Communauté tibétaine en France

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Tibétains français
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Le 14edalaï-lama lors d'une rencontre avec des parlementaires à Toulouse en 2011.

Populations significatives par région
Population totale 700 (2010)[1]
Autres
Régions d’origine Drapeau du Tibet Tibet
Langues Tibétain, français
Religions Bouddhisme tibétain
Ethnies liées Peuple tibétain, Communauté tibétaine au Canada, Communauté tibétaine en Suisse, Communauté tibétaine aux États-Unis

La communauté tibétaine en France, aussi désignée sous le nom de Tibétains français, existe depuis les années 1960, après l'arrivée de 4 Tibétains en 1960, suivis d'un groupe de 20 jeunes tibétains[2], à l'initiative d'André Malraux[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première personne d'origine tibétaine ayant séjourné quelques années en France est Aphur Yongden, arrivé en France en 1925 avec Alexandra David-Néel, il est mort en 1955 à Digne-les-Bains.

C'est en 1960 qu'arrivent en France les quatre premiers Tibétains exilés. Il s'agit d'érudits : Dagpo Rinpotché et Thoupten Phuntshog et d'artistes, un peintre et son épouse[4]. En 1963, à l’initiative d'André Malraux alors ministre d'État, chargé des Affaires culturelles du gouvernement Georges Pompidou (2)[5], 20 jeunes enfants tibétains, avec un couple de tuteurs sont envoyés par les villages Pestalozzi. Une partie d'entre eux feront des études universitaires, et la majorité travailleront en France. Une 3e vague de Tibétains sont des religieux venus en France dans les années 1970 pour répondre à une demande d'enseignement bouddhiste[6]. Ce fut notamment le cas de Guendune Rinpoché, Phendé Rinpoché et Lama Gyourmé, venu en France avec Kalou Rinpoché à la demande du 16e Karmapa.

En septembre 1992, s'ouvre à Paris un Bureau du Tibet[7], représentation officielle du dalaï-lama et du gouvernement tibétain en exil.

En 1991 est fondée à Paris la Maison du Tibet, une association loi 1901 ayant pour objet de sauvegarder et faire connaître la culture tibétaine en France. Depuis l'an 2000 elle organise le Festival culturel du Tibet et des peuples de l'Himalaya[8], un événement qui se tient en automne à la Pagode de Vincennes.

En 2014, une centaine de Tibétains passent la nuit sous le pont de Conflans-Sainte-Honorine, entraînant une manifestation de soutien le 30 décembre[9]. Environ 80 d'entre eux étaient hébergés depuis le début de l'hivers au bateau-chapelle Je Sers avant leur logement provisoire salle Eugène-Lecorre par la mairie de Conflans[10].

Le 9 décembre 2015, la ministre Dicki Chhoyang en visite le France pour la COP21, rencontre des réfugiés tibétains accueillis à Conflans sur la péniche. Le même jour, Christian Souchon, président de l’association La Pierre Blanche, annonce que la préfecture a réquisitionné 50 places d’hôtel pour les Tibétains dormant sous des tentes[11].

Population actuelle[modifier | modifier le code]

Selon Wangpo Bashi, en 2010 la communauté tibétaine en France comprenait environ 700 personnes[1],[12].

Liste de personnalités françaises d'origine tibétaine[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le représentant du dalaï-lama était hier à Valenciennes : « La patrie des Droits de l'homme doit se bouger les fesses ! », 18 novembre 2010, La Voix du Nord
  2. Stéphane de Tapia, Samim Akgönül, Sandrine Fautrez, Kazakhs, Kalmouks et Tibétains en France: minorités discrètes, 2007
  3. Jean-Michel Belorgey, Un himalaya d'embrouilles, Editions Le Manuscrit, 2009, (ISBN 2304031226)
  4. Claude Arpi, Les premiers pas du bouddhisme en France, Entretien avec le Vénérable Dagpo Rinpoché, 28 avril 2006
  5. Dalai Lama, Fabien Ouaki et Anne Benson, La Vie est à nous, Introduction, p. 7-18
  6. Denis Guigo, Le système de parenté tibétain, L'Ethnographie 98-99, 1986 : 71-117. « Les quatre premiers Tibétains arrivés en France en 1960 étaient des érudits et des artistes, invités à collaborer à Paris aux recherches des tibétologues. En 1963, le mouvement des « villages Pestalozzi » envoie en France, pour y recevoir toute leur éducation, vingt très jeunes enfants tibétains, avec un couple de « tuteurs ». Certains poursuivront ensuite des études universitaires. La plupart travaillent aujourd'hui en France, mais ils sont maintenant dispersés. Un troisième apport a été constitué de Tibétains venus animer des centres religieux répartis sur toute la France. Cette troisième vague, qui a débuté dans les années 70, répond à une importante demande d'enseignement bouddhiste. »
  7. Astrid Fossier, Entretien avec M. Wangpo Bashi, secrétaire du Bureau du Tibet en France, avril 2003
  8. Maison du Tibet à Paris, 1er octobre 2006
  9. Manifestation de soutien aux réfugiés tibétains
  10. Romain Daveau, Les Tibétains logeront salle Eugène-Lecorre, gazettevaldoise.fr, 7 janvier 2014
  11. Yves Fossey, Conflans : la ministre du Tibet auprès des réfugiés de son pays, Le Parisien, 9 décembre 2015
  12. Communauté tibétaine en France, Comité de soutien au peuple tibétain

Lien externe[modifier | modifier le code]