La ligne A du tramway devient T1 ;
  • La ligne 14 relie "Condé - Macou" à "Vieux-Condé - Solitude" avec un prolongement à certains services vers Bonsecours et Mont de Peruwelz ;
  • La ligne 64 devient la ligne 100 et relie Hergnies à Fresnes via Vieux-Condé ;
  • La ligne S1 est modifiée et dessert Trith-le-Poirier au lieu de Famars Université ;
  • La ligne S2 fait terminus à Anzin Hôtel de Ville au lieu de Famars Université ;
  • La ligne 132 est supprimée et remplacée par la ligne 100 pour la commune de Fresnes et 109 pour la commune d'Odomez.
  • Au 1er octobre 2015, le ticket en correspondance passe de 75 à 60 minutes.

Tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Valenciennes.
  •  T1  : Espace Villars <> Université
  •  T2  : Le Boulon <> Université

Lignes de bus[modifier | modifier le code]

Dépôts[modifier | modifier le code]

Le réseau Transvilles dispose de trois dépôts :

Dépôt de Saint-Saulve[modifier | modifier le code]

Irisbus Agora L rentrant au dépôt de Saint-Saulve.

Bâti il y a 30 ans c'est aujourd’hui le plus ancien dépôt.

Il abrite aujourd'hui :

  • le siège social de la société CTVH
  • un remisage bus
  • une station-service bus
  • un atelier bus

Dépôt de Saint-Waast[modifier | modifier le code]

Gépébus Oréos 22 près du dépôt de Saint-Waast.
Article détaillé : Dépôt de Saint-Waast.

Le plus récent construit, il fut bâti lors de la construction du Tramway.

Il abrite aujourd'hui :

  • un bâtiment administratif
  • le poste de commandes centralisées (PCC), d'où est régulé à distance l'ensemble du réseau bus et tramway
  • un remisage bus
  • une station-service bus
  • un atelier bus
  • un remisage tram
  • un atelier tramway

Dépôt de Denain[modifier | modifier le code]

Il abrite aujourd'hui :

  • un remisage bus
  • une station-service bus
  • un atelier bus

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Vous & nous - nous connaître », sur transvilles.com (consulté le 23 mai 2018)
  2. « Valenciennes : la RATP va remplacer Transvilles », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 26 avril 2018)
  3. Un siècle de transports publics dans le Valenciennois, op. cit. en bibliographie
  4. http://www.transvilles.com/presentation/?rub_code=73&thm_id=102&gpl_id=
  5. « Dès le 1er janvier, RATP Dev va gérer le réseau de transport en commun du Valenciennois », sur www.lavoixdunord.fr, (consulté le 13 décembre 2014)
  6. François Enver, « Tramway - Valenciennes : Veolia imprime sa marque », Ville, rail & transports, no 502,‎ , p. 14 (ISSN 2104-0028)
  7. transvilles.fr - Fêtez le Tramway

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Urbain, Un siècle de transports publics dans le Valenciennois, Semurval, , 116 p. (ISBN 2-904513-00-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]