Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale

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CEMAC
Description de l'image Embleme Cemac.jpeg.

Institutions

Commission
Président Daniel Ona Ondo
Siège avenue des Martyrs BP 969 Bangui
Organisation
États membres 6
Langues officielles français, anglais, espagnol
Géographie et démographie
Superficie 3 020 144 km2
Population 44,1 millions hab. (est.)
Histoire
Traité de Ndjamena
Économie
Monnaie Franc CFA (CEMAC)
Divers
Site officiel www.cemac.int

La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) est une organisation internationale regroupant plusieurs pays d'Afrique centrale, créée pour prendre le relais de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC). Son siège est à Bangui en République centrafricaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le traité instituant la CEMAC a été signé le 16 mars 1994 à Ndjamena (Tchad) et est entré en vigueur en juin 1999.

La CEMAC regroupe l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), qui est responsable de la convergence monétaire des Etats membres, qui partagent la même monnaie, et l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), qui a pour mission d’harmoniser les réglementations en vigueur au sein des Etats membres afin de dynamiser les échanges commerciaux et faciliter la convergences des politiques économiques au sein de la sous-région.

La CEMAC est présidée depuis le 17 février 2017 par le président du Tchad Idriss Déby Itno.

Depuis mai 2015, les ressortissants de la CEMAC devaient bénéficier de la libre-circulation dans la région et ne sont donc plus obligé d'utiliser un visa pour voyager entre les pays de la CEMAC, tout en devant présenter un document d'identité aux frontières. Cette liberté de circulation été initialement prévue pour démarrer le 1er janvier 2014, mais a été retardée par la fermeture des frontières de la Guinée équatoriale[1]. Si la libre-circulation au sein de l’ensemble de l’espace n’est pas encore possible, c’est avant tout en raison des différentes crises sécuritaire que connaît la sous-région, au premier chef desquelles l’insurrection menée par Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. L’harmonisation des législations internes est encore à achever. Cependant, le Tchad et le Cameroun ont pris les devants et mis en place la libre-circulation des biens et des personnes entre les deux Etat par le biais d’un accord bilatéral, qui pourrait aider à concrétiser les choses. Lors du sommet de Djobloho, le 17 février 2017, la Guinée équatoriale et le Gabon se sont en effet engagés à lever toutes les restrictions encore existantes.

Mission[modifier | modifier le code]

Elle a pour mission :

  • d'établir une union de plus en plus étroite entre les peuples des États membres pour raffermir leurs solidarités géographique et humaine
  • de promouvoir les marchés nationaux par l'élimination des entraves au commerce inter-communautaire, la coordination des programmes de développement, l'harmonisation des projets industriels
  • de développer la solidarité des pays membres au profit des pays et régions défavorisés
  • de créer un véritable marché commun africain

Liste des États membres[modifier | modifier le code]

Somaliland Cap-Vert République arabe sahraouie démocratique Soudan du Sud Liberia Guinée Sierra Leone Ghana Nigeria Gambie Côte d'Ivoire Bénin Guinée-Bissau Sénégal Togo Burkina Faso Niger Maroc Tunisie Libye Mauritanie Algérie Égypte Somalie Comores Érythrée Soudan Djibouti Éthiopie Ouganda Rwanda Burundi République démocratique du Congo Kenya Sao Tomé et Principe Tchad Cameroun République centrafricaine Congo Gabon Guinée équatoriale Angola Mozambique Namibie Afrique du Sud Botswana Swaziland Zimbabwe Maurice Zambie Malawi Seychelles Madagascar Tanzanie Lesotho Communauté des États sahélo-sahariens Union du Maghreb arabe Marché commun de l'Afrique orientale et australe Communauté d'Afrique de l'Est Communauté économique des Pays des Grands Lacs Communauté de développement d'Afrique australe Union douanière d'Afrique australe Communauté économique des États de l'Afrique centrale Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale Union économique et monétaire ouest-africaine Autorité de Liptako-Gourma Mali Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest Autorité intergouvernementale pour le développement Union africaine Union du fleuve Mano Zone monétaire ouest-africaine
Diagramme cliquable montrant les relations entre divers accords et organisations multinationaux africains.
vdm

La CEMAC est composée de six États membres[2] :

Institutions et organes de la CEMAC[modifier | modifier le code]

États membres de la CEMAC
  • L'Union monétaire de l'Afrique centrale.
  • L'Union économique de l'Afrique centrale.
  • La Conférence des chefs d'États chargé de définir la politique de la Communauté et d’orienter l'action de l'UEAC et de l'UMAC.
  • Le conseil des ministres qui assure la direction de l'UEAC.
  • Le secrétariat exécutif, siégeant à Bangui (République centrafricaine).
  • La Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), siégeant à Yaoundé (Cameroun) définit et conduit la politique monétaire.
  • La Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), siégeant à Brazzaville (Congo) assure le financement du Développement.
  • La cour de justice de la Communauté installée à Ndjamena (Tchad).
  • La commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (COSUMAF) siégeant au Gabon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La CEMAC met en œuvre la libre circulation des personnes ICTSD, 8 mai 2015
  2. « Les États membres de la CEMAC », Site officiel de la CEMAC (consulté le 27 février 2013)