Communauté de communes de l'Argence

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Communauté de communes
de l'Argence
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Siège Argences en Aubrac
Communes 2
Président Jean Valadier
Date de création 2002
Date de disparition 31 décembre 2016
Démographie
Population 2 027 hab. (2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Superficie 194,15 km2
Localisation
Image illustrative de l'article Communauté de communes de l'Argence
Liens
Site web Communauté de communes de l'Argence

La communauté de communes de l'Argence est une ancienne communauté de communes française, située dans le département de l'Aveyron en Occitanie.

Composition[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes de l'Argence regroupait les deux communes qui forment la région naturelle de la Haute-Viadène :

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Argences en Aubrac
(siège)
12223 151,78 1 690 (2014) 11
Cantoin 12051 Cantoinais 42,37 316 (2014) 7,5

Depuis janvier 2016, six d'entre elles sont regroupées dans la nouvelle commune d'Argences en Aubrac. Le dialecte de cette terre de traditions est le rouergat forme très proche de l'occitan standard.

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Administration[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 décembre 2016 Renée-Claude Coussergues UMP Maire de Sainte-Geneviève-sur-Argence, conseiller général

Compétences[modifier | modifier le code]

  • Aménagement du territoire des 7 communes ;
  • Développement de l'économie ;
  • Collecte et élimination des détritus ;
  • Création de logements sociaux ;
  • Aménagement et entretiens des axes de communication ;
  • Entretien d'équipements culturels et sportifs.

Économie et services[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dolmens, menhirs, châteaux forts, bastides, églises et abbayes témoignent du riche passé de cette région[1].

Pré-histoire[modifier | modifier le code]

Les chasseurs/cueilleurs du Mésolithique apparaissent en Aveyron il y a plus de 12 000 ans. Cette civilisation s'étend sur 6 000 ans durant lesquels elle évolue progressivement vers une production agricole et d'élevage. Vers 4.500, les Chasséens pratiquent sur les Causses un nomadisme saisonnier, vivant l'hiver dans des grottes et l'été sur les pâturages des plateaux.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Entre les VIIIe et VIe siècles av. J.-C., les Rutènes colonisent le territoire actuel de l'Aveyron en s'établissant dans des oppidums fortifiés. Leurs premiers contacts avec les Romains remontent à 118 av. J.-C. avec la construction de la voie Domitia entre Espagne et Italie. Puis la guerre des Gaules les confronte à Jules César et 12.000 d’entre eux se portent au secours de Vercingétorix à Alésia. Cependant Rome sait ménager les vaincus : en s'appuyant sur l’aristocratie locale elle intègre rapidement le Rouergue à sa province d'Aquitaine. Le pays est christianisé dès la fin du IIIe siècle par saint Martial puis au milieu du Ve siècle par saint Amans, premier évêque de Rodez.

Haut Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Vers 720 les Maures dévastent la région et ce n'est qu'avec l'empire de Charlemagne que la sérénité revient pour quelque temps. Les origines du Viadène remontent à cette époque avec les Astorg d'Orlhac[N 1], viguiers carolingiens qui tiennent leur nom d'Orlhaguet[2], ancien nom de Sainte-Geneviève-sur-Argence. Cette viguerie, qui siégeait dans une tour incorporée depuis à l'église paroissiale, conserve la suzeraineté des seigneuries du Viadène pendant une grande partie du Moyen-Âge[3]. En 864 les Vikings débarquent à leur tour obligeant les abbayes à se reconstruire loin des fleuves dans l’arrière-pays.

Bas Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Du début du XIIe siècle à celui du XIVe siècle les Templiers et les Hospitaliers marquent la région de leur empreinte. En 1348, la peste noire emporte un tiers de la population. En 1360 le traité de Brétigny fait du Rouergue une possession anglaise. A l'appel du comte d'Armagnac les terres cédées sont reprises par les Français du duc d'Anjou de 1369 à 1372. Mais entretemps le prince Noir règne sur toute l’Aquitaine alors que les Grandes compagnies rançonnent les villes et les campagnes pendant plus de 30 ans. Châteaux, abbayes et même les églises sont alors fortifiés pour protéger les villageois, leurs familles et leurs biens.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

À partir de 1550 la tension monte entre catholiques et huguenots. L'édit de Nantes d'Henri IV calme un peu le jeu mais les hostilités reprennent avec Louis XIII, les combats ne cessant réellement qu'en 1629. La Révolution qui partage l'ancien pays des comtes de Carlat et du Carladès entre les départements du Cantal et de l'Aveyron est bien tolérée au début. Elle connait ensuite un véritable rejet avec la traque des prêtres réfractaires et la conscription des jeunes qui provoquent des soulèvements. Les seuls bénéficiaires en sont les bourgeois acquéreurs de biens nationaux. L’Empire qui restaure l’ordre est accueilli avec soulagement avant de décevoir par les exigences de sa politique de conquête.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Dès le XVIe siècle, La Salle produit en petites quantités du charbon exporté par le Lot vers Bordeaux. En 1826, le duc Decazes hérite de ces mines et crée avec Cabrol les Houillères et fonderies de l'Aveyron qui font d’un village un grand centre sidérurgique. Decazeville fournit alors du travail à la région et sa production ne cesse de croître malgré des crises économiques et sociales parfois aiguës. Pendant la Grande Guerre, elle fournit 1,2 million de tonnes de charbon par an et emploie 15 000 salariés. La mine ferme définitivement à l’aube du XXIe siècle.

Depuis le XVIIe siècle, les Aveyronnais pratiquent la migration saisonnière : des scieurs partent ainsi chaque hiver louer leurs bras et leurs scies en Catalogne pour revenir au printemps. Le mouvement s’amplifie au milieu XIXe siècle avec des départs définitifs pour Paris ou l'étranger. Entre 1850 et 1914 la population des 7 agglomérations de la communauté de commune passe de 7 400 habitants à 4 400. En 1886 une grève de 108 jours à l'occasion de laquelle le directeur des mines de Decazeville est tué accentue encore l'exode. Le dépeuplement brutal dû à la Grande Guerre où plus de 15 000 Aveyronnais tombent au champ d'honneur freine ensuite un peu le mouvement et, cent ans plus tard, la population actuelle s'établit aux environs de 2 100 habitants.

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

L'histoire médiévale particulièrement agitée de la région lui a légué une particularité architecturale notoire, celle de ses nombreuses églises fortifiées :

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Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Château de Thénières à proximité de Graissac. Ruines et donjon en rénovation[8].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Via ferrata du bois des Baltuergues[9] dans les gorges de la Truyère près de Sainte-Geneviève-sur-Argence.

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. dont le nom se déforme en Aurillac
  2. alors que l’ennemi qui l’avait capturé le sommait de sonner la retraite pour affaiblir le moral des siens, il sonna la charge

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'Aveyron
  2. Bulletin philologique et historique, du Comité des travaux historiques et scientifiques. Section de philologie et d'histoire jusqu'en 1610, 1976.
  3. Mémoires de l'Académie ds sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, 1934.
  4. Notice no PA00093956, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Notice no PA00094151, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Notice no PA00094153, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Notice no PA00094152, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Château de Thénières
  9. Via ferrata "le bois des Baltuergues" - Récits de passionnés (Impressions, conseils, topo et photos)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Bernard Maynier), Sant-Jurvèva : Alpuèg, La Calm, Cantoènh, Graissac, La Tarrissa, Vitrac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sant-Jurvèva, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 255 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-41-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37078684)

Voir aussi[modifier | modifier le code]