Comnène

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Alexis Comnène Ier

La Maison Comnène[1], en latin Comnenus en grec Komnenos (en grec ancien Κομνηνός) est une famille de puissants notables (dynatoi, δυνατοί) de l'empire Romain d'Orient (dit byzantin) dont certains membres devinrent empereurs.

Elle est issue de Manuel Comnène, un général qui défendit la ville de Nicée en 978. Son fils Isaac devient empereur après avoir renversé Michel VI, mais abdique ensuite en faveur de Constantin X Doukas. Vingt ans plus tard, en 1081, son neveu Alexis Ier Comnène renverse l'empereur Nicéphore III et s'empare du pouvoir. Ses descendants régnent jusqu'en 1185, année où est renversé Andronic Ier, puis sur l'empire de Trébizonde de 1204 à 1461, où ils prennent le titre de Grands Comnènes.

Elle se prétend issue d'un des ancêtres de Constantin. Cette famille a donné six empereurs à Constantinople, un à Héraclée et dix à Trébizonde.

Les six empereurs de Constantinople sont :

Isaac Comnène 1057-1059
Alexis Ier Comnène 1081-1118
Jean II Comnène 1118-1143
Manuel Ier Comnène 1143-1180
Alexis II Comnène 1180-1183
Andronic Ier 1183-1185

Andronic est détrôné par Isaac II Ange, lui-même descendant d'Alexis Ier Comnène par les femmes, et sa famille est par la suite privée du sceptre de Constantinople.

Ses petits-fils, réfugiés auprès de la reine Thamar de Géorgie, leur tante, fondent avec l'appui de celle-ci un empire grec à Trébizonde, sur l'ultime bordure orientale du monde occidental médiéval, sur des territoires mal contrôlés par les empereurs byzantins depuis la fin du XIème siècle. Alexis est le premier empereur de Trébizonde tandis que son frère David adjoint au nouvel État les territoires de la Paphlagonie, d'Héraclée et de Pont. Cet empire perdure de 1204 jusqu'à la conquête de Mehmed II, en 1461.

Une tradition veut qu'un rameau des empereurs Comnène de Constantinople se serait fixé en Savoie[2].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les noms dynastiques prennent une capitale initiale ; seuls les noms français ou francisés prennent la marque du pluriel. » Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, p.74
  2. Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton d'Yenne en Savoie, Le livre d'Histoire-Lorisse, 1907 (ISBN 9782843738135) p. 17.

Articles connexes[modifier | modifier le code]